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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 02:30

Ali Baba et les quarante voleurs est un conte arabe. Je l'ai lu et relu quand j'étais petite, et puis j'avais vu le film avec Fernandel aussi. Autant habituellement je suis assez classique pour ce qui est des contes et j'en ai finalement lu assez peu de cette origine, mais celui-ci je l'aime bien.

 

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Ali Baba est un bûcheron qui, alors qu'il coupe du bois, entend des voix et se cache pour assister à une scène étrange : un groupe d'hommes mené par un chef s'arrête devant un rocher, lequel s'ouvre lorsque l'on prononce une formule magique. Ali Baba, ayant retenu la formule, entre dans le rocher après le départ de ce groupe et découvre que la caverne est pleine de richesse. Il a devant lui le trésor accumulé par quarante voleurs qui écument la région. Il s'empare d'une partie et devient riche, mais les voleurs finissent par découvrir qu'ils sont eux-mêmes volés, et ils entendent bien retrouver le responsable...

 

C'est un conte qui est bien connu et qui a eu beaucoup de succès. Il est souvent pris comme références, notamment parce que j'y pense là, dans le dessin animé Aladdin par exemple. Deux films (l'un avec Fernandel et l'autre, plus récent, avec Gérard Jugnot) ont été réalisés à partir de ce conte... Ils ne sont guère brillants ceci dit (encore que je préfère celui de Fernandel ^^)...

Je crois que si j'aime ce conte, c'est parce qu'à la fin, il récompense la droiture et l'intelligence. La ruse aussi. Ça peut sembler cul-cul dit comme cela, mais je le pense. Cassim, le frère d'Ali qui se rend à la caverne et semble cupide et rien d'autre, connaît un sort funeste. Ali au contraire, qui est prudent et qui est reconnaissant (puisqu'il récompense Morgiane, l'esclave qui lui sauvera la vie), a tout pour être heureux à la fin. Morgiane d'ailleurs, représente la débrouillardise et l'intelligence. Grâce à son sens de l'observation, elle protégera Ali Baba plus d'une fois des voleurs et de leur chef, qui souhaite lui faire payer le vol de leurs richesses... C'est plutôt pas mal, comme façon de boucler le récit, non ?

 

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Le conte est court, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'y passe plein de choses ! Depuis le moment où Ali entend les voleurs pénétrer dans cette caverne qui ne s'ouvre qu'avec le célèbre « Sésame ouvre-toi ! » jusqu'à la fin, on n'a pas le temps de s'ennuyer ! Les aventures que vit Ali rendent l'histoire vraiment intéressante, d'autant que mine de rien on a de quoi être en plein suspens : tout cela n'est pas gentil-gentil, tout de même. Le chef des voleurs zigouille tout de même Cassim quand il le surprend dans la caverne, et deux de ses hommes qui n'ont pas su repérer assez la maison d'Ali Baba... Disons qu'on a fait plus mignon, quoi ^^'.

Orient oblige, l'ambiance change des contes habituels, surtout si comme moi, on n'est pas une spécialiste et contes des mille et une nuits. Et puisqu'on (;)) m'a offert récemment un petit recueil de contes divers, je me replongerai dans celui-ci (et d'autres) avec plaisir :). 

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 15:28

Une série créée par créée par Dominic Minghella et Foz Allan, avec :

Jonas Armstrong : Robin

Richard Armitage : Guy de Gisborne

Gordon Kennedy : Petit Jean

Sam Troughton : Much

Harry Lloyd : Will Scarlett

Joe Armstrong : Allan de Dale

Anjali Jay : Djaq

Lucy Griffiths : Marianne

Keith Allen : Le shérif de Nottingham

Série terminée en 3 saisons.

 

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Robin revient des croisades avec Much, son serviteur. Il découvre un Nottingham bien différent de celui qu'il a laissé. Le shériff y fait sa loi et taxe les habitants sans vergogne. Après avoir perdu ses terres, Robin se réfugie dans la forêt avec Much qui lui reste fidèle, et entreprend d'aider le peuple en combattant le shériff à sa manière. Petit à petit, ils sont rejoins par toute une bande de compagnons qui partagent leurs idéaux.

 

Je vais vous dire : cette série, c'est mon plaisir coupable. On en a tous, je suppose, non ? C'est une série pétrie de défauts, qui me sautent aux yeux à chaque épisode -donc je suis encore capable de les voir-... et pourtant je l'adore oO. Je ne peux même pas convaincre quelqu'un qui n'aimerait pas et me listerait ces défauts comme argument : il aurait raison ! Et pourtant, je n'y peux rien : j'ai aimé cette série la première fois, j'ai aimé la revoir l'an passé... et je sais que je la reverrai. Donc voilà, c'est mon péché mignon, j'ai même pas honte ^^'.

Mais disons-le de suite : si j'adore malgré tout, c'est pour deux raisons principalement : le fait que les épisodes soient bien rythmés et bien goupillés -je ne vois jamais passer les 40 minutes- et les personnages, qui sont vraiment bons et bien campés. Grâce à cela, je lui pardonne tout à cette série. Alors ma foi, je vais être honnête et vous dire ce que j'aime et ce qui ne va pas.

 

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J'ai regardé la série parce que c'était Robin des Bois ! Avec Merlin, il est l'un de mes personnages favoris, donc je me suis lancée. À l'époque (2006) je regardais encore peu de séries (enfin je regardais en France mais je ne regardais pas ce qui se passait aux USA et encore moins en Grande-Bretagne). C'était presque un premier pas vers les séries anglaises, si on enlève les Inspecteur Barnaby, Sherlock Holmes et autre Chapeau melon et bottes de cuir, qui passaient en France justement. Et donc j'ai eu ce sentiment dont je vous parlais à l'instant : j'adore, même si certaines choses ne vont pas.

Je crois que ce que j'aime chez ces personnages, outre la sympathie naturelle qu'ils m'inspirent juste par ce qu'ils sont, c'est qu'ils sont ambivalents. Certes on a les « méchants » et les « gentils » mais mine de rien, chacun d'eux recèle une autre facette qui permet de nuancer cette « classification ». L'exemple flagrant reste notre cher Guy de Gisborne je pense, qui est un opposant, mais que son amour pour Marianne notamment, rend plus humain. Mais cela vaut pour tous, Robin en tête, qui est loin d'être un joyeux drille pétri de bons et louables sentiments à longueur de temps. Et cela me plaît énormément, je pense que c'est une vraie qualité de la série.

 

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Robin revient donc de Terre Sainte où il a connu l'horreur d'une guerre qui avait tout de la boucherie. Et c'est très important parce que cela définit beaucoup le personnage. Il est traumatisé et on ignore encore jusqu'à quel point quand on commence la série. Je vous la fait courte : le shériff taxe Nottingham et alentours jusqu'à plus soif et paf, en un clin d'oeil Robin se retrouve sans domaine ni rien, hors la loi et reclus dans la forêt où il prend les armes afin de défendre le peuple. Voler aux riches et donner aux pauvres, ligne de conduite du personnage, quelle que soit l'adaptation. Et ce Robin là dispose des caractéristiques du personnage : à savoir loyal, courageux, avec du cœur et excellent au tir à l'arc... Un héros, quoi. Un personnage que l'on aime instantanément. Mais ce Robin là, bien qu'il se refuse à tuer, n'est pour autant pas un saint homme. Par exemple, il est arrogant et orgueilleux. Je crois que c'est Marianne il me semble ou peut-être un de ses hommes, qui lui dit à un moment donné qu'en fait il a besoin de reconnaissance, que certes il fait de bonnes actions, mais qu'il aime bien qu'on sache que c'est de lui que ça vient. Qu'il serait incapable de rendre service au peuple sans dire « coucou, c'est moi qui l'ai fait, dites-moi merci ! », en gros. Robin est piqué au vif, mais force est de constater que c'est vrai. Il est un brin prétentieux et se pense souvent intouchable. Ce qui est fort là-dedans c'est qu'il n'est jamais agaçant ni rien, mais par contre ces choses là le rendent tellement humain. Il a beau être quelqu'un de bien, un héros et c'est incontestable, il n'en reste pas moins qu'il s'énerve si on le titille et cherche la reconnaissance. Il a ses faiblesses, ses défauts. Je le disais, il n'est pas le seul à être ainsi, et je trouve cela vraiment bien. J'aime ce Robin, d'autant que Jonas Armstrong le joue bien. Il a ce qu'il faut de malice dans le regard -et de désespoir aussi quand il le veut-, il est plutôt bon.

 

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Robin est bien sûr entouré d'une bande de compagnons (au nombre réduit, on ne trouve pas de vraie communauté retirée dans la forêt de Sherwood, mis à part ces 5-5 fidèles là) qui tous, ont leur importance et apportent quelque chose au groupe. Much en tête. Much, c'est le serviteur, celui qui est allé faire les croisades avec son maître. En apparence, il n'a l'air bon qu'à faire la cuisine pour le groupe et être le comique de service, mais Much est tellement plus ! J'en avais parlé lors d'un article où je 'listais' les amitiés des séries télé que je préférais et Robin et Much apparaissaient forcément, parce que j'aime beaucoup leur relation. Much est le seul qui comprenne ce que Robin et lui ont vécu, il connaît son maître et il y est très attaché, n'ayant jamais peur de le clamer haut et fort. Et du coup, Robin en profite et inconsciemment, il le traite comme un valet et non plus son frère d'armes... Much est un personnage certes drôle, mais surtout très attachant.

 

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Will Scarlett s'était mis en fâcheuse position avec son frère à force de voler. Sauvés par Robin à son retour, Will décide de rester avec lui tandis que son père et son frère suivent leur route. Will, c'est le manuel du groupe. Fils de menuisier, il sait construire des choses et il est sans aucun doute très impliqué dans le combat qui est le leur. Révolté par l'injustice qui règne à Nottingham, il a un sens de la justice très aigu et entend bien se battre jusqu'au bout. Il est un personnage que j'apprécie beaucoup, déjà parce que je trouve l'acteur bon, mais aussi parce qu'il a de la fougue et une certaine impulsivité, probablement dus au fait qu'il soit plus jeune que ses camarades...

 

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Petit Jean est déjà tel que je me l'imaginais physiquement, et puis l'acteur a un côté brute au grand cœur que j'aime beaucoup. Au début il a sa propre bande et est réticent à suivre Robin. Et puis rapidement il se rend compte de sa valeur et le rejoint, lui restant toujours fidèle. Petit Jean a une famille qu'il a laissé en devenant un hors-la-loi et à cause de cela, il culpabilise énormément. Dans les autres adaptations il est le compagnon que j'aime le plus ou pas loin, mais ici je trouve que Much lui vole vraiment la vedette, même si je l'apprécie quand même.

 

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Allan est encore un bon exemple de personnage complexe aux multiples facettes. D'eux tous, c'est le plus enclin à « mal tourner ». Incorrigible voleur et attiré par l'argent, Allan est corruptible, même s'il apprécie la bande Robin et leur combat. Il reste un personnage très drôle et intéressant, justement parce qu'on ne sait pas trop à quoi s'en tenir à son sujet...

 

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Djaq enfin, complète la petite bande. Venue de Terre Sainte, elle se fait passer pour un homme quand Robin la rencontre, mais ils se rendent vite compte qu'elle est en fait une femme. Elle se range à leur côté et son savoir leur sera très précieux plus d'une fois : en effet elle a quelques connaissances en science et en médecine. C'est un très bon personnage féminin car elle sait se battre et elle a beaucoup de caractère. Je trouve qu'elle s'est vraiment bien intégrée au groupe et elle en est un élément essentiel :).

Le groupe fonctionne très bien. Probablement que le fait qu'ils soient peu nombreux aide à développer chaque personnage de manière complète en mettant en scène son passé mais aussi ses évolutions... D'autres font évidemment leur apparition un peu plus tard au cours de la série, notamment l'inévitable frère Tuck ^^'.

Ce qu'on pourrait reprocher à la série à la rigueur, c'est ce côté un peu répétitif des épisodes. Souvent en effet il y a un truc à voler au château alors ils y entrent et l'un d'eux se fait prendre... Alors il faut retourner le chercher. On revient assez souvent à ce schéma tout de même. Mais honnêtement l'action est toujours bien. Les plans échafaudés permettent d'avoir un rythme mêlant les scènes d'action et d'autres plus calmes... il y a très très peu d'épisodes que j'ai trouvé en-dessous des autres, franchement. Cette série est réellement divertissante. Bon puisque je suis dans les défauts, je dois bien avouer que le truc qui me fait tiquer à chaque épisode sans exception, c'est quand même les costumes. Les gilets de Marianne, les capuches des uns, les sweet à cordons des autres... On les croirait réellement habillés chez kiabi ou H&M quoi... Alors que bon, l'action n'est pas censée se passer en 2012, non ? C'est ça, le gros gros défaut de la série, celui qui a fait fuir certaines personnes : le manque de crédibilité. Pas sur le fond comme je l'ai montré, mais bien sur la forme. Une bande assez petite finalement, des schémas répétitifs et ce côté limite anachronique des costumes et des dialogues. Car au niveau des dialogues c'est pareil, ce n'est vraiment ça. Entendons-nous bien : on sait très bien que dans les films ou séries d'époque, le langage qu'on nous présente n'est pas celui qui avait cours en réalité, sans cela on n'y comprendrait rien de rien. Mais il y a des « codes » disons. Et des choses à ne pas faire. Et là, je n'ai plus d'exemple en tête malheureusement mais il y a parfois des répliques où on se dit que non, à l'époque des croisades, on ne parlait pas comme cela. Si Robin dit « ça me prend la tête » en gros, nan... c'est juste pas possible T_T. Et c'est pour cela que bien des gens ont une mauvaise opinion de la série (et comment leur reprocher ? Toutes ces choses auraient pu me faire fuir aussi car normalement j'ai du mal avec ça).

 

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Outre l'action, le danger et tout, on a quand même... de la romance ! Et oui, Robin et Marianne, que voulez-vous ? Mais attention, ici pas question de faire de Marianne une princesse perchée dans sa tour qui attend que Robin daigne bien s'occuper d'elle. Ici, Marianne prend les armes. C'est certes une Lady, mais elle aide aussi le peuple à sa façon alors que cela pourrait lui coûter très cher... et bien sûr, elle file un coup de main à Robin en lui fournissant de précieux renseignements... Je l'aime bien cette Marianne, même si sa façon de faire mariner robin m'agace parfois.. Bon d'accord le monsieur a préféré aller faire la guerre et la laisser en plan voici des années, je comprends ça... Mais quand même :(. Cela marchait bien entre les deux acteurs, et Marianne et Robin avaient vraiment une relation assez chouette !

Bon, du côté du shériff, je dirai que sans surprise, on le déteste. Le shériff, c'est le méchant, l'oppresseur... Mais alors ici en plus, ils nous ont collé un acteur avec une tête... Le genre à ne pouvoir jouer que les pourris quoi XD. Ignoble ce shériff, j'ai adoré le détester, tiens ! En plus sa relation avec Robin ne manquait pas d'intérêt. En effet Robin pourrait le tuer (bon il se refuse à tuer mais pour un pourri pareil il pourrait faire une exception), mais il comprend vite que le tuer ne servirait à rien. On enverrait quelqu'un pour le remplacer et le problème perdurerait. En plus, vers la fin de la série il n'a plus le choix : le tuer déclencherait trop de bouleversement et nuirait à Nottingham... C'était donc intéressait de parfois les voir presque alliés, quand leurs intérêts se rejoignaient.

Et puis j'en parlais au début mais pour revenir sur ses personnages qu'on ne peut ranger dans une seule case, impossible de ne pas évoquer Guy de Gisborne (Richard Armitage en plus <3). A la sorte du shériff, en l'absence de robin il a régné sur ses terres et il apparaît comme un homme sans scrupules. Il semble n'avoir pas de morale ni aucun mal à tuer ou ruiner les gens... Et quand il est avec Marianne dont il est très amoureux, on le voit plus doux, attentionné... Comme si être avec elle allait le sauver et effacer le mal qu'il fait. Ce personnage est tour à tour détestable ou pathétique, voire même touchant, malgré les actions qu'il commet. C'est très intéressant de le voir évoluer saison après saison. Un moment on sent que peut-être il pourrait changer... à un autre on sent qu'il va définitivement basculer et tuer tout ce qu'il y a de bon en lui...

 

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Bon, je vais peut-être m'arrêter là ^^

Robin des bois a connu pas mal d'adaptations notamment en films et séries diverses. Chacune essaie de se démarquer des autres afin de ne pas tomber dans la redite, et il y en a eu de très bonnes. Celle-ci a ses défauts, ses erreurs et c'est clair qu'un spectateur amateur de bonne qualité aura du mal à passer au-dessus... Mais pour les autres qui cherchent à regarder une série sympathique et prenante, alors ils pourraient bien apprécier. En tout cas cela a fonctionné sur moi ^^ !

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:41

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J'avais beaucoup de personnages de fiction en tête dont j'aurais pu parler lors de cette semaine. Mon choix s'est finalement porté sur les frères Dalton, non pas les vrais mais ceux bien connus de la BD Lucky Luke. Pourquoi ? Et bien parce qu'ils sont célèbres même si l'on n'est pas bédéphile, qu'ils n'apprennent jamais leur leçon et répètent toujours les mêmes erreurs, qu'ils sont plus bêtes que méchants... Et ceux qui me connaissent savent que la BD et moi, ce n'est pas rien. Lucky Luke, sans être ma série favorite, fait cependant partie intégrante de mon enfance, des BD que j'ai lu et relu. Et je dois avouer que comme pour toute série j'ai mes albums préférés... Et hormis deux d'entre eux, les autres le sont en partie grâce à la présence des Dalton, qui sont pour moi des personnages hilarants, voire une référence du genre. Voilà pourquoi ^^

 

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Morris, le créateur de Lucky Luke, avait d'abord mis en scène les vrais frères Dalton (Bob, Grat, Bill et Emmett de leurs prénoms), mais à la fin de l'album en question, il les a fait mourir (chose rare, dans cette BD !). C'est alors que grâce au grand Goscinny (Astérix, Oumpah-Pah... entre autres) qui collabora par la suite sur la série, les cousins des frères Dalton (bien fictifs ceux là) furent créés : Joe, Jack, William et Averell. Le plus souvent vêtus de leur uniforme de bagnard (puisqu'ils ne font que s'évader de prison dès que notre cow-boy les y remet), toujours rangés du plus petit au plus grand, moustachus, on retient toujours les noms du plus petit et du plus grand mais ils ont pourtant tous leurs caractéristiques.

Lucky Luke dit qu'ils sont « plus bêtes que méchants »... Il est vrai qu'ils ne brillent pas par leur intelligence (surtout Averell), mais ils sont tout de même foncièrement malhonnêtes, et c'est bien cela qui finit toujours par les renvoyer en prison. Ce qui est surprenant, c'est que s'ils se battent souvent (surtout Joe, qui a le sang chaud et qui tombe sur Averell facilement), ils restent unis au bout du compte. Il y a un vrai sens de la famille chez eux et un ordre bien précis : Joe est le chef, le cerveau et suscite l'admiration de ses frères, qui remettent rarement en cause sa place de leader. Et si l'un d'eux se fait prendre, comme c'est le cas d'Averell au détour d'une histoire, les trois autres ne le laissent pas tomber. Pourtant ils ne ressentent pas la pitié ni aucun autre bon sentiment... Mais leur sens de la famille est évident.

 

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Des quatre, Joe est le plus petit et le plus intelligent (enfin le moins bête, quoi). C'est aussi le plus méchant, et sa haine envers Lucky Luke est sans bornes (« je hais Lucky Luke ! » répète-t-il après chaque échec xD). Très colérique, il explose facilement et c'est souvent Averell qui en fait les frais. Il reste le moteur du quatuor.

Ensuite, il y a William et Jack (ceux dont finalement, personne ne connaît les noms XD). Je crois qu'il est dit à un moment donné que Jack est le meilleur tireur et William est plus rusé... Mais rien ne les distingue réellement en fait, d'où pourquoi on les confond. Contrairement à leurs deux frères, ils n'ont pas vraiment de personnalité établie, si ce n'est le fait qu'ils temporisent souvent les disputes entre Averell et Joe.

Averell enfin, est le plus grand et indéniablement le plus stupide de la bande. Au fond il suit le mouvement, car il n'est pas rare que pris à part, dans certaines histoires il se montre honnête, chose qui n'arrive jamais pour les trois autres. Il est aussi constamment affamé (« quand est-ce qu'on mange ? » répète-t-il à longueur d'aventures). Il est sans doute le plus amusant.

 

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Spécialisés dans l'attaque de banques (dont on ouvre les coffres à la dynamite, s'il vous plaît), il n'est pas rare que pour se « faire la main » ils attaquent une diligence... Et malgré leurs échecs constants, ils recommencent encore et encore...En clair, ils sont incurables, pour notre plus grand plaisir ^^'.

Il faut croire que leur méchanceté et leur profonde bêtise furent bien dosées, puisqu'ils ont vite volé la vedette au cow-boy à chaque apparition, et les lecteurs les appréciaient énormément.

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 01:11

Une série de Patricia Lyfoung, publiée chez Delcourt. Sept tomes parus pour le moment, et la série est toujours en cours.

 

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Maud vit avec son père, et n'a pas vraiment le comportement qui sied à une jeune femme de son âge. Impulsive, têtue et n'aimant rien plus que de se battre à l'épée, elle est un vrai garçon manqué.

Alors que son père est assassiné un soir dans leur maison, Maud part habiter chez un grand-père qu'elle ne connaît pas et qui est dorénavant sa seule famille. Sévère et tatillon, celui-ci entreprend de faire son éducation, car il ne peut tolérer son caractère libre... Mais Maud insiste pour prendre des leçons d'escrime avec un jeune noble, Guilhem, et elle s'intéresse surtout au Renard, sorte de Robin des Bois qui détrousse les riches et donne aux pauvres...

 

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La Rose écarlate est une série de cape et d'épée avec de bonnes références (Lady Oscar, La Tulipe Noire...) assez évidentes. Elle est peut-être plus orientée pour un public adolescent et a recours à certaines facilités, ça c'est certain, mais ça n'empêche pas : c'est une série plaisante à suivre, divertissante et avec de bons personnages -au sens de sympathiques-. Ce fut un petit coup de cœur à la sortie du tome 1 je l'avoue, et j'ai plaisir à attendre la sortie d'un nouvel album... Il faut dire qu'une histoire de cape et d'épée avec un bandit masqué, cela avait l'air d'être pour moi ^^'

Chose qui ne gâche rien : l'auteur est très sympathique et c'était vraiment intéressant de discuter avec elle sur la façon dont elle voit tel ou tel truc, les références qu'elle a, etc...

On a donc une héroïne un peu trop moderne pour l'époque dans laquelle elle évolue -époque difficile à définir d'ailleurs... milieu du XVIIIème siècle ça oui, mais comme tout se contredit au niveau des détails historiques, difficile d'être plus précis...- : elle veut monter à cheval, se battre comme un homme... Et même si elle est jolie en robe, on doit bien avouer que les cuissardes lui vont mieux ! Maud a tendance à être un peu agaçante, et c'est là son plus gros défaut je dirai. On apprécie sa fougue, son enthousiasme et sa ténacité... mais parfois ses caprices sont énervants. Heureusement qu'ils ne durent pas et qu'elle est sympathique par ailleurs ^^. De manière générale, je dirai que c'est le reflet d'une chose qui m'a un peu agacée : les personnages sont parfois immatures. Leurs réactions sont tranchées et je ne sais pas si c'est parce que les personnages sont quand même assez clichés au départ, mais parfois c'est agaçant. Mais encore une fois, ils ont un bon capital sympathie, notamment Guilhem, que j'aime beaucoup.

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On a ici une version édulcorée d'un Robin des Bois qui se fait appeler le Renard. Je passerai sur son identité afin de ne pas spoiler (même si cela se devine rapidement à la lecture ^^), mais bon la démarche fonctionnera toujours avec moi. Le héros plein de panache qui galope à travers la nuit, prend aux riches et donne aux pauvres... Je ne résiste pas, que voulez-vous :D ! Et donc notre petite Maud va s'associer avec ce Renard qu'elle admire et aime sans même le connaître, parce qu'il représente des valeurs qui lui sont chères.

Un des points forts de la série, pour moi, c'est cette relation entre Maud et Guilhem, son jeune -et beau- professeur d'escrime. C'est un jeune noble que les frasques de Maud amusent et qui à l'inverse de son grand-père, aime son fort tempérament. Et si leurs premiers échanges sont parfois un peu houleux, je trouve qu'il y a une jolie complicité et une dynamique évidente entre les deux personnages. En tout cas moi, cela me plaît. Guilhem devient aussi son confident et ensemble, ils vont chercher à découvrir qui est derrière le meurtre du père de Maud. Cela fonctionne bien. Et cela permet d'oublier aussi que le scénario a un côté déjà vu et que tout est assez aisément prévisible, ou presque. Mais honnêtement je m'en fiche un peu. J'attends de cette série qu'elle me divertisse et elle remplie parfaitement son office, en étant notamment assez bien rythmée. C'est très frais en fait, et je passe réellement un bon moment quand je me colle devant un des tomes.

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Lyfoung adopte un style très typé manga, pour cette BD. Le trait peut surprendre, parce qu'il s'agit d'une histoire de cape et d'épée, donc on s'attend toujours à un peu de réalisme dans les dessins (ou c'est juste moi ?). Mais on s'y fait, et on n'a aucun mal à cela étant donné que c'est plutôt chouette. Les couleurs « flashent » parfois un peu, mais ce n'est pas bien grave. Le trait est très dynamique et les expressions des personnages, typiques du manga, ajoutent un peu d'humour à tout ceci. Et je dois avouer que j'aime tout spécialement les décors, qui sont vraiment pas mal faits. Il est vraiment efficace.

Finalement on a de l'aventure et de la romance, le tout saupoudré de pas mal d'humour... Et puis de la vengeance aussi, sentiment qui fonctionne toujours avec moi car j'adore les histoires avec ce thème. On se fiche qu'au niveau historique cela ne soit pas d'une réalité exceptionnelle, car ce n'est pas ce qu'on attend en lisant une telle série. Ou en tout cas, si on attend cela, on sera déçu, j'imagine. C'est une petite série sympathique qui a l'avantage de mettre en avant une héroïne qui ne manque pas de piquant et dont les aventures sont finalement assez palpitantes.

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Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 00:04

Un film d'Henri Verneuil, avec :

Jean Gabin < Vittorio Manalese

Lino Ventura < l'inspecteur Le Goff

Alain Delon < Roger Sartet

(1969)

 

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Vittorio Malanese, le respecté patriarche du clan des Siciliens, organise l'évasion du jeune gangster Roger Sartet pendant le trajet qui le ramène à la prison de Fresnes. Profitant d'un embouteillage providentiel (évidemment prévu par la famille Malanese), Sartet s'évade du fourgon.

Le truand rejoint bientôt le clan des Siciliens, lequel a besoin de Sartet pour réaliser un hold-up impressionnant. Mais l'inspecteur Le Goff, qui avait lui-même mis Sartet en prison, n'est pas décidé à lâcher prise...

 

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Pour cette semaine, j'avais le choix entre plein de films ! J'ai longtemps hésité, mais soit cela se chevauchait avec une autre catégorie (non parce que je peux caser Robin des Bois dans toutes les catégories si je veux XD), soit je n'avais pas non plus grand chose à dire sur le film... Alors j'ai opté pour un genre précis de voleurs : les braqueurs. Et autant sortir un de mes films cultes, pour l'occasion ! :)

Le clan des Siciliens, donc. Encore un film vu et revu pendant mon enfance... Toujours avec le même plaisir, et peut-être même plus maintenant que j'ai grandi et que je sais mieux apprécier certaines choses.

Là on a quand même Ventura, Gabin et Delon qui sont dans le même film. Moi je dis : rien que pour cela, ça mérite d'être vu. J'adore ces trois acteurs et j'adore cette période du cinéma français. Les Tontons flingueurs, les Barbouzes, Pour la peau d'un flic, Le Samouraï... A sa façon, chacun de ces trois acteurs (avec d'autres, comme par exemple Bernard Blier) a marqué le cinéma en se « spécialisant » notamment dans les films policiers, et plus particulièrement les films de gangsters. Mais pas n'importe lesquels. On ne parle pas ici de malfrats méchants et fiers de l'être. Comme l'illustre ce film, il s'agit de malfrats qui ont des règles, et une certaine éthique. Ici en plus, les origines du clan du personnage de Gabin font qu'il y a un vrai respect de la famille par-dessus. Bref, bien avant Le Parrain, c'est un film sur la mafia, en quelque sorte.

 

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Je crois quand même que question présence, Gabin gagne finalement. Je ne sais pas, rien que le fait de le voir entrer dans une pièce avec son éternel air bourru, c'est assez impressionnant... et je ne dois pas être la seule à le penser, très certainement. Il y avait une présence, un charisme chez cet acteur, qui faisaient que les dialogues lui étaient presque inutiles (quoiqu'il aurait été dommage de s'en priver, quand on avait par exemple Michel Audiard aux commandes). Il incarne donc à merveille son rôle de patriarche, de celui à qui on ne la fait plus et qui n'est pas du genre à plier devant un commissaire...

Après, on a Lino Ventura, qui est égal à lui-même : bourru, agacé, excellent quoi. Pour le coup il incarne le flic cette fois. Celui qui sait, celui qui traque, mais qui n'a pas de quoi arrêter ce clan. Lui c'est pareil, il avait une vraie « gueule » comme on en fait plus. C'est ce qui manque un peu aux acteurs d'aujourd'hui d'ailleurs, je trouve... Une gueule, une présence, une personnalité... Mais enfin, je suppose aussi que la plupart des gens de mon âge n'ont pas forcément été élevés à ce genre de films.

 

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Et puis pour compléter ce trio d'acteurs, on a le jeune Alain Delon. A l'époque, il n'en menait pas large parce qu'il jouait quand même avec des monstres sacrés. Mais il n'est pas mauvais non plus, loin s'en faut, et pas du tout ridicule face à eux. Le personnage qu'il joue est plutôt impulsif et renfrogné... Et ce genre de personnages au sang chaud lui va toujours très bien.

Ce n'est pas que le scénario ne vaille pas le coup, mais force est de constater que la trame en soi est classique et que c'est en grande partie le charisme du trio du tête qui fait la grande force du film. Mais c'est aussi vrai pour bien d'autres films du même genre. Car ici, nous avons un malfrat à la gâchette facile qui s'évade et est récupéré par un patriarche droit dans ses bottes et très fier... En montant un coup spectaculaire, il seront surveillés de près par un commissaire que le fait d'avoir récemment arrêté de fumer rend irritable... La famille, l'honneur, le respect, la vengeance... Des thèmes certes classiques eux-aussi, à l'image de l'histoire, mais qui fonctionnent toujours parfaitement.

Ajoutez à cela des dialogues percutants, un rythme soigné et ça en fait un grand film. C'est aussi ce qui faisait la force de ce type de films : les dialogues. Ils font mouche, ils sonnent très naturels et ils font toujours leur petit effet...

Mais j'en terminerai pour ce film avec la célèbre musique d'Ennio Morricone. Je ne m'en remets toujours pas, elle est excellente tout simplement, et archie connue. Probablement une de mes musiques préférées du cinéma.

Pour tout cela, le clan des siciliens est un classique du cinéma et compte parmi les références du genre.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 00:02

Cat's Eyes est un manga de Tsukasa Hôjo, comportant 18 tomes (en France, le nombre diffère selon l'édition). Il a également été adapté en un anime de 73 épisodes, qui nous est parvenu en France via le cultissime Club Dorothée (enfin je crois, je ne suis pas sûre de cela mais peu importe, le principal est que je le regardais à la télé quand j'étais p'tite ^^). Il y a même eu un film live, que je conseille aux amateurs de bons nanars, parce que ça envoie du gros ^^' !

 

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La série met en scène trois sœurs : Rui, Hitomi et Ai. Officiellement, elles tiennent un café nommé le Cat's Eyes.

Mais la nuit, elles volent. Seulement elles ne volent pas n'importe quoi : il s'agit de pièces ayant appartenu à leur père, un artiste d'origine allemande. Celui-ci ayant disparu, elles espèrent qu'à l'aide de ses pièces, elles finiront par retrouver sa trace.

Evidemment la police est à leurs trousses, avec à sa tête l'inspecteur Toshio Utsumi qui cherche en vain à les attraper, tout en étant par ailleurs le fiancé de Hitomi.

 

Je regardais ce dessin animé quand j'étais petite donc (allez, souvenez-vous du générique « Signé Cat's Eyes ! » :D) ! J'adorais, évidemment. Et depuis je l'ai revu, en VO cette fois. Mais même comme cela, j'ai le souvenir de la VF bien présent dans la tête, car je l'ai tellement vu ! Et puis les personnages ne portaient pas les mêmes noms en français, tout comme dans Ranma ½ ou encore Juliette je t'aime, par exemple... Ca, j'ai jamais compris l'intérêt de changer les noms...

 

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A noter que Cat's eyes est une œuvre de Tsukasa Hôjo, par ailleurs auteur de City Hunter (plus connu chez nous sous le nom de Nicky Larson) et sa « suite », Angel Heart... Et je la trouve très réussie, comme les autres ! C'est vraiment un mangaka dont la réputation est justifiée ! Evidemment là il n'était pas encore à son apogée, notamment au niveau du chara-design, mais c'était déjà bon et on sentait ce que cela allait devenir. Il ne faut pas sous-estimer le potentiel de Cat's Eyes, juste parce que City Hunter a connu un énorme succès ^^.

Par contre maintenant que j'y pense, j'ai le doute : je ne sais plus si l'anime donne une vraie fin. J'ai bien en tête la fin du manga -et quelle fin !-, mais je crois que l'anime n'est pas allé jusque là... Mais à vérifier. En tout cas je n'en ai pas le souvenir, si c'est le cas.

On reconnaît bien le trait de l'auteur dans les dessins. Ces longues silhouettes bien proportionnées, la finesse des traits, et les tronches d'ahuri pas possibles de ce brave inspecteur -qui à lui tout seul, cause pas mal de gags :D-... On sait de suite à qui on a à faire ^^ ! C'est un trait efficace, quoi qu'il en soit.

 

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C'était assez original à l'époque, ce dessin animé (puisque je n'ai découvert le manga qu'à la suite de cela) qui avait des héroïnes en premier plan, et non des héros. Elles étaient trois, en plus ! Et chacune avec ses caractéristiques : Rui est le cerveau, celle qui « pense » les plans et c'est aussi la plus âgée, Hitomi est celle qui est vraiment au cœur des vols, puisqu'elle est la plus douée pour cela et comme elle est fiancée à l'inspecteur qui leur court après, elle est en proie à pas mal de dilemmes, Aï enfin, est la plus jeune, férue d'électronique et d'informatique, c'est un peu la joie de vivre et l'enthousiasme du trio. Je dois avouer que même si Hitomi était ma favorite, chacune avait ses qualités et apportait quelque chose à l'ensemble. Et on pouvait s'identifier facilement à l'une d'elles.

De plus elles sont sœurs et ont un but commun. Elles ne sont pas simplement des criminelles : on est derrière elle et on veut qu'elles s'en sortent parce que leur but -retrouver leur père- est quelque chose que l'on peut comprendre. C'est d'ailleurs le fil rouge qui nous tiendra en haleine : parviendront-elles à savoir ce qui a pu lui arriver ? Mais parfois aussi, leur but n'est pas forcément lié à leur père. Il arrive qu'elles souhaitent aider Toshio, quand sa place est menacée par exemple. Certaines histoires montrent donc Cat's Eyes et Toshio alliés, pour une fois. On voit qu'elles ont des valeurs, et on sent bien l'envie du manga de faire passer une sorte de morale parfois...

     

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Autre point, et qui est très important car bien présent dans l'évolution de l'histoire : Toshio petit à petit, va tomber amoureux de Cat's eyes. Et en plus d'être mis en fâcheuse position par son devoir de policier -qui est de les arrêter, forcément-, il est tiraillé parce qu'il est fiancé à Hitomi et qu'évidemment, il ignore que les trois sœurs qu'il connaît bien et Cat's eyes ne font qu'un. Mais il aura le courage d'assumer ce qu'il ressent et lors d'un épisode, il avouera à Hitomi qu'il a des sentiments pour quelqu'un d'autre... Le tout est de savoir ce qu'il choisira de faire à la fin ^^'.

Je crois qu'une des qualités de cette histoire, il me semble, c'est qu'elle peut contenter les filles comme les garçons (notez que ça ne veut rien dire étant donné que je n'ai jamais joué à la Barbie et que j'adorais les jeux vidéos style Tekken ou Time splitters ^^). Je veux dire par là qu'il y a une dose de romantisme et de romance (le couple Toshio/Hitomi ne cessant d'être malmené parce que finalement, il y a Cat's eyes entre eux), mais aussi pas mal d'action, de l'aventure, des énigmes... On ne s'ennuie jamais en tout cas, devant un épisode, parce que même si le fil conducteur n'avance pas toujours, l'énigme du jour donne toujours de l'intérêt. Le mélange de tout ceci permet à Cat's Eyee d'être toujours une série (ou un manga) devant lequel on ne s'ennuie vraiment pas.

 

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C'était très frais comme anime ! Et malgré les années, je trouve que ça n'a pas mal vieilli ! Ca reste un plaisir pour moi de le revoir, ou de relire le manga en tout cas. C'était plein d'aventure, d'humour et de sentiments et je vous conseille de découvrir, ou de redécouvrir cette histoire ^^.  

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Published by Marluuna - dans Mangas-Animes
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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 00:02

Ce lundi, commencera une autre semaine à thème, portant sur les voleurs.

Terme à prendre au sens large comme d'habitude, car on ne parlera pas uniquement de "méchants" :). Néanmoins j'espère que cela vous plaîra :)

 

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 Comme d'habitude, 6 articles dans diverses catégories ont été écrits (enfin au moins commencés quoi ^^').

 

Je cherche toujours de nouvelles idées, de nouveaux formats d'articles afin de diversifier un peu les choses, mais j'avoue que je n'ai pas énormément d'idées -_-. Et je déplore aussi l'absence de participation, alors que pourtant vous êtes nombreux à venir ici chaque jour... N'hésitez pas à vous manifester ! :)

Je songe aussi à faire quelque chose de particulier pour le 500ème article, mais j'ai encore quelques semaines sevant moi ^^

 

A part cela, eh bien je dirai juste que les vacances, ça fait du bien, même si je ne fais pas grand chose à part regarder encore plus de séries et de dramas ! Mais bon, cela fera encore plus de choses à chroniquer ^^

 

Sur ce, à demain pour le début de la semaine spéciale :)

 

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 00:04

Une série créée par David Greenwalt et Jim Kouf, avec :

David Giuntoli : Nick

Silas Weir Mitchell : Monroe

Russell Hornsby : Hank

Bitsie Tulloch : Juliette

 

Série en cours, actuellement une saison.


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Nick est policier. Mais il est aussi le dernier descendant des célèbres frères Grimm. Et dans un monde où des créatures fantastiques passent pour des êtres humains aux yeux de tous, seul Nick peut les voir tels qu'ils sont réellement. Ainsi doit-il protéger les êtres humains de ces créatures, aidé pour cela d'un loup qui est de son côté et qui peut donc lui-aussi, les voir.

 

L'an dernier, il y avait deux nouvelles séries qui jouaient dans ce créneau des contes : Once upon a time et Grimm. Toutes deux reconduites pour une deuxième saison, d'ailleurs. Si la première m'a énormément plu (un jour je ferai un article...), la seconde en revanche, m'a déçue, par rapport à ce que j'en attendais.

Pourtant sur le papier, Grimm avait absolument tout pour me plaire, et je partais relativement confiante. On jouait donc dans cet univers des contes, et particulièrement ceux des frères Grimm, forcément. Cela promettait quelque chose de fantastique, dans tous les sens du terme. Quelque chose d'original par rapport aux autres séries télé du moment, aussi.

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Et au final, le résultat n'est pas vraiment à la hauteur de mes espérances. Les premiers épisodes furent une véritable déception, même. Par contre j'ai noté une réelle amélioration dans la seconde partie de la saison, avec même de bons épisodes. Et c'est bien pour cela, ça et le final qui donne envie de savoir la suite, que je regarderai la saison 2 en septembre prochain. Car j'ai eu le doute : j'ai pensé arrêter, puis j'ai quand même eu envie de finir la première saison mais sans savoir si je serai au rendez-vous pour la seconde... Et j'avoue que la fin de la saison m'a reboostée. Car après tout si ces épisodes là m'ont plu, c'est bien la preuve que les scénaristes sont capables de faire de bonnes choses, donc s'ils continuent sur cette lancée, la suite m'enchantera peut-être ? A voir d'ici quelques semaines.

Ceci dit, je ne sais pas ce que vaut mon avis dans la mesure où cette série marche fort, j'ai l'impression ! Au niveau des audiences c'est plutôt bon et au niveau des critiques que j'ai pu lire ça et là, les gens sont ravis, en général. Donc je ne partage pas cet engouement, allez savoir pourquoi ^^'. C'est comme New Girl -autre nouvelle série de cette rentrée 2011- ça, j'ai l'air d'être la seule à avoir trouvé ça très mauvais ^^' -mais vraiment mauvais, pour le coup-.

 

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Je pense notamment que ça doit venir du fait que je ne m'attendais pas à cela. Ici finalement, on a une série policière, ni plus ni moins. À chaque épisode son enquête, et ce schéma récurrent : le coupable est une vilaine bêbête, Nick le traque et à la fin il finit par l'avoir. Et c'est ça tout le long. Alors certains épisodes sont mieux faits que d'autres et on a une trame tout au long de la saison, mais je veux dire que c'est dommage. Avec une telle idée de base, on aurait pu dépasser ce stade de la série policière basique, non (notez que j'aime bien les séries policières, mais il faut quand même qu'elles aient un petit truc qui les rende intéressantes par rapport aux autres) ? En fait cela n'est qu'une représentation du principal reproche que je fais à cette série : c'est facile. Je crois que tous les reproches que je pourrai lui faire, finalement découlent de celui-ci. Alors attention, je ne dédaigne pas la facilité parfois : je suis d'avis de dire qu'une série n'a pas besoin de révolutionner le genre pour me plaire, tant que c'est bien goupillé et que les personnages m'intéressent. Mais là, quand même... Je parlais des épisodes dans la façon dont ils sont construits, mais il n'y a pas que cela. Nick justement, notre héros. Il apprend qu'il est un descendant des Grimm et que d'une, cela lui confère certaines capacités, et deux, il y a plein de bestioles à combattre dehors... Et il accepte cela en un temps record. Ça ne lui pose pour ainsi aucun souci. Moi je veux bien, mais quand même...

Cela dit notre Nick justement, sans que je m'en rende compte, est devenu attachant au fur et à mesure. Je dois bien avouer que si j'ai commencé la série en le trouvant assez plat, lisse et tout... Ben je ne sais pas. Au fur et à mesure, sa droiture, sa volonté, son courage... Cela m'a plu et je me suis retrouvée à vraiment l'apprécier. C'est plutôt une bonne chose, non ? Il a quand même un bon capital sympathie, je trouve.

 

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 (elle est terrible cette photo :D)

 

Mais le personnage le plus intéressant du lot et ce depuis le début, cela reste bel et bien Monroe. Ce loup qui est censé être dans le camp des « créatures » mais qui finalement se place du côté de Nick et vient à son aide, est très sympa. Disons qu'il apporte la dose d'ironie et les bonnes répliques, avec sa personnalité nonchalante. Et puis j'ai aimé aussi le fait que la relation qu'il a avec Nick soit dure à décrire. Quand Juliette, la fiancée de Nick, parle de lui comme d'un ami, Nick la reprend, comme si lui et Monroe n'en étaient pas encore là... Mais bon, ils sont alliés, qu'il le veuille ou non.

 

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En parlant de Juliette justement, une des scènes finales où Nick lui avoue tout : ce qu'il est, ce qu'il fait... Était très bonne. Effectivement à sa place, j'aurais pris peur aussi et pensé que Nick était dingue... Mais hormis cela, je dois dire que le personnage n'est pas des plus passionnants quand même...

Enfin voilà, pour une fois j'avais envie d'écrire sur un sujet qui ne m'a pas enthousiasmée plus que cela (histoire qu'on ne croit pas que j'aime tout ce que je regarde xD). Ceci étant la série n'est pas mauvaise, mais j'attends de la saison 2 qu'elle sache mieux exploiter ses qualités et ses personnages :)

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 00:16

Un film de Christopher Nolan, avec :

Christian Bale : Bruce Wayne/Batman

Gary Oldman : James Gordon

Tom Hardy : Bane

Anne Hathaway : Selina Kyle/Catwoman

Joseph Gordon-Levitt : John Blake

Michael Caine : Alfred

Marion Cotillard : Miranda Tate

Morgan Freeman : Lucius Fox

(2012)

 The-Dark-Knight-Rises.jpg

 

Huit ans ont passé depuis la nuit où Batman a endossé la responsabilité de la mort d'Harvey Dent. Seul le commissaire Gordon est au courant de la vérité.

Le mensonge a longtemps été utile : Dent est devenu un héros et son unité anti-crime a fait des merveilles à Gotham City, qui connaît des temps de paix...

Cependant deux nouvelles têtes font leur apparition : Selina Kyle, une cambrioleuse avérée, et Bane, qui vont pousser Bruce Wayne à reprendre son rôle de Batman après tout ce temps... Alors que Gotham City est de nouveau menacée, Gordon espère que Batman sortira de sa réserve pour leur venir en aide, mais Batman est-il capable d'affronter un adversaire tel que Bane ?

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J'aime beaucoup les Batman de Christopher Nolan (et ceux de Burton aussi, évidemment). Le Begins et le Dark Knight m'avaient enchantée tous les deux, et ce troisième (et dernier, si j'ai bien compris -snif, d'ailleurs ><-) opus ne fait pas exception. Il fait fort, très fort. Il est long (plus de 2h30) mais je n'ai absolument pas vu le temps passer. Si j'osais, je vous dirai bien : c'était trop génial !! Mais bon, développons un peu l'idée ^^'.

Il faut dire que les actions s'enchaînent à un rythme plus que soutenu ! C'est bien simple, on en a presque le souffle coupé . Dès le début on donne dans du lourd, et ça ne cessera pas jusqu'à la toute fin. D'ailleurs je ne sais pas trop par quoi commencer cet article, du coup !

Allez, je vais commencer par l'OST, tiens. Hans Zimmer est aux commandes, et globalement j'apprécie ce qu'il fait. Le thème de Batman est plutôt « lourd » -au sens de chargé- et j'avoue que ça a vite fait de me coller des frissons -mais j'ai le frisson facile, je le reconnais volontiers-... Pour peu que ce thème sorte sur un plan de Batman sur un toit, cape au vent... J'adore :D. Cela souligne toujours bien l'action sans l'étouffer, et puis tout bêtement c'est plaisant à entendre. Il faudrait que je me la procure, tiens.

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Les gadgets sont encore bien présents dans ce troisième volet. Mais rappelons que Batman, contrairement à ses autres copains super-héros, ne dispose d'aucun « pouvoir » en tant que tel. Certes il est sacrément balèze, mais bon il reste humain finalement. Donc il a à sa disposition tout un arsenal technique (merci M. Fox !) et en général c'est bien fichu. Et puis là, vu qu'on a sous nos yeux un Batman/Bruce Wayne désabusé pendant une heure de film (quand même!), quel plaisir de le voir ressortir la moto, la bagnole, l'avion et le reste quand ça arrive... Et puis j'ai toujours aimé les petites touches d'humour qui existent dans les entrevues entre Bruce Wayne et Fox, cette manière de jouer avec tout cet arsenal, justement. De manière générale de toute façon, ces scènes là envoient.

Je l'ai dit, ça ne manque pas d'action. Pourtant mine de rien on attend une heure finalement, avant que Wayne renfile son costume de justicier et tout... Mais même avant, on ne s'ennuie pas. Nolan nous introduit Bane et Catwoman, deux personnages célèbres du comics, et entre eux et les questionnements existentiels de notre héros, on a de quoi faire. Car ce qui est bon aussi dans ce film, c'est que tout est bien géré. Qu'on assiste à une course poursuite monstrueuse, à la prise en main de Gotham City par un monstre (moment génial du film, quand Bane libère les prisonniers !), ou que l'on voit Bruce se brouiller avec l'éternel Alfred... Tout est là. On est essoufflé quand ça se bat, on a le cœur serré quand Bruce souffre, on a la hargne quand on voit Gordon ou Blake mettre les mains dans le cambouis... Bref, on vit vraiment le film, qui est d'une grande intensité à tous points de vue. J'aime me sentir transportée dans l'action comme cela.

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Le film, bien que se passant 8 ans après le second, est dans la continuité. On est dans un Gotham City encore hanté par le souvenir du procureur Harvey Dent. Érigé en héros puisque Batman a porté la responsabilité de tout afin que sa mémoire ne soit pas salie, il reste un modèle et la ville connaît des temps de paix. Seule Gordon connaît la vérité, et Batman n'existe plus. C'est ainsi qu'on retrouve un Bruce Wayne qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Reclus dans une aile du manoir, il ne s'est plus montré en public depuis longtemps... boiteux et plus soucieux de rien, il vit dans le souvenir de Rachel, son amour perdu. Seul reste Alfred, toujours fidèle au poste, qui désespère de le voir heureux un jour. Le fait qu'il reprenne le combat et réalise qu'on a toujours besoin de lui ne se fait pas en 5 minutes et c'est heureux. Il faudra les événements et des amis tels qu'Alfred ou Fox, pour qu'il comprenne enfin. Ensuite il faut qu'il se reprenne en main, notamment physiquement. Et j'ai bien aimé voir cela. Batman a toujours été mon super-héros préféré pour plein de raisons, mais notamment le fait que ce soit un torturé. Il a cette part sombre en lui, et il peut se laisser dominer par elle. C'est pourquoi j'ai aimé voir sa déchéance, puis son renouveau. En cela, le film fait pas mal écho au premier (Batman Begins) je trouve. La ligue des ombres est présente mais même sans cela, c'est comme si on revivait l'entraînement de Bruce, quand il doit recouvrer ses forces, puis dans la prison, quand il tente de s'évader. Il tombe, se relève (fidèle au dicton de son père), il apprend, s'entraîne... Ce Bruce Wayne là est certes riche de tout ce qu'il a vécu, mais il nous rappelle quand même bien celui du premier opus.

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Et puis Christian Bale est excellent dans ce rôle (youhou j'ai tenu deux pages avant de parler de lui ! xD). C'est un acteur que j'apprécie et je trouve que sur les deux précédents films il a fait du très bon boulot. Là encore, c'est le cas. Le Bruce Wayne qui baisse les bras, et celui qui se bat, quel que soit la facette de ce héros, il sait la jouer. D'ailleurs ce n'est pas un hasard si je parle plus de Bruce Wayne que de Batman : pour la première fois je trouve que dans ces films, l'identité réelle du héros surpasse celle du justicier. D'ailleurs il le dit souvent, que Batman n'est qu'un symbole. Mais bref, j'aime la prestation de Christian Bale, sans aucune fausse note et assez charismatique.

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Ma déception du film, finalement, c'est Catwoman. Pourtant comme le Joker en 2008, je m'étais jurée de ne pas comparer à l'ancienne version. Le Joker de Ledger, je lui ai laissé toutes ses chances sans penser à Nicholson. Là pareil, j'ai regardé Anne Hathaway sans vouloir penser à Michel Pfeiffer. Et de toute façon, si l'on fait la comparaison, elle perd. En fait le souci ne vient pas de l'actrice, qui est bonne, ça ce n'est pas un problème. C'est juste que je ne voyais pas Catwoman ainsi. À la limite c'est une voleuse comme une autre. Tout ce qui relève de l'aspect félin du personnage (pour le coup bien exploité dans Batman le défi à l'époque), est absent ici. Pourquoi « Catwoman » ? Elle vole, oui ok, mais encore ? Certes c'est une excellente voleuse et d'ailleurs le personnage en tant que tel n'est pas mauvais -elle a par ailleurs de très bonnes scènes avec Batman/Bruce Wayne-, c'est juste que je ne retrouve pas le personnage en fait. Après ça ne m'a pas gâché le film car de toute façon il ne repose pas sur elle, mais bon voilà, si je devais citer un aspect auquel j'ai moins adhéré, c'est celui-ci.

Ca et la révélation finale, un brin rapide à mon goût. Le twist final surprend, mais alors nous faire passer la pilule et réviser notre jugement sur deux personnages en 1mn30, c'est beaucoup demander XD. Enfin je n'en dirai pas plus sur le sujet, afin de ne pas spoiler.

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Rien à redire sur Bane par contre, interprété par le très bon Tom Hardy. Ce n'est pas le personnage de l'univers de Batman que j'affectionne le plus (il serait même dans les trois films, celui qui m'intéresse le moins en fait), mais cela dit il avait ce qu'il fallait de musclé et de flippant pour être attrayant. Et j'avoue que ses coups d'éclat faisaient forte impression à l'écran !

Il était apparemment de bon ton de critiquer Marion Cotillard. J'ai entendu cela, notamment de la part du public, partout ces temps-ci. Alors bon, moi je l'aime bien déjà à la base et là je l'ai trouvé bonne. Certes elle n'avait pas un personnage qui permettait de jouer énormément de choses, mais je n'ai rien à reprocher à sa prestation malgré tout. Je n’ai pas vraiment compris pourquoi cette descente en règle, en fait.

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Ce volet permet aussi d'introduire un nouveau personnage, le policier Blake. Je m'en suis voulue parce que j'ai capté qui il était seulement à sa deux ou troisième apparition ! XD. J'étais longue à la détente, mais le nom m'a induit en erreur... Et pour le coup, il était très intéressant ce jeune homme. Son désir de justice, mais surtout son désir de se battre, cela m'a bien plu. Il est un vrai héros finalement, en agissant et en ne cédant pas à la peur. Sa loyauté -mais pas aveugle- envers Gordon et sa foi en Batman, sa droiture, c'était vraiment bien fait. Pour une fois que j'apprécie un Robin à l'écran !! Car oui, c'est bien lui. Et la fin est très bien de ce point de vue : la relève arrive. L'acteur était bon et c'est vrai que s'il y avait dû avoir un quatrième film, cela m'aurait plu de le voir, ce personnage !

(Encore deux personnages et je vous lâche xD)

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Il y a Gordon, le commissaire, seul dans la confidence. Je retrouve avec joie Gary Oldman que j'adore dans le rôle de ce flic foncièrement intègre et bon. J'ai aimé le voir se battre et secouer les puces d'un flic comme lui, qui préfère se cacher... J'ai aimé aussi la façon dont Batman lui fait subtilement comprendre qui il est à la fin... Il l'a bien mérité, le brave commissaire ! L'image même du type bien quoi, mais hanté par le secret qu'il cache (comme en atteste la fameuse lettre qu'il a rédigé pour tout expliquer).

Et enfin, que serait Batman sans Alfred ? Le majordome fidèle à son maître, campé ici par Michael Caine, est plus que jamais le repère de Bruce Wayne. Il lui permet de garder les pieds sur terre. Lors d'un joli moment, Alfred lui explique à quel point il aimerait le voir heureux... Et on sent combien il aime son maître. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'ai pas accepté la scène où Bruce le congédie, pour ainsi dire. Elle m'a fait verser ma larme parce que franchement, voir Alfred comme ça c'était pénible ><. Surtout après quand Fox vient au manoir et que Bruce vient lui-même lui ouvrir, du coup... Bref, loin de n'être qu'un faire-valoir, Alfred est le repère de Bruce, son allié, son ami. C'est une relation dont j'ai aimé la représentation dans ces films.

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Bon, je crois que je vais quand même m'arrêter là, j'ai bien développé ! ^^. vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce film, très réussi comme les autres. Nolan peut se réjouir : il a parfaitement réussi son coup !

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 00:20

Série en cours, actuellement 4 tomes parus, chez Dargaud.

Scénario : Diaz Canales

Dessin & Couleur : Guarnido

 

John Blasksad est un détective privé dans les années 1950, à la Nouvelle Orléans.

A chaque album correspond une enquête dont il est en charge, même si cela ne plaît pas vraiment à la police locale.

 

Mais la grande particularité de la série est que les personnages sont des animaux ! Les auteurs ont en effet décidé de ne pas se cantonner au seul genre policier et de faire vraiment une BD animalière. Ainsi Blacksad est-il un chat noir plutôt costaud, avec le museau blanc, par exemple.

Je crois que la raison qui fait qu’on pourrait avoir du mal avec cette série, mais qui en fait aussi toute sa richesse, c’est justement ce style animalier. Il n’est pas banal d’avoir des animaux de la taille d’êtres humains, et qui se comportent comme tels. En ce qui me concerne, cela n’a jamais été un problème. Au contraire, j’ai trouvé l’idée originale. Elle apporte vraiment un plus aux histoires, qui déjà en tant que telles sont très bien écrites. Et si c’est un plus, c’est essentiellement pour deux raisons.

 

D’abord, les animaux en question sont très bien trouvés. C’est aussi simple que cela. Le commissaire de police en chien-loup, un méchant en serpent, etc etc… Les animaux choisis reflètent plus ou moins le caractère du personnage, par rapport à ces idées qu’on se fait des animaux en question (par exemple, le rat va forcément détester Blacksad puisqu’il est un chat, etc), et c’est plutôt bien vu. Et puis à chaque album, le dessinateur s’essaie à une « famille », à un type d’animaux particulier, si l’on peut le dire comme cela. Par exemple le second tome, Artic-Nation, qui est clairement calqué sur le nazisme et ses grandes lignes, nous offre toute une palette de personnages issus du parti, qui sont tous des animaux blancs (comme un ours polaire, par exemple). Le troisième tome quant à lui, mise sur les oiseaux (hiboux & co). On a donc une grande variété dans ce registre.

 

Et c’est un plus aussi pour une seconde raison, celle-là même qui frappe dès la première page du premier tome : c’est beau. Guarnido est un dessinateur qui a fait de l’animation avant, et cela se voit. Quand Blasksad rit par exemple, cela fait très dessin animé. Il a trouvé le moyen de donner à ces animaux des expressions. Des expressions humaines, vraiment. Il y a un dynamisme, un mouvement dans ces pages, qui est franchement hallucinant, de mon point de vue. Quel que soit l’animal choisi, il est réussi, très détaillé… On se l’imagine facilement bouger, parler, vivre… Les couleurs très années 50, très vieux polars, ne font que renforcer cette impression. Bref, c’est beau. Ca, je crois qu’on peut difficilement le nier.

Pour qui a un faible pour ces vieux polars en noir & blanc, alors la série est faite pour vous. C’est mon cas, c’est d'ailleurs l’une des raisons qui m’a poussée à m’y intéresser au départ. Et c’est vrai qu’on se croirait vraiment dans un vieux film. On s’imagine à merveille ces vieux bars enfumés où l’on passe du jazz, dès que notre héros franchit la porte de l’un d’entre eux… J’aime ces atmosphères, et on peut dire qu’ici c’est réussi. Cette BD possède un vrai charme bien à elle. Cela vient aussi de notre protagoniste : vieil imperméable, air blasé… Le parfait détective privé, quoi !

 

J’aime aussi beaucoup également Weekly, la fouine (bien qu’il soit un mâle) qui travaille pour un journal à sensation. Il va coller aux basques d’un Blacksad pas franchement ravi au début, mais j’aime bien leur collaboration au fil des tomes.

 

Globalement, on peut dire que la série est de qualité, sur les quatre albums disponibles. Je dois bien avouer avoir un faible pour le second tome, avec cette critique d’un système que l’on a connu par le passé et qui est assez finement établie (en plus notre héros est un chat noir, c’est dire si cela passe mal auprès de tous ses animaux d’une blancheur immaculée…). Mais honnêtement tous les albums sont bons. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs, si dès la parution du premier album, « Quelque part entre les ombres », Blacksad connaît un grand succès.

Le jazz, la drogue, la mafia, la corruption, le racisme… Autant de thèmes abordés au cours des diverses enquêtes menées par Blacksad -enquêtes toujours bien ficelées, par ailleurs-. Sans donner de leçons ni quoi que ce soit, le ton est toujours plutôt juste, ni trop, ni trop peu.

A lire pour son côté rétro et son incroyable dessin, pour sa grande maîtrise des histoires qu’elle propose et son charme particulier. Blacksad est une série qui mérite son succès, à n’en pas douter.

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Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
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