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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 00:05

Lee Jun Ki : Kim Sung Yul

Lee Yu Bi : Jo Yang Sun

Lee Soo Hyuk : Gwi

Shim Changmin : le prince Lee Yun

Kim So Eun : Hye Ryung/Myung Hee

 

20 épisodes

2015

 

14/20

Kim Sung Yul est un érudit qui est en réalité un vampire depuis 120 ans. Hanté par la mort de la femme qu'il aimait, Myung Hee, il est surpris de croiser 120 ans plus tard Hye Ryung, une jeune femme qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau.

Il va faire la rencontre de Jo Yang Sun, une jeune femme travestie en homme pour aider sa famille. Et dans le même temps, le vampire Gwi qui manipule la famille royale, tente d'empêcher le prince hériter Lee Yun de monter sur le trône...

L'association entre l'historique et le fantastique a pu donner de bonnes choses, mais aussi d'assez mauvaises, récemment... J'aime ces deux genres séparément (plus le premier, néanmoins), mais ensemble, ça a tendance à me laisser dubitative, maintenant... Néanmoins je ne pouvais pas passer à côté de ce drama, pour la bonne raison que le rôle principal est tenu par Lee Jun Ki, que je vénère parmi tous les acteurs coréens ^^. Ca ne m'empêche pas de reconnaître quand il se fourvoie, mais par principe, je dois voir tout drama dans lequel il figure ^^...

Bon et là... On ne va pas tourner autour du pot : The Scholar walking at night est un drama qui aurait pu être meilleur. Les critiques que j'ai pu lire ne sont pas spécialement tendres et je n'irai pas si loin car malgré tout j'ai quand même aimé. Mais pas autant que je l'aurais souhaité, c'est tout. Et clairement, ce n'est pas le drama de Lee Jun Ki que je recommanderai (restons sur les bases : il faut avoir vu Iljimae et Time between dog and wolf, qu'on se le dise ! Même quand on n'aime pas Lee Jun Ki, même quand on n'aime pas les dramas d'ailleurs !). Bien, le message étant passé, recentrons-nous ^^'.

Le drama se propose de nous mettre en scène un érudit qui, 120 ans plus tôt, a perdu la femme qu'il aimait et est devenu un vampire. Condamné à vivre éternellement, il va faire la connaissance d'une femme qui ressemble trait pour trait à celle qu'il aimait, et d'une autre, qui va s'accrocher à lui. Et il aura aussi à combattre un autre vampire, plus âgé que lui, qui est la cause de son état... Sacré programme en perspective, donc !

Nous sommes typiquement dans la représentation du vampire torturé, détestant sa condition et qui la supporte plus qu'il ne l'apprécie. Il doit se nourrir de sang pour survivre (même si étant un gentil, il ne veut blesser personne pour cela), il a une sorte de tunique qui le protège du soleil, il guérit de ses blessures... Bref, du classique. Et du vampire torturé, donc. Lee Jun Ki a l'habitude de ce type de rôles (encore qu'il a plus l'habitude de jouer les justiciers qui se montrent tels de joyeux lurons pour protéger leur secret, et ici même si son personnage joue un rôle pour paraître humain, il n'est pas exactement rigolo...). Mais bref, Lee Jun Ki est quand même dans ce qu'il sait faire, et bien faire, donc rien à redire sur sa performance, que ce soit lors de scènes légères ou celles plus intenses. Quant à son personnage en tant que tel, Kim Sung Yul, c'est quelqu'un d'avisé et de facile à comprendre et à aimer. Il a des côtés touchants aussi, notamment les attentions qu'il peut avoir envers Jo Yang Sun, à qui il s'attache plus qu'il ne le voudrait.

Et justement, j'ai bien aimé Jo Yang Sun. On retombe dans un classique du genre aussi, à savoir la jeune fille qui se travestit en homme pour subvenir aux besoins de sa famille, parce que vu l'époque, il est plus facile d'être un homme... Elle a une certaine fragilité quand on la regarde, mais à voir ce qu'elle encaisse tout au long du drama, on voit bien qu'il n'en est rien. C'est quelqu'un qui sait ce qu'elle veut, qui n'a pas peur de le dire. Par exemple il devient vite évident qu'elle aime Sung Yul, et elle agit sans s'en cacher. Elle a quelque chose de très naturel aussi, et j'ai bien aimé sa réaction quand elle apprend enfin qu'il est un vampire... J'ai moins aimé ce que le drama fait du personnage, la place qu'il lui donne à un certain moment, mais bon... De toute façon j'ai mieux aimé la première partie du drama. Lee Yu Bi, qui joue donc cette jeune fille, m'avait déjà bien plu par sa fraîcheur, dans le drama Pinocchio, et j'ai apprécié qu'ici, elle ait le premier rôle féminin. Je trouve qu'elle se débrouille bien. Par contre, j'ai été quelque peu gênée par la différence d'âge, non pas entre les personnages, mais bien entre les acteurs. Pourtant Lee Jun Ki n'est pas un vieillard, et elle n'est plus une enfant, mais je ne sais pas à quoi ça a tenu... Je trouvais qu'elle avait un côté très jeunot en fait. C'est bizarre, c'est la première fois que je me fais ce genre de réflexion, et leur différence d'âge n'est pas non plus si énorme...

J'ai bien aimé aussi un autre duo, celui du prince Lee Yun et de Hye Ryung (qui est donc le sosie de l'amour perdu de Sung Yul). Et pour le coup cela fait partie des quelques points que j'ai aimé lors de la seconde moitié du drama. J'ai adoré l'écriture de ce couple, l'évolution de chacun, les tourments qui sont les leurs et ce qu'ils accomplissent... Et dans le rôle de Lee Yun, Changmin (des DBSK), que je n'avais encore jamais vraiment vu jouer, n'était pas ridicule du tout, au contraire même, il était très crédible.

Je ne peux pas ne pas citer aussi les deux acolytes de Sung Yul, qui sont dans le secret et qui l'aident autant qu'ils veillent sur lui. Ce sont deux personnages essentiels à sa survie, et que j'ai beaucoup aimé !

Et enfin nous avons donc le vampire (qui manipule la famille royale depuis des décennies) Gwi, alias un Lee Soo Hyuk en grande forme, inquiétant à souhait. Mais alors, et je sais bien que ce n'était pas l'effet recherché, mais le personnage est très théâtral, que ce soit dans la façon avec laquelle il est mis en scène, ou dans l'interprétation de l'acteur et je trouvais ça... ridicule. Je veux dire, il est censé impressionner, mais pour moi c'était trop, et soit je trouvais cela ridicule, soit cela me gonflait. C'est dommage parce que du coup c'est quand même un personnage essentiel, et pourtant je ne l'ai jamais pris au sérieux. Et si je n'ai pas aimé le drama autant que je l'aurais souhaité, c'est en grande partie à cause de cela. Il n'y a pas besoin d'en faire des kilos pour qu'un opposant soit crédible, j'ai envie de dire...

Mais c'est un peu le reflet du défaut majeur du drama : une écriture peu solide. Ca coince plus d'une fois, et je pense aussi que cela a limité le développement et le jeu des acteurs, parce qu'on avait le matériel de base si je puis dire, mais on a pas su développer comme il le fallait. Après tout, on a déjà vu ce souci des centaines de fois. Après, pour moi ce n'est pas un mauvais drama (sans quoi je serai plus sévère dans ma note), mais il a trop de petits défauts pour être vraiment bon. Cela dit, je ne nie pas avoir pris plaisir à le regarder, et n'avoir « peiné » à aucun moment en visionnant les épisodes.

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Published by Marluuna - dans K-dramas-K-movies
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 00:05

Un film réalisé par Philippe Le Guay, avec :

Jean Rochefort : Claude Lherminier

Sandrine Kiberlain : Carole

Laurent Lucas : Thomas

Clément Métayer : Robin

Anamaria Marinca : Ivona

(2015)

A plus de 80 ans, Claude Lherminier perd un peu la tête et il a besoin d'une aide ménagère. Elles partent toutes car il leur mène la vie dure, refusant d'admettre qu'il oublie des choses et qu'il a besoin d'être aidé.

Claude attend que sa fille Alice, qui vit en Floride, vienne lui rendre visite pour son anniversaire, et mène la vie dure à Carole, son autre fille qui a repris son entreprise et qui s'occupe de lui. Mais ce que Claude a oublié, c'est qu'Alice est morte 9 ans plus tôt dans un accident de voiture... Ne souhaitant pas lui faire de peine en le lui rappelant, Carole se tait. Et elle encaisse, comme toujours...

Floride n'a pas été un film facile à voir. Jean Rochefort fait partie de ces acteurs que j'ai toujours connu, qui déjà quand j'étais petite, étaient vieux, pour ainsi dire ^^. Il y a chez lui tellement de choses que j'aime, et notamment à plus de 80 ans, toujours une énergie et une espièglerie qui laissent songeur... Alors le voir ainsi, en vieil homme devant porter des bas de contention, perdant la boule, oubliant même jusqu'aux choses essentielles de la vie... Ca a quelque chose de très dérangeant je trouve. Non pas qu'on ignore que la vieillesse puisse avoir ce genre de conséquences, et les acteurs ne sont pas plus à l'abri que les autres, mais... Je ne sais pas. J'ai de l'affection pour Rochefort, et il y a des scènes où cela m'a fait mal, de le voir ainsi. Je devais me dire que c'était « pour de faux », en fait. Mais bon quelque part, cela veut dire que c'est crédible, et que l'acteur fait largement son boulot.

Car une chose est indéniable là-dedans : Jean Rochefort, qui n'a plus rien à prouver, livre une performance remarquable. Il est tantôt cruel, tantôt pathétique, selon les reproches qu'il adresse à sa fille qui se dévoue pourtant, ou selon qu'il verse des larmes en criant qu'il veut qu'on le laisse en paix et qu'il n'a pas besoin d'aide... Claude nous montre une multitude de facettes : celui qui cache sa montre pour faire accuser son aide-ménagère de vol, celui qui achète un palmier pour faire une surprise à sa fille qui arrive de Floride, celui qui erre sur la nationale, de nuit, complètement perdu... Il peut être attachant et la seconde d'après, insupportable. Ou désopilant, aussi. Bref, c'est un gros travail d'acteur.

En face, Sandrine Kiberlain ne démérite pas. Le début du film a tendance à nous présenter son personnage, Carole, comme une femme accaparée par son boulot qui ignore les appels de son père, mais la suite lui rend justice : Carole en vérité, fait tout pour son père. Elle s'occupe de lui les week-end, s'assure qu'il ne soit pas seul la semaine... et quand les choses s'accélèrent, elle refuse jusqu'au bout de le mettre en maison de retraite. Mais du coup cette femme est à bout, épuisée, et voit sa relation avec son compagnon battre de l'aile, à cause de son père qui se montre égoïste... Et j'ai mieux aimé Carole à la fin du film qu'au début, car je la trouvais vraiment courageuse et forte, malgré sa fatigue... Et je dois bien reconnaître que Kiberlain fait du bon boulot.

Parmi tous les seconds rôles, je dois avouer que j'ai eu une tendresse particulière pour Ivona, une aide engagée par Carole qui est différente des autres. Elle n'est pas dupe des stratagèmes de Claude, et ne se laisse pas faire. Au final, elle l'aime bien, et c'est réciproque. Et puis j'ai eu le grand plaisir de retrouver dans ce rôle Anamaria Marinca, une actrice que j'avais déjà vu dans The Last Enemy notamment, et que j'aime beaucoup !

Je dois bien reconnaître que le film m'a parfois semblé long. J'avais le sentiment que certaines scènes soit étaient longues soient redondantes... J'ai aimé le principe de vivre les choses par le biais de Claude, et donc de le voir à différents moments : dans l'avion lorsqu'il part rejoindre sa fille en Floride, ou dans sa maison, avec Ivona ou Carole... Mais je pense que Floride aurait dû être un peu plus court pour être plus percutant encore. Ceci dit, il y a de beaux moments de grâce, comme celui où Claude et Carole fredonnent leur chanson sous l'oeil d'Ivona, ou quand Ivona joue du piano et que Claude vient écouter... Ce sont de jolies scènes toute simples, mais attendrissantes... Et encore une fois, ne serait-ce que pour Jean Rochefort, cela vaut le coup de s'y mettre.

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 00:05

Un anime de 12 épisodes, diffusé en 2015.

Shôtarô était un lycéen sans histoires, jusqu'à ce qu'il rencontre une jeune femme nommée Sakurako.

Experte dans l'analyse des os, Sakurako a la science et la perspicacité nécessaires pour résoudre les différentes enquêtes qui se présentent à elle et que la police n'arrive pas à résoudre. Et Shôtarô lui fait office d'assistant.

Beautiful bones fait partie de ces animes de 2015 que je n'ai pas eu le temps de voir, mais il m'intéressait fortement. J'ai pu rattraper mon retard le concernant, et je suis contente de l'avoir fait, car c'était un bon anime, que ce soit sur le plan graphique ou sur l'histoire. Je déplore, comme souvent dans ces cas là, qu'il ne fasse que 12 épisodes, du coup... mais comme je le dis toujours, c'est bon signe après tout ^^.

J'ai trouvé cela assez joli. Pourtant on est dans quelque chose qu'on a l'habitude de voir, au niveau de l'aspect des personnages, mais j'ai aimé l'ambiance qui se dégageait de ce petit anime... Peut-être les couleurs, je ne sais pas... Autant la musique ne m'a pas spécialement marquée (dans un sens ou dans l'autre), autant j'ai été assez séduite par l'aspect de Beautiful bones. Et par le bon boulot des doubleurs aussi, à commencer par celle qui fait la voix de Sakurako, qui traduit aussi bien son côté enfantin, que son côté plus mature et plus froid, disons. Je ne le dis pas assez, mais les doubleurs dans certains animes, font vraiment des prouesses et contribuent grandement à l'intérêt d'un personnage !

Comme je suis friande des histoires policières (et que je marche à fond dans la combine qui consiste à associer deux personnes que tout oppose), et que celles que l'on nous propose sont bien menées, je ne pouvais qu'accrocher. Tout n'est pas rose, loin de là même, et il y a des histoires qui laissent un goût amère... Je me souviens notamment de celle du second épisode par exemple, que j'avais trouvé « dure ». Disons qu'il y a un décalage entre parfois les couleurs chaudes ou les quelques plaisanteries qu'on peut nous faire, et le ton des enquêtes, qui lui est déjà plus noir et/ou plus dur. Mais j'aime bien cela ! Après, il n'y a pas spécialement d'action au sens proprement dit, on est plus dans l'analyse, la réflexion, la déduction... Mais ce n'est pas une critique de ma part, bien au contraire.

Shôtarô est un jeune lycéen plutôt mature et débrouillard pour son âge. Il ne se contente pas du rôle de faire-valoir, de suivre Sakurako sans servir à quoi que ce soit... Il a une vraie place à jouer près d'elle, et il est utile dans les enquêtes. Il est aussi très humain et chaleureux, et c'est un personnage pour lequel j'ai tout de suite éprouvé de la sympathie. Son duo avec Sakurako fonctionne bien, car elle est plus âgée que lui, déjà, et plus taciturne. Elle est perspicace et ses déductions font mouche, mais on sent ce que la présence de Shôtarô près d'elle lui apporte (il est tout simplement la voix de la raison, ou la bonne conscience, en quelque sorte), et c'est aussi cela qui est intéressant avec ce duo, je trouve.

Qui plus est, j'ai trouvé ce duo intéressant non seulement parce qu'ils se complètent, mais aussi parce que pour une fois le détective est la femme, et elle est un peu plus âgée, et l'homme lui est encore lycéen, et est l'assistant. Je suis loin d'être une féministe acharnée, mais enfin j'ai trouvé cette inversion plutôt sympathique, ma foi. On part sur ce postulat, et là-dessus l'anime met en évidence une inversion des rôles par rapport à cet état, à savoir que le garçon, qui est encore jeune, va devoir être forcé de jouer l'adulte, de rappeler à l'ordre, tandis que sa partenaire a des excentricités et des réactions qui ne sont pas exactement bien perçues (on n'est pas censé s'extasier devant des ossements humains, en fait ^^'). C'était tout bête, mais bien vu et cela a bien fonctionné. Du coup, personnellement je n'attendais même pas un couple en devenir, je trouvais que leur duo fonctionnait bien, mais que cela n'avait pas besoin d'évoluer en ce sens (je ne dirai donc pas si cela a été ou non le cas).

Beautiful bones n'avait rien de foncièrement original ou extraordinaire en soi, mais ce qu'elle faisait, elle le faisait bien. Et c'était souvent touchant. La façon dont l'anime se termine amène forcément à une saison 2, même si je ne sais pas ce qu'il en est par rapport à ça. Mais j'espère vraiment que ce sera le cas, car j'ai envie d'en savoir plus sur ce fil rouge, et de revoir les personnages, tout simplement ^^.

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Published by Marluuna - dans Mangas-Animes
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 00:05

Une série de Sarah Phelps, avec :

Maeve Dermody : Vera Claythorne

Charles Dance : le juge Wargrave

Toby Stephens : le Dr Armstrong

Aiden Turner : Philip Lombard

Burn Gorman : le détective Blore

Sam Neil : le Général MacArthur

Miranda Richardson : Miss Brent

Noah Taylor : Mr Rogers

Anna Maxwell Martin : Mrs Rogers

Douglas Booth : Anthony Marston

 

Mini-série anglaise de 3 épisodes.

1939. Huit personnes qui ne se connaissent pas sont conviées sur une île. Sur place, leur hôte est absent mais un couple de domestiques les attend.

Le premier soir, un disque se met en marche et une voix les accuse tour à tour d'un crime qu'ils auraient commis et pour lequel ils auraient échappé à la justice. Peu après, l'un des invités s'écroule, raide mort. Puis un autre. Les autres invités restant comprennent qu'ils sont la cible de leur hôte mystérieux et qu'ils vont payer pour leur crime...

 

D'après le roman « Dix petits nègres », d'Agatha Christie.

And then there were none, est une adaptation du roman « Dix petits nègres », d'Agatha Christie (devenant du coup, 10 petits soldats dans la série...). Il s'agit là d'un roman qui figure parmi mes livres favoris, du genre « je l'ai relu 10 fois » ^^'. Je le connais donc bien, très bien même, aussi quand j'ai vu cette courte série sur le sujet, je ne pouvais que m'y intéresser. Et si cela n'avait pas été suffisant, le casting m'aurait convaincu. La moitié des personnages est jouée par un acteur (ou actrice) que je connais plus ou moins et que j'apprécie. Et quand on sait le brio dont peuvent faire preuve les anglais quand il s'agit de séries d'époque (encore que là, ce n'est pas l'époque Victorienne ^^'), c'était là bien assez d'arguments pour me donner envie de m'y mettre.

La série est plutôt fidèle au livre d'Agatha Christie. Que ce soit pour les événements en tant que tels, ou pour l'esprit. Les divergences qui subsistent (parce qu'il y en a quand même) par rapport au livre sont soit dérisoires, soit pas dérangeantes du tout, de mon point de vue. Voire bien trouvées, parfois. Il s'agit donc, je pense, d'une adaptation qui ne fera pas hurler un puriste. Mais en même temps, j'avais beau connaître les personnages et les actions, savoir ce qui allait se passer après une scène ou une autre, cela ne m'a pas empêchée de me plonger dans l'histoire avec plaisir. Preuve qu'il ne s'agit pas non plus d'un copié-collé sans intérêt.

Déjà, et c'était le plus important ou pas loin, l'ambiance est réussie. Nos protagonistes, au nombre de 10 (8 nouveaux arrivants et 2 domestiques déjà présents dans la demeure) sont réunis sur cette île éloignée de tout pour des raisons diverses (professionnelles, par exemple). Ils ne se connaissent pas, excepté bien sûr, le couple de domestiques. Et le juge Wargrave, qui est assez célèbre et dont certains ont éventuellement pu entendre parler dans la presse. Quand une première victime arrive, puis une autre, ils commencent à se dire que ces morts ne sont guère naturelles... Et puis les victimes vont s'enchaîner, suivant la façon dont meurent les dix petits « soldats » de la comptine présente dans la chambre de chacun, et que Vera connaît depuis son enfance... De la même façon, à chaque victime, l'une des dix petites statuettes présentes dans la salle de séjour, disparaît. Et le doute n'est plus permis : quelqu'un -le mystérieux hôte qu'ils attendent en vain, peut-être- veut les tuer, un par un, en suivant la comptine. C'est donc un huis clos -tout ou presque se passe dans la grande maison-, puisque personne ne peut partir de l'île et qu'il n'y a pas le téléphone.

Suite à l'accusation précise dont chacun a fait l'objet dès le premier soir via le disque, on imagine que « quelqu'un » se charge donc de rendre justice à sa façon... Et cela peut être n'importe qui. Ils vont donc commencer à se soupçonner les uns les autres, par une méfiance naturelle, une sorte d'intuition sur telle ou telle personne (Lombard par exemple, inspire vite le mépris aux autres). Des alliances vont se former, des rapprochements vont se faire (entre Lombard et Vera par exemple) ou des animosités au contraire (entre Vera et Armstrong par exemple). On a donc un climat oppressant car comme il n'y a que 3 épisodes, tout va très vite finalement. Tout s'enchaîne, comme si les invités étaient impuissants face à ce qui est en train de les décimer méthodiquement. On ne sait pas à qui se fier, qui croire...

Personnellement à ma lecture du bouquin la première fois, je m'étais dit que le coupable ne pouvait se cacher sur l'île et qu'il faisait donc partie des 10, mais quant à savoir qui... J'avais mon idée, ceci dit. Mais je ne déflorerai pas la conclusion en la révélant, bien sûr. Ici je partais avec le suspens en moins puisque la conclusion, je la connaissais. Mais cela ne m'a pas empêchée de me laisser prendre au jeu, de sursauter au moindre bruit ou cri, de chercher des pistes... J'ai été absorbée dans cette histoire que pourtant je connais, mais que j'aime beaucoup. Et je dois dire que la série a bien réussi son ambiance.

Après, il faut dire que c'est un rythme de progression qui paradoxalement va vite, en ce sens que les choses s'enchaînent, mais en même temps va lentement car pendant un long moment, ils n'agissent pas et subissent, en quelque sorte. Ils ont beau fouiller les chambres, ne pas laisser l'un d'eux aller et venir seul ou quoi, il ne se passe pas grand chose en soi. Mais tout est très psychologique (on voit bien qu'Armstrong par exemple, se met vite à craquer, car il n'arrive plus à supporter cette angoissante situation)... Et c'est bien cela qui m'a plu, là où cela pourra ennuyer d'autres...

Et puis comme attendu, le casting est aux petits oignons. On a les valeurs sûres (Charles Dance ou Sam Neil...), ceux qu'on est ravis de retrouver (Burn Gorman, Noah Taylor, Aiden Turner, Toby Stephens...), ou ceux que -personnellement- je découvrais, c'est-à-dire les 4 autres. Mais peu importe au fond, car tout le monde livre une prestation solide. Certains ont plus de temps d'antenne que d'autres, on s'en doute, aussi ne vais-je pas m'appesantir ^^'... Mais de toute façon il n'y a aucune fausse note.

Et pour les personnages en tant que tels, on nous montre via des souvenirs, ce qui touche au fameux crime que chacun aurait commis par le passé (Blore qui aurait tué un prisonnier, Vera qui aurait laissé se noyer l'enfant dont elle était la gouvernante, etc...). Là encore, certains personnages sont plus développés que d'autres, puisqu'on les voit plus longtemps, forcément... Mais mon impression a été la même que lorsque je lis le livre : j'ai toujours un intérêt marqué pour le juge Wargrave, j'aime beaucoup aussi Lombard, qui a côté aventurier qui me plaît bien... Et pour le coup, les deux acteurs dans les rôles respectifs, ne m'ont pas fait changer d'avis ^^.

And then there were none peut être un bon moyen pour qui ne connaît pas l'oeuvre d'Agatha Christie, d'y venir. Mais je pense que la série peut convenir aussi bien à ceux qui découvrent (ou la romancière, ou ce roman en particulier) qu'à ceux qui le connaissent. La série est courte, ça se regarde bien, et si l'on ne connaît pas l'histoire, j'imagine qu'il y a quand même un vrai suspens jusqu'à la toute fin ! ^^. En tous cas moi, j'ai beaucoup aimé !

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 00:05

Une série de Jamie Mathieson, avec :

George Webster : Milo

Blake Harrison : Danny

Georgina Campbell : Kate

Richard Gadd : Callum

 

Série en cours, une saison diffusée.

A 24 ans, Danny décide qu'il est grand temps pour lui de grandir. Alors il demande en mariage sa petite amie Kate, qu'il aime énormément.

Mais avec son meilleur ami Milo, il se retrouvent traqués par un tueur qui les poursuit où qu'ils aillent, y compris dans des univers parallèles dans lesquels ils se rendent grâce à un mystérieux bracelet...

 

Quatre épisodes seulement composent cette première saison, et j'espère vivement qu'il y en aura une deuxième (je n'ai pas encore trouvé l'info à ce sujet), parce que c'était trop court ! Je me suis bien amusée à suivre les aventures de Milo et Danny, je dois dire.

L'idée, est donc que ces deux potes de toujours, très différents l'un de l'autre, se retrouvent pourchassés par un type qui veut les tuer, sans qu'ils sachent pour quelle raison. Et ce type -Callum- veut également tuer toutes les versions de Danny et Milo qui existent dans des univers parallèles au nôtre. Car oui, d'autres univers existent, il y a notamment d'autres Danny et Milo qui y vivent, et un bracelet qui tombe entre les mains de Milo suite à une rencontre avec un « autre Danny » va leur permettre de s'y rendre. Notre tandem va donc passer de monde en monde grâce à cet objet, découvrant d'autres versions d'eux assez différentes : parfois ils sont amis, d'autres fois ils se sont perdus de vus en grandissant, parfois Milo a réussi sa vie, d'autres fois il est déjà mort, dans certains univers, Danny n'est pas en couple avec Kate, etc...

L'air de rien et sans rentrer dans de la philo de bas étage -car Tripped ne se prend pas pour ce qu'elle n'est pas-, on nous fait passer une idée toute bête mais véridique : ce sont nos choix qui déterminent qui on est. C'est-à-dire qu'à un moment donné, Milo va se trouver face à un autre Milo qui pourtant avait les mêmes bases que lui, mais dont la vie a pris un sens bien différent du sien, suite à une décision qu'il a prise à un moment donné, alors que « notre » Milo en avait pris une autre. Autrement dit : rien n'est écrit, rien n'est acté, et nous avons nous-même, toutes les cartes en main. Et ce qu'on est est dû à ce qu'on fait. En gros. J'aime bien cette idée. On a là-dessus, une démonstration d'une amitié vue sous plusieurs angles, car Milo et Danny ne sont pas les mêmes d'un monde à l'autre, et leur amitié aussi est différente (voire inexistante, parfois). Milo se sent un peu laissé de côté depuis que Kate est dans la vie de Danny, et ce dernier veut se comporter en adulte, concept qui ne paraît pas familier à Milo...

Pour ma part, même si je voulais savoir qui était ce type qui voulait leur peau à ce point et pourquoi, j'avoue qu'à un moment donné, je l'ai même -presque- oublié, tant je m'amusais à suivre les péripéties de notre duo mal assorti ! Mais quoi qu'il en soi, au dernier épisode on sait le « qui » et le « pourquoi », c'est un fait. Et de la façon dont cela fini, on lance l'action pour la saison 2, c'est clair aussi. J'espère donc vivement qu'il y en aura bien une, et si oui, je serai au rendez-vous ! Ce n'est pas une grande série, ce n'est pas un concept qu'on voit pour la première fois, mais j'ai aimé ce que Tripped a pu nous proposer en si peu de temps.

Dans l'esprit et dans le ton, Tripped m'a pas mal fait penser à Misfits, en fait. Pour son côté irrévérencieux, pas politiquement correct (pas correct tout court d'ailleurs ^^), pour le côté un peu décadent aussi... Je ne sais pas, à plus d'une reprise cela m'a fait penser à Misfits, pour l'esprit (car l'histoire n'a rien à voir, après). Et c'est un compliment, parce que pour les premières saisons notamment, j'avais adoré Misfits.

Pour moi le gros point positif, c'est quand même Milo. C'est un personnage qui fait un peu figure de grand ado attardé, car il préfère picoler et fumer, là où son pote Danny cherche à se caser et à se poser dans sa vie. Du moins, c'est ainsi qu'on les comprend, lorsque débute la série. Mais du coup il est le plus intéressant et le plus fun des deux, à mon sens. J'ai adoré ses remarques sarcastiques, sa façon d'être quand même attaché à Danny au point d'espérer que leur amitié résistera à tout (et avec ce qu'ils voient de leurs autres versions dans les autres mondes, il y a de quoi s'interroger sur le sujet)... La plupart de mes sourires et rires viennent de lui, c'est certain ! Il faut dire que dans le rôle de Milo, George Webster est étonnant de simplicité et de naturel. C'est une belle prestation.

A côté de lui, on a Danny, qui lui est plus sérieux, et se trouve embarqué dans cette histoire de fou alors qu'il voulait juste se ranger : il avait le bon métier, la bonne fiancée... Danny est le pragmatique, et il est aussi tiraillé entre son amitié pour Milo et son amour pour Kate (dont il va croiser les différentes versions au détour des mondes qu'il visite), qui sont les deux personnes les plus importantes pour lui et qui ne s'entendent pas... Il est moins fun c'est sûr, mais ce genre de personnages se complète bien, avec ceux du genre de Milo. Et Blake Harrison fait du bon boulot, dans le rôle.

J'ai un peu moins adhéré à Kate, que j'ai plus vu comme une trouble-fête qu'autre chose (quoi qu'il y a notamment une version d'elle, dans le dernier univers, que j'ai apprécié). Et je n'ai pas grand chose à dire sur Callum, qui est intéressant en ce qu'il représente la menace armée, qui pèse sur notre duo, mais qui n'est pas suffisamment développé pour être intéressant en tant que tel. La série repose exclusivement sur ses deux personnes principaux.

Tripped me fait l'effet d'un divertissement qui ne souhaite pas se prendre au sérieux et du coup ça a été comme une petite récréation. Ca m'a bien plu, j'ai trouvé ça fun et j'étais à fond dans l'histoire... et si ça n'était pas encore clair, j'espère une suite ! :)

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 00:05

"-On joue toujours les cow-boys, Mr McClane ? Les Américains sont incroyables... Mais cette fois-ci, John Wayne ne s'éloignera pas dans le soleil couchant avec Grace Kelly...

-C'est Gary Cooper, connard !"

(Alan Rickman & Bruce Willis, Die Hard)

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 00:05

Voici le premier récap' de l'année ! :)

Quelques saisons coupées en deux par la pause hivernale ont déjà repris, mais à l'heure où j'écris, pas encore beaucoup... Cela viendra au fur et à mesure, de même que les éventuelles nouvelles (enfin il y aura de nouvelles séries bien sûr, c'est juste que je ne sais pas si je regarderai ^^). Alors qu'ai-je (re) commencé à voir ?...

 

Séries :

 

And then there were none :

Mini-série anglaise (3 épisodes) qui est une adaptation des « 10 petits nègres », d'Agatha Christie, ou l'un de mes romans favoris ^^ ! Impossible que je passe à côté, surtout vu le casting de folie (Sam Neil, Burn Gorman, Aiden Turner, Charles Dance, Noah Taylor... Ouilleouilleouille, c'est beau !)

L'histoire est celle de 8 individus qui ne se connaissent pas et son invités à séjourner sur une île où se trouvent déjà deux domestiques. Le premier soir, chacun est accusé, via un disque enregistré à l'avance, de la mort d'une ou plusieurs personnes. Et peu de temps après, deux personnes parmi eux décèdent...

Je connais l'histoire par cœur alors je peux dire que le premier épisode est d'une fidélité sans faille. Ce qui me va bien. Chaque acteur, que je le connaisse d'avant ou pas, me semble très bien dans son rôle... J'ai beau connaître, ce fut vraiment bon de regarder le premier épisode ! Je suis ravie !

 

Rome :

Bien qu'elle ne soit pas finie, je me suis mise à cette courte série. Le but était de passer le temps en attendant la reprise des séries, et au final je n'ai vu que deux épisodes, donc j'ai mal joué le coup, mais c'est pas grave ^^.

Rome, c'est l'histoire de deux romains (sans rire !), un légionnaire et son centurion, au temps de la chute de la République, avant l'Empire. La série débute quand Jules César revient de Gaule et s'apprête à marcher sur Rome...

L'Histoire par le petit bout de la lorgnette, j'aime bien ça. Suivre ces deux hommes qui reviennent chez eux après des années, l'un n'arrivant pas à se réadapter à la vie civile, l'autre dont les retrouvailles avec sa femme ne sont pas géniales... Et tout ça au milieu d'un contexte riche en luttes de pouvoirs, clans, complots et j'en passe... C'est plutôt chouette pour ce que j'en ai vu. Ca ne fait pas dans la dentelle, mais ça semble chouette.

 

The Shannara chronicles :

Amberle est la princesse des elfes, et elle participe à une course pour devenir une Elue qui protégera l'arbre sacré. Mais tout ne se passe pas exactement comme prévu et elle s'enfuie. Elle rencontrera en chemin Will, un demi-elfe qui ignore qu'il est le descendant des Shannara, une célèbre lignée, et également Allanon, dernier druide encore en vie...

Ca m'a rappelé le bon temps (ou pas) de Legend of the Seeker tout ça ^^'. C'est-à-dire que soit ça donnait un truc bien -après tout y a un créneau de libre pour ces histoires, à la télé-, soit ça sentait la bouse intersidérale... Et là, je réserve mon avis car je n'ai vu que 3 épisodes, et que le 3ème était nettement meilleur mais... J'ai peur de cette série. Y a des trucs sympas comme tout. On sent que c'est pour ado, et tout, mais ça je m'en fiche pas mal. Y a vraiment de chouettes trucs. Mais y a aussi le potentiel pour méchamment se casser la figure... alors nous verrons bien ! ^^

 

Dramas :

 

Samurai Sensei :

Takechi Hanpeita, samurai de la fin de l'ère Edo, doit se faire seppuku (hara-kiri). Mais au moment fatidique, il se réveille en 2015, toujours au Japon mais dans un monde qui a bien changé et dont il ignore tout. Un vieux professeur se prend d'affection pour lui et le recueille chez lui...

Avec Nishikido Ryo dans le rôle titre, il fallait bien que je vois ce drama, que je n'ai pas pu suivre lors de sa diffusion, il y a quelques mois. Qui plus est j'avais vu quelques dramas sur les voyages temporels (tous coréens, me semble-t-il) et l'idée me plaisait bien. J'aime bien voir ce samurai s'adapter à un monde bien différent de celui qui fut le sien... Et le vieux professeur est tout gentil, il me plaît beaucoup !

Le drama est assez court (8 épisodes) mais je me prends déjà au jeu et j'ai hâte de lancer la suite !

 

Animes :

 

Beautiful bones :

J'avais loupé cet anime de 2015, qui nous raconte les enquêtes entre une jeune femme taciturne passionnée par les os, et un jeune garçon plutôt jovial qui lui sert d'assistant.

Et franchement, c'est super bien ! Bonne ambiance, avec un côté sombre et amère que j'aime bien. Bonne complémentarité entre les deux « enquêteurs » très différents mais bien assortis... Et j'avoue que c'est très bien fait car en plus d'être intriguant et d'entretenir le suspens, les épisodes me clouent sur place très souvent, par le propos sous-jacent qui s'y trouve. C'est plus profond que si c'était un simple anime policier, en fait. Honnêtement, je suis fan !

 

HaruChika – Haruta to Chika wa Seishun Suru :

Haruta et Chika sont amis, et font partie d'un club de musique. Des indices sont découverts dans l'école, en lien avec leur professeur de musique, et le duo va les élucider...

Résumé un peu bancal car je ne sais pas trop de quoi va parler ce nouvel anime du début janvier, en fait. De musique, c'est sûr, mais après... Pour autant, le pilote m'a plu. J'aime bien Haruta surtout, que je trouve assez perspicace. Et j'ai bien aimé la façon dont était fait ce début, en douceur mais on sent du potentiel. J'ai hâte de découvrir la suite, du coup !

 

Shigatsu wa kimi no uso :

Celui-là aussi, je l'avais loupé et je m'étais toujours promis de le voir !

Il raconte la rencontre puis la relation entre un jeune pianiste de talent mais qui a abandonné le piano, et une jeune violoniste très douée mais très libre...

Un anime musical d'une beauté et d'une poésie à couper le souffle. Je retrouve Nodame Cantabile pour le côté musical et passionné, mais l'humour en moins. C'est très intense, ce qui se passe entre les personnages ou entre eux et la musique, qu'ils n'abordent pas de la même façon... Il y a des scènes qui touchent profondément au cœur, c'est dur à expliquer... Je sens que c'est un grand anime, que j'ai commencé là...

 

Et voilà, comme disait l'autre, c'est tout pour le moment ^^ !

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 00:05

Une série créée par Melissa Rosenberg, avec :

Krysten Ritter : Jessica Jones

David Tennant : Kevin Kilgrave

Rachael Taylor : Trish Walker

Eka Darville : Malcolm

Mike Colter : Luke Cage

Carrie-Anne Moss : Jeri Hogarth

 

Série en cours, actuellement une saison diffusée.

Jessica Jones est détective privé. Son existence semble seulement comblée par les enquêtes glauques qu'elle mène, et l'alcool. Et sa meilleure amie Trish, aussi.

Un jour, un couple lui confie une affaire : retrouver leur fille Hope. Jessica remonte la piste et comprend que Hope n'est pas partie de son plein gré : elle a suivi Kilgrave, un homme au pouvoir de suggestion irrésistible, et que Jessica a bien connu par le passé. Pour stopper Kilgrave, Jessica devra agir exactement comme ce qu'elle ne veut pas être : une héroïne.

Après Daredevil, on nous offre de nouveau une série de super-héros bien différente, mais tout aussi réussie. J'ai aimé Jessica Jones dès le premier épisode, et jusqu'au tout dernier. C'était une première saison de 13 épisodes dans laquelle je ne trouve rien à jeter. Tout y était. L'héroïne brisée de partout, sa meilleure amie qui pour une fois ne joue pas les potiches, un méchant diabolique, une ambiance noire... Ce fut une première saison durant laquelle on n'a pas beaucoup ri, c'est certain, mais alors qu'est-ce que c'était bien !

Je me souviens de ma réaction lors de la scène qui conclue l'épisode 1, à laquelle je ne m'attendais pas, et qui m'a scotchée... Et après ça, il y en a plein d'autres, des scènes comme celles-là. Car la série ne nous ménage pas. Et ce qui est effrayant, c'est bien sûr le fait que le méchant, Kilgrave, peut pousser la personne la plus douce et censée à faire des choses affreuses, car rien ni personne ne résiste à son pouvoir : quand il dit à quelqu'un de faire quelque chose, quoi que ce soit, la personne n'a d'autre choix que de le faire. C'est d'ailleurs là-dessus qu'il joue pour forcer Jessica à revenir dans sa vie. Car Kilgrave aime Jessica Jones. Il la veut auprès de lui, et il la veut sans utiliser son pouvoir : il veut qu'elle l'aime sincèrement, qu'elle soit avec lui parce qu'elle le veut, et non parce qu'il l'y oblige. Alors qu'il n'hésite pas à faire pression à faire pression sur les autres (Trish, sa meilleure amie, ou même des citoyens lambda), il n'influe pas sur l'esprit de Jessica.

 

Tout comme cela a été le cas pour Daredevil, ici le gros atout est donc l'opposant, ce Kilgrave. Parce que c'est quelqu'un de charismatique, de malin, qui n'a aucun scrupules. Il n'hésite jamais à faire commettre aux autres des actes atroces, et à se défendre d'avoir tué qui que ce soit de ses mains. Il y a un moment de la série où il aurait pu être attachant, ou du moins, on aurait pu le comprendre, quand il parle de son enfance et des choses horribles qu'il a subi, et qui ont fait de lui l'être détaché et malveillant qu'il est maintenant... Mais cela ne se fera jamais, car Kilgrave au bout d'un moment, n'a plus d'excuses. Il pourrait user de son grand pouvoir pour faire le bien, mais il s'en sert à des fins personnelles, sans se soucier des dommages qu'il cause. Il va tellement loin dans le chantage qu'il exerce sur Jessica que peu importe ce qu'il a pu vivre par le passé, on ne peut l'excuser. Et jusqu'au bout de la saison, le personnage m'a fait dresser les cheveux sur la tête, d'effroi.

On m'accusera de manquer d'objectivité, mais enfin je n'ai jamais caché mon admiration pour David Tennant, qui a joué le Docteur dans Docteur Who durant 3 saisons (plus quelques épisodes spéciaux), puis qui a été révélé à un plus large public grâce à Broadchurch. Les quelques petites séries qu'il a fait depuis (ou même avant) sont également très bonnes. C'est un acteur capable d'émouvoir et en même temps, il peut jouer la folie et le machiavélisme comme personne. Dans cette série, il est plus mesuré qu'à son habitude. D'ailleurs c'est bien son côté calme qui angoisse... Ses sourires, ses exclamations, tout file la chair de poule (cette scène dans le commissariat, franchement...). Bref, Tennant est grand, qu'on se le dise.

Mais même s'il prend beaucoup de place, Jessica Jones n'oublie pas non plus ses personnages secondaires. L'avocate froide et manipulatrice, le voisin de palier de Jessica, Malcolm, stone du soir au matin (que j'ai bien aimé en ce qu'il apportait à la série), les voisins du dessus, Robyn et Ruben, des jumeaux un peu bizarres... Il y a aussi le flic, Simpson, manipulé par Kilgrave pendant un temps et qui après, veut sa chute autant que Jessica, par vengeance. Je n'oublie pas Luke aussi, le barman indestructible (au sens propre du terme), à qui Jessica est liée d'une étrange façon, et que j'ai beaucoup aimé.

Mais celle que j'ai vraiment bien aimé reste Trish, la meilleure amie de Jessica, sa sœur d'adoption. Trish est une célébrité (animatrice de radio), qui a elle-même eu une enfance un peu chaotique, avec une mère qui la frappait... C'est une jeune femme qui sait tout de ce qu'a vécu Jessica quelques années plus tôt, quand Kilgrave avait fait d'elle sa marionnette, et qui s'inquiète de voir Jessica recroiser la route de cet homme que personne ne sait comment arrêter. Même si elle n'a aucun pouvoir particulier, Trish veut oeuvrer pour la protection de sa meilleure amie, et la sienne. Elle n'a jamais ce côté « boulet » qu'on aurait pu s'attendre à voir. Au contraire elle représente la normalité, le point d'ancrage de Jessica et comme le dit Kilgrave, sans doute la seule personne que Jessica aime véritablement (à ce sujet, la fin de la saison est superbe, sur la relation entre Jessica et Trish).

Et puis il y a Jessica. Quand on fait sa connaissance, on la découvre détective privé (qui n'a pas peur de travailler sur des affaires sordides), dotée d'une force exceptionnelle... Sa vie part totalement en sucette, elle est portée sur la bouteille... Le personnage se présente comme une personne cynique et désabusée, et on comprend vite qu'un poids pèse sur ses épaules, et qu'elle est en train de se faire écraser. Elle semble être sous le coup d'un stress post-traumatique... Une enquête qu'on lui confie va lui faire découvrir que celui qu'elle croyait mort, Kilgrave, est encore en vie et qu'il revient pour elle. Kilgrave peut obliger qui que ce soit à faire ce qu'il veut, et autant dire qu'avec les capacités de Jessica, cela peut faire du dégât... S'entame alors un jeu du chat et de la souris

: Kilgrave qui veut qu'elle vienne à lui d'elle-même, et Jessica qui le cherche et le veut vivant (c'est le seul moyen pour elle d'innocenter une de ses victimes). Très vite, il semble évident que rien ne peut contenir cet homme et qu'à moins de le tuer, l'arrêter sera difficile... Mais Jessica, aidée par Trish et Simpson, un policier, le veut vivant à tous prix. C'est un personnage que j'ai beaucoup aimé car elle a quelque chose de brutal, de cynique en elle, mais on comprend vite qu'elle a beaucoup souffert et qu'elle souffre encore, à cause de ce que Kilgrave l'a obligé à faire. Elle a beau savoir qu'elle était manipulée, elle culpabilise encore. Et même si elle semble être la seule capable de l'arrêter, Jessica n'a rien d'une héroïne. C'est un personnage brisé, que j'ai trouvé très intéressant dans la façon dont la saison la met en scène et la fait évoluer... Et puis Krysten Ritter (vue dans Veronica Mars, pour ma part) fait un super boulot dans la peau de ce personnage, vraiment !

Comme Daredevil avant elle, Marvel's Jessica Jones est une série où le cynisme et la noirceur ont la part belle, que ce soit dans le propos ou dans la réalisation en tant que telle. Et j'aime beaucoup cette ambiance, à vrai dire. C'est sûr que ce n'est pas la série à regarder pour se détendre ou bien rigoler, mais elle vaut le détour pour la qualité de ses personnages et de son écriture, ainsi que la qualité des interprétations. Je suis conquise !

 

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 01:21

Un film d'animation réalisé par Chris Sanders et Kirk DeMicco.

(2013)

Les Croods sont une famille préhistorique menée par le père, qui garantit la sécurité des siens en les obligeant à vivre dans leur caverne et à ne pas en sortir une fois la nuit tombée...

Mais lorsque la caverne est détruite par un tremblement de terre, les Croods doivent trouver un autre endroit où vivre. C'est le début d'un long périple durant lequel ils vont croiser Guy, un jeune nomade qui va leur montrer une nouvelle façon de vivre...

Les Croods, c'est l'histoire d'une petite famille du même nom, durant la Préhistoire. Il y Grug, le père. Protecteur, il contraint sa famille à rester dans leur caverne pour parer à tous les dangers. Tout ce qu'il ne connaît pas, il le considère comme mauvais. Eep, la fille aînée, a envie de liberté. Elle est contre toutes ces règles et elle s'aventure hors de la caverne, c'est d'ailleurs ce qui lui permettra de rencontrer Guy, le nomade qui va les guider vers leur nouvelle maison -et plus loin encore-. Il y a ensuite Ugga, la femme de Grug, Thunk, le fils de la famille et enfin Sandy, le bébé. Et puis la grand-mère, Gran.

Lorsque les Croods se trouveront face au danger, Guy viendra à leur secours grâce au feu qu'il maîtrise, à leur grand étonnement. Sa façon de vivre est très différente de celle de Grug : lui vit au grand jour, avec un tas d'inventions de son cru. C'est grâce à lui qu'il vont entrer dans une nouvelle ère, qu'il appelle « Demain ». Bien sûr il s'oppose souvent à Grug, qui ne l'apprécie pas, parce qu'il représente tout ce qui effraie cet homme préhistorique qui a peur et ne veut surtout pas que les choses changent... Le film s'articule en cela, autour du thème de la famille. Car même si Grug s'y prend mal et qu'on sait bien que c'est Guy qui a raison, on ne peut pas lui en vouloir au final : tout ce qu'il fait, il le fait par amour pour les siens, parce qu'il veut les préserver. Il ne comprend pas qu'il lui faudra au contraire s'adapter pour survivre dans un monde qui change, mais ses intentions sont bonnes, au départ... Pour le coup dans ce film, ce ne sont pas tant les personnages pris individuellement, qui sont intéressants, mais bien le groupe dans sa globalité. C'est vraiment là que ça fonctionne (car de toute façon à part le père et la fille aînée, les autres membres de la famille sont quand même moins développés...).

Il est indéniable que The Croods a beaucoup de charme. Il bénéficie ainsi de quelques jolies scènes, entre le père et sa femme, ou le père et ses enfants... Ce n'est pas tire-larmes ou émouvant à vous coller des frissons, mais c'est joli. Le propos est intéressant, et la manière de le mettre en scène est bonne. Honnêtement le film ne me tentait pas plus que cela au début, notamment car je ne m'attendais pas à y trouver cette dimension. Je m'étais imaginée une sorte de « famille Pierrafeu » (ce qui n'est donc pas exactement poétique ^^'), mais c'est plus que cela, à vrai dire... Et puis c'est inventif, on ne s'ennuie pas une seconde durant les presque 1h30 que dure le film.

L'animation est très bonne, il n'y a rien à y redire. En soi ce n'est pas forcément le type de dessins que je préfère, mais c'est du bon quand même. Et les scènes d'action rendent quand même très bien, il faut le dire. J'ai particulièrement aimé les paysages je dois dire, et notamment ces couleurs vives.

Bien sûr, le film est surtout drôle. Il y a des scènes assez amusantes, qui naissent des divers anachronismes (comme par exemple Guy qui utilise des chaussures), du langage employé aussi, et puis des situations, tout bêtement (rien que les piques de Grug à sa belle-mère, cela m'a amusée...). J'avoue que je me suis bien amusée, et j'ai même bien ri plusieurs fois. En-dehors de cela, ce n'est certainement pas le film d'animation le plus marquant qui soit, mais il remplit son office : il est divertissant, on passe un bon moment devant. C'est plus que suffisant.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 23:17

MAJ

Bonjour bonjour,

Ce court article afin de vous informer de quelques "travaux" que j'entreprends actuellement sur le blog, qui auraient dû être fait depuis longtemps...

- Tout d'abord, sur les sommaires des différentes catégories du blog : ils n'étaient plus mis à jour depuis 2013 environ, j'ai donc entrepris de rajouter progressivement les articles des diverses catégories dans le sommaire en question. J'ai déjà pas mal avancé, il ne manque plus je crois, que les séries, films et dramas coréens... Et à partir de maintenant, je le ferai systématiquement, comme ça il n'y aura pas de problème...

- Ensuite et ça, ce sera plus long, je vais repredre tous les articles et remettre des photos car beaucoup ont disparu... Je l'ai constaté depuis longtemps mais je ne m'y étais jamais attelée, donc cela va progressivement être réparé, et ce sera quand même plus sympa.

Voilà voilà !

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