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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 00:50

Une série créée par Peter Morgan, avec :

Claire Foy : Élisabeth II

Matt Smith : Philip Mountbatten

Vanessa Kirby : Margaret

John Lithgow : Winston Churchill

Alex Jennings : Édouard VIII

Victoria Hamilton : Elizabeth Bowes-Lyon

Jeremy Northam : Anthony Eden

Jared Harris : George VI

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

 

The Crown nous raconte la vie (privée et publique) de la reine du Royaume-Uni Élizabeth II.

La saison 1 couvre son accession au trône à la mort de son père le roi Georges VI jusqu'à ses premières années de règne, au début des années 50.

Chaque saison couvrira une décennie de son règne.

 

Attention, pépite. The Crown est une grande série. Grande par sa justesse, sa crédibilité. Par la qualité indéniable de ses acteurs (et actrices), l'écriture, la mise en scène. C'est quand même assez génial, quand on aime regarder des séries, de tomber de temps à autres sur une qui, l'air de rien, discrètement, se révèle être de qualité supérieure à la production standard. J'ai beau être bon public, regarder toutes sortes de séries et apprécier un simple divertissement efficace, de temps à autres, regarder une série de grande qualité, cela fait quand même plaisir.

The Crown nous raconte dans sa première saison, les premières années de règne d'Elizabeth II, l'actuelle reine d'Angleterre (entre autres titres). Son accession au trône après le décès de son père Georges VI, et ses premières années de jeune souveraine, quelques années seulement après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Nous suivons sa vie privée (son mariage avec le Duc d'Edimbourg, la relation tumultueuse de sa jeune sœur Margaret avec un homme divorcé...) que sa vie publique (son couronnement, ses apparitions, ses entretiens hebdomadaires avec son Premier Ministre...). Chaque saison explorera une décennie de son règne : la saison 2 par exemple, va apparemment s'intéresser à l'éducation de ses enfants (le Prince Charles notamment) et à la vie de Philip. On y verra aussi la rencontre avec le Président américain Kennedy (Michael C. Hall tiendra ce rôle, ce qui est une bien bonne nouvelle !).

C'est une Angleterre entre tradition et modernité qui nous est dépeinte là. Un grand pays, un pays qui n'a pas cédé devant le nazisme (le Premier Ministre Churchill incarne cet aspect), avec de solides valeurs et un respect de la Couronne en tant que symbole. Et de l'autre côté il y a le Duc d'Edimbourg qui aimerait « vivre avec son temps » pour le dire simplement, et qui ne voit pas par exemple, pourquoi Margaret ne pourrait pas épouser l'homme qu'elle aime sous prétexte qu'il est divorcé, chose que le Cabinet et l'Eglise ne peuvent cautionner.

Il faut dire que la famille royale est encore marquée par l'abdication d'Edward VIII (qui a renoncé au trône au bout de seulement quelques mois pour justement pouvoir se marier avec une femme divorcée). C'est ainsi que Georges VI est devenu roi et que la jeune Elizabeth était la prétendante au trône. Ce roi qui a renoncé à la Couronne, a dû s'exiler et même lorsqu'il revient au pays à la mort de son frère, la famille le tolère à peine, refusant que son épouse assiste aussi bien aux funérailles qu'au futur couronnement d'Elizabeth. Ce fait est plusieurs fois évoqué au cours de cette première saison, comme une mise en garde : comme si le moindre écart, la moindre tolérance qu'elle pourrait avoir (à l'égard de sa sœur notamment, ou de son époux épris de liberté), ferait vaciller la Couronne, comme son oncle a pu le faire des années auparavant.

On prend ainsi petit à petit conscience de la lourde charge qui s'est abattue sur cette toute jeune femme. Elle ne peut plus être une épouse ou une mère, ni même une femme : elle est la reine avant tout. Son mariage avec Philip, présenté comme très heureux au début (il s'agit bien d'un mariage d'amour) bat de l'aile petit à petit. Obligée de garder le nom des Windsor et de ne pas porter celui de son époux, ce dernier a l'impression de voir sa liberté se réduire. Il ne peut plus agir comme il l'entend et doit s'agenouiller devant sa femme, la reine. Il sort beaucoup avec des amis et ne cache pas son ressentiment, devant cette liberté qui lui est retirée. Même chose pour Margaret, la sœur de la reine, qui ne peut épouser l'homme qu'elle aime sous prétexte qu'il est divorcé. Chacun se plaint (avec raison) de cette liberté perdue, mais ce qu'Elizabeth ne dit pas, c'est qu'elle n'en a guère plus qu'eux, au fond. Entre le Cabinet, l'Eglise et ce qu'il convient de faire de manière générale, elle est bel et bien la reine, avant toute autre chose. Mais c'est une femme intelligente et capable, contrairement à ce que pensent certains. J'ai bien aimé par exemple l'épisode où elle se rend compte, à force de côtoyer des personnages importants, de son ignorance. Elle a reçu une éducation particulière, où elle apprenait les usages, les coutumes, la Constitution, mais rien en terme d'enseignement général. Rien en philosophie, en histoire, etc... Et elle fait ainsi appel à un professeur particulier pour lui apprendre toutes ces choses. C'est même dommage que cet axe n'ait pas été poursuivi en toile de fond sur plus d'épisodes car j'aimais bien cette idée. Quand la saison s'achève en tout cas, ce n'est plus la même Elizabeth qu'au début. Les adieux avec Churchill alors qu'il démissionne, sont très symboliques : il n'a plus rien à lui enseigner, et elle le remercie d'avoir si bien servi son pays durant tout ce temps... Une page se tourne.

Claire Foy et Matt Smith brillent, dans les rôles d'Elizabeth et Philip. Ils sont parfaits, individuellement et ensemble. Mais j'avoue que j'ai été très impressionnée par John Lithgow, qui campe un magnifique Churchill. Le personnage en soi est déjà impressionnant pour ce qu'il représente et incarne, même s'il est vieillissant, et l'acteur est absolument génial de charisme, de prestance et de justesse.

The Crown n'est jamais trop bavarde : même s'il y a de forts belles scènes et de bons dialogues, elle sait aussi se taire et nous laisser voir par nous-même ce qu'il faut. Elle a un équilibre parfait entre tous les aspects qu'elle aborde, et tout cela est très bien joué par un casting de haute volée. Vivement la saison 2, c'est tout ce que j'ai à dire !

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:00

Articles sur la série ICI et ICI.

 

Attention, spoilers sur la saison et la série en général.

 

Un peu comme l'an dernier, il m'a fallu voir une partie de cette sixième saison en français, car je ne la trouvais pas en vostfr. Encore qu'elle est assez bien doublée pour le coup, donc ça a été.

Le gros fait majeur de la saison, c'est le départ de l'inspecteur Goodman, et l'arrivée de son remplaçant, l'inspecteur Mooney. Encore un changement de tête pour l'acteur principal donc, l'inspecteur Goodman ayant lui-même succédé en son temps à l'inspecteur Poole. Pour le moment au moins, le reste de l'équipe est inchangé. Avec l'inspecteur Mooney, une autre nouvelle tête arrive aussi dans la série : sa fille, Siobhan.

Le départ de Goodman est évident pour tout le monde je pense, il est préparé tout au long de la saison, si bien que lorsqu'il arrive, en principe on ne doit pas être plus surpris que cela. Au cours d'une double épisode qui envoie une partie de l'équipe enquêter à Londres, on pose les dernières pierres de ce départ, et on introduit aussi Mooney, avec qui Goodman va travailler de concert durant cette enquête.

Goodman me manquera beaucoup. Sa maladresse, sa timidité, sa gentillesse me l'ont rendu immédiatement très attachant, dès sa première apparition. J'avais du mal à imaginer la série sans lui au départ, mais les scénaristes ont réussi le tour de force de rendre tout de suite aussi, l'inspecteur Mooney très sympathique. On l'a encore peu vu, mais il me plaît déjà bien. Il est veuf depuis tout récemment, et encore marqué par son deuil, plus qu'il ne l'admet. Il accepte de venir à Sainte-Marie pour des vacances avec sa fille unique, pour se ressourcer après le drame qu'ils viennent de subir... Et de fil en aiguille, sans surprise, il va accepter d'être le nouvel inspecteur de l'île. C'est un homme plutôt joyeux, très intelligent lui-aussi, avec du tact, et que l'on devine blessé... Il est un peu dans la même veine que Goodman, en réalité, le côté maladroit en moins. Sans doute est-ce pour cela qu'il me plaît.

Pour le reste, la série fonctionne toujours aussi bien, nous offrant toujours de bons, voire très bons épisodes. A part le premier de la saison, que je n'ai pas plus apprécié que cela en fin de compte, tous les autres sont au niveau de la série, avec pour moi une mention spéciale pour le 3 (où Humphrey et Martha s'échappent dans un petit hôtel pour un week-end à deux, et où un meurtre est commis) que j'ai vraiment beaucoup aimé notamment pour sa résolution pour une fois en comité restreint. Et bien sûr le double épisode à Londres, qui était très bien aussi et nous permet, outre de faire connaissance avec Mooney, de toucher encore un peu à la vie et au passé de Dwayne, avec délicatesse.

Cela dit, tout bon qu'il soit, ce double épisode, on est bien content -comme Dwayne d'ailleurs- de rentrer finalement à Sainte-Marie et de retrouver sa chaleur, ses décors magiques et son ambiance particulière... Cette île est paradisiaque et la série est indissociable de son décor, désormais. Je ne suis pas lassée de ces intrigues à la Agatha Christie, de ces résolutions de meurtres théâtrales, exposées par l'inspecteur devant son équipe et tous les suspects/acteurs de l'affaire du jour... De la recherche minutieuse d'indices, de témoignages, plutôt que de se servir des nouvelles technologies... Death in paradise a un charme indéniable et il opère toujours, même avec un renouvellement de casting.

La série a été renouvelée pour une saison 7 qui sera diffusée début 2018, et je serai bien sûr au rendez-vous, toujours avec le même enthousiasme !

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 23:36

Une série créée par Jon Bokenkamp, avec ;

Famke Janssen : Susan Scott « Scottie » Hargrave

Ryan Eggold : Tom Keen

Tawny Cypress : Nez Rowan

Edi Gathegi : Matias Solomon

Adrian Martinez : Dumont

Terry O'Quinn : Howard Hargrave

 

Une saison. Série annulée. Il s'agit du spin-off de The Blacklist.

 

Tom Keen est contacté par son père Howard Hargrave, que tout le monde croit mort. Il prétend que sa femme Scottie, n'est pas celle qu'elle prétend et qu'elle a tenté de le tuer.

Tom rejoint l'organisation de sa mère afin de la percer à jour, alors que celle-ci ignore totalement qu'elle travaille avec son fils disparu depuis des années...

 

J'étais persuadée d'avoir fait un article sur The Blacklist Redemption... J'avais juste dû l'écrire dans ma tête, cela arrive parfois ^^'. Bref, rectifions le tir ^^'.

Redemption est donc le spin-off de The Blacklist, et il s'intéresse plus particulièrement au personnage de Tom Keen, le mari d'Elizabeth, et à ses origines.

Tout ceci avait bien évidemment été introduit dans la série mère. Tom est en réalité Christopher Hargrave, enlevé alors qu'il était encore un enfant, à ses parents Scottie et Howard Hargrave. Ayant appris leur identité, il est contacté par son père. Celui-ci est bien en vie contrairement à ce que pense tout le monde, et il est persuadé que sa femme, Scottie, cache son vrai visage et ses réelles intentions à tous. Depuis un moment dit-il, elle le faisait passer pour un homme qui perdait ses moyens afin de prendre le contrôle de sa compagnie... jusqu'au jour où elle l'a fait tuer dans un accident. Du moins, c'est ce qu'elle croit, car il a survécu.

Tom va alors, sans révéler sa véritable identité, travailler aux côtés de sa mère pour trouver des preuves. Elle dirige une organisation plus ou moins secrète, chargée de certaines missions dans lesquelles le gouvernement de veut pas se mouiller. Chaque épisode met donc en scène une affaire qui intéresse Tom et le reste de l'équipe dont il fait partie... Et en fil rouge, on a donc ce qui touche plus particulièrement à Tom et sa véritable famille.

Plus il passe du temps avec Scottie, plus il apprend à la connaître, et moins il lui semble probable que cette femme, qui n'a jamais cessé de pleurer son enfant disparu, soit telle que son père la décrit. C'est intéressant car il faut bien que l'un des deux mente : Howard ou Scottie. Et un peu comme Tom, on ne sait qui croire. J'ai bien aimé le dernier épisode à ce sujet, qui inversait la tendance. Et promettait un beau retournement de situation à venir...

Mais il faut savoir que la série est annulée. Donc je ne peux évidemment la recommander : déjà qu'elle n'avait que peu d'intérêt pour celui qui n'aurait pas suivi The Blacklist (je pense), mais là en n'ayant jamais de suite... C'est dommage car Redemption n'était pas la meilleure des séries qui existe, c'est certain, mais vue la façon dont cette première -et unique- saison se termine, j'aurais bien voulu connaître la suite. Je ne l'aurais pas vu durer sur beaucoup de saisons de toute façon, car le propos se serait vite essoufflé, mais au moins avoir une conclusion propre... Mais c'est ainsi.

Les épisodes étaient assez classiques. Efficaces, variés car les missions l'étaient tout autant, et c'était là le point fort. Mais rien d'original, il faut le dire. Cela dit l'équipe était assez hétérogène et Scottie avait assez de charisme pour rendre cela attrayant. Avec en prime, ce fil rouge lié à elle, qui donnait une plus-value au show. Et puis j'aime bien Tom. Il a toujours été l'un des personnages les plus intéressants de la série mère (notamment dans la première saison, avec le mystère qui planait autour de lui). Et contrairement à ce qui peut arriver parfois avec certains spin-off, il restait intéressant, même une fois sorti du contexte et sans interaction avec les autres personnages de la série d'origine (notamment Elizabeth). Dommage pour Tom, mais bon on a déjà pu voir qu'il reviendrait dans The Blacklist (et en même temps, il n'y avait pas trop de souci à se faire, vu la place qu'occupe son personnage ^^).

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 18:45

Une série de Brian Yorkey, avec :

Dylan Minnette : Clay Jensen

Katherine Langford : Hannah Baker

Christian Navarro : Tony Padilla

Alisha Boe : Jessica Davis

Brandon Flynn : Justin Foley

Justin Prentice : Bryce Walker

Miles Heizer : Alex Standall

Ross Butler : Zach Dempsey

Devin Druid : Tyler Down

 

Série en cours, une saison. Renouvelée pour une saison 2.

 

Hannah Baker est une lycéenne qui s'est suicidée voici quelques semaines, et tout le lycée est encore marqué par cet événement.

Clay Jensen, l'un de ses camarades, reçoit un jour un colis contenant des cassettes audio. Sur ces cassettes, la voix de Hannah. Chaque face contient l'explication, l'une des 13 raisons qui l'ont poussée au suicide. Et chacune de ces raisons est en fait liée à une personne bien définie.

Clay doit tout écouter et faire passer les cassettes à la personne suivante, car comme tous ceux qui les reçoivent, il figure sur l'une des faces...

 

D'après le roman de Jay Asher.

 

Voilà une série qui sort du lot. Sans conteste, l'une des meilleures que j'ai pu voir ces derniers mois. L'une des plus marquantes aussi. Je l'ai vu rapidement, tant il y a à chaque fois cette envie de connaître la suite, et en même temps, il y a des moments d'une dureté terrible, qui font que l'on a parfois besoin de souffler, entre deux épisodes... On monde progressivement.

Chaque épisode nous explique l'une des fameuses raisons d'Hannah. On commence par des trucs un peu plus « soft », mais petit à petit, on monte d'un cran et les dernières raisons sont terribles. Bien sûr, on se doute bien qu'elle n'a pas eu recours à un tel acte aussi facilement, mais tout de même... Il y a des scènes que j'ai vraiment eu du mal à regarder, pour tout dire. La série ne vire pas dans le voyeurisme et rien n'est gratuit, tout sert le propos, mais pour autant il y a des passages que j'ai trouvé un peu insoutenables. D'autant plus qu'ils sonnent juste.

Dès le début je me suis demandée ce que Clay pouvait bien faire sur l'une des faces. On comprend vite qu'il aimait Hannah, même s'il n'a jamais osé le lui dire. Et plus on avance et on découvre le véritable visage de certains de ses camarades, plus on se dit que lui, il a l'air honnête et droit. C'est un jeune homme très bien. Alors qu'a-t-il bien pu faire pour mériter cela ? Evidemment on nous fait mariner, on n'a pas la réponse en ce qui le concerne, tout de suite ^^'. Clay est sans cesse tiraillé : il veut cesser d'écouter ces cassettes car cela lui fait du mal, il veut en parler alors que tous ceux qui figurent dessus se promettent de ne rien dire à personne... C'est vraiment une souffrance pour lui.

Chaque épisode contient des flashbacks du temps où Hannah était encore en vie, et permet d'expliquer sa relation avec les personnes visées, et bien sûr à terme, ce qu'ils ont pu lui faire pour qu'elle en arrive là. Il y a ainsi une vraie progression. Ce n'est pas tel ou tel événement qui a mis Hannah à bout de nerfs, c'est l'accumulation. Une chose, puis une autre... Une souffrance lancinante à laquelle personne ne prêtait attention. Jusqu'à l'événement de trop, celui qui fait déborder un vase déjà bien rempli. En cela, la construction du personnage et par là même, de la série, est remarquable.

Et presque pédagogique, aussi. Le harcèlement à l'école et le mal que peuvent faire des adolescents à une de leur camarade, est quelque chose que bien des ados connaissent (à différents degrés, bien sûr). Hannah se traîne une réputation de fille facile à cause d'un malheureux flirt avec un garçon populaire et de là, s'ensuivent les moqueries et les ragots. Il y a ceux qui lui font du mal par leurs railleries et leurs comportements, et il y a ceux, non moins coupables, qui laissent faire et détournent le regard. Tous, par leurs actes ou leur silence, ont quelque chose à se rapprocher. Après selon moi, dans les personnes qu'elle accuse, il y en a qui sont plus coupables que d'autres. Alex par exemple, n'est pas quelqu'un de mauvais, pour moi. Ses réactions et le fait que sa conscience lui rend la vie difficile à vivre, alors même qu'il n'est pas celui qui a le plus blessé Hannah, le prouvent. Même Justin, n'est pas si facile à catégoriser en définitive.

Bref, l'histoire d'Hannah pour ma part, a pas mal résonné chez moi. Et je pense que montrer cela à des ados ne serait pas un luxe ! Il y a beaucoup à en retirer...

Rien n'est tout blanc ou tout noir. Justin en est un bon exemple comme je le disais plus haut. Sans excuser ce qu'il a fait, il est loin d'être juste un infâme salaud, c'est plus compliqué que cela.... Mais cela vaut pour pratiquement tous les personnages aussi, et c'est cela qui est intéressant. J'ai bien aimé aussi, le mystère qui entoure Tony, un très bon ami de Clay. On voit qu'il en sait long, mais on ne comprend pas pourquoi il se tait, pourquoi il laisse Clay souffrir alors que manifestement, il connaît le fin mot de tout cela. On ne comprend pas non plus quelle relation il avait exactement avec Hannah... Le personnage de Tony est vraiment intriguant, mais à mes yeux toujours sympathique.

Aux scènes du présent, succèdent celles du passé, mais les deux se marient bien, on n'est jamais perdu dans le récit. On finit par avoir le fin mot, et c'est vrai que bien des gens se sont étonnés qu'une saison 2 soit prévue car en soi, cette première saison se suffisait à elle-même. Je ne serai pas aussi catégorique, car en définitive il reste des points d'interrogation. J'aimerais savoir ce qu'il va arriver à quelques personnages : s'en tireront-ils ? Vont-ils payer pour leurs fautes ? Nous verrons bien, mais pourvu que cela soit aussi bien écrit que cette première saison !

Je vous recommande 13 reasons why. Ce n'est pas franchement joyeux, c'est certain, mais c'est bien écrit, intéressant dans la forme et le choix de la narration... C'est une série qui ne laisse pas indifférent.

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 22:45

Article ICI.

 

Je n'avais pas fait d'article sur la saison 2 de Broadchurch. Non qu'elle ne m'ait pas plu, mais cela devait être par manque de temps, je suppose. Je ne voulais pas louper le coche pour cette troisième -et dernière- saison ! Qui plus est je l'ai encore préféré à la saison 2 (mais sans qu'elle ne dépasse la claque que fut le saison 1).

Dans cette troisième saison, nous abordons une toute nouvelle affaire (même si l'on suit toujours par ailleurs les protagonistes de l'affaire de départ, à savoir les parents de Danny). Il s'agit d'une femme, Trish, qui a été violée, mais qui n'a pas vu grand chose, à commencer par son agresseur. Le duo Miller/Hardy enquête donc sur cette affaire qui va leur donner du fil à retordre.

On retrouve tout ce qui fait que Broadchurch est une série de qualité : une écriture délicate et en même temps violente, des acteurs absolument parfaits, des grands rôles jusqu'aux plus petits, des personnages qui sonnent juste... et l'ambiance lourde et oppressante.

Comme toujours, on suit l'affaire du point de vue des policiers bien sûr, qui recueillent des indices, cherchent des témoignages, des preuves... Mais on va suivre également cette histoire par les yeux de la victime, une femme fraîchement divorcée, qui aimait faire la fête et qui a une fille adolescente... On passe moins de temps avec elle qu'avec les Latimer en saison 1 j'ai l'impression, mais bien sûr c'est toujours aussi bien fait. La honte qui submerge cette femme est très bien rendue, alors même qu'elle est la victime, elle n'a rien demandé de tout cela. Une des scènes plus marquantes reste celle du premier épisode, quand elle est amenée au poste par Miller et Hardy et qu'elle subit toutes sortes d'examens par la police, qui recherche des indices et de l'ADN. Cela semble certes nécessaire pour coincer le coupable, mais aussi tellement affreux et traumatisant, de lui faire subir tout cela aussitôt après le drame... Cette scène semblait très crédible -et encore une fois c'est nécessaire avant que les « traces » ne s'effacent, mais c'était vraiment choquant... Qui plus est, l'actrice qui joue Trish est vraiment bonne, j'ai trouvé. Il y a des scènes où son personnage me prenait vraiment aux tripes, et bien que l'écriture soit là, l'actrice fait un boulot remarquable, il faut le dire.

Très vite, la police soupçonne qu'un prédateur sexuel rode dans le coin. Mais dans ce genre d'affaires, nombreuses sont les victimes qui n'ont en fait jamais parlé, comme on finira par le découvrir à un moment. Bien sûr plusieurs suspects se dégagent, du fait notamment de leurs mensonges, car c'est là toute la difficulté de ce genre d'affaires : chacun cache quelque chose, parfois en lien avec le crime, parfois moins voire pas du tout, mais tout cela ralentie l'avancée de l'enquête quoi qu'il en soit.

En tout cas cela me fait plaisir de retrouver le duo Miller/Hardy, ils m'avaient manqué. La première doit composer avec ses enfants, qu'elle élève seule, et notamment son fils aîné qui fait des siennes à l'école, et qu'elle craint plus que tout de voir trop ressembler à son père... Et le second voit sa fille, qu'il a ramené près de lui, être ennuyée dans cette petite ville et qui désire partir... Miller est cependant très douce et compréhensive avec les gens, tandis que Hardy a toujours un sale caractère et pousse de temps à autres ses coups de gueule (avec raison ceci dit, notamment quand une policière sous ses ordres, dissimule des preuves par intérêt...). Olivia Colman et David Tennant forment un duo toujours aussi complémentaire et efficace, et ils sont tous deux aussi doués l'un que l'autre pour nous faire ressentir ce que ressentent leurs personnages... Ce duo me manquera, c'est certain !

On va suivre aussi Beth et Mark Latimer, les parents de Danny. L'action se situe quelques années après le procès de Joe Miller et le couple s'est séparé, ce qui n'est guère surprenant compte-tenu de ce par quoi ils sont passés. Beth cherche à avancer en se rendant utile aux autres, tandis que Mark vit dans le passé, ne pouvant supporter que Joe soit libre et en vie, et c'est ce qui les sépare aussi. Les deux points de vue se comprennent : chacun gère à sa façon et aucun n'a tort ni raison, en soi. Même si Mark n'avance pas, on ne peut le lui reprocher, c'est évident. En tout cas les deux acteurs, Jodie Whittaker et Andrew Buchan sont toujours aussi épatants plus d'une fois, ils m'ont collé les larmes aux yeux.

Personnellement, je n'avais pas deviné qui était le coupable. L'agresseur de Trish est resté un mystère pour moi jusqu'à la révélation. Révélation qui, si c'était encore possible, rend l'agression encore plus horrible qu'elle ne l'était déjà, d'ailleurs. En tout cas, c'était une enquête palpitante, et il était bien difficile de ne pas enchaîner les épisodes les uns derrière les autres. Broadchurch est décidément, une excellente série !

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 23:06

Article sur la série ICI.

 

La fin de la saison 3 introduisait une nouvelle menace par le biais d'ALIE : la fonte du cœur des centrales nucléaires, qui éradiquera l'humanité dans moins de 6 mois. Charmant programme, donc ! Autant dire qu'il y a du pain sur la planche...

Nous verrons donc, tout au long de la saison, Clarke et toute la clique tenter de trouver un moyen pour survivre d'une manière ou d'une autre. Il en émarge finalement deux majeurs : retourner dans l'espace, projet sur lequel Raven s'implique corps et âme, ou bien s'abriter le temps que la tempête passe en quelque sorte, dans un bunker. Le premier projet comporte pas mal d'aléas et le second, fait que la place est réduite : tout le monde ne pourra pas survivre. Et tout au long de la saison, la menace s'intensifie car des pluies noires des plus toxiques s'abattent sur les malheureux qui ne s'abritent pas assez vite, etc... Bref, il y a de quoi faire, sans compter qu'il y a toujours ces tensions entre les différents peuples. Certains essaient de les unir, ou du moins de les traiter de manière égale comme le fait Octavia en fin de saison, mais d'autres font toujours passer leur peuple avant les autres. Rien de neuf en somme, mais disons que façon à cette menace d'envergure, cela pose plus de problèmes que jamais.

L'un des points forts de The 100 a toujours été sa façon de faire penser, agir et évoluer ses personnages. Et ils sont nombreux pourtant, mais rien n'est laissé au hasard. Quand on repense 5 minutes à l'image que l'on avait de chacun d'eux en début de série, cela donne presque le tournis, tant ils ont changé ! Marcus compte désormais parmi mes favoris, Bellamy n'a de cesse de changer, de se tromper, de recommencer, d'avancer... Que dire de Murphy, qui finalement résiste à tout et est plein de surprises, ou même de Clarke, qui plus que jamais, se salit les mains et incarne parfois pleinement l'expression « la fin justifie les moyens ». On a vraiment l'impression qu'elle est en train de perdre son âme, lorsqu'on la voit commencer à dresser une liste des 100 personnes de son peuple qui méritent d'être sauvés (en pensant de façon rationnelle à ceux qui par leurs capacités, sont nécessaires à la survie de son peuple), ou bien encore en fin de saison, quand elle s'oppose à Bellamy alors qu'il veut récupérer sa sœur... Rien n'est épargné à Clarke (ou même à d'autres), et si c'est cruel à observer, c'est aussi la force de la série, que d'aller au bout des choses sans reculer. Oh et plus que jamais, j'aime Octavia. Elle aussi n'est plus la gamine un peu insouciante et avide de liberté qu'elle était au début. Elle est devenue une jeune femme forte et impressionnante, et l'actrice est excellente (enfin de toute façon tout le casting est à la hauteur).

Un élément dans cet ordre d'idée que j'ai bien aimé, c'est Jasper et sa petite bande. Jasper, cela fait un moment qu'il est à la dérive, malgré les efforts de Monty pour le ramener. Au début de la saison il était un peu agaçant avec son côté trompe-la-mort, mais après, c'est devenu vraiment très intéressant. Jasper, et il n'est pas le seul, est résolu à en finir. Il en a assez de se battre, tout simplement. Depuis qu'ils sont arrivés sur Terre, cela a été une lutte perpétuelle, il faut le reconnaître. Contre tout et tout le monde.

Et voilà que survient encore une menace de plus, et de taille puisque là il ne s'agit pas d'aller au combat ou d'être le plus fort, car ce sont les éléments eux-mêmes qui sont au cœur du problème. Et si des gens comme Clarke sont résolus à se battre jusqu'au bout quitte à y laisser des plumes, Jasper et certains autres, eux, sont fatigués de devoir toujours se battre, sans relâche, inlassablement. Alors ils préfèrent laisser tomber et attendre la fin inexorablement. Et qu'on le cautionne ou pas, c'est je pense, un point de vue qui s'entend, au regard de ce qu'ils ont vécu, tous.

Et l'on voit ainsi qu'il est difficile, pour ne pas dire impossible, de sauver quelqu'un qui ne veut pas l'être. Monty va se démener pour son meilleur ami, et sa petite amie aussi, il va les pousser à se bouger, se battre encore, mais il ne se heurte qu'à des murs, tant en face, ils sont résolus. Et en paix, d'un certain point de vue. Comme si tout était plus facile, plus acceptable, dès lors que l'on a décidé de ne plus combattre. Cet aspect là de la saison était pour moi, très intéressant.

Pour moi, The 100 reste très addictive. Je garderai toujours ma petite préférence pour la première saison, pour les raisons que j'avais évoqué dans mon article initial, mais j'ai quand même beaucoup aimé cette saison 4 (plus que celle d'avant, d'ailleurs). J'ai adhéré non pas tellement encore à la menace (je préfère encore quand les opposants sont des vrais gens ^^), mais à ce qu'elle apportait aux situations et aux positionnements des personnages. Personnages dont je souligne une fois de plus la qualité. J'ai hâte d'être à l'an prochain pour voir la nouvelle saison, car comme d'habitude, la dernière scène de la 4 donnait envie d'y revenir ^^ !

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:09

Une série créée par David Guggenheim, avec :

Kiefer Sutherland : Tom Kirkman

Natascha McElhone : Alex Kirkman

Adan Canto : Aaron Shore

Italia Ricci : Emily Rhodes

Kal Penn : Seth Wright

Maggie Q : Hannah Wells

Virginia Madsen : Kimble Hookstraten

Ashley Zukerman : Peter MacLeish

Malik Yoba : Jason Atwood

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

 

Lors du discours sur l'état de l'Union, un terrible attentat touche le Capitole. Le Président des Etats-Unis ainsi que l'ensemble des membres du Congrès et de la Chambre des représentants, décèdent.

Tom Kirkman, alors secrétaire au logement, était le « survivant désigné » : en tant que seul survivant de l'attaque, il est donc investi Président des Etats-Unis, et doit mener un pays en crise.

 

Et bien, ce fut une agréable surprise, ma foi ! Designated survivor est un peu plus que ce que j'avais imaginé au départ. Elle est efficace, divertissante et accrocheuse. Elle n'évite pas certains clichés (la patriotisme, tout ça...) mais ça n'est pas très grave, et surtout je m'y attendais un peu forcément, au vu de la thématique.

Designated survivor nous raconte comment un « simple » secrétaire au logement devient Président des Etats-Unis après que le Président et l'ensemble du gouvernement aient été tués lors d'une attaque terroriste. C'est l'exposé de départ, et c'est bien cela que l'on va voir au cours de cette première saison.

C'est-à-dire que bien sûr on a le FBI qui recherche activement le ou les responsables de cette attaque sans précédent, mais on nous raconte aussi comme Tom va assumer ses nouvelles fonctions. alors qu'il « débarque » en quelque sorte. Car que non seulement il devient Président en une nuit sans l'avoir désiré (il faisait certes de la politique, mais n'avait pas ce genre d'ambitions), mais en plus il arrive lors d'un contexte troublé. Le peuple a peur, il veut des réponses. Et lui n'a aucune légitimité. Il n'était qu'un secrétaire, qui en plus allait se faire virer par le Président alors en charge. Il doit donc gagner la confiance de tout le monde : de la population, mais aussi de ses pairs, des gens à qui il est censé donner des ordres. On voit dès le début par exemple, un vieux Général lui tenir tête expressément, parce que comme beaucoup de monde, il pense que Kirkman ne sait pas ce qu'il fait.

A la fin de la saison, Tom n'a plus vraiment la même posture qu'au début. Il est plus affirmé, plus solide et plus légitime aussi, même s'il lui reste bien sûr du chemin à parcourir. Les premiers épisodes pour moi sont les plus passionnants, de ce point de vue : il est effrayé, il ne sait pas comment agir, il n'a pas le temps de se poser et de réfléchir... Et puis l'on voit tout de suite que Tom est un homme bon. Un homme simple, qui chérit sa femme et leurs deux enfants (et qui souffre de devoir les éloigner de lui pour les mettre à l'abri). Il est loyal, intègre et même un peu naïf. Et j'aime le fait que, même s'il s'affirme dans son rôle de chef d'une Nation, il ne perde pas cela. Il reste quelqu'un de bien, fondamentalement. C'est d'ailleurs ce qui lui fait gagner notamment la considération de Kimble, membre du parti opposé qui a survécu à l'attaque, tout comme lui. Kimble sera une précieuse alliée et j'aime beaucoup le respect mutuel qui se créé petit à petit, entre eux.

J'aime aussi l'équipe qui gravite autour de Tom : Mike, le garde du corps, Aaron, son chef de cabinet, Emily, sa conseillère spéciale et Seth, sa « plume » puis son porte-parole. Emily était dévouée à sa cause depuis le début car elle travaillait déjà avec lui lorsqu'il était secrétaire au logement, mais les deux autres vont apprendre à apprécier cet homme et à se battre à ses côtés. J'aime aussi l'ajout, qui arrive plus tardivement, de l'ancien Président qui sort de sa retraite pour conseiller et aider Kirkman, et la relation qui se créé entre eux. Il n'a pas exactement le même point de vue ni les mêmes méthodes, mais son expérience n'est pas négligeable et c'est ce qui fait défaut à Tom, donc ils sont assez complémentaires. Et leur dernière scène, où Tom lui demande d'être le « survivant désigné » est un joli clin d'oeil, puisqu'il s'agit d'un réel honneur désormais.

Il faut cependant dire que la série ne serait pas ce qu'elle est sans Kiefer Sutherland qui est des plus convaincants. Et surtout, son jeu semble très naturel. Il rend son personnage fort sympathique, je dois dire.

Parallèlement à cela (même si les deux axes se rejoignent évidemment), nous suivons les investigations d'Hannah Wells, tenace agent du FBI qui met à jour un complot de grande envergure, alors qu'elle cherche les responsables de cette attaque. Je me suis intéressée plus tardivement à ce pan de l'histoire puisque comme je l'ai dit, j'étais plus intéressée par le fait de voir comment Tom allait se débrouiller dans ce nouveau rôle qui était le sien. Mais j'y suis venue, surtout quand Hannah commence à s'allier avec Jason, son supérieur, parce que j'ai trouvé leur duo efficace et que l'histoire de Jason m'a touchée. Et puis comme je le disais, les deux pans de l'historie sont liés puisque c'est aussi avec les retournements de situation concernant l'attaque, que le rôle de Tom s'affirme ou évolue.

Je suis ravie de savoir que Designated survivor sera de retour pour une seconde saison. Il y a encore des choses à dire, on l'a vu avec le final de la saison 1, et j'ai hâte de retrouver Tom et son équipe :).

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 00:12

Une série de Roberto Aguirre-Sacasa, avec :

K.J. Apa : Archibald « Archie » Andrews

Lili Reinhart : Elizabeth « Betty » Cooper

Camila Mendes : Veronica Lodge

Cole Sprouse : Forsythe Pendleton « Jughead » Jones III

Madelaine Petsch : Cheryl Blossom

Marisol Nichols : Hermione Lodge

Mädchen Amick : Alice Cooper

Luke Perry : Frederick « Fred » Andrews

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

 

C'est une triste rentrée pour la petite ville de Riverdale. L'un des lycéens, Jason Blossom, a été assassiné à la fin de l'été.

C'est aussi une période de changements pour pas mal de monde : Archie décide de se lancer dans la musique, Betty est décidée à savoir où est sa sœur Polly, ce que ses parents s'obstinent à lui cacher, Jughead écrit sur le meurtre de Jason, et Veronica est la nouvelle élève fraîchement arrivée en ville suite au scandale qui a éclaboussé sa famille... Mais qui a tué Jason Blossom ?

 

D''après les personnages de l'éditeur Archie Comics.

 

Riverdale fut une bonne surprise. J'hésitais à la regarder quand elle a commencé, parce que je n'avais pas spécialement envie à ce moment là, de voir une série « pour ados » (dans le mauvais sens du terme). Et puis la frangine a dit que ce n'était pas mal, alors j'ai suivi, et je me suis rendue compte que oui, c'était vraiment sympa, comme série. Très accrocheur, aussi. Le climat instauré, l'ambiance étaient réussis et donnaient envie de voir à chaque fois l'épisode suivant. Riverdale s'est montrée très divertissante et meilleure que ce à quoi je m'attendais. Une bonne surprise, donc.

Un peu comme c'était le cas pour Veronica Mars en son temps, il s'agit ici de découvrir qui a tué Jason Blossom, un garçon du lycée. Qui, et pour quelle raison. Ses camarades (mais pas nécessairement amis), vont jouer les détectives amateurs, pour plusieurs raisons qui leurs sont propres.

Un grand mystère entoure la mort de Jason : déjà, on apprend que ce dernier avait prévu de s'enfuir avec l'aide de sa sœur jumelle Cheryl, mais que le plan a manifestement mal tourné. Et puis la famille Blossom, puissante au demeurant, est quand même très étrange, et ses membres font de bons suspects par ailleurs. Bien sûr on va apprendre petit à petit à mieux connaître les membres de cette famille, que ce soit Cheryl, la sœur du défunt -et son lien fusionnel avec ce dernier-, ou leurs deux parents...

Les personnages au départ, nous apparaissent avec pas mal de clichés : la jeune fille riche et ténébreuse qui ne se laisse pas faire, la blonde timide et entichée de son meilleur ami, la garce populaire dans le lycée, etc... Mais au fur et à mesure, ces personnages étonnent finalement, en révélant de la force ou de la sensibilité, selon les cas. Ou en prenant des initiatives dont on ne les aurait pas cru capables. Bref, ils vont un peu au-delà de ce que leur profil laissait supposer au premier abord.

Et puis ils sont sympathiques ! Personnellement j'ai eu un faible tout de suite pour Jughead et son côté marginal, mais tous avaient leur intérêt. Même les parents ont joué leur rôle à un moment (mention spéciale à papa Andrews alias Luke Perry, qui était tellement formidable <3).

Riverdale a un côté un peu clinquant, car il y a de l'argent, aussi. Il y en a -ou avait- chez les Lodge. Moins depuis que le père a fini en prison à cause d'un scandale et que la fille, Veronica et sa mère, ont dû emménager à Riverdale. Il y en a beaucoup chez les Blossom, qui vivent dans une grande demeure et ne sont clairement pas en manque. Jughead se distingue car il est l'opposé : il vit où il le peut, depuis que sa mère et sa sœur sont parties, le laissant avec un père pas très net. Et il n'y a pas trop d'argent non plus chez les Andrews, alors que le père se démène pour faire tourner sa boîte de bâtiment. Bref, il y a de le jeunesse dorée, mais pas que. Et bien sûr là-dessus, il y a les mensonges, les trahisons, les histoires d'amour et d'amitié, du grand classique puisque les protagonistes sont des jeunes hommes et des jeunes femmes.

Après attention, un peu comme c'est le cas pour Pretty little liars, la série ne navigue pas non plus en plein réalisme. C'est-à-dire que rien que la façon de se saper n'est pas toujours cohérente avec l'âge des personnages (Veronica, notamment), de même que certaines réactions (je veux bien que papa Andrews soit un modèle de compréhension, m'enfin de là à passer l'éponge aussi vite quand il apprend que son fils unique se tape sa prof...). Bon, PLL là-dessus nettement pire, et puis cela fait partie du jeu, il faut l'accepter, mais c'est quand même à souligner.

Au rang des mystères, outre celui qui entoure Jason, il y a aussi celui qui entoure Polly Cooper, la sœur de Betty. Polly et Jason s'aimaient et d'après les parents Cooper, si Polly n'est plus là, c'est la faute de Jason, qui ne l'a pas bien traitée. Toute une partie de la saison, Betty cherche à savoir ce qui est arrivé à sa sœur et où elle est, les deux mystères étant liés de toute façon.

A noter une bande-son assez sympa, aussi. Il paraît que l'acteur qui joue Archie chanter et joue lui-même, et c'est vrai que ces quelques scènes là m'ont bien plu.

Riverdale est une série divertissante, qui m'a pas mal tenue en haleine. Les deux derniers épisodes notamment, qui nous rapprochent de la solution jusqu'à nous la donner, m'ont bien plu. C'était assez bien fait et même s'ils ne sont pas très originaux en soi, on s'attache aux personnages, qui peuvent se révéler plus profonds qu'on ne le pensait (comme Betty par exemple). A suivre pour de nouveaux mystères, dans la saison 2 !

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 17:00

Une série créée par Jeff Astrof et Matt Miller, avec :

Matt LeBlanc : Adam Burns

Liza Snyder : Andi Burns

Kevin Nealon : Don Burns

Kali Rocha : Marcy Burns

Diana Maria Riva : Mrs. Rodriguez

Matt Cook : Lowell

Grace Kaufman : Kate Burns

Matthew McCann : Teddy Burns

Hala Finley : Emme Burns

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

 

Andi et Adam sont les parents de trois enfants. Jusqu'ici, Adam travaillait dans le bâtiment avec son frère, et Andi élevait leurs enfants, mais elle décide de retourner travailler, après 13 années passées à s'occuper d'eux.

C'est alors à Adam d'assurer avec les enfants en s'en occupant davantage, ainsi que de la maison, tout en continuant à travailler.

 

Je ne pouvais pas manquer le retour de Matt LeBlanc dans une série comique ! Cela dit je ne l'avais pas quitté depuis bien longtemps, puisque j'avais suivi Episodes, une série originale dans laquelle il était très bien. Mais c'est toujours un plaisir de le revoir, et ce d'autant plus que cette série comique est, à mon goût, réussie ! J'ai pourtant lu bien des critiques mitigées, pour ne pas dire négatives, mais personnellement cela m'a plu. Je ne dis pas que c'est très original, mais j'ai accroché, et après tout il y a aura une saison 2, alors c'est que je ne dois pas être la seule ^^.

Sa principale qualité, c'est que l'on rit beaucoup, ce qui est un peu le but, donc c'est tant mieux. L'humour, c'est très subjectif, mais en ce qui me concerne celui-là me convenait. À chaque épisode, je riais ou gloussais régulièrement ^^. Après c'est sûr, il y a parfois des épisodes plus faibles, de même qu'il y en a des particulièrement drôles (dans les derniers, l'épisode où Andi et Adam suivent à la trace Kate, leur fille aînée, était bon ^^). J'aime bien le côté très excessif de cette famille : les petits mensonges -dont on sait qu'ils seront découverts tôt ou tard, en plus- prennent des proportions pas possibles, les quiproquos ont un effet papillon de fou (l'épisode où Adam et Don décident de s'accuser mutuellement auprès de leurs femmes quand ils font une bêtise, pour éviter leurs foudres, m'a fait marrer aussi).

Si je n'ai pas spécialement accroché plus que cela à Don (dont le personnage n'est vraiment pas fin, et apportait un humour que je n'appréciais pas spécialement), j'ai davantage aimé sa femme Marcy (surtout quand elle était confrontée à sa belle-mère ^^). Par contre, deux personnages secondaires que j'ai beaucoup aimé, c'est Lowell, le voisin précieux qui petit à petit, s'intègre bien dans les scénarios et que j'ai aimé voir davantage, et Mrs Rodriguez, la maîtresse d'Emme, qui est complètement déjantée et hilarante, et qui ne facilite pas la tâche à Adam en tant que parent d'élève !

Mais bien sûr, la série fonctionne avant tout parce que le duo Andi/Adam est excellent. Les deux acteurs ont un bon feeling je trouve, on sent une certaine complicité. J'ignore si c'est vrai bien sûr, mais je trouve qu'on ressent vraiment cela. Et puis entre Adam qui n'arrive jamais à contrer sa femme et se laisse parfois embarquer dans des absurdités avec son frère, et Andi qui arrive toujours à lui faire faire ce qu'elle veut et qui parfois pète un plomb tant elle est excessive, il y a vraiment des scènes extras.

Et en même temps il y a beaucoup de tendresse dans cette série. L'épisode final en est un bon exemple : il était vraiment adorable, mine de rien. On sent que ces deux-là forment un couple solide, et que leurs trois gosses sont très aimés.

Donc voilà, Man with a plan n'est certes pas une révolution dans le monde des séries comiques, mais pour autant elle est très sympathique et j'ai eu plaisir à la suivre !

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 22:51

Articles ICI et ICI.

 

Attention, spoilers sur la série, et plus particulièrement sur cette saison 4.

 

Je n'avais pas parlé de la saison 3 de The Blacklist, l'an dernier. Pourtant je l'avais bien aimé, en plus. Elle faisait ce que je voulais à l'issue de la saison 2 : que la série se mette un peu en danger, elle et ses protagonistes, en les plaçant dans des positions moins confortables et moins routinières, en-dehors du cas classique où chaque épisode présente le « méchant du jour ». Le côté « cavale » de l'an dernier m'avait ainsi plu, car il changeait un peu de ce schéma classique.

Cette année, on revient à ce fameux schéma. Ce n'est pas non plus un retour à ce que la série était en saison 1, car les personnages se sont nourris de ce qu'ils ont vécu, et cela pèse forcément -et heureusement-. Mais Elizabeth revient au FBI, Red redonne des noms de grands criminels après lesquels courent les membres de l'équipe... Mais je ne me suis pas ennuyée car l'année précédente avait apporté du renouveau à The Blacklist. Et puis il n'intervient qu'en cours de saison, ce « retour ». Pendant la moitié des épisodes, on explore encore autre chose.

La première partie de la saison se concentre en effet sur Kirk, qui apparaît comme étant le père d'Elizabeth, et la recherche d'Agnes par ses parents. Au début j'ai trouvé cela intéressant car on revenait aux origines d'Elizabeth, ce qui a toujours été un point crucial de la série, que l'on avait pas encore exploré en totalité. Et puis bon, cela remettait en cause ce que l'on croyait savoir, le fait que Red est le père d'Elizabeth et que c'est bien cela, le lien qui existe entre eux depuis le départ. Après, je dois avouer que cette partie de la saison ne m'a pas passionnée outre mesure, notamment parce que j'ai eu l'impression assez vite, que l'on tournait en rond et que l'on « faisait durer », un peu. Mes souvenirs sont moins net car cela fait plusieurs mois, depuis que je les ai vu, mais je me souviens avoir ressenti cela. Ce n'était pas mauvais, mais pas transcendant non plus. Après, Tom est moins présent dans la série, la « faute » à Redemption, le spin-off qui fait de lui le héros (et que je n'ai pas encore vu à l'heure où j'écris, d'ailleurs). Mais l'épisode final nous donne lieu de penser qu'il aura un rôle à jouer la saison prochaine (car la série est renouvelée pour une saison 5), et ça c'est une bonne nouvelle, Tom ayant toujours été un personnage intéressant.

J'ai par contre, été des plus emballée par la seconde partie de la saison. Quelqu'un essaie de détruire l'empire criminel de Red, et il semble qu'il soit proche de lui, qu'il le connaisse bien... On apprend finalement qu'il s'agit de Mr Kaplan, qui est bien vivante et qui, ayant été pendant des décennies la nettoyeuse et confidente de Red, a de quoi le faire trembler. Et effectivement, elle passe à la vitesse supérieure et ça déménage ! Franchement, j'ai adoré cet axe. Mr Kaplan a toujours été un bon personnage mais là, l'actrice s'est surpassée en plus, et c'était excellent.

On apprend son passé, et par là-même, un peu des origines d'Elizabeth, dont elle était la nounou quand elle était petite, engagée par sa mère. On voit ainsi Mr Kaplan un peu plus jeune (apprenant au passage l'origine de son patronyme), s'occupant d'Elizabeth, puis un bout de sa vie après cela, jusqu'à sa rencontre avec Reddington. Persuadée que ce dernier est néfaste pour Elizabeth, Mr Kaplan va ainsi tenter de le faire tomber en s'attaquant à son empire criminel petit à petit. Elle ne recule devant rien, tandis que Red, passée la surprise de la savoir en vie, sait qu'il ne pourra pas la tuer une seconde fois, et cherche à la stopper sans pour autant recourir à cette solution définitive qu'il avait tenté une première fois. On a donc droit à des scènes de face-à-face brillantes entre Red et Kaplan, les deux acteurs étant très bons. James Spader a toujours été le grand atout de la série de toute façon, et cette saison le confirme une fois de plus.

On n'oublie pas les seconds couteaux : Dembe notamment, du côté de Red, qui est tellement plus qu'un fidèle bras-droit. Et côté FBI, Ressler (dont la situation promet, la saison prochaine), Samar, Cooper et surtout Aram, qui est un personnage que j'ai beaucoup aimé et qui a plusieurs fois été au centre de l'intérêt cette saison, ce qui n'était pas pour me déplaire.

La saison se conclue sur une scène riche en émotions, un moment que l'on attendait depuis longtemps, entre Red et Elizabeth, le doute étant définitivement levé (s'il en restait un) sur leur lien. Un mensonge de Red qu'il entend désespérément lui cacher, sera forcément au coeur de la saison prochaine mais pour l'heure, la scène était fort jolie en tout cas.

The Blacklist reste une série qui n'est pas parfaite, mais honnêtement la seconde moitié de la saison m'a tant plu que pour moi, ça a été un plaisir de la suivre cette année encore, et je suis contente de savoir qu'elle sera encore présente au moins une année de plus.

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