Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 01:38

Une bande dessinée de Christophe Arleston (dessin) et Alessandro Barbucci (dessin), publiée aux éditions Soleil. Elle est toujours en cours, et compte actuellement 6 tomes.

 

Ekhö est un monde miroir de la Terre. On y retrouve les mêmes pays, les mêmes villes que sur Terre, mais il y a cependant quelques différentes. Diverses créatures se côtoient, on n'y utilise pas l'électicité et les moyens de transports sont remplacés par différentes bestioles, par exemple...

Ekhö, c'est un monde où arrivent ceux qui, sur Terre, sont sur le point de mourir. C'est ce qui arrive à Fourmille Gratule au moment où son avion qui l'emmène de Paris à New York, va se crasher. Elle emmène malencontreusement avec elle son voisin de siège, Yuri.

Propriétaire d'une agence artistique, leg d'une tante qui vient de mourir, Fourmille doit s'habituer à cette vie sur ce nouvel endroit si proche et si différent de celui qu'elle connaissait... Et compter avec les Preshauns, qui semblent diriger ce monde mais qui cachent bien des secrets...

 

J'avais très brièvement évoqué le premier tome d'Ekhö au moment où je l'avais acheté et lu (soit il y a quelques années), et c'est ce qui m'a induit en erreur : j'avais le souvenir d'avoir écrit sur cette série, mais en fait non, c'était juste quelques lignes, et juste sur le tout début.

Alors que maintenant la série compte 6 opus (j'ignore combien sont prévus en tout), il y a donc matière à développer ^^'.

Je compte pas mal de BD scénarisées par Arleston chez moi. Disons que si à la maison il y a toujours eu des BD, les premières que j'ai acheté avec mes sous provenaient de chez Soleil, et je les avais découverte dans le Lanfeust mag. J'aimais beaucoup ce que faisait Arleston (pas tout, mais en majorité), notamment car je trouvais qu'il savait raconter une histoire, ce qui a l'air bête dit comme cela, mais qui n'est si facile. Il y avait aussi un humour que j'aimais bien et des références qui me parlaient. Par la suite j'ai moins adhéré (j'ai arrêté Lanfeust notamment et les Trolls), notamment car je trouvais que l'humour était moins subtil et prenait trop le pas sur l'histoire. Avec Ekhö (et Sangre aussi, sorti plus récemment mais dont le premier tome m'a plu), je retrouve un Arleston qui me plaît, un style que j'aimais. J'ai relu récemment les 6 tomes dans le but d'écrire cet article et je confirme : j'aime bien cette série.

Je retrouve cette narration présente juste ce qu'il faut, qui nous emmène dans une histoire bien sympathique. Un monde fantasque peuplé de diverses créatures, d'inventions. Il ressemble beaucoup à notre monde cependant, mais il a quelque chose bien à lui. J'aime bien cet univers.

La seule chose à laquelle je n'ai pas adhéré immédiatement en fait, c'est le fait que Fourmille soit possédée régulièrement par les esprits des personnes décédées récemment (cela commence avec sa tante, mais par la suite il y en aura d'autres). Je trouvais en fait qu'on n'avait pas besoin de cela pour rendre l'histoire intéressante, mais au final je m'y suis faite ; cela donne des situations plutôt rigolotes et ajoute un peu de sel à la découverte de Fourmille de ce nouveau monde (et à la notre aussi, du coup).

Bien sûr j'ai attendu avec impatience le tome à Rome, pour en savoir plus sur les Preshauns. Rapidement on a un aperçu de leur nature : ces adorables peluches se transforment en monstres et la seule chose qui peut les contenir (outre leur volonté propre) semble être le thé. Ils ont tout un tas de règles et semblent tirer les ficelles, l'un d'eux notamment, Sigisbert, veillant personnellement sur Foumille et Yuri (le voisin de siège qu'elle avait dans l'avion et qu'elle a sans le vouloir emmené sur Ekhö avec elle). J'ai donc apprécié la découverte plus précise de leur organisation (en deux factions : ceux qui agissent en laissant libre court à leur nature et sont contre les humains et les autres que nous côtoyons depuis le début, qui se dominent et souhaitent un monde harmonieux). Au milieu de tout cela, le rôle de Fourmille et ses capacités se précisent aussi.

J'aime bien Fourmille, elle a un sale caractère (elle pousse même un peu, parfois). La seule chose qui me manque un peu sur elle au final, c'est la facilité qu'elle a à s'adapter à Ekhö. Sortie d'une vague allusion à sa famille et à ses amis sur Terre, elle n'en parle plus et c'est dommage : cela serait un peu plus crédible si ces gens, sa vie d'avant, lui manquaient (ou du moins, si elle l'évoquait). Même chose pour Yuri d'ailleurs, dont on ne sait rien. J'aimerais bien en apprendre plus sur elle. Mais je l'aime bien aussi, il est assez complémentaire avec Fourmille.

Ce n'est pas forcément original en soi pour le genre, mais c'est divertissant, bien fichu et pas prise de tête. La lecture est plaisante et ça a un petit côté nostalgique pour moi en prime, donc j'avoue prendre plaisir à suivre cette série.

Qui plus est, le dessin est assuré par Barbucci, qui n'est pas manchot, loin s'en faut même. J'aime beaucoup son style très animé, très dynamique. Que ce soient les personnages ou les décors, c'est vivant, qui plus est les couleurs sont réussies. Un régal pour les yeux. Manifestement, la rencontre entre ces deux noms de la BD est fructueuse. J'attends avec impatience le prochain album des aventures de Fourmille (et Yuri) ^^ !

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 23:42

Une BD franco-belge de A.-P. Duchâteau (scénario) et Tibet (dessin), publiée au Lombard. Elle compte 78 tomes.

L'an dernier, d'autres auteurs ont repris la série avec un premier tome intitulé « RIP Ric ». Un second tome est annoncé.

 

Journaliste vedette à « La Rafale », Ric Hochet collabore aussi avec la PJ de Paris dans le cadre de ses enquêtes, et notamment avec le commissaire Bourdon, qui est par ailleurs son ami.

Ses affaires l'entraînent surtout en France ou en Belgique, mais parfois aussi dans d'autres pays.

 

Un commentaire récent sur un de mes articles BD m'a fait réaliser (ce dont je prends régulièrement conscience cela dit) que je ne parlais pas assez BD sur ce blog. Il est vrai que j'en achète peu (les temps sont durs mon brave monsieur/ma brave dame...) mais enfin, cela reste une de mes principales passions quand même. Et j'en ai lu assez pour avoir de quoi causer. Alors allons-y gaiement. Et pour le coup, nous parlons aujourd'hui d'une BD qui ne date pas d'hier : j'ai nommé Ric Hochet.

Une BD qui compte des dizaines et des dizaines de tomes, car les deux auteurs l'ont continué jusqu'en 2010 je crois (le dessinateur Tibet étant décédé, le dernier album reste inachevé). Honnêtement, cela faisait longtemps que les albums n'étaient plus bons. J'ai lu tous les deniers et ce n'était vraiment pas terrible du tout, à mon sens. Donc mes commentaires dans cet article se référeront aux albums qui, selon moi bien sûr, étaient bons, c'est-à-dire jusque dans les tomes 50 environ. Bien sûr les premiers étaient meilleurs d'un certain point de vue, mais jusqu'au 50 et quelques pour moi, c'était acceptable. Après franchement, cela devient difficile...

La recette de Duchâteau finalement, ne variait pas tant que cela. Il avait certaines thématiques, certaines choses qui revenaient régulièrement. Mais la recette fonctionne, immanquablement. Même si parfois l'on s'orientait, à tort ou à raison, sur un côté fantastique, au final le coupable restait l'homme (ou la femme, peu importe) avec sa cupidité, ses travers, son égoïsme aussi... Il a quand même dépend, tout au long de ces albums, des coupables torturés, intéressants et/ou flippants. Parmi les plus célèbres et récurrents, on notera le Docteur Vogler, le Caméléon ou bien sûr le Bourreau, monstre de cruauté qui n'a de cesse de revenir. Il y avait très souvent de la noirceur dans ces histoires, et aussi des fins un peu amères (comme Ric le dit à la fin de « La Maison de la vengeance » par exemple, « on ne choisit pas toujours son coupable »)...

Mais je trouve que de manière générale, Duchâteau arrivait vraiment à « croquer » de bons personnages, et pas seulement les méchants d'ailleurs. Le commissaire Bourdon par exemple, est quand même l'ami fidèle et le flic qui a roulé sa bosse et ne croit que ce qu'il voit, qui préfère les méthodes à l'ancienne. Il est un élément tout à fait sympathique et indispensable à la série. Mais toute la galerie de personnages récurrents est réussie : le professeur Hermelin (inventeur aussi génial que lâche), Bob Drumont (le rédacteur en chef de « La Rafale »), Nadine (la nièce du commissaire Bourdon et plus ou moins petite amie de Ric Hochet), Ledru (l'adjoint de Bourdon), Richard (le père de Ric, qui est un personnage que j'aime vraiment beaucoup et dont l'arrivée donne lieu à l'un de mes albums favoris, « Alias Ric Hochet »), etc...

Même Ric, une fois n'est pas coutume, offre un héros bien moins lisse que d'autres parmi les classiques de la franco-belge. Certes il est courageux au-delà du possible et fort, mais il a quand même aussi un certain orgueil, en agissant seul et en se mettant dans le pétrin, et on le voit se mettre en colère, avoir peur (pour lui et pour ceux auxquels il tient), plaisanter... En ce sens, il a plus d'émotions que certains héros bien connus, et n'a pas besoin d'un acolyte comique ou bourré de défauts pour être intéressant (même si je ne renierai pour rien au monde son tandem avec Bourdon). Et ça à mon avis, c'est une des force de la BD, son héros.

Le dessin a bien évolué bien sûr, sur autant de tomes. Le trait de Tibet est bien moins rond et comique que sur d'autres de ses séries (comme pour la plus connue, Chick Bill), mais disons qu'il s'affine au fil du temps. Ric, et avec lui tous les autres personnages, n'ont clairement plus la même tête au dernier album, quand on le compare avec le premier.

Arrêtée à cause de la mort de Tibet, la série renaît 5 ans plus tard environ avec d'autres auteurs. Et force est d'avouer que ce premier tome de ces nouvelles aventures, « RIP Ric », surprend agréablement. Tout n'est pas parfait mais il n'y a pas de dénaturation du héros (comme c'est le cas avec Spirou ces dernières années, à mon sens), et l'histoire est correcte. Alors je jetterai un œil intéressé sur le second tome annoncé.

Ric Hochet fait partie des BD que j'ai toujours vu chez moi, et que je relis très régulièrement (en ce moment d'ailleurs, je me refais quelques albums). J'ai bien sûr mes préférences (« Le Monstre de Noireville », « Alias Ric Hochet », « Le Fantôme de l'alchimiste », « Enquête dans le passé » »Ric Hochet contre Sherlock », « Le Secret d'Agatha », pour ne citer qu'eux...), comme dans toute série (surtout de cette taille). Mais je trouve que cela vieillit bien, comparée à d'autres séries. En tous cas, j'ai toujours plaisir à les relire.

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 00:05

Je vous parlais du tome 1 ICI.

A Nowel, j'ai eu en cadeau le tome 2 de Kalimbo, cette bien jolie série publiée aux éditions Soleil (scénario : Crisse ; dessin & couleur : Besson).

Je l'ai lu avec autant de plaisir que lorsque j'avais découvert le premier tome lors de sa sortie. C'est vraiment mignon comme tout, on a vraiment l'impression de regarder un Disney (tant pour l'esprit que pour l'aspect). Il y a beaucoup d'humour, qui plus est, et globalement il fonctionne bien. Ce n'est pas forcément une grande série en soi, mais on s'en fiche : elle est mignonne, et elle fait du bien.

Dans cette nouvelle aventure, point de zèbres, car nous lorgnons du côté des singes, cette fois. En effet à cause de la sécheresse, certains clans commencent à se nourrir de viande, ce qui risque vite de devenir un problème... Pour stopper de futures guerres, un jeune singe part du côté de la jungle afin de trouver Malak, le chef des gorilles « dos argentés ». Il espère que la posture de Malak saura convaincre les singes. Notre éléphant préféré et son acolyte, un vieux lion, vont l'accompagner dans son voyage...

En terme d'éléments comiques, outre les perpétuelles boutades entre l'éléphant (Kalimbo) et le lion (Makussa), copains comme cochons en réalité, nous avons dans cet album, les deux autruches (qui me font penser aux bêbêtes rigolotes que l'on trouve dans tout Disney qui se respecte). J'avoue que sur le principe elles étaient drôles, mais je pense qu'elles ont le potentiel pour être un peu lourdes au final, alors j'aimerais aussi bien qu'on ne les revoit pas par la suite... Et aussi, dans une moindre mesure, il y a les oiseaux qui squattent le dos de Kalimbo. Ceux-là étaient amusants, j'ai trouvé.

Mais cet album fait bien sûr et avant tout, la part belle aux singes, grands ou petits, qu'ils vivent dans la savane ou dans la jungle. C'est l'occasion de découvrir de nouveaux décors et toute une gamme de personnages. Et le trait de Besson étant un régal, particulièrement sur les animaux et dans ce style là, j'en ai pris plein la vue. C'est tellement dynamique et coloré ! La verdure de la jungle fait du bien, après les décors forcément plus arides, de la savane. Et autant dire que les singles, particulièrement les gorilles, sont très chouettes. Franchement, je suis totalement sous le charme.

Je disais avec le tome 1, que je peinais presque à imaginer une suite, tant il se suffisait à lui-même. Mais en fait la série pourrait se doter de plein d'albums, car il y a beaucoup d'histoires à raconter dans la savane, avec la quantité d'animaux qui s'y croisent... Et d'un autre côté, s'il ne devait pas y avoir d'albums supplémentaires, pas de frustration non plus, car là-aussi, ce tome 2 se suffit à lui-même. C'est l'avantage. Enfin soyons honnêtes quand même : je ne cracherai pas sur un tome 3 ^^ !

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:05

Une série de Craenhals (dessin) et Chaulet (scénario) (à l'exception des 3 derniers tomes), parue chez Casterman. Elle compte 43 albums indépendants.

Cela fait quelques années qu'un nouvel album n'est pas sorti, mais je ne sais pas si la série est officiellement terminée.

Lastic, Doct, Bouffi et Dina forment une bande de jeunes qui vivent d'extraordinaires aventures qui les emmènent parfois assez loin, et leur font rencontrer beaucoup de gens différents.

Les 4 As est une série de BD que j'ai toujours connu, parce que chez moi on les avait tous. Et comme beaucoup d'autres séries, je les ai tant lu quand j'étais gosse que je dois les connaître par cœur, ou presque ^^. Et comme bien des séries qui comptent des dizaines et des dizaines d'albums, à un moment donné, c'est devenu vraiment pas bon. Je n'ai même pas lu les 2-3 derniers pour tout dire (le tout dernier me semble être une totale hérésie d'ailleurs, d'après ce que j'en ai lu ici et là). Mais bon, cela n'empêche pas que j'ai aimé la majeure partie de la série.

Les 4 As, ce sont tout simplement trois jeunes hommes et une jeune femme (et un chien aussi) qui vivent d'incroyables aventures, que l'aventure en question soit au coin de la rue ou bien dans un pays étranger. Chaque album est indépendant et raconte une histoire unique (même si quelques personnages récurrents réapparaissent de temps à autres, donc c'est toujours mieux de lire dans l'ordre quand même). Quand on regarde ce que cela donne avec le recul, c'est sûr que ça n'allait pas chercher bien loin, que c'était même parfois assez simple et naïf, mais je pense que cela fonctionnait bien (en tous cas pour moi, c'était le cas) et je les relis avec nostalgie, maintenant.

Cette petite bande est composée d'individus complémentaires : Lastic (qui fait implicitement office de meneur) est le bricoleur du groupe, Doct est l'intellectuel, Bouffi le garde-manger ambulant, et Dina est la jeune fille romantique et un peu gaffeuse. Et il y a aussi Oscar, le chien dont les réflexions pessimistes quant aux actions des 4 As parsèment les albums.

Il faut bien avouer que les 4 As, comparé à d'autres séries, vieillit assez mal. Disons qu'elle a un côté désuet que personnellement j'apprécie, mais elle vieillit moins bien qu'un Gaston Lagaffe, pour ne citer que ça, qui semble intemporel. Peut-être parce qu'il y a un côté boy-scout chez cette petite équipe, qui rappelle un peu la Patrouille des Castors d'ailleurs, et qui il faut bien le dire, n'est plus tellement dans l'air du temps (ce qui est dommage, mais ceci est un autre débat). On retrouve ce côté très classique pour commencer, avec le dessin de Craenhals, qui rappelle beaucoup Tintin et la fameuse ligne claire. Cela peut sembler assez plat au premier coup d'oeil, mais en réalité il y a beaucoup de détails. Par contre, les couleurs sont un peu passées.

Pour les scénarios, et bien là on a comme pour toute série de cette ampleur, des albums que l'on préfère à d'autres. Pour ma part j'adore par exemple L'Ile du Robinson, Le Visiteur de Minuit ou bien encore les A As et le magicien... Clairement, les moins bons sont les derniers, qui partent vraiment dans un joyeux n'importe quoi et ne sont même pas drôles au final, donc cela n'a plus aucun intérêt. Car ce qui fait le charme de ces aventures, c'est aussi le côté humoristique, qui a toujours été présent (notamment en confrontant les caractères des personnages, à commencer par Lastic et Dina qui se chamaillent sans arrêt, ou en faisant intervenir des personnages récurrents et absurdes, comme le commissaire Brodequin et son adjoint, Lecardunois).

Il est certain qu'il y a mieux parmi les « vieilles » BD, mais quand on a grandi avec, je pense que c'est toujours sympa de relire Les 4 As. Du moins les premiers ^^.

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:53

Une série terminée en 4 tomes, chez Delcourt. Par Plessix (scénario, dessin & couleur).

Une suite a été faite : Le Vent dans les sables.

A l'issue du grand ménage qu'il entreprend dans sa maison, Taupe part se promener et rencontre près de la rivière, Rat, avec qui il va se lier d'amitié. Rat lui propose de rester chez lui quelque temps, et Taupe fait ainsi la connaissance d'autres amis : Loutre, Blaireau, et Crapaud.

Ce dernier est parfois pris de lubies incontrôlables et ses amis tentent toujours de le raisonner. Mais sa dernière en date, qui concerne les voitures, va amener Crapaud a de bien tristes extrémités et cette fois, il sera dur de le tirer de ce mauvais pas.

Ce que c'est joli... Sans rire, il y a vraiment des BD qu'on pourrait inlassablement relire, juste parce qu'elles font du bien. Le Vent dans les saules est de celles-là. Pourtant, ce n'est pas que je l'ai beaucoup lu, puisque pour tout avouer, j'ai fait l’acquisition de l'intégrale très récemment seulement, même si j'avais déjà lu la série par ailleurs. Je l'ai donc relu pour l'occasion, d'autant que l'intégrale est plutôt sympa, et une fois de plus, j'ai été enchantée par ma lecture.

Je dois dire que si je n'ai pas lu le livre original, de Kenneth Grahame, étant petite j'avais parmi mes cassettes vidéo, un petit dessin animé qui s'appelait « La Mare aux grenouilles » et que j'adorais regarder ! Ce n'est que plus tard que j'ai découvert la BD -et qu'elle n'était pas ma surprise en la lisant, de constater que je connaissais cette histoire via ce moyen métrage, donc-, et appris l'existence du livre également. Fin de la parenthèse ^^.

La première chose, il me semble, qui saute aux yeux, c'est la beauté et la précision du coup de crayon de Plessix. De la BD animalière comme on l'aime, avec des détails autant dans les personnages que dans les décors (ce manteau de neige est fabuleux, idem pour la rivière ou les arbres, franchement)... Taupe n'est-il pas absolument adorable ? On pourrait peut-être regretter cette narration avec une police fine et en italique de surcroît, qui rend la lecture tard le soir avec une petite lampe, un peu compliquée (ou alors c'est moi qui devient vraiment myope, c'est possible aussi ^^'). Autre regret pour ma part : le fait que les albums ne fassent qu'une trentaine de pages. C'est très court et donc, ça passe trop vite !

Les amateurs de BD d'action pourront passer leur chemin. En effet ici, à part la fin où les aventures de Crapaud vont faire un beau remue-ménage dans le bois, il s'agit beaucoup de contemplation. A travers Rat et Taupe et leur toute fraîche amitié, nous allons rencontrer d'autres personnages singuliers, notamment Blaireau, qui passe pour un vieux bougon mais qui a le cœur sur la main et cherche toujours à raisonner Crapaud, même s'il doit employer les grands moyens. Rat aussi est assez strict, bien que complaisant avec Taupe. Ce dernier n'est que douceur, il s'émerveille de chaque rencontre, de chaque découverte, et consigne tout ce qu'il vit dans ses petits carnets, avec ses croquis... Tout est paisible, dans cette BD, et si nos amis ne vivent pas de grandes aventures, cette BD reste tout de même un vrai ravissement. Honnêtement, si vous n'avez pas trop le moral, lire Le Vent dans les saules ne pourra que vous faire du bien ! On a l'impression de respirer l'air frais avec eux, de sentir l'odeur du thé et des petits gâteaux qu'ils dégustent... C'est un délice, tout simplement.

Je ne sais pas à quel point la BD est fidèle au roman original, donc je ne peux pas dire s'il s'agit d'une adaptation fidèle ou non, mais de mon point de vue, ce n'est pas très important.

Il y a un côté très enfantin : de mignons animaux, des aventures « gentilles », mais en même temps cette série peut plaire aux plus grands parce que les dialogues ne sont pas ceux de Titeuf (si vous voyez ce que je veux dire...), que le côté assez embourgeoisé des personnages donne une autre dimension, un autre ton au Vent dans les saules, également. Et puis la narration et ses petites touches d'humour ou de poésie, selon le cas, passe très bien.

Certains diront que c'est un peu trop lent ou qu'il ne s'y passe pas grand chose (surtout dans les deux premiers albums), mais je pense que c'est aussi une question de savoir si le charme opère ou non. Et là il n'y a pas de règle, c'est très subjectif. Pour moi, il a opéré dès le début, et il opère toujours, quand je relis cette série. Aussi je ne peux que la conseiller, pour ceux qui ne connaîtraient pas.

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 00:05

Une série terminée en 5 tomes (plus un album hors série, « Le Guide de Lock »), chez Paquet. Valp est aux commandes de l'histoire, du dessin et de la couleur.

Le monde de Lock est dirigé par quatre maîtres, tous différents les uns des autres. Il est peuplé de personnes qui ignorent comment elles sont arrivées ici, et se trouvent prisonniers.

Trois d'entre eux, Noé, Eve et Kymon, décident de partir en quête de réponses : quel est ce monde, comment sont-ils arrivés, et surtout, comment s'en échapper ?

 

Pas possible ! Je n'avais encore jamais fait d'article sur Lock sur ce blog ! Voilà une lacune de plus de comblée !

Je vais essayer de ne pas trop spoiler, mais il vaut mieux avoir lu la BD, avant de poursuivre l'article.

Quand j'étais au lycée et que je commençais à acheter mes propres BD avec une amie bédéphile également, elle m'avait mis entre les mains le premier tome de Lock, persuadée que cela me plairait en me disant que la première édition avait été épuisée dès parution (fait plutôt rare de nos jours, quand même). Elle ne s'était pas trompée, c'est un fait : cela m'a plu. Lock est une BD originale, que ce soit pour son histoire ou son dessin, qui certes ne plaira pas à tout le monde. Elle est composée de seulement 5 tomes, c'est donc plutôt idéal pour qui n'a pas le temps ni les moyens de s'embarquer dans une série avec des dizaines d'albums... Il me semble par ailleurs que c'est de là, qu'est né mon intérêt pour ce petit éditeur qu'est Paquet, et qui mine de rien, édite parfois de très bonnes choses (Le cultissime « Le Voyage des pères » par exemple, ou encore « L'Epée d'Ardennois », pour ne citer vraiment que celles-là).

Lock, ou le monde du coma profond. On le comprend vite et cela nous est tout aussi rapidement confirmé. Ces personnages qui se retrouvent dans cet étrange endroit sans savoir comment ils y sont parvenus, c'est « tout simplement » qu'ils sont, pour une raison ou pour une autre, dans le coma, chez eux. L'idée est bonne, et offre tout un tas de possibilités. Surtout que Valp a créé son monde dans les détails, en le dotant de règles établies (on voit par exemple, qu'il est régi par des grands maîtres), de pièges... Et plus on en apprend, plus on a envie de continuer, tout en se demandant par quel moyen les personnages (Noé, Kymon et Eve) pourront s'en sortir (et ce qu'il leur arrivera, une fois retournés chez eux). Ça, c'est peu dire que le chemin sera semé d'embûches et que les personnages y laisseront des plumes... Mais la vérité a un prix, il paraît.

On apprend à connaître les personnages au fil des albums, et Valp a su leur donner plusieurs facettes, en évitant de les mettre simplement dans les cases des bons ou des méchants. Albertius par exemple, a plus de relief que son attitude exécrable dès le début ne le laisse entendre... Même chose pour Alkalin (j'adore ce personnage) dont les révélations sur son passé surprennent... Il faut attendre le troisième album pour que les révélations commencent à tomber, au sujet de Lock. Il était temps, car il faut reconnaître que l'introduction était longue... Mais ça valait le coup, car on voit que Valp a pensé à tout et savait où elle allait dès le départ.

Le dessin de Valp ne ressemble à aucun autre. Je ne saurais même pas comment qualifier son coup de crayon (un peu comme pour un Bilal par exemple, dans un autre genre bien sûr). Une chose est certaine : il me plaît (et il devient meilleur de tome en tome, plus maîtrisé). Il m'a tapée dans l'oeil dès les premières pages, et il continue encore aujourd'hui. J'admire toujours les auteurs qui assurent tout, sur une BD (et qui sont bons, qui plus est), et c'est vrai que Valp me semble être une auteur accomplie. Je regrette juste le changement de couleurs sur le dernier tome. En soi je n'ai pas grand chose à leur reprocher, sur une autre BD ce serait passé, mais là ça détonnait trop, c'était trop « criard » par rapport aux quatre premiers albums, qui étaient en couleur directe. Mais ça ne m'a pas gâché le plaisir pour autant.

Un mot sur le Guide de Lock, cet album hors série qui est là pour nous présenter les maîtres, la faune et la flore de Lock, notamment. L'occasion de voir que l'univers est riche, et pensé jusque dans les moindres détails. Mais évidemment comme pour tout album de ce type, c'est à réserver à ceux qui ont apprécié la BD.

Je ne sais pas si je peux conseiller Lock, car c'est très particulier, surtout au regard du dessin. Mais ça vaut le détour, il me semble.

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 00:11

Une série américaine de David Petersen, qui comporte trois tomes en France, publiés chez Gallimard. Je parlerai ici uniquement du premier, puisque c'est le seul que j'ai lu pour le moment.

A l'automne 1152, dans le peuple des souris, la Garde protège ceux qui ne peuvent se défendre seuls.

Trois membres de la Garde, Liam, Kenzie et Saxon, ont pour mission de retrouver un marchand disparu. Mais cette affaire est beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît...

 

Format à l'italienne, pages de BD classiques et pages de narration comme dans les contes, cette BD diffère des autres sur la forme, pour commencer. Elle met en scène des souris organisées dans un monde plein de prédateurs, pour ces créatures de petite taille. Quoique l'ennemi le plus dangereux peut être à l'intérieur, comme on l'apprendra... On suit plusieurs d'entre elles à différents endroits, mais l'histoire se rejoint, on le voit très rapidement.

Comme je l'ai dit, j'évoque ici uniquement le premier album, car c'est le seul que j'ai en ma possession. D'ailleurs écrire cet article me rappelle que c'est un tort, de ne pas avoir lu les autres ! Il faudra que j'y remédie...

Dès la couverture -très jolie au demeurant, et puis j'adore ce format à l'italienne-, on voit que ça va être très beau. L'intérieur ne détrompe pas, puisqu'on découvre un coup de crayon assuré, fourmillant de détails. Peut-être un peu trop figé et faisant davantage penser à un recueil d'illustrations qu'à une BD en soi, mais la qualité reste indéniable.

Le genre animalier peut déranger certains, mais ça n'a jamais été mon cas. Au contraire, j'apprécie généralement les BD de ce genre-là (et on sait qu'il y en a de bonnes !). En fait ici, les souris pourraient être nous (en se replaçant dans le contexte du Moyen-âge, qui est celui de l'histoire), puisqu'à part leur petite taille et les dangers qui en découlent, elles agissent et sont organisées comme nous. L'intérêt, ici, c'est que Petersen sait raconter une histoire. On a l'impression d'être devant quelque chose qui pourrait être pour les enfants, mais qui ne l'est pas tant que cela, quand on se plonge dans le récit... On est happée, et l'album se lit très vite. C'est comme un conte qui prendrait vie sous nos yeux, mis en lumière par une narration fluide et sans fausse note. Et elle est d'autant plus importante, cette narration, qu'en soi le récit n'offre pas de surprises ou d'innovations.

C'est en effet un récit d'aventure comme il en existe plein (avec les traîtres, les héros, les défenseurs des opprimés, les combats, etc...), et pourtant je n'ai pas l'impression d'avoir déjà vu quelque chose qui ressemble à ces Légendes de la Garde. Seul regret : cela se lit bien trop vite !

Je ne peux que vous encourager à découvrir ce petit bijou qui je l'espère, vous séduira autant que moi. Et maintenant, il faudra quand même que je pense à me procurer les autres albums, moi !

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 00:07

Une BD en 5 tomes, par Weber (scénario) et Pasarin (dessin), chez Le Lombard.

Luca est à Rome pour sa thèse ; il est étudiant en archéologie.

Alors qu'il passe la nuit avec une jeune femme qu'il vien de renconter, il se réveille en -44, toujours à Rome, peu avant l'assassinat de César... S'agit-il d'un rêve ou est-ce la réalité ?

 

Ma foi, ce premier tome était bien sympathique, et m'a donnée envie de me procurer les suivants. Il y a des lacunes, c'est certain, mais c'était plaisant.

J'aime bien l'idée des voyages dans le temps, et puis là où arrive Luca, ce n'est quand même pas rien ! Rome, peu de temps avant l'assassinat de Jules César. Un lieu et une époque chargés s'il en est. Moi qui aime ce genre de trucs, on peut dire que j'étais servie. J'aurais même voulu en voir un peu plus. D'après ce que j'ai cru comprendre, dans les autres tomes il est toujours question de ces voyages à travers le temps, toujours à Rome, mais à d'autres moments... Je suis impatiente de voir cela ; en tout cas sur le principe, il y a de quoi faire.

Je disais qu'il y avait des lacunes. Dans les dessins, c'est un peu le côté « figé » de la chose, je trouve. Je trouve les dessins très sympas en soi, mais cela manque un peu de mouvement, de relief, il me semble. Mais rien de dramatique, et puis ça va plutôt bien avec l'histoire, somme toute.

Côté scénario en revanche, j'ai un peu été interpellée par le comportement de Luca, sur un point. Il semble être un jeune homme ordinaire, et quand il arrive à Rome, le voilà courageux, étonné mais pas non plus renversé d'être là, et surtout le voilà qui essaie de sauver la mise à Jules César... Je veux dire que son comportement aurait pu être plus crédible. Un jeune homme normal comme lui à qui il arrive une aventure aussi dingue, je ne pense pas que son désir premier est de sauver les miches de César (quoi qu'on pense de César, ceci est un autre débat). Enfin je peux me tromper, mais bon.. Et du coup j'ai un peu de mal à m'attacher à Luca. Ce qui lui arrive m'intéresse, il n'y a pas de doute, mais son attitude parfois me laisse perplexe.

Cela dit, le voir débarquer dans cette époque et faire des rencontres (plutôt du côté du beau monde puisqu'il côtoie des sénateurs, en fin de compte), c'était intéressant à suivre. Et puis j'aimerais savoir le pourquoi de ces « rêves » qui semblent être bien réel, et le rôle de pas mal de gens, à commencer par celui de la fameuse romaine avec qui il passe la nuit, avant de se retrouver à cette autre époque. Nous verrons cela dans la suite.

Quoi qu'il en soit, malgré quelques faiblesses bien visibles, le sujet était intéressant et offre de la matière. Reste à voir ce que les auteurs en feront dans la suite...

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 02:42

Une série de Raule (scénario) et de Gabor (dessin), publiée aux éditions du Lombard. Un 1er cycle de 3 tomes est déjà sorti ; un 4ème tome est annoncé.

XIIème siècle, au Japon. Isabellae est une jeune fille peu ordinaire puisque non seulement elle est rousse, mais en plus c'est une guerrière aguerrie. Accompagnée du fantôme de son père, elle parcourt le pays depuis 7 longues années, en tentant de retrouver sa sœur.

J'ai profité cet été, d'une offre promotionnelle vendant les 2 premiers tomes pour pas cher, pour découvrir la série. C'est sympa ce genre d'offres, ça permet de se lancer alors qu'on ne l'aurait pas forcément fait -ou pas tout de suite, en tout cas-. Comme elle m'a bien plu, je me suis empressée de me procurer et de lire le troisième album, complétant ainsi ce premier cycle. J'attends désormais la suite, car l'histoire ne fait que commencer... Avec ce qui a été lancé là, il y a de quoi tenir un moment, je suppose !

L'histoire se situe donc dans un Japon féodal avec tout ce que cela suppose : les samouraïs, les combats à l'épée, les croyances anciennes, et j'en passe... Pourtant Isabellae, notre héroïne, détonne dans ce décor. Avec ses cheveux roux déjà, mais aussi car on a rarement vu des femmes tenir l'épée, à cette époque. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle a beaucoup de caractère. Et qu'elle a de la fierté à revendre, aussi ! Une femme forte et qui n'a certainement pas besoin d'être protégée, en somme. Elle sillonne les routes à la recherche de sa sœur Siuko, et se fait de l'argent en ramenant morts ou vifs les criminels recherchés dans chaque endroit où elle passe... Pas vraiment la vie dont rêvait son père pour elle, quoi.

Ce premier cycle va prendre le temps de tout mettre en place, en n'oubliant pas non plus de nous donner de l'action, permettant ainsi de ne jamais s'ennuyer. Ainsi comme toute quête qui se respecte, on va voir se constituer le petit groupe qui va bien et qui va accompagner notre héroïne -qui jure au début qu'elle se passerait bien d'eux et préférerait continuer sa quête seule-. On a donc le jeune bandit-pas-si-mauvais-que-ça qui va tomber sous le charme d'Isabellae et la suivre partout, le jeune garçon à la base destiné à devenir moine, et un dernier compagnon tout à fait intéressant s'ajoute à la liste dans le tome 3. Une petite troupe variée certes, mais qu'on n'imagine pas se dissoudre, maintenant. Des liens vont se créer, comme on s'y attendait, entre chacun d'eux. Et aussi une certaine estime, pour ne pas dire une amitié. Isabellae les a laissé l'accompagner à contrecœur au début, mais à présent les choses ont évolué... Et je dois dire que ça colle tellement bien que ça joue pour beaucoup dans mon appréciation de la série.

L'histoire, même si elle s'ancre dans une période et un contexte bien réels, lorgne clairement vers le fantastique. D'abord en nous expliquant que la mère d'Isabellae avait certains pouvoirs magiques (sa mère était irlandaise, d'où les cheveux roux transmis à sa fille), puis en intégrant certains éléments surnaturels (bon vous me direz, dès le départ on avait la présence du fantôme du père d'Isabellae, mais bon comme cela se passe au Japon, ça ne m'a pas interpellée au départ XD). Le mariage des deux est plutôt réussi, je trouve. Entre combats à l'épée plutôt bien agencés et fantastique, le récit trouve un certain équilibre. Ca se lit bien, tout simplement. Je me suis trouvée assez vite prise au jeu puisqu'en refermant chaque tome, j'avais hâte de lire le suivant, pour connaître la suite des aventures de cette petite troupe. C'est bien le signe que cela fonctionne. Isabellae est une série qui ne paye pas forcément de mine (les récits se plaçant dans le Japon féodal sont bien nombreux), mais que je recommande chaudement.

Il y a parfois quelques visages un peu bizarres (ceux de trois-quarts, j'ai l'impression), mais dans l'ensemble ce trait plutôt classique, colle bien au récit. En soi ce n'est pas ce que je préfère, mais cela convient bien, alors... J'aime assez les couleurs, par contre. Et les décors, également. Le trait de Gabor contient pas mal de détails, mine de rien, notamment dans les scènes de baston qui je trouve, sont assez bien gérées (et plutôt sanglantes).

Vous l'aurez compris : il m'a bien plu, ce 1er cycle ! Qui plus est même si pas mal de choses se sont produites, j'ai le sentiment qu'on n'est qu'au tout début, que l'histoire commence seulement maintenant. Ça donne vraiment envie de voir ce que les auteurs vont nous proposer avec le tome 4 !

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 01:10

Une BD parue chez Dupuis, qui pour la série principale, compte actuellement 53 tomes. La série a connu de nombreux scénaristes (Rob-Vel, Jijé, Franquin, Greg, Rosy, Fournier, Cauvin, Tome, Morvan, Vehlman), et dessinateurs (Jijé, Franquin, Fournier, Nic, Janry, Munuera, Yoann).

Spirou et Fantasio sont journalistes, et vivent pas mal d'aventures périlleuses dans tous les recoins de la terre. Parfois à cause du travail, parfois le hasard s'en mêle...

Des ennemis redoutables se dressent sur leur route mais leur ingéniosité et leur courage leur permet de toujours s'en sortir...

Spirou et Fantasio est une BD bien connue qui perdure encore de nos jours car elle est reprise à chaque fois par de nouveaux auteurs, qui chacun apportent leur marque de fabrique -en bien ou en mal d'ailleurs- à la série. Personnellement, quand je parle de Spirou, j'ai tendance à ne garder que la période Franquin en tête (et le merveilleux et hilarant album QRN sur Bretzelburg). La plus aboutie selon moi, la plus réussie, de loin. Ça n'empêche pas qu'il peut y avoir de bonnes choses chez les autres auteurs qui ont travaillé sur la série, mais voilà. Spirou = Franquin, pour moi. Pour me situer, je dirai qu'ensuite la période Fournier n'était pas mauvaise du tout pour l'essentiel, que la période Nic/Cauvin est à oublier car ce n'était tout simplement pas bon, la période Tome et Janry avait de bonnes choses (par exemple j'ai adoré la Vallée des bannis) mais dénaturait trop l'oeuvre originale (surtout ans l'album « Machine qui rêve »). Morvan et Munuera, c'était de très bons albums, mais ce n'était plus vraiment Spirou, en fin de compte... Quand aux nouveaux, je n'ai pas encore osé lire, cela me faisait un peu peur. Mais je finirai bien par m'y mettre un jour...

Je ne suis pas contre le fait qu'une telle série perdure. Ni contre le fait que de nouveaux auteurs apportent leur patte, leur personnalité aussi. Et bien sûr il serait idiot de vouloir copier Franquin, cela n'aurait d'intérêt ni pour les auteurs, ni pour les lecteurs, donc autant faire du neuf. Mais pour moi il y a des choses qu'on ne peut pas toucher. Des choses qui sont l'âme de la série, qui certes peut être un peu figée dans le temps (ce que Tome & Janry ont bousculé en intégrant Spirou à l'époque actuelle au niveau du langage ou de la technologie notamment), mais qui font ce qu'elle est. Spirou sans son habit de groom, ce n'est pas possible. Peut-être que l'accoutrement ne parle plus à personne aujourd'hui, mais ce n'est même pas le problème, c'est son identité. Spirou qui tombe amoureux, pas davantage. C'est pour cela que Tome & Janry avec des albums comme Machine qui rêve, c'était juste odieux pour les puristes -dont je fais partie-. En soi cela peut faire de bonnes histoires, peut-être. Mais pas pour du Spirou. Je suis peut-être étroite d'esprit en disant cela, mais je le ressens comme ça, et c'est pour cela que passé Franquin et encore Fournier, j'ai plus de mal à adhérer.

Spirou, c'est un héros courageux, fort, intrépide, loyal... Un vrai héros sans peur et sans reproche. Pour autant il est moins lisse qu'un Tintin car il est tout de même colérique aussi, parfois, pas très patient également... Il est plus humain, disons. Et que serait Spirou sans Fantasio ? Je ne cesse de dire que le héros n'est rien, en BD comme ailleurs, sans son fidèle compagnon, trop souvent réduit au rôle de faire-valoir. Fantasio bien sûr, est l'élément comique puisqu'il peut être gaffeur, qu'il est très colérique et emporté. Mais c'est aussi un ami fidèle qui se coupe en quatre pour Spirou (et vice-versa d'ailleurs), et j'ai toujours trouvé que leur amitié était jolie. Sans Fantasio, Spirou ne serait pas le même. Et c'est pour cela d'ailleurs que dans la période Tome & Janry, j'ai aimé l'album La Vallée des bannis, où pour une fois c'était Spirou contre Fantasio, leur amitié étant mise à mal.

Mais bien sûr les deux amis ont croisé au fil de leurs aventures des personnages récurrents, qu'il est toujours plaisant de retrouver au détour d'un album ! A commencer par le Comte de Champignac, inventeur farfelu mais génial, passionné par les champignons et toujours prêt à accueillir nos amis dans son château. Il sera à l'origine de pas mal d'inventions qui leur sauveront la mise plus d'une fois d'ailleurs. Le comte, personnage tout droit sorti d'un autre temps, est un personnage savoureux. Autre personnage que j'adore, c'est Zorglub, ce savant bien connu du comte qui au départ se servait de ses inventions pour faire le mal, mais qui a fini par se ranger du bon côté. Un personnage ambigu qu'il est toujours plaisant de revoir. J'aime aussi beaucoup les figures de proue du petit village de Champignac, comme le Maire et ses discours interminables, Duplumier ou bien encore l'ivrogne Dupilon. Mais il y a aussi Zantafio -le diabolique cousin de Fantasio-, Seccotine, et d'autres... Sans oublier Spip et le Marsupilami bien sûr, les animaux indissociables de leurs maîtres.

Spirou et Fantasio, ce sont des aventures teintées d'humour, mais où le rythme est soutenu parce qu'il se passe toujours quelque chose. J'aimais plus la période Franquin car je la trouvais créative, surtout au niveau de petits détails comme les inventions (toutes celles ayant trait au Comte de Champignac par exemple). Rien que le Marsupilami, c'est une idée géniale. Cela apportait une densité folle au récit. Mais Spirou prouve aussi avec des albums comme Il y a un sorcier à Champignac, que l'aventure n'est pas forcée d'être à l'autre bout du monde, qu'elle peut être aussi chez soi, où dans un petit village paisible... C'est elle, dans ce cas là, qui vient à Spirou, et non l'inverse. Même si très souvent, il est vrai que les deux compères ont parcouru le globe.

Tout comme le scénario, le dessin a changé selon la patte des différents auteurs. Franquin et Munuera, ou Janry encore, n'ont pas le même coup de crayon, c'est certain. Après, à part une ou deux exceptions, je trouve que chaque auteur était bon (même si là-aussi, je préfère encore et toujours Franquin XD, on ne se refait pas). On a débuté avec du pur style franco-belge. Traits ronds, expressifs, décors fournis... Et on a continué, en adoptant les styles des auteurs... Comme je le disais, je n'adhère juste pas au fait que certains aient dessiné un Spirou sans son traditionnel habit de groom. C'est peut-être désuet désormais, mais c'est comme ça : Spirou est ainsi vêtu ! Mais je ne crache pas sur tout dans les derniers auteurs, la preuve : j'ai adoré le style de Munuera et le dynamisme de son coup de crayon ^^ !

C'est difficile, de faire un seul article sur une série qui non seulement comporte une cinquantaine d'albums, mais qui ne sont pas de la main du même auteur, en plus ! Il faudrait en faire un, presque, pour chacune des périodes car il n'y a pas les mêmes critiques à faire. Mais enfin, je chipote ^^. Je pense que de toute façon, Spirou est une BD à lire au moins une fois. Je ne vous dis pas quels albums je recommande, je pense qu'au vu de l'article c'est évident ^^'.

Repost 0
Published by Marluuna - dans BD Franco-belges
commenter cet article

Présentation

  • : Marluuna
  • Marluuna
  • : Un blog pour parler de tout et de rien : musique, ciné, animes, dramas, séries, BD, artistes, livres... Et sûrement d'autres catégories qui me viendront au fur et à mesure aussi...
  • Contact

Recherche