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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 23:50

Un film d'animation réalisé par Hayao Miyazaki.

(1992)

 

Italie, dans l'entre-deux-guerres.

Marco, alias Porco Rosso est un aviateur/chasseur de primes, autrefois humain et soldat dans l'armée de l'air italienne, aujourd'hui transformé en cochon, qui se bat contre les pirates de l'air.

Les pirates s'allient à Curtis, un aviateur italien et Marco voit son avion détruit après un affrontement. Il part pour Milan afin d'en faire construire un nouveau et rencontre Fio, la petite fille de l'ingénieur, qui est très douée et se jette avec enthousiasme dans ce projet, malgré les réticences de Marco...

 

Porco Rosso n'est pas mon Miyazaki préféré, mais cela reste un Miyazaki et non des moindres : c'est-à-dire qu'il est tout à fait réussi :D. Et que je l'aime beaucoup, c'est juste qu'il y en a d'autres que j'aime encore davantage (il faut bien faire des choix, que voulez-vous). Il combine l'humour, une fine touche de romance, la passion du créateur pour l'aviation et les beaux paysages, et un peu de fantastique (après tout, notre héros est un cochon)... et surtout, une poésie inégalable. Regarder ce type d'oeuvres, c'est toujours un moment délicieux tant c'est fin, beau, amusant et touchant tout à la fois. Cela me donne envie de me re(voir) tous les films du studio Ghibli...

Et pourtant le contexte, réaliste, n'est pas plaisant en soi. C'est une période de crise et de montée du fascisme, que celle dans laquelle se situe l'action de Porco Rosso. Une Italie en souffrance dans laquelle évolue notre héros, solitaire et marginal. Des allusions sont faites au temps où il était encore humain, à celui où il a perdu ses amis, d'autres soldats (notamment l'un des maris de Gina, une vieille amie)... D'ailleurs la première fois que l'on voit Gina, lorsqu'elle vient parler à Marco, elle vient d'apprendre que 3 ans après sa disparition, on a retrouvé le corps de son dernier mari disparu... Bref, on fait plus joyeux, comme ambiance, vous en conviendrez ! Pour autant il a des moments de grâce. Celui, onirique, où l'on voit les soldats tombés au champ d'honneur par exemple... Celui, plus gai cette fois, où toutes les femmes (les hommes étant partis chercher du travail) se mettent à la construction de l'hydravion de Marco avec hardeur, et bien d'autres encore... C'est un fameux mélange, en somme. Une mélancolie douce transparaît ainsi de le portrait de cette vieille Europe, et est largement retranscrite à l'écran par de superbes plans, notamment de vol.

Car bien sûr, l'animation est une fois de plus au rendez-vous. C'est toujours aussi beau et dynamique, avec des scènes d'animation et des couleurs qui marquent forcément. On ne s'en lasse jamais, je pense... En tout cas, pas moi ! A noter également que dans la VF, Marco est doublé par Jean Reno, ce qui est plutôt savoureux vu la voix du bonhomme !

Et puis, ce qui contribue à cette ambiance, c'est aussi comme toujours, la musique de Joe Hisaishi, des plus réussies. Là-aussi, ce n'est pas ma bande-son préférée parmi les films du studio Ghibli (puisqu'il faut bien choisir, encore), mais cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas bonne pour autant. Bien au contraire, même. L'OST se distingue par des mélodies à consonance italienne, forcément, et c'est très beau. Elle s'écoute très bien à part, sans forcément regarder le film (mais bien sûr les gens, regardez le film, c'est mieux !).

Notre personnage principal est atypique. Suite à une malédiction, le voilà transformé en cochon. Il pourchasse les pirates de l'air à bord de son hydravion, et l'on sait qu'il a été soldat par le passé. L'aviation tient une place centrale dans l'histoire. Gina a perdu les hommes de sa vie à cause de cette passion, et elle est clairement amoureuse de Marco, en plus... Et puis c'est lorsque son avion est détruit et qu'il va pour s'en faire construire un nouveau, que Porco Rosso rencontre Fio, qui est, comme toujours chez Miyazaki, une jeune femme forte, mais sans être dénuée de sensibilité pour autant. La façon dont elle tient tête aux pirates de l'air pour éviter qu'ils ne détruisent l'avion de Marco, ou ne battent Marco lui-même, au nom de l'honneur des aviateurs, fait montre d'un solide caractère. Et elle noue avec Marco une jolie relation de confiance et de complicité. C'est vraiment un beau personnage.

Incontournable dans la filmographie du Maître, Porco Rosso n'a pas pris une ride, sur le fond ou sur la forme. Je pense même qu'il est comme le bon vin et se bonifie à mesure que les années passent...

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 22:46

Katori Shingo : Nagasato Daisuke

Ueno Juri : Kumagai Hanako

Nishida Toshiyuki : Nagasato Yozo

Fubuki Jun : Kumagai Ritsuko

Tanaka Kei : Takase Kazuya

Takada Hyoga : Nagasato Kota

 

10 épisodes

2016

 

15/20

 

Nagasato Daisuke a un bel appartement qui est son havre de paix. Homme peu sociable, célibataire, il aime sa tranquillité et ne l'échangerait pour rien au monde. Mais un jour, son père débarque chez lui avec Kota, le fils de la femme qu'il a épousé et qui est partie. Daisuke peut dire adieu à sa tranquillité, avec un père qui met son appartement sans dessus-dessous...

Sa voisine Kumagai Hanako est un peu plus sociable que lui, mais elle aime aussi être seule. Sa mère s'invite chez elle et ne songe qu'à une chose : que sa fille et son ex-mari se remettent ensemble...

 

Au premier épisode (et même au deuxième, je crois), je n'étais pas transportée par l'enthousiasme, il faut bien l'avouer. La faute au protagoniste, principalement, Daisuke. Je le trouvais plutôt antipathique. Ou tout du moi, pas très attachant. Je comprenais son point de vue et ses idées sur pas mal de points (d'autant plus que je les partage pour partie), mais il avait une attitude suffisante et égocentrique, certes assumée parce que c'est ainsi qu'est construit le personnage, mais cela mettait une distance entre lui et moi, et du coup par extension, entre le drama et moi puisque je ne parvenais pas à l'aimer, et donc à m'intéresser à ses problèmes.

Après cela a été mieux. D'abord parce qu'il n'est pas si insensible et détaché que cela dans le fond, et aussi parce qu'au fil du drama, il met de l'eau dans son vin. Et au final j'ai beaucoup aimé ce drama ! J'ai bien aimé parce que le héros, mais pas seulement lui d'ailleurs, change au fil des épisodes, mais ne devient pas non plus quelqu'un de totalement différent de ce que l'on nous a présenté au départ. Genre dans Hana Yori Dango (drama que j'adore pourtant), cela me fait toujours rire de voir le F4 et Domyôji présentés comme le diable en personne, alors que très vite, ce sont de vrais agneaux au service de la demoiselle (ok je fais un raccourci mais c'est l'idée). Tandis que là, même à la fin, Daisuke et Hanako restent en soi ce qu'ils étaient au début, mais ils ont vu plus loin que le bout de leur nez et ont appris 2-3 trucs. Ils ont évolué, mais n'ont pas complètement changé. Et j'aime bien cela.

Le drama veut en substance nous dire que la famille, c'est important. Yozo vient mettre le chahut dans la vie de Daisuke, son fils. Il parle fort, il ramène tout le temps des copains à la maison, il squatte un peu tout... Il met de la vie, quoi, là où l'existence de Daisuke est réglée, minutée comme une horloge et où rien de dépasse. Bon après je comprends l'exaspération de Daisuke (trouvez des calamars dans sa baignoire, franchement moi aussi ça m'aurait saoulée ^^')..., mais c'est vrai que ça met de la vie, quoi ! La famille c'est important donc, mais on ne se comprend pas toujours. Et il faut du temps parfois, beaucoup de temps, pour simplement arriver à se parler, et au final, se comprendre. Et c'est plus crédible en ce sens, que bien des dramas sur le sujet, je trouve. Daisuke ne reconnaît pas son père dans cet homme qui pour le coup a bien changé. Il connaissait son père autrement que comme ayant plein d'amis et parlant à tort et à travers. De la même façon, le mariage de Hanako avec Kazuya a capoté et la mère de Hanako veut les remettre ensemble, mais elle ne parvient pas à savoir ce qui a pu se passer entre eux. Elle est sa mère, et pourtant Hanako ne peut se confier à elle. Il y a des malentendus, qui bien sûr prennent sens à mesure que l'on progresse dans les épisodes, et qui sont bien faits. On apprend ainsi à voir les choses comme Hanako, comme Daisuke, à comprendre leur point de vue, qu'on le partage ou pas. Ils s'adoucissent et deviennent du coup, plus sympathiques.

Enfin, Hanako la râleuse m'a plu dès le départ, ceci dit. Il n'y avait qu'avec Daisuke que j'avais du mal. Elle, je la trouvais intelligente, censée... Certes un peu ours sur les bords -et râleuse donc, comme on l'a bien compris ^^-, mais elle a plein de nuances et surtout un mal-être évident, intimement lié à son mariage raté (enfin à ce qui a fait que ce mariage a foiré), qui la rendent attachante. Et puis Ueno Juri est une très bonne actrice, toujours juste, et je l'ai beaucoup aimé dans ce rôle, une fois de plus. Je connais mal Shingo en tant qu'acteur finalement (je me demande si ce n'est pas le premier drama de lui que je vois, en fait), mais cela m'a donné envie d'en voir d'autres avec lui, parce que j'ai bien aimé ce qu'il proposait. Il avait un jeu très crédible et surtout très naturel, posé, qui m'a bien plu et qui du coup, a fini par me faire adhérer à son personnage, alors qu'avec un autre acteur, je ne sais pas si j'aurais changé d'avis, ou du moins pas si vite...

Il y a la ribambelle classique de personnages secondaires, notamment des collègues de l'un et de l'autre, mais on en retiendra surtout 4 en fin de compte. Côté Hanako, sa mère, une femme très bien qui ne comprend pas sa fille, et Kazuya, son ex-mari. Toujours amoureux d'elle, il fait des pieds et des mains pour la reconquérir et il est évident tout de suite que c'est quelqu'un de bien. Côté Daisuke, il y a son « frère » Kota, garçon taciturne et solitaire qui va s'ouvrir grâce à Yozo, leur père qui va veiller sur lui.

Kazoku no katachi est un drama où l'on rit bien. Yozo surtout, n'est pas triste ^^. Même si des fois, je comprenais que ces actes saoulent son fils, en fin de compte il y a pas mal de moments où il m'a fait marrer ^^'. Mais il est touchant aussi. Hanako et Yozo particulièrement, m'ont émue à plusieurs reprises au vu de leurs situations personnelles, que l'on nous dévoile petit à petit.

J'ai beaucoup aimé aussi, la relation entre Hanako et Daisuke. Ils se chamaillent beaucoup et quand ils se rencontrent, donnent l'impression qu'ils ne pourront pas se supporter, mais c'est tout le contraire qui se produit. La romance est certes légère dans ce drama mais ce n'est pas grave. Pour le coup les voir apprendre à se connaître, se faire confiance, se confier des choses... C'était vraiment intéressant à observer. Ils se comprennent parce qu'ils se ressemblent et si parfois ils sont maladroits dans leur façon de dire les choses ou dans leurs réactions, au final ils vont bien ensemble. Ils s'inquiètent l'un pour l'autre, sont présents quand cela ne va pas... On pourrait croire que deux personnes avec un tel caractère, cela ferait des étincelles, mais passées les premières rencontres, il n'en est rien, et c'est plutôt sympa à voir.

Kazoku no katachi est une vraie bonne surprise. Un drama dont je n'attendais guère que le minimum syndical, qui ne m'avait pas tapé dans l'oeil au début, et qui m'a de plus en plus plu à mesure que passaient les épisodes. Je suis contente de l'avoir regardé.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 19:00

Matsumoto Jun : Miyama Hiroto

Eikura Nana : Tachibana Ayano

Kagawa Teruyuki : Sada Atsuhiro

Aoki Munetaka : Marukawa Takahisa

 

10 épisodes

2016

 

14/20

 

Miyama Hiroto est un avocat plutôt doué, qui choisit des affaires qui ne rapportent pas d'argent et qui semblent désespérées.

Il va travailler pour un bon cabinet d'avocats, et quelque peu dérouter ses collègues, avec ses méthodes qui ne rentrent pas vraiment dans les clous...

 

Matsumoto Jun fait partie des acteurs que je préfère, dans les dramas japonais. Il joue l'idiot complet aussi bien que les rôles dramatiques. Et il me semblait que cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un de ses dramas, donc même si le synopsis de celui-ci semblait assez classique, je me suis lancée. Je dois être honnête et dire que si ce n'était pas pour lui, je n'aurais probablement pas vu le drama, ou du moins pas tout de suite.

Et en effet, c'est un drama des plus classiques, comme attendu, mais bon dans son genre. C'est-à-dire que si l'on a vu pas mal de dramas japonais, comme cela commence à être mon cas ^^, on retrouvera un certain profil dans les personnages, dans le rythme, dans la façon d'aborder les choses, qui font que l'on se sent en terrain familier, du point de vue du ton général. Et autant je comprends que cela puisse lasser à force, autant comme je n'avais pas vu de drama de ce type depuis un moment, j'ai eu une impression de nostalgie en quelque sorte, et j'ai apprécié retrouver ce terrain familier. Mais bien que j'ai apprécié, bien sûr, ce n'est pas forcément ce que je recommanderai à quelqu'un qui aurait envie de découvrir les dramas, ou même à quelqu'un qui chercherait un truc nouveau.

99,9 (c'est plus court ainsi ^^), parle de ses affaires qui semblent perdues d'avance. En effet on nous explique qu'au Japon, une fois que l'on est mis en accusation dans une affaire criminelle, il y a 99,9% de « chances » d'être condamné. Le drama s'intéresse donc à cet infime pourcentage restant. Il nous présente donc tout naturellement des épisodes qui s'articulent autour d'un cas du jour (avec bien sûr un brin de fil rouge par rapport à Miyama, notre protagoniste, et l'affaire concernant son père). Et comme toujours avec cette formule là, on a du bon et du moins bon. Mais globalement je dirai que les affaires m'ont intéressé sur le principe (surtout l'une des dernières, avec la belle-fille qui s'occupait de son beau-père et qui s'accuse du meurtre de ce dernier...). On a donc bien ce que l'on nous a promis : des affaires qui semblent mal parties pour les victimes, mais que Miyama arrive à démêler. Et parfois, comme c'est le cas dans cette affaire que j'ai bien aimé, la conclusion laisse un goût amer, ou surprenant, tout du moins. Après il n'y a rien d'exceptionnel là-dedans, mais c'était sympa.

La faiblesse que je trouve à 99,9, ce sont ses personnages finalement. Si l'on souhaite faire un drama dans ce ton là (cas du jour, avec de l'humour de temps à autres), il est bon d'avoir une clique de personnages qui vont bien. Et là aucun n'était déplaisant, mais ils étaient tous finalement très quelconques et interchangeables. Sorti de Miyami bien sûr, de Sada que j'ai bien aimé (puis j'aime bien l'acteur, aussi) et du grand manitou dont j'ai oublié le nom car j'ai fini le drama il y a quelques semaines (le vieil homme qui a connu le père de Miyama), les autres sont oubliables car pas développés. Ils existent via leur relation (de travail, du coup) avec Miyama et leur rapport avec lui, mais cela ne va pas chercher plus loin. Il est vrai que Miyama est un personnage très flamboyant qui occupe l'espace (et Matsumoto Jun, sans que ce soit là son meilleur rôle, fait comme toujours, du bon boulot), mais il est dommage que l'équipe autour de lui, en-dehors de Sada, n'ait pas été plus marquante ou au moins, attachante...

Voilà un peu ce que je pouvais dire de 99,9. mais quoi qu'il en soit, je suis au moins contente d'avoir revu Matsumoto Jun ^^ !

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:15

Un film d’animation réalisé par Hayao Miyazaki, et produit par le Studio Ghibli.

(1989)

Kiki est une jeune sorcière, qui en tant que telle, doit quitter à 13 ans le foyer familial pour vivre un an dans une autre ville.

Elle s'établit dans une ville qui lui plaît et créé, grâce à l'aide d'une sympathique boulangère, un service de livraison rapide grâce à sa capacité à voler sur son balai magique.

Kiki la petite sorcière est encore une réussite de Miyazaki. La particularité cette fois est que l'on n'a pas de « méchant » dans l'histoire. Kiki est certes une sorcière, mais une gentille, et l'on suit sa nouvelle vie dans laquelle elle doit se débrouiller seule. Les obstacles qu'elle affronte sont ceux de la vie et du quotidien, mais il n'y a personne en soi, pour lui nuire et s'opposer à elle. Du coup, Kiki se fait plutôt aider et entourer, par les gens qu'elle rencontre, plutôt que de s'opposer à eux. A commencer par ses parents d'ailleurs : elle ne quitte pas le nid familial parce qu'elle s'y sent mal, mais parce que cela fait partie de son initiation, tout simplement. Mais cela ne rend pas le film plus ennuyeux pour autant. En effet, les aventures de Kiki, son installation, ses livraisons, ses rencontres, remplissent parfaitement le film et je ne me suis jamais ennuyée une seconde devant.

D'abord, c'est comme toujours, très joli. Très bien animé, très rond, plein de détails... Kiki est toute mignonne, mais tous les personnages sont réussis, ainsi que les décors, et tout est très dynamique. Les mouvements sont très bien rendus (notamment lors des scènes où Kiki vole)... La ville dans laquelle Kiki s'installe a un côté très occidental dans son architecture, pour le coup, au lieu que l'on soit dans le traditionnel. Mais cela fait tout son charme. Enfin j'aime le style de ce studio donc je me répète de films en films, mais voilà ^^.

Pareil, la musique est encore signée Joe Hisaishi et sachant que son travail ne me déçoit jamais... C'est encore une fois une jolie BO, pas trop présente (les moments de calme, c'est important).

Kiki en soi, est vraiment un bon personnage. Les jeunes filles/femmes dans les films de Miyazaki font toujours de belles héroïnes, et Kiki ne fait pas exception à la règle. Elle est joyeuse, charmante, intelligente... Elle est aussi à un tournant : c'est le passage de l'enfance à l'âge adulte, que symbolise cet apprentissage dans une nouvelle ville pendant un an. Kiki va y faire de belles rencontres (notamment la boulangère Osono qui va lui offrir un toit et son aide), mais elle va aussi connaître le doute (problème de confiance en soi, problèmes d'ordre matériel...), avant de reprendre courage et confiance en elle petit à petit. Et c'est vrai que même si le film n'est absolument pas dans le registre action ou suspens, ses tribulations avec son fameux service de livraisons rapides, sont intéressantes, et cela fait grandir le personnage. Au final, comme le montre la fin du film avec la lettre que Kiki a envoyé à ses parents, la jeune sorcière est devenue indépendante et est heureuse dans sa nouvelle vie qu'elle s'est choisie elle-même, et qu'elle a construite part ses propres moyens.

C'est par ailleurs, teinté d'humour, notamment grâce à la présence de Jiji, le chat noir de Kiki avec lequel elle peut communiquer, et dont les remarques sarcastiques sont assez comiques.

Comme la plupart du temps dans les films de Miyazaki, le vol et les machines volantes sont importantes. On le voit bien sûr avec la grande place dans l'histoire que tiennent les vols de Kiki sur son balai de sorcière, mais aussi avec le jeune garçon -Tombo- qui veut se lier d'amitié avec elle, et ses machines volantes.

Au final, Kiki la petite sorcière est peut-être un film moins aventureux ou moins épique que d'autres du maître, mais il reste très mignon et touchant. En tous cas, il m'a bien plu :).

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 15:09

Un film d’animation du studio Ghibli, écrit et réalisé par Hiromasa Yonebayashi.

(2014)

 

D'après le roman « When Marnie was there », de Joan G. Robinson.

Anna vit avec ses parents adoptifs à Sapporo. Elle souffre d'un asthme chronique, et des crises violentes se déclenchent lorsqu'elle est contrariée. Solitaire, introvertie, Anna est incapable de se lier aux autres.

Inquiète pour sa santé, sa mère adoptive l'envoie respirer l'air pur de la campagne chez des parents à elle, les Oiwa. Anna découvre au cours de ses balades une grande maison dans les marais, qui lui semble familière... Dedans, vit Marnie, une fille de son âge. Une formidable amitié va se nouer entre elles...

Souvenirs de Marnie n'est pas le meilleur film d'animation des studios Ghibli, c'est certain. Il faut dire qu'il est facile de souffrir de la comparaison, quand on voit les petits bijoux qui ont existé avant lui... Pour autant, c'est un joli film, qui souffre de certaines longueurs peut-être, mais qui se regarde bien. Et dans lequel on trouve par moments des séquences pleine de magie, de poésie, qui nous font tout de suite oublier la réalité. Et ça, ce n'est quand même pas rien.

On va suivre l'amitié extraordinaire qui lie Anna, une fille agoraphobe et introvertie, à Marnie, qui elle est pleine de vie et d'enthousiasme. Une amitié presque fusionnelle, entre deux gamines qui apprennent à se connaître petit à petit, même si elles sentent qu'elles sont liées, d'une certaine façon. Elles se retrouvent le soir, partent faire un tour en barque, se promènent, boivent du jus de fruits, discutent... Et la plus malheureuse des deux n'est pas celle qu'on pense, au final. On pourrait croire que c'est Anna, qui a perdu sa famille très tôt et a été adoptée (et qui a des relations houleuses avec sa mère adoptive). Mais ne serait-ce pas plutôt Marnie, qui vie dans une luxueuse maison, mais avec des parents toujours absents et des domestiques qui la maltraitent dès qu'ils ont le dos tourné ? Derrière son sourire radieux, Marnie a une enfance plutôt chaotique et n'attend qu'une chose : qu'on la délivre. Et pendant ce temps, on se demande qui est -ou ce qu'est- réellement Marnie ? Est-elle une simple jeune fille ? Un fantôme ? Le fruit de l'imagination d'Anna ? Le film nous perd tour à tour dans plusieurs de ces pistes, mais pas d'inquiétude, à la fin on sait ce qu'il en est ^^.

A son contact, Anna apprend aussi à grandir. Après tout, le film n'est rien d'autre qu'un voyage initiatique. L'histoire d'une gamine en colère, mal dans sa peau, qui arrivée à la fin du film, apprend à mieux s'aimer, et à aimer les siens. La petite fille qu'on rencontre sur le tard, Sayaka me semble-t-il, est essentielle aussi, dans cette évolution !

Une des dernières scènes du film nous explique tout. Qui est Marnie, le lien qui existe entre elle et Anna, pourquoi les choses sont ainsi... On regrettera peut-être un manque de subtilité ou de place laissée à l'imaginaire, vu que tout nous est clairement expliqué par une tierce personne, là où d'autres films d'animation du studio sont moins limpides dans leurs explications. Mais au moins, tout est clair pour le spectateur à la fin, c'est le point positif :D.

La qualité de l'animation reste toujours aussi bluffante, ça c'est certain. Les visages et expressions, les décors -principalement la nature-, tout est fabuleux. Et ces jeux de lumière, lorsqu'elles se promènent dans les bois... Franchement, c'est un régal pour les yeux !

S'il y a beaucoup de mystère -autour de Marnie, bien sûr-, le film dégage aussi par moments une grande impression de chaleur. Celle-ci est liée indubitablement, aux Oiwa, le couple qui accueille Anna dans leur maison à la campagne. Ils n'ont l'air de rien comme ça, mais c'est un couple plein d'humanité, de bienveillance et de chaleur, qui laisse beaucoup de liberté à Anna et qui au lieu de l'engueuler, rient de ses bêtises et se perdent dans des anecdotes qu'ils lui racontent. Ce sont des figures joviales et sympathiques, que j'ai beaucoup aimé.

Alors oui. Pas le meilleur Ghibli. Quelques défauts notables. Mais au final, reste un film plein de jolis moments, très beau à regarder. Et que je reverrai sans doute avec plaisir.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 00:08

Un film de Mamoru Hosoda, sorti en France en 2012.

Hana tombe amoureuse d'un jeune homme sur les bancs de la fac. Il lui apprend son lourd secret : il est le dernier d'une lignée d'hommes-loups, et peut se transformer à loisir... Hana l'accepte tel qu'il est et ils vont construire une vie à deux, donnant naissance à deux enfants : Yuki, une fille, et Ame, un garçon. Tous deux possèdent les caractéristiques de leur père.

Tandis que leur père est tué un jour sous sa forme sauvage, Hana élève tant bien que mal ses deux enfants-loups en protégeant leur secret. Et pour ce faire, elle achète une grande maison perdue dans les montagnes, dans l'espoir d'être tranquilles et de pouvoir laisser ses enfants choisir qui ils voudront être : humains ou loups.

Après avoir vu Le Garçon et la Bête récemment, et l'avoir adoré, je suis passée à un autre film d'animation du même réalisateur, Les Enfants loups, Ame et Yuki. Et bon sang, que c'était bien ! 2h de bonheur, avec une animation que je qualifierai de parfaite (même si je sais bien que rien ne l'est jamais et que dans ce domaine on ne cesse de progresser, mais enfin je ne trouve rien à y redire tant c'est beau), une histoire magique, pleine de beaux sentiments, de scènes tendres et fortes... Magnifique. A voir, assurément. Et pour ma part, je continuerai à voir les autres films de Mamoru Hosoda, dont je n'ai entendu que du bien.

Les Enfants loups, c'est pour commencer, l'histoire d'une mère. Et pas n'importe laquelle, une mère exceptionnelle de courage, d'abnégation, prête à tout pour ses enfants. Une femme ordinaire en apparence, mais en apparence seulement. Elle les élève seule après la mort tragique de leur père, et essaie tant bien que mal de protéger leur secret, d'éviter que quiconque les voit sous leur forme de louveteaux. Les premières années sont ainsi compliquées, et elle tombe littéralement de fatigue. Mais bien vite la situation lui échappe malgré ses efforts, et elle comprend que tôt ou tard, elle va se faire pincer, entre ses enfants qui se transforment sans crier gare, qui hurlent à la mort le soir... Alors elle part aussi loin qu'elle le peut de la ville, dans une grande maison à la campagne, afin d'élever ses enfants à l'abri des regards, sans avoir à se soucier des gens. Et aussi afin qu'ils puissent choisir qui ils ont envie d'être, humains ou loups. Elle se ruine la santé sans jamais se plaindre, à cultiver la terre pour les faire vivre, et elle les soutient du mieux qu'elle peut dans leur choix. Une vraie mère courage, qui force l'admiration et qui prouve que l'amour peut déplacer des montagnes.

Et à la base de cette histoire, au début du film, il y a bien sûr l'amour entre une humaine et une bête, où passée la révélation de la vraie nature de cette dernière, tout semble presque normal, au fond. Ce sont juste deux êtres qui s'aiment, et qui ne font pas cas de leurs différences. Que ce soit sur ce sujet ou sur les deux enfants, le propos est toujours traité simplement, sobrement, mais c'est sans doute ce qui rend le film si joli, car il est sans fioritures.

Il y a quelques scènes qui restent en tête, qui marquent vraiment. Et quand j'y pense, je me rends compte qu'il y en a plein, en fait. Le moment où Hana et ses deux enfants découvrent la neige un beau matin devant leur maison, et se roulent dedans, est un exemple parmi d'autres... Il y en a d'autres aussi vers la fin, mais je ne voudrais pas gâcher certaines choses en les racontant...

Il faut dire aussi, qu'à partir du moment où la petite famille part vivre à la campagne, les paysages (enfin la faune et la flore, en général) sont de toute beauté. Tout est plein de détails, et c'est vraiment très beau. L'animation sublime la délicatesse des scènes, cela va sans dire.

Le film s'étale sur plusieurs années, du moment où Hana est encore une jeune femme et rencontre son futur mari, en passant par les premières années de Yuki et Ame pour finir quand ils sont adolescents, et prennent des chemins distincts : l'un se sentant plus proche d'une vie humaine, l'autre préférant être un loup. Chacun a grandi, et se sent plus proche d'une certaine vie, par rapport à ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils ressentent profondément. Mais c'est bien parce que Hana leur a laissé le choix et les a préservé durant toute leur enfance, que chacun a ainsi la possibilité de décider. Et j'aime beaucoup cette idée.

Et puis, de manière plus pragmatique, il faut bien dire qu'ils sont craquants, ces petits loups, quand ils se transforment. La partie enfance propose quelques scènes très amusantes, quand par exemple Yuki -de loin la plus turbulente des deux, car Ame est plus calme et réservé- quémande quelque chose auprès de sa mère qui lui oppose un refus, et qu'en insistant, elle se transforme en loup et fait le tour de la pièce. Ils sont très mignons, tous les deux. On s'attache très vite à Hana, puis à Yuki et Ame, que l'on voit grandir, de bien des façons. C'est aussi très chouette de voir que Hana, qui est venue vivre à la campagne pour s'isoler, reçoit au final l'aide amicale de ses voisins, qu'il s'agisse de produits qu'ils s'échangent, ou de conseils pour cultiver la terre. Au final, en voulant s'éloigner, elle a trouvé des voisins compréhensifs qui vont bien l'aider à garder la tête hors de l'eau -même si jamais elle ne se décourage-.

Les Enfants loups, Ame & Yuki est un superbe film qui m'a marquée par sa beauté (je me répète, mais le terme est parfait pour exprimer mon impression), que ce soit sur le plan de l'animation ou sur le plan scénaristique. Une belle histoire de famille, de choix, avec du folklore à la clef bien sûr. A voir, absolument !

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 00:33

Un film réalisé par Mamoru Hosoda, sorti en France en 2016.

Ren a 9 ans lorsque sa mère décède. Son père étant parti, il va devoir vivre avec une famille qu'il ne connaît pas, alors il s'échappe. Il va suivre Kumatetsu, une Bête qui passait dans le monde des Humains à la recherche d'un disciple.

Ren, surnommé Kyuta, va devenir ce disciple et suivre Kumatetsu dans le monde des Bêtes. Il va apprendre à devenir un guerrier auprès de ce maître peu patient et désinvolte, qui a bien du mal à lui enseigner ce qu'il sait...

Je ne sais même plus comment je suis tombée sur ce film... Peut-être l'envie de voir que les films d'animation japonais ne s'arrêtent pas à Miyazaki, sans doute. Enfin je le savais sur le principe, mais c'est vrai qu'à part les Miyazaki, j'en ai très peu vu d'autres réalisateurs, finalement. Je pense donc poursuivre mes découvertes petit à petit, en commençant déjà par les autres films de ce réalisateur là, car s'ils sont tous aussi bien que celui-là, cela promet de belles heures de visionnage en perspective !

En effet, j'ai beaucoup aimé Le Garçon et la Bête. C'est un film drôle et beau, assez surprenant finalement, parce que l'on s'attend à un voyage initiatique, et finalement c'est plus que cela, c'est autre chose. On a bien sûr les scènes bien connues d'entraînement entre le maître et l'élève (avec les saisons qui défilent derrière ^^'), mais le film est aussi une réflexion sur deux mondes, sur la noirceur qui est en nous... Il aborde pas mal de thématiques, en fait. Il y a clairement 3 parties là-dedans : la première est celle de l'initiation, où Ren va apprendre à se battre aux côtés de ce maître peu commun, la seconde est celle où Ren se sent tiraillé entre le monde humain et celui des bêtes, et la troisième est encore autre chose, mais pour ne pas la déflorer, je n'en parlerai pas plus que cela ^^.

=

On rit pas mal, notamment dans toute cette partie où Kumatetsu entraîne Kyuta. Parce que ces deux-là sont incapables de communiquer autrement qu'en s'engueulant et qu'ils sont de mauvaise foi, donc c'est assez comique, ces scènes où ils se courent après autour de la maison, par exemple ^^. Avec en plus les deux compères derrière (deux amis de Kumatetsu qui vont en quelque sorte veiller sur eux l'air de rien) qui font leurs commentaires, c'est tordant. Bien sûr au fil des années passées ensemble, et même s'ils semblent de faire que se disputer, en réalité ils vont nouer un lien très fort, semblable à une relation père-fils. Il n'y a pas de grandes effusions en soi, mais c'est quand même très joli, je trouve. Chacun va apprendre de l'autre, en quelque sorte. Kumatetsu apprivoise ce sauvageon ravagé par la colère qu'est Ren quand ils se rencontrent, et ce dernier apaise cette grande brute, qui va du coup s'améliorer dans ses mouvements de guerrier et être capable de transmettre ce qu'il sait.

Et là où je m'attendais à ce que le film soit entièrement centré sur cet apprentissage, sur la formation du disciple qu'est Ren, on passe plusieurs années et on retrouve un Ren adolescent, qui se sent tiraillé entre le monde d'où il vient, et celui dans lequel il a grandi. En retournant chez les humains et en rencontrant Kaede, Ren va se découvrir une soif d'apprendre : à lire, à écrire (car il a oublié, étant parti à 9 ans), à découvrir de nouvelles choses... Et il hésite entre ces deux endroits, prenant ainsi conscience que Kumatetsu est en fait un père d'adoption pour lui, même s'il ne l'avait pas compris. Cette partie là était d'autant plus intéressante qu'elle était inattendue, pour moi. Tout comme la dernière d'ailleurs, qui fait monter la pression d'un cran, et là pour le coup, on n'a plus tellement envie de rire ! Ces trois parties sont assez distinctes, mais je ne crois pas qu'une soit meilleure ou plus faible qu'une autre. Elles s'équilibrent et se complètent, donnant lieu au final à un film riche et intense, durant lequel je ne me suis jamais ennuyée.

A côté de cela, c'est vraiment très joli. Lorsqu'il s'énerve et crie, Kumatetsu a vraiment une tête terrible ! C'est très beau, très fluide, et c'est vrai que le combat de la fin dans Tokyo, c'est dantesque ! L'image de la baleine m'a vraiment impressionnée !

Le Garçon et la Bête nous parle de la famille, et pas forcément celle du sang. De la difficulté de trouver sa place dans le monde quand la colère nous envahit. Il alterne des scènes intenses durant lesquelles les sentiments des personnages se révèlent, eux qui sont dans les non-dits normalement, et des scènes un peu plus légères et drôles, donnant ainsi un film équilibré. Je n'ai absolument pas vu passer les 2h , et franchement je recommande Le Garçon et la Bête, car c'est un très beau film !

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 23:27

Kamenashi “Kame” Kazuya : Yamaneko

Narimiya Hiroki : Katsumura Hideo

Hirose Suzu : Mao

Otsuka Nene : Rikako

Sasaki Kuranosuke : Sekimoto

 

10 épisodes

2016

 

15/20

Yamaneko est un voleur qui a pour cible des entreprises qui trempent dans des affaires louches. Ce faisant, il les dénonce. Il acquiert ainsi une réputation de Robin des Bois des temps modernes, alors que la police le pourchasse...

Katsumura Hideo est un journaliste qui enquête sur ce voleur, mais que le hasard amène finalement à travailler avec lui. Avec eux, se trouvent notamment Mao, une jeune hackeuse de génie et Rikako, qui tient un bar...

Kaito Yamaneko est un drama que je devais voir, non seulement parce que l'histoire me disait bien -un voleur justicier, je prends !-, mais en plus parce que Kamenashi “Kame” Kazuya tenait le rôle principal. Et j'aime beaucoup Kame. Il n'a pas toujours fait de bons dramas, c'est certain (Kami no Shizuku...) ni même d'excellentes prestations (Second love...), mais globalement il reste un acteur que je trouve bon, voire très bon, et dont j'apprécie la plupart des dramas. Et comme son dernier, Second love justement, m'avait un peu déçue, j'espérais fortement que celui-ci soit meilleur. Et il l'a été, c'est indéniable.

Parce qu'il était fun, barré même, mais qu'il savait aussi se faire sérieux, au besoin. Parce que le noyau de personnages qui gravitait autour de Yamaneko, était vraiment sympa. Et parce que rien que pour le retournement de situation dans les derniers épisodes (le genre qui vous fait ouvrir la bouche et les yeux bien ronds), cela valait le coup! Le drama avait ses défauts (une fin un peu trop rapide par exemple), mais rien de bien dramatique à mes yeux. Rien en tous cas, qui ne m'ait empêchée d'apprécier ce drama, devant lequel j'ai vraiment passé un chouette moment.

Yamaneko est un personnage auquel je ne m'attendais pas du tout. C'est-à-dire que vu le synopsis, je m'attendais à quelque chose d'assez précis, et très classique je l'avoue. Et le personnage est loin de ce que je m'imaginais, parce qu'il est complètement givré ! Il est donc très drôle, et on a l'impression qu'il n'a aucune limites. Alors bien sûr on apprend progressivement qu'il ne se résume pas à cela, on apprend son passé -sombre-, ce qui l'a amené à être celui qu'il est aujourd'hui... Et il y a des moments dans les épisodes, où il se fait sérieux voire grave. Mais la plupart du temps, il est juste frappadingue, et c'est assez génial. Kame se fait plaisir en jouant, ça se sent, et c'est super de le voir dans un tel rôle, j'ai vraiment aimé sa prestation (même si à quelques moments, il en fait un poil trop, mais bon c'est raccord avec le personnage). Le gag récurrent qui consiste à montrer que Yamaneko adore chanter à tout va mais qu'il chante hyper faux (et ne s'en rend pas compte, ou s'en fiche), m'a bien fait rire en plus. Belle auto-dérision ^^.

Autour de lui, il y a d'autres personnages qui forment une petite bande bien sympathique, ma foi : Rikako, qui tient le bar qui leur sert de QG, et dont j'ai aimé la relation mère-fille en quelque sorte, qu'elle développe avec Mao, la jeune hackeuse qui rejoint l'équipe au début du drama. Il y a aussi Sekimoto, qui est un personnage plein de surprises, et bien sûr le journaliste Katsumura, qui enquête sur Yamaneko et qui par un concours de circonstances, va se retrouver à travailler avec lui. Il est joué par Narimiya Hiroki, un acteur que je n'aimais guère quand j'ai commencé les dramas il y a quelques années. Mais avec le temps j'ai appris à l'aimer, et c'est vrai que dans ce drama, il est encore très bon, c'est incontestable. Et puis la dynamique fonctionne bien avec Kame je trouve. J'aime la façon dont leurs deux personnages vont se lier (très chouette scène, que celle où Katsumura regarde Yamaneko chanter, en pleurant...). En somme, ce petit groupe soudé ressemble ç une famille. Une famille un peu étrange, mais une famille quand même.

Finalement il n'y a guère que les flics, en particulier celle qui est amoureuse de Katsumura, qui ne m'ont pas laissée une forte impression. Oh elle n'était pas dérangeante du tout, pas énervante ni quoi que ce soit, mais juste un peu fade...

Je suis quelque peu frustrée de ne pas pouvoir parler d'un événement précis qui se déroule à quelques épisodes de la fin, mais pour le coup ce serait un fameux spoil donc bon... Mais du coup, je peux quand même dire que j'ai bien aimé l'histoire (que ce soit le fil rouge ou les histoires du jour) et qu'arrivée à un certain stade du drama, j'ai enchaîné les épisodes, parce que je voulais vraiment connaître la suite des événements. Et pour le coup, je ne m'attendais pas à être accrochée à ce point, lorsque j'ai commencé Kaito Yamaneko.

Oh, et je dois dire aussi que j'ai apprécié le petit clin d'oeil -explicite- à Nobuta wo Produce, le drama qui m'a fait connaître Kame ^^. Je ne m'y attendais pas, et c'était super sympa !

Kaito Yamaneko est donc une chouette surprise, en définitive. Un drama où l'on s'amuse bien, mais pas seulement. 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 00:05

Hirose Suzu : Haruna Tsubane

Kamiki Ryunosuke : Shizukui Kei

Asano Atsuko : Honda Mitsuko

Namase Katsuhisa : Kaneji Hirao

Kaneko Nobuaki : Tsuboi Toma

 

10 épisodes

2015

 

12/20

Tsubane est transférée dans un lycée où une bande de riches élèves, les Platinium 8, font la loi et ont tous les privilèges.

Devenue malgré elle présidente du conseil des élèves et ayant la charge des tâches les plus ingrates, Tsubane ne comprend pas comment une école peut fonctionner de façon aussi tordue... Elle va tenter de faire changer les choses, grâce à l'aide que lui apporte Kei, un mystérieux jeune homme en fauteuil roulant...

 

Au début, le synopsis m'a fait penser à Hana Yori Dango. Le côté jeune fille pauvre qui se retrouve à étudier dans une école de riches où les fils à papa font la loi, ne peut que faire penser à ce drama culte parmi les cultes (et accessoirement, mon troisième drama vu ^^). Mais la comparaison s'arrête là car ensuite, Gakko no Kaidan prend un chemin différent, que ce soit sur le fond ou sur la forme. Et ce n'est pas un mal, on évite ainsi les comparaisons.

 

Gakko no Kaidan a un schéma assez répétitif, car chaque épisode est grosso modo construit de la même manière, ou presque. Il y a un souci à l'école, Tsubane va aller chercher conseil auprès de Kei, elle va remotiver les troupes et filer une leçon grâce à un discours bien senti, et hop. Alors bon j'avoue qu'en soi ce n'est guère surprenant, quand on a l'habitude des dramas japonais... Le moment du discours censé remotiver tout le monde, avec la musique de fond qui va bien, c'est un grand classique. Bon après quand ça fait 150 fois qu'on le voit, j'avoue qu'on s'en lasse ^^'. D'autant qu'ici, la subtilité n'est pas forcément là, donc bon...

Le drama reposait sur un principe qui me plaisait bien, à savoir que donc Tsubane était brimée et se retrouve propulsée présidente du conseil des élèves afin d'avoir les tâches ingrates, et elle va donc essayer de changer l'esprit de cette école et de ce fait, de ses camarades. Et sa démarche, même si c'est elle qui est sur le devant de la scène, lui est dictée par Kei, ce mystérieux jeune homme en fauteuil roulant qu'elle va rencontrer. C'est lui qui lui dit comment faire, qui lui parle même dans l'oreillette (au sens propre du terme ^^). C'était intéressant parce que j'attendais beaucoup de ce duo, du moment où les véritables intentions de Kei nous seraient révélées (qui est-il et que lui est-il arrivé ?), et du moment où Tsubane se rebellerait face à lui, aussi. Le drama a répondu à mes attentes globalement, mais celles-ci n'étaient pas dures à atteindre aussi, pour un drama de ce style ^^.

Le souci de Gakko no Kaidan est qu'il ne se renouvelle pour ainsi dire pas. On a ce schéma identique à chaque épisode et à part les derniers, qui font la part belle aux révélations, ce côté routinier fait que j'ai eu plusieurs fois à devoir me concentrer pour maintenir mon intérêt. C'est pour moi, son principal défaut, mais en même temps il n'est guère étonnant, vu le propos et comme je l'ai dit, si l'on a l'habitude de ce genre de dramas.

Autre souci, c'est que pour moi tout l'intérêt repose sur Tsubane et Kei, que ce soit leur association, ou séparément. En-dehors d'eux, les autres personnages font pâle figure. Je veux dire, et sans forcer la comparaison, dans Hana Yori Dango les F4 étaient quand même vachement intéressants (enfin à part un qui faisait limite de la figuration). Ici, les Planitinium 8 ont certes droits à leurs moments qui nous expliquent pourquoi ils se conduisent ainsi, mais c'est rapide et pas assez personnellement, pour que je puisse m'attacher à eux. De la même façon, les camarades de Tsubane étaient tellement des moutons qu'honnêtement parfois en la voyant se démener pour eux, j'avais envie de lui dire « mais laisse tomber, ils ne le méritent même pas ! ». Mais le drama est ainsi fait, ce n'est pas comme si le scénariste avait loupé ses personnages ou quoi, c'est ainsi. C'est juste un peu dommage car le drama se serait ainsi démarqué, et aurait gagné en consistance, indéniablement.

Clairement, l'intérêt venait de Tsubane (l'actrice n'est pas exactement l'actrice de l'année, mais elle livre une prestation tout à fait honnête), qui a bon cœur, qui est intelligente et volontaire et tout simplement, qui est quelqu'un de bien. C'est mon côté naïf, mais ce genre de personnages dans les dramas japonais, je les aime bien. Elle a en plus le mérite de vouloir changer les choses pas seulement pour sa pomme, mais pour tout le monde. Et de l'autre côté, Kei faisait bien sûr tout le sel du drama. L'acteur était bien mais il avait tendance à surjouer un peu trop parfois et il y avait des moments où ça m'agaçait, et c'est bien dommage parce que j'aimais le personnage à la base. Il est mystérieux forcément, parce qu'on sait qu'il s'est passé un truc en lien avec l'école, mais quoi exactement ? Et de qui exactement, souhaite-t-il se venger ?

Il était plutôt évident que leur relation déboucherait sur autre chose : amitié, mais aussi amour (nous sommes dans un drama, oh, si on n'a pas de romance c'est pas normal XD) ! Mais Gakkou no Kaidan le fait de façon légère. Leur duo a des moments funs au départ, puis ils changent chacun de leur côté grâce à l'autre, ils s'entraident, s'affrontent... Ils forment un vrai partenariat avant tout et le fait que la romance soit légère comme cela, ne m'a pas gênée du tout.

Gakkou no Kaiden est un drama sympathique, que j'ai aimé voir car finalement, cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un drama de ce style et cela m'a rappelé mes débuts dans l'univers des dramas. Nostalgie, quand tu nous tiens ^^. Mais après, il faut reconnaître qu'il a plusieurs lacunes et que ce n'est pas un drama exceptionnel. Je ne le recommanderai donc qu'aux habitués du genre ; les autres n'y trouveront sans doute pas leur compte (quoi que je n'en sais rien, dans le fond ^^').

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 00:05

Aragaki Yui : Okitegami Kyoko

Okada Masaki : Kakushidate Yakusuke

Oikawa Mitsuhiro : Kizunai Horo

Arioka Daiki : Nuru

Uchida Rio : Makuma Makuru

 

10 épisodes

2015

 

16/20

Okitegami Kyoko est une jeune femme détective qui a la particularité de perdre tout souvenir chaque fois qu'elle s'endort. Chaque jour est donc une course contre la montre, puisque c'est dans ce temps qu'elle doit résoudre chaque affaire qui se présente à elle.

Un jour, elle fait la connaissance de Kakushidate Yakusuke, un jeune homme qui joue de malchance et qui se trouve toujours mêlé à des affaires, comme celle concernant un vol, lorsqu'ils se rencontrent. Il n'auront de cesse de se croiser au détour des affaires, et chaque fois, Yakusuke, qui est tombé amoureux d'elle, doit tout recommencer...

Voilà un petit drama japonais qui s'est avéré être des plus sympathiques ! Je n'en attendais pas nécessairement grand chose, mais au final ce fut une bonne surprise et je n'ai pas vu passer les 10 épisodes.

L'idée, c'est qu'on va assister à chaque épisode, classiquement, à une enquête différente. Enquête menée par cette Kyoko aux cheveux gris qui a la particularité de perdre la mémoire chaque fois qu'elle s'endort. Chaque matin, tous ses souvenirs ont donc disparu et elle semble plus ou moins s'accommoder de cette situation (en même temps, ce n'est pas comme si elle avait le choix)... On découvrira à la fin du drama qui est vraiment Kyoko, et un bout de son passé (même si pour le coup une saison 2 pour creuser le personnage et d'autres réponses, ne serait pas superflue je trouve).

Et Kyoko, c'est Aragaki Yui, une de mes premières actrices découvertes il y a quelques années de cela quand je commençais les dramas, et que je n'ai pas revu dans un drama depuis pas mal d'années, mine de rien. Je me demandais justement ce qu'elle devenait, quand je suis tombée sur ce drama, alors je suis bien contente. D'autant qu'elle est très bien dans ce rôle, auquel elle donne à la fois un côté touchant, mais aussi un côté plus sérieux, notamment lors des traditionnelles scènes de résolution de l'affaire...

Et puis j'aime bien Kyoko, même sans cela. Il y a tout un mystère autour d'elle, parce qu'on a envie de connaître la cause de son état, et de savoir qui a fait en sorte qu'elle devienne détective. Plus le drama avance, plus j'avais envie de tout savoir (et au passage, l'apparition de Kaname Jun dans les derniers épisodes, était cool parce que j'aime bien retrouver cet acteur, vu encore récemment dans Siren ^^). Mais même sans ce mystère, c'est une jeune femme intelligente et sensible à laquelle je n'ai eu aucun mal à m'attacher, et qui vit tant bien que mal compte tenu de son handicap. J'aime son côté « meneuse » et sa détermination.

Son « Watson » à elle en quelque sorte, c'est Kakushidate Yakusuke, un jeune homme malchanceux qui se retrouve à chaque fois mêlé à des histoires pas possibles, et que Kyoko va aider (sans se souvenir de lui à chaque fois, donc). Yakusuke est gentil comme tout et évidemment il tombe sous le charme de Kyoko assez vite. Et le drama a, je trouve, bien géré ce point qui n'était pas facile : comment intéresser dès lors que rien ne peut se passer ? Yakusuke ne progresse pas, parce que chaque jour il doit tout recommencer de zéro, se faire connaître d'elle, se lier avec elle, etc... Et pourtant il se passe quelque chose, on le voit bien. C'est quelqu'un à qui on peut faire confiance, quelqu'un de sincère, et c'est cela qui va faire qu'il y a quand même une sorte de progression malgré tout dans leur histoire. Et puis Okada Masaki est plutôt sympa comme tout dans le rôle et comme je l'ai très peu vu jouer, j'étais contente de le redécouvrir, en quelque sorte.

Le drama se dote d'une galerie de personnages assez sympas aussi, notamment du côté de Kyoko. Là où elle vit, une sorte de salon de thé qui se trouve être également l'agence de détectives, il y a trois personnages qui n'en savent pas davantage au sujet de qui il est vraiment, mais qui savent comment vivre avec elle. J'ai notamment bien aimé Horo, que j'ai un temps soupçonné d'en savoir plus long qu'il ne le disait (et puis ce rôle est sympathique, radicalement différent de celui que l'acteur avait dans Bitter blood ^^).

Les enquêtes en soi, sont globalement sympathiques. Comme toujours avec ce genre de format, il y a des épisodes que j'ai préféré à d'autres, mais globalement c'était toujours intéressant de voir comment Kyoko allait finir par trouver la solution. En ce sens, le drama ne révolutionne certainement pas le genre, mais ses personnages et le fil rouge donnent un plus qui fait la différence.

Otegami Kyouko no Bibouroku est un drama que j'ai aimé suivre, et dans ses deux derniers épisodes, il m'était impossible de lâcher mon écran je dois dire ^^'. Je n'en espérais pas tant au départ, mais je pense qu'il mérite qu'on s'y attarde ^^'.

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