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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 00:05

ATTENTION, SPOILERS !

En ces temps où l'annulation d'une série (même bonne, de mon point de vue) est assez facile, je me réjouis de terminer la troisième saison d'une aussi bonne série, et de savoir qu'elle revient pour une quatrième, déjà.

Dans cette saison, s'est amorcé ce qu'on entrevoyait déjà auparavant, à savoir une place plus conséquente laissée à Paige, la fille d'Elizabeth et de Philip. Paige grandit, et elle n'est pas bête. Elle sait que quelque chose cloche avec sa fille, même si elle est loin de se douter de quoi il s'agit. Tournée vers la religion, Paige semble échappée de plus en plus à la vie qu'on souhaite lui imposer. Toute la saison, on sent que ses parents font ce qu'ils peuvent pour la contenir, même s'ils ne sont pas du même avis : Elizabeth est pour le fait que sa fille sache quelles sont ses origines et œuvre au final pour la même cause qu'eux, tandis que Philpp aimerait qu'elle ait une vie normale. Tout cela nous amène à cette scène où Paige les met au pied du mur, les obligeant à lui avouer la vérité. On n'y croyait pas, ou du moins pas si vite. Et c'est vrai que dans la série, il y aura un avant et après cette scène. Maintenant que Paige sait ce qu'il en est, saura-t-elle l'accepter . Elle passe un peu par tout, mais surtout par la colère et l'envie de comprendre (très bel épisode que celui où elle accompagne sa mère en Russie pour rencontrer sa grand-mère). On peut comprendre qu'elle soit en colère car c'est toute son existence qui est un mensonge. Mais il est clair que son geste dans l'épisode final aura forcément des conséquences lors de la saison prochaine...

Le parallèle en fin de saison, est aussi fait avec son petit frère, Henry. Henry qui lui, ignore encore tout -et se pose a priori moins de questions que Paige-. Il va se rapprocher de l'agent Beeman en allant chez lui pour jouer à des jeux, devenant ainsi une sorte de fils de substitution pour lui. En d'autres termes, Henry est un parfait petit américain, contrairement à sa sœur qui réfléchit davantage (mais elle est aussi plus âgée). Les deux enfants du couple incarnent deux points de vue.

Ce qui est important aussi durant cette saison 3, c'est Philip et le changement qui s'opère chez lui. Si Elizabeth est dévouée à la cause pour laquelle ils se battent et ne semble jamais douter, il en va autrement pour son partenaire. Philip est en proie à une lassitude qui dans le dernier épisode, est plus que palpable. Il doute, en un mot. Et au moment où il est sur le point d'en parler à sa femme, celle-ci les interrompt lorsque à la télévision, on entend le fameux discours dans lequel le président Reagan évoque « l'Empire du mal »... A suivre donc. Je ne pense pas que Philip ait perdu les idéaux pour lesquels il se bat, mais je pense plus que ce sont les moyens utilisés, ce qu'on lui fait faire, qui commence à le débecter. Coucher avec une gamine de 15 ans « pour la cause », on voit que ça lui pèse... Quand on lui dit que sa fille sera formée pour un jour faire la même chose qu'eux, ou quand on lui dit que sa mère ne peut pas retourner chez elle voir une dernière fois sa mère mourante... Ce sont autant de choses qu'il commence à ne plus pouvoir supporter. Et je me demande bien comment cela va évoluer. D'autant que contrairement à lui, Elizabeth se raccroche encore plus à ses idées, comme pour ne pas douter justement.

Mais la prochaine saison promet beaucoup de changements de toute façon, entre Paige (dont les actions vont à mon avis pousser ses parents dans leurs derniers retranchements), Philip donc, et tout simplement l'Histoire telle qu'on la connaît (dans la série nous sommes donc en mars 1983)... Je ne m'attendais pas forcément à un épisode de fin de saison aussi riche et aussi surprenant, mais c'est une belle surprise. Si on n'avait pas assez envie de revenir l'année prochaine, au moins comme ça c'est fait ^^ !

J'ai eu l'impression que The Americans cette saison, s'axait plus sur le côté relationnel et personnel des personnages, que sur les histoires d'espionnage (bien qu'elles restent très présentes tout de même, bien sûr). Et ça n'est pas pour me déplaire car ils sont tellement riches qu'il y en a, à raconter ! Et il y a de beaux moments, je l'ai dit. Entre Elizabeth et sa fille bien sûr, qui sont nombreuses, mais aussi avec Philip (notamment cette scène où il se montre « à nu » devant Martha, qui était très forte). La série n'est donc pas tombée dans une sorte de routine, et on peut dire que si elle tient ses promesses la saison prochaine, elle n'a pas fini de nous surprendre !

Une chose est sûre quoi qu'il en soit : ce fut encore une saison de qualités, sans fausses notes, et portée par des acteurs auxquels on n'a rien à reprocher. Vivement l'an prochain !

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 00:05

Kamenashi « Kame » Kazuya : Kei

Fukada Kyoko : Yui

Namase Kutsuhisa : Takayanagi-sensei

Akiyama Natsuko : Ueda-sensei

Aso Yumi : la mère de Yui

 

7 épisodes

2015

 

12/20

Kei fait de la danse contemporaine et a même intégré une compagnie en Allemagne. Mais cette dernière l'a renvoyé, alors il essaie désespérément de se faire embaucher quelque part.

Yui est professeur en lycée. Elle entretient une relation avec l'un de ses collègues, un homme marié.

Un jour que Kei a encore essuyé un refus et a perdu tout espoir, il aperçoit Yui sur une passerelle de son lycée, et en tombe immédiatement amoureux. Il va chercher à la rencontrer et à son contact, retrouver goût à la vie.

J'aime beaucoup Kame. Globalement quand il joue dans un drama, je ne me pose pas trop de questions et je le regarde. C'est donc tout naturellement ce qu'il s'est passé avec Second love. D'autant qu'en plus, le synopsis m'a intriguée quelque peu. Enfin le mot est fort, mais disons que j'avais envie de voir comment un drama japonais allait gérer une relation amoureuse qui démarre et est basée sur le sexe, avant tout (bon là mon résumé n'en parle pas, mais ceux que j'avais trouvé sur Internet au moment de la sortie du drama parlaient plus d'une relation physique qu'amoureuse, c'est pour ça). Les J-Dramas sont quand même assez pudiques/chastes, donc je me suis dit qu'avec un tel sujet, s'ils voulaient être crédibles, ils allaient devoir en montrer un peu (je ne m'attendais pas non plus à du Game of thrones hein ^^'), et je me demandais bien comment cela allait être fait.

Ma foi, le sujet a été traité. Enfin disons que les sentiments amoureux arrivent vite et sont plus ou moins palpables, donc il est évident que Kei et Yui ne sont pas ensemble juste pour une histoire d'attirance. Mais quand même, Second love est un drama que j'ai trouvé assez décevant, tout bien considéré. Les raisons sont variables et multiples : les choix des personnages ou leur attitude parfois m'ont énervé, le rythme était très lent (pour seulement 7 épisodes au total en plus). Et ajoutez à cela le facteur totalement dénué d'objectivité et inexplicable : je n'ai pas eu le « truc ». Ce fameux truc qui vous fait accrocher, qui vous donne envie d'enchaîner les épisodes... Là, j'ai marqué une sacrée pause entre les épisodes 2 et 3 avant de poursuivre, ce qui généralement n'est pas bon signe... Je n'irai pas jusqu'à dire que je me fichais de ce que les personnages allaient vivre, mais enfin ce n'était guère palpitant... Second love n'est pas un mauvais drama, pas du tout même. Il n'est juste pas excellent non plus.

Par contre, il se veut réaliste sur certains points. C'est-à-dire que même s'il y a de jolies scènes entre les protagonistes, il y avant tout leurs doutes, leurs peurs, leurs objectifs... Tout ce qui fait que leur histoire semble mal partie et peu destinée à un happy-end. Chacun semble panser les plaies ou faiblesses de l'autre. Kei se découvre une motivation, lui qui était au plus bas, quand il rencontre Yui. Et Yui s'affirme davantage, notamment en mettant les points sur les i à deux personnes de son entourage qui ne sont pas bonnes pour elle : sa mère et Takayanagi, un professeur marié avec qui elle a une liaison. Bref, ils semblent s'être bien trouvés. Mais au final Yui se laisse bouffer par Kei, et plus le temps passe plus elle semble être la gentille femme qui l'attend à la maison pendant que lui travaille à réaliser son rêve. Et Kei s'accroche à elle désespérément, pour la délaisser une fois sa carrière relancée. Son rêve passe en premier désormais. Cela m'arrive rarement, mais c'est un drama où j'ai tout de suite bien vu une fin où chacun part de son côté. Ça aurait été logique, disons. Non pas que je veuille que les personnages soient malheureux, hein ^^'. Mais bien sûr, je ne vous dirai pas comment cela fini ^^.

J'ai quand même aimé que Yui finisse -enfin- par couper court à cette relation à un certain moment. J'ai aimé cela, mais j'ai moins apprécié que cela mette autant de temps à venir d'une part, et que ce soit pour la raison invoquée d'autre part. Elle nous dit en gros que Kei est fait pour briller, etc, alors qu'elle est ordinaire et veut un bonheur ordinaire. Bon. Mais même si je comprends l'idée bien sûr, je trouve que d'une part elle n'est pas forcément ordinaire, et que de deux, il n'y a pas de mal à ça. Et puis même si Kei a du talent et devient célèbre, il n'en est pas exceptionnel pour autant.

Au contraire même, j'irai jusqu'à dire que je trouve difficile d'apprécier pleinement le personnage de Kei tel qu'il est dépeint. J'ignore si c'était bien l'effet recherché ou non, mais voilà... Kei est quand même un monstre d'égoïsme. C'est lui qui vient chercher Yui, qui la séduit. Et même si je crois volontiers qu'il est sincère quand il dit qu'il l'aime, il a une curieuse façon de le montrer. Il la pousse à sortir avec lui, à venir vivre avec lui. Et quand la danse marche de nouveau pour lui, il se voue tout entier à son rêve. Je peux bien sûr comprendre ça, mais je trouve choquant qu'il ne rentre pas dormir chez lui, qu'il ne la prévienne pas, et surtout qu'à aucun moment dans le drama, il ne cherche à savoir ce qu'elle ressent. C'est toujours lui, lui et lui. Il veut qu'elle vienne le voir danser, il lui parle de ses opportunités professionnelles, puis plus tard il veut qu'elle vienne avec lui en tournée... Il veut. Mais Yui, elle ne veut rien, elle ? Alors certes Yui aurait dû s'affirmer plus vite, mais ça ne dédouane pas Kei pour autant. Même à la fin, alors qu'il cherche à la récupérer -et encore une fois je crois volontiers à sa sincérité, ce n'est pas le problème-, moi je le ressens comme s'il n'y avait que ce qu'il veut qui compte. Et pour cela, il m'est difficile d'aimer Kei en tant que personnage. Mais en un sens, cela nous change du héros bad boy ou au contraire prince charmant. Et puis Kame le fait bien, pas de doute là-dessus, donc pas de souci avec l'interprétation. Ni avec celle de Fukada Kyoko (Yui) d'ailleurs. Au passage, cette actrice est d'une beauté renversante, je trouve !

Un mot sur trois autres personnages que l'on voit souvent. Il y a Takayanagi, le collègue et amant de Yui, qui somme toute, m'a plus fait pitié qu'autre chose, parce que c'est un type assez pathétique, dans le fond. Il trompe sa femme et s'imagine faire une fleur à Yui en l'emmenant dîner une fois par semaine (youhou, le gentleman !)

Quand il se fait plaquer par Yui évidemment il n'est pas d'accord (alors même qu'il ne peut lui offrir une vraie relation). Quand sa femme le quitte il retourne vers Yui car sa vie part en lambeaux... Bref, plutôt triste, le gars. Il y a Ueda, une autre prof du lycée. J'aime bien le relation d'amitié qu'elle finit par tisser avec Yui (car elle aussi, elle sort avec un homme plus jeune qu'elle) et leurs conversations m'ont toujours plu.

Et puis enfin il y a la mère de Yui, personnage détestable s'il en est. Bon déjà la voix que prenait l'actrice m'insupportait, donc ça n'aidait pas. Et je crois que c'est à cause d'elle que j'ai mis tant de temps à regarder l'épisode 3 (je crois)... Je me doutais de sa réaction et ça m'énervait d'avance ^^'. Elle se vautre dans son désespoir en ressassant le fait que son mari l'ait quitté pour une autre femme... Et surtout elle garde Yui sous sa coupe. Et personnellement, j'étais ravie de voir Yui lui dire ses quatre vérités !

Ce fut un plaisir comme toujours, de revoir Kame. Et de découvrir la délicieuse Fukada Kyoko. Mais comme je l'ai dit, Second love ne restera pas dans ma mémoire... Il a ses défauts mais il n'est pas mauvais non plus. Peut-être a-t-il plu à d'autres, je ne sais pas... En attendant, voilà ce que j'en ai pensé ^^.

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Published by Marluuna - dans J-Dramas-J-movies
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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 00:05

Un film des studios Pixar.

(2004)

Bob Parr est un super-héros à la retraite connu sous le pseudo de M. Indestructible, qui vit une vie bien rangée avec sa femme Helen et leurs trois enfants : Flèche, Violette et Jack-Jack.

Mais Bob s'ennuie de cette vie dans laquelle il n'aide plus personne. Aussi lorsqu'on le contacte pour mener une mission secrète sur une île, Bob n'hésite pas une seconde et à l'insu de sa femme, il remet son vieux costume de super-héros...

2004 ! Bon sang, il a déjà plus de 10 ans, ce dessin animé ! Bon en un sens je crois ne l'avoir vu qu'une fois et à peu près lors de sa sortie, et c'est vrai que j'en avais juste de vagues souvenirs, lorsque je l'ai revu ce week-end, donc ça explique... Mais quand même. J'en avais de vagues, mais de bons souvenirs, et ils s'est avéré que j'ai beaucoup aimé. C'est super bien animé (à l'époque cela m'épatait vraiment, ces mouvements fluides, cette animation aux petits oignons !), c'est fun, ça raconte plein de choses sans en avoir l'air... C'est vraiment très sympa.

Bob Parr est M. Indestructible : sa force colossale en fait un super-héros efficace. C'est sa raison de vivre. Aussi quand on le retrouve 15 ans plus tard, à travailler dans les assurances pour faire vivre sa famille qui s'efforce de paraître normale, il est totalement déprimé. Bob, contrairement à sa femme, est nostalgique de ce temps où il pouvait réellement aider les gens, et il ne peut pas passer à autre chose. C'est pour cela d'ailleurs, qu'il a tôt fait de replonger. Il ne se doute évidemment pas qu'il, est tombé dans un piège. Un piège duquel toute la famille Parr va aller le tirer.

La petite famille Parr est assez bien trouvée, du reste. La femme -Helen- peut étirer à loisir les membres de son corps, le fils -Flèche- est très rapide, la fille -Violette- peut se rendre invisible et produire des champs de protection (tout ça fait diablement penser aux Quatre Fantastiques, d'ailleurs, et la comparaison fait sourire)... Et le petit dernier, Jack-Jack, n'a encore manifesté aucun pouvoir particulier au début du film (d'ailleurs la scène où Helen écoute les messages laissés par la baby-sitter à qui elle a confié Jack-Jack, m'a bien fait rire ^^')... Les gamins, surtout Flèche, m'ont bien fait marrer, et la course-poursuite sur l'île avec lui et Violette était un super moment, j'ai trouvé. Les Indestructibles est un film qui ne manque pas d'action de manière générale, c'est certain. Il est très fun (les actions des super-héros que ce soit avec la glace ou l'étirement des membres par exemple, rendent super bien et sont autant de chouettes moments), mais pour autant il est aussi mature, et intelligent.

La seule critique que je pourrai faire, c'est que le film met du temps à réellement démarrer. Ce n'est pas que ce soit sans intérêt, mais c'est un peu longuet, surtout comparé à la seconde moitié du film, qui va à fond de train. Car après, c'est tellement inventif que l'on se demande si le film a des limites, finalement. Et c'est plutôt cool, comme ressenti. Et puis Les Indestructibles semble s'inscrire dans pas mal de catégories : film de super-héros, film d'aventure, film familial, ode à la différence aussi... De ce point de vue, c'est autant pour les enfants que pour les plus grands. Les uns s'éclateront avec l'aventure et les autres y trouvent leur compte avec l'humour, qui fonctionne bien tout du long.

Un mot sur Edna, la styliste qui conçoit les costumes des super-héros. Le personnage est tordant déjà à la base, mais l'idée de génie pour la version française, était qu'elle soit doublée par Amanda Lear, qui a quand même une voix immédiatement reconnaissable. C'est assez génial.

Voilà un film qui ne vieillit pas. Qui déjà à l'époque, était une réussite sur un plan technique. Mais pas seulement : c'était drôle, bien fichu... Je suis bien contente de l'avoir revu ! Mon article n'est pas trop long, je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs, mais vous aurez compris que ce n'est pas parce que je n'aurais pas aimé le film ^^'.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 23:11

Une série de Sarah Phelps et Jonny Campbell, avec :

Rory Kinnear : Barry Fairbrother

Emily Bevan : Mary Fairbrother

Michael Gambon : Howard Mollison

Julia McKenzie : Shirley Mollison

Rufus Jones : Miles Mollison

Keeley Hawes : Samantha Mollison

Hetty Baynes : Maureen Lowe

Abigail Lawrie : Krystal Weedon

 

Série en 3 épisodes.

 

D'après le roman de J. K. Rowling.

Dans un petit village anglais, l'un des conseillers de la paroisse, Barry Fairbrother, décède brutalement.

Les différents clans du village se livrent alors une guerre sans merci pour savoir qui prendra cette place laissée libre.

 

Trois épisodes, c'est un format assez court, mais utilisé encore assez régulièrement par les anglais. Preuve qu'on n'a pas forcément besoin d'étirer une histoire sur des saisons et des saisons pour que ce soit bien... Enfin cela dit, comme c'était adapté d'un livre -que je n'ai pas lu, au passage- qui n'est pas non plus un pavé façon Seigneur des Anneaux, c'est assez logique que ce soit court.

Le village anglais présenté dans cette série est typique. Ca sent le flegme britannique comme ils savent le faire, dans les bonnes familles. Mais ça sent aussi le fond du gouffre, quand on approche des personnages comme Krystal et sa mère, junkie qui oblige sa fille ado à veiller sur son petit frère et à se démener comme elle peut dans un quotidien bien crasse (les assistantes sociales qui défilent, le petit ami qui ne cherche qu'à coucher avec elle et j'en passe...). La série brosse aussi bien le portrait de ces gens très snobinards, le petit doigt en l'air en buvant la tasse de thé, jamais un fil qui dépasse de la veste... que ces gens qui vivent dans un taudis, vautré dans un canapé en se shootant... Ce dernier portrait, c'est ce qu'on trouve à l'extrême dans une série comme Misfits par exemple. Ce n'est pas ce à quoi on songe quand on pense aux séries britanniques en premier lieu, mais ils savent le faire. Du coup, un personnage comme Krystal est très attachant je trouve. Car derrière sa tenue provocante, son langage rude et le reste, on devine sa souffrance. Elle voit sa mère se détruire et plus le temps passe, plus cela lui fait peur notamment pour son jeune frère Robbie (et à ce titre, qu'est-ce que la fin de la série est horrible et stressante !). Avec Krystal (j'insiste sur elle alors que les personnages sont nombreux, mais elle m'a beaucoup marquée en fait), on voit que The Casual Vacancy n'est pas là pour nous faire passer un moment divertissant ni nous mettre du baume au cœur. Elle aborde ses sujets sans détours ni fioritures, avec même une réalité assommante, je dirai. C'est assez frappant.

Les Mollison, sous leur apparente respectabilité et leur argent, ainsi que leur place de choix dans la communauté, ne sont qu'un couple de snobs méprisables... La femme, surtout, qui est vraiment détestable. Tout n'est qu'apparence dans ce village. Les gens sans le sou et faibles sont finalement plus sympathiques que la bourgeoisie apparemment respectable... C'est assez surprenant quand on n'a pas lu le roman d'origine car en lançant le premier épisode je ne m'attendais pas à cela. Ni à ce qui se passe pour le personnage principal (Barry, le conseiller paroissial), ni à voir une telle bassesse (je m'attendais bien à une lutte des clans, mais de là à les imaginer aussi pourris...). En un sens c'est bien, c'est toujours bien d'être surpris.

On peut cependant regretter un rythme très lent, dans les deux premiers épisodes. Encore une fois je n'ai pas lu le roman, mais cela aurait peut-être justifié deux épisodes seulement ? Ou bien les trois, mais moins longs ? Je ne sais pas, mais il faut bien dire que ce n'est que dans le troisième que l'on sent la pression monter (et pour le coup, elle monte d'une traite !), alors que jusque là la série avait pris son temps, voire elle avait mis du temps à décoller. C'est le seul vrai reproche que j'aurais à lui faire, en fin de compte.

Au passage, c'est un plaisir de retrouver certaines têtes connues des séries/films britanniques : Keeley Hawes (Ashes toi ashes), Michael Gambon (Harry Potter), pour ne citer qu'eux... Le casting dans son ensemble, est au poil de toute façon. Et puisque la série explore avant tout les caractères des personnages ainsi que les relations qui existent entre eux, c'est d'autant mieux.

The Casual Vacancy est une série correcte. Pas ce qui se fait de mieux sur le petit écran (notamment à cause de son rythme ou de sa longueur, je ne sais pas trop), mais elle séduira sûrement les amateurs de ce type de séries.

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 00:05

Le Cœur de la Terre est le troisième tome de la série Autre-Monde, de Maxime Chattam.

Matt, et Ambre arrivent à Eden, la plus grande cité des Pans, encore marqués par la perte de Tobias. Ils préviennent ainsi leur peuple que les Cyniks vont marcher sur eux et leur déclarer la guerre. Ils doivent se tenir prêts à les affronter.

Des plus jeunes aux plus âgés, les Pans se regroupent à Eden et apprennent à se battre, même s'ils ont peur et que les Cyniks sont plus forts et plus nombreux qu'eux. Matt décide de partir au repère de la reine Malronce, espérant trouver des réponses et de quoi les aider à vaincre...

 

Ce troisième tome marque également la fin du premier cycle d'Autre monde. Une première histoire s'achève, et pas mal de réponses nous sont données pour l'occasion : qui est vraiment Malronce, qui est le Raupéroden et pourquoi sont-ils après Matt tous les deux, pourquoi les Cyniks enlèvent-ils les Pans, quelle est cette Quête des peaux, etc... A la fin du livre, d'autres questions encore restent en suspend (pour ma part j'aimerais assez savoir ce qu'il est advenu des bébés, puisqu'on ne nous parle que d'enfants, même jeunes, qui ont survécu à la Tempête... Et j'aimerais également qu'on m'éclaire sur le sort du reste du monde -Europe, Asie-... l'avenir nous dira si le second cycle répond à cela).

Dans Le Cœur de la terre, nous allons découvrir Eden, la capitale des Pans. Et ainsi nous allons connaître nombre de nouveaux personnages, notamment un qui m'a énormément plu : Horace. Matt se lie d'amitié avec ce Pan qui se pense ordinaire mais qui est courageux et prêt à se battre jusqu'au bout, poussé par sa haine envers les Cyniks. Car en effet, tout le livre s'articule autour de la guerre que vont se livrer les Pans et les Cyniks à la fin. À Eden, les choses s'organisent pour un combat que l'on sait perdu d'avance mais que l'on veut mener jusqu'au bout. Pendant ce temps, l'Alliance des trois flanquée d'une petite équipe va marcher sur la cité de la reine Malronce afin de découvrir le secret du testament de roche, cette carte qui est censée mener les Cyniks jusqu'à leur paradis. Et enfin, la dernière partie du livre porte sur la guerre en tant que telle, et son issue.

Autre monde n'est pas de ces livres où l'on attend et l'on sait que l'on aura une happy-end. Du moins c'est ainsi que je le ressens. Les personnages, même s'ils nous apparaissent en héros plein de bravoure, souffrent et vivent des choses infernales, surtout vu leur jeune âge. Aussi ne serait-ce pas incongru qu'en route, on perde un personnage important ou que quelque chose de terrible se passe. On y a cru au tome d'avant, avec Tobias par exemple. Fort heureusement il revient dans ce tome, bien vivant et plus brave que jamais. Tobias est indispensable aux deux autres parce qu'il est l'incarnation de l'amitié par excellence : il suit Matt partout, fidèlement, sans pour autant être un simple faire-valoir. Il le protège (quand il veut l'empêcher de découvrir qui est le Raupéroden par exemple), lui parle, le soutient... J'aime ce genre de personnages, qui souvent mettent en plus le héros en lumière d'une jolie façon.

Autre monde étoffe son univers en chemin, puisqu'on fait la connaissance d'un peuple de Pans qui vivent en hauteur, avec leurs propres croyances et leur façon de vivre... C'est d'ailleurs auprès de ce peuple que l'Alliance des trois va trouver le cœur de la terre, dont on saisira tous le sens seulement à la fin. Il semble en tout cas que chaque personnage ait un rôle à jouer, quel qu'il soit. Ambre, Tobias et naturellement Matt, ont leur rôle et si intéressant qu'il soit, j'aime quand même davantage les voir ensemble.

Le livre promet encore de longs moments de suspens. La partie où l'équipe est dans le château de Mlaronce et doit défendre chèrement sa vie, c'était assez stressant. Et bien sûr il y a l'apogée du livre : la fameuse guerre qui oppose les Cyniks et les Pans. Ceux-ci ont échafaudé un plan et leurs altérations aident à expliquer leur résistance, quand bien même ils ne sont pas aussi forts que des adultes... On peut trouver la guerre assez « facile », mais enfin ce n'est pas le tome 4 de Twilight non plus (où l'affrontement final était quand même une fameuse escroquerie). Dans l'ensemble c'était assez intense, j'ai trouvé.

Cela m'a encore plu, en tous cas ! Et si j'ai toujours hâte de lire la suite, cette fois je suis particulièrement intriguée, puisque la fin de ce tome 3, si elle est là pour conclure un cycle, se termine d'une façon qui donne envie de savoir comment les choses vont bien pouvoir évoluer... L'article sur le quatrième volume ne tardera guère, de toute façon ^^.

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 00:05

ATTENTION, SPOILERS !

Pour cette troisième saison, Falco est passé à 10 épisodes. C'est plutôt chouette, même si c'est encore trop vite passé ! Falco est vraiment une série que j'aime beaucoup ! Et j'ai hâte de la retrouver l'année prochaine.

Et dans cette saison, on conclue le fil rouge lié à ce qui s'est passé il y a 22 ans, quand Falco a reçu une balle en pleine tête et est tombé dans le coma. On sait enfin le « qui » (le vrai) et le pourquoi. Cela a conduit à un épisode final stressant au possible. Je ne sais pas si c'est moi qui, quand je l'ai regardé, était nerveuse ou quoi, mais il m'a stressée comme pas permis, cet épisode ! Entre la course contre la montre de Falco pour retrouver sa fille, le face-à-face de la fin, sans oublier le détour par l'institut psychiatrique (scène terrible !), tout était fait pour mettre la pression. Et ça a bien marché.

Dans les 9 autres épisodes, Alexandre Falco a dû faire face à pas mal de choses personnellement, comme le point définitif à son mariage avec Carole, qui demande le divorce pour pouvoir se remarier. Même si leur histoire était finie, il souffre que ce soit acté, et le cap est dur à passer... Il semble parti pour commencer quelque chose avec Eleonore, la fille de Jean-Paul, son meilleur ami, ce qu'on ne peut qu'approuver, parce que cela ne peut que le faire avancer. Le monde n'a pas attendu Falco pour changer, et il en va de même pour ses proches. Et même si cela fait 3 saisons qu'il a recommencé à vivre, la série ne manque jamais de nous rappeler que pour lui, rien n'est facile.

Les enquêtes du jour étaient la plupart du temps de bonne facture, voire très bonne (j'ai particulièrement aimé par exemple, l'épisode avec la gue-guerre entre un couple qui gère un bistro et un foyer de jeunes délinquantes ; ou encore celui avec le flic qui a été kidnappé pour un jeune homme qui réclame justice ; ou celui de la prise d'otage à l'hôpital). Falco sait être une série efficace. Elle sait comment doser son suspens, et elle sait ce qui fonctionne. Et ce qui fonctionne, avant toute chose, c'est Falco, le personnage.

Sagamore Stévenin porte la série, c'est évident. Il est totalement à l'aise avec son personnage, qu'il décrit comme étant assez proche de lui d'ailleurs. Falco est un être profondément humain. Il prend en compte la douleur des victimes ou des proches, peut-être parce qu'il a lui-même vécu des choses terribles, peut-être parce qu'il est ainsi tout simplement. Les petites attentions qu'il a envers les proches des victimes sonnent toujours justes, pour moi. En-dehors de cela, il est intègre, mais aussi impulsif, fonceur. Les excès du personnage et son côté borderline en font tout le sel, surtout mis en parallèle avec la tendresse qu'on sent chez lui, et la blessure qu'il a depuis son réveil... Après tout, c'est quand même un homme à qui on a volé 22 années de sa vie. Il a tout perdu dans l'histoire : sa femme, sa fille qu'il n'a pas vu grandir, son meilleur ami... sa vie entière a été gâchée, et on sent le poids de cela pour lui.

L'idée intéressante du début de la série était de le mettre en équipe avec Chevalier, qui est tout l'inverse : méthodique, respectueux du règlement, procédurier... et qui pourtant va devenir un ami fidèle, au point même de lui sauver la vie au prix d'un grand sacrifice (le début de la saison 3 m'a laissée bouche bée, en ce qui concerne Chevalier, et j'ai trouvé ça plutôt bien géré...). Plus la série avance et plus j'apprécie Philippe aussi, le nouveau conjoint de Carole. Évidemment au début entre Philippe et Falco ce n'était pas trop ça, mais on les a vu devenir amis malgré leur situation pas banale (l'ex, et l'actuel), et j'aime bien cet aspect là, ça a donné lieu à de chouettes scènes. La scène de l'hôpital psychiatrique est d'autant plus terrible, parce que Falco croit que c'est Philippe qui l'a fait enfermer dans ce lieu...

Maintenant que le fil rouge est bouclé, il va falloir que la série maintienne l'intérêt. Bien sûr il y a déjà deux-trois choses à régler, car avec le final de cette saison 3, Falco (et pas seulement lui) est en fâcheuse posture... Qui plus est sa santé inquiète. Ces « blancs » qu'il a, ces absences, liées au fait que comme le dit Philippe, avec ce qu'il a vécu, médicalement tout est grave pour lui, font qu'on se pose la question de savoir s'il va pouvoir continuer à mener sa vie à fond de train comme cela. Beaucoup de choses qui donnent envie de revenir pour la saison 4, quoi qu'il en soi. Et j'aurais même envie de revoir la première saison, tiens. Elle est vraiment sympa, cette série.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 00:05

Ces derniers temps, beaucoup de saisons se finissent. Cela fait bizarre d'enchaîner les épisodes de fin de saison ! J'en ai profité du coup pour reprendre un peu certaines séries que j'avais délaissé en septembre par manque de temps. Et puis bientôt, celles de l'été devraient (re)commencer ! Il y a toujours de quoi faire, en somme ^^ !

 

Séries :

 

Atlantis, saison 2 :

Je commence enfin cette seconde saison. La première m'avait plu, sans que cette série ne soit parfaite, évidemment. Le trio Hercules/Pythagore/Jason est le point fort de la série, c'est certain ! Ils sont complémentaires, et bien assortis ! Pour le reste, c'est sympa de voir des personnages mythologiques se croiser...

Cette seconde saison commence fort, avec le siège de la cité ! On ne perd pas de temps, et du coup j'ai hâte de regarder la suite.

 

Forever :

Un duo de flics enquête sur des affaires criminelles : elle est inspecteur, lui est médecin légiste. Mais plus que ça : il ne peut pas mourir. Cela fait 200 ans qu'il erre en cherchant des réponses à son existence...

Je voulais commencer la série en septembre, et par manque de temps je ne l'ai attaqué que récemment. C'est tout ce qu'il y a de plus classique, mais c'est sympa. Je suis une bonne cliente des séries policières donc je ne mentirai pas : ça n'a rien d'exceptionnel. Mais le duo est sympathique et cela fonctionne bien, donc je me suis prise au jeu rapidement ^^.

 

Revenge, saison 4 :

J'avoue que je n'avais pas recommencé cette nouvelle saison parce que je n'avais pas spécialement envie de voir cela, ces derniers mois. Des fois j'ai plus envie de comédie, d'autres fois de policier, etc... C'est comme cela ! Et puis j'ai appris que la saison 4 serait la dernière alors je me suis lancée. On reprend là où on en était resté, avec une Emily qui semble de ne pas retenir ses leçons, la vengeance l'ayant trop consumé... Je me demande où la série ira, pour son ultime saison. Est-ce qu'Emily sera en paix ? Est-ce qu'elle reprendra son identité ? Que va-t-on faire de Victoria ? Et de son père ? Beaucoup de questions, et le fait de m'être remise dans la série m'a intéressée de nouveau, d'emblée !

 

Dramas :

 

Algernon ni Hanataba :

Des fleurs pour Algernon est un livre qui raconte comment un jeune homme retardé mental subit une expérience qui le rend très intelligent. Mais tout ne se passe pas vraiment comme prévu...

J'avais aimé ce livre (et le téléfilm français qui en avait découlé, avec l'excellent Julien Boisselier), j'avais donc envie de voir ce que cela donnerait en drama. Qui plus est avec Yamapi, dont je n'ai pas vu les derniers dramas, et il commençait à me manquer ! Le premier épisode démarre bien. C'est tout de suite touchant, mais bien sûr cela démarrera sûrement plus au prochain. En attendant il y a un trio que j'aime bien (Sakuto et ses deux camarades). C'est prometteur.

 

I'm home :

Suite à un accident, Ieji a perdu la mémoire des 5 dernières années de sa vie. Du coup, sa femme et son fils lui semblent étrangers, comme s'ils portaient un masque. Et il sent de nouveau concerné par son ex-femme et leur fille, qu'il avait pourtant délaissé...

Contente de revoir Kimura Takuya dans un drama ! Comme d'hab, il est bon. Ce premier épisode intrigue parce qu'on se demande, comme Ieji, ce qui a pu se passer dans sa vie pour qu'il en arrive à être cet homme apparemment pas très drôle et peu attaché à sa famille... Alors que là, il semble gentil et désireux de bien faire... J'ai hâte que le mystère soit percé !

 

My unfortunate boyfriend :

On va suivre une jeune femme qui décroche un boulot dans une entreprise et qui se retrouve liée au jardinier, qui apparemment est un porte-poisse.

J'en avais lu des critiques qui expliquaient combien ça ne payait pas de mine mais que c'était tout bonnement hilarant ! Alors j'ai commencé, bien que j'ai d'autres dramas à voir, parce que ça avait l'air amusant. Et après deux épisodes, je dois avouer que... ouais. J'ai du mal à embrayer sur la suite car c'est sympa mais pas très accrocheur, ni très drôle je trouve. J'ai du mal à rentrer dedans. Je vais quand même voir les épisodes 3 et 4 avant de me décider, mais j'espère qu'ils me taperont plus dans l'oeil...

 

Orange Marmalade :

Dans un monde où les vampires et les humains se côtoient bon gré mal gré, une jeune fille vampire cache sa nature au lycée pour être tranquille. Mais l'un de ses camarades, humain lui, commence à s'intéresser à elle...

Cela sent bon le drama pour ado, mais ça ne me déplaît pas, ça change un peu de ce que je regarde en ce moment ! Le début m'a plu, je suis donc partante pour la suite !

 

Youkoso, Wagaya e :

Un jeune homme qui se laisse marcher dessus dans son boulot (à l'image de son père, qui a toujours agi ainsi) élève un jour la voix contre un inconnu malpoli dans le métro. Il ne se doute pas que son acte de rébellion va entraîner de lourdes conséquences : l'inconnu va s'en prendre à lui, et à sa famille...

Le premier épisode est hyper flippant je trouve. Dans le sens où on a ce geste anodin, qui plus est fait par un type qui n'a jamais remis personne à sa place, et pour une fois qu'il le fait, il tombe sur un taré qui va commencer à le harceler... C'est très intrigant comme concept, et je me demande jusqu'où ça ira ! Et puis ça fait plaisir de revoir Aiba (du groupe Arashi) dans un drama...

 

Livres :

 

Autre monde :

J'en ai déjà parlé sur ce blog alors j'en dirai à peine un mot ici : je suis donc actuellement dans cette saga (à l'heure où j'écris, je suis au milieu du tome 3) très addictive. J'ai décidé de lire un peu plus, peu importe le genre, et je suis bien tombée. Maxime Chattam a créé un monde original où on ne cesse d'en apprendre plus, sur les choses et les gens... J'espère seulement qu'à la fin, on aura les réponses à toutes nos questions ! Mais en attendant, je dévore les pages avec joie ^^

 

A la prochaine ! ;)

 

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 00:05

Une série créée par Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming, avec :

Sharlto Copley : Christian Walker

Susan Heyward : Deena

Michelle Forbes : Retro Girl

Eddie Izzard : Wolfe

Noah Taylor : Johnny Royalle

Logan Browning : Zora

Olesya Rulin : Calista

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

Christian Walker et sa nouvelle équipière, Deena Pilgrim, font partie d'une unité de la police chargée d'enquêter sur les crimes liés au Puissants : des personnes possédant des pouvoirs surhumains.

Avant cela, Walker était lui-même un Puissant, connu sous le nom de Diamond. Mais après avoir perdu ses pouvoirs, il a décidé de devenir flic...

 

En ces temps où les séries sur les super-héros pullulent, Powers ne promettait pas d'être d'une originalité folle : un monde où les super-héros sont connus et acceptés, jugez un peu... Mais je suis cliente de ce genre, pour le moment, aussi ai-je regardé le pilote à sa diffusion. Pour ça, et pour Sharlto Copley qui est dans le rôle titre, car j'aime bien cet acteur, même si je l'ai peu vu jouer...

J'ai bien aimé l'esprit de Powers, dès le début. Montrer des personnes avec des pouvoirs particuliers, avec certains qui font le bien et aident les gens (comme Retro Girl), d'autres qui ont mal tourné (comme Wolfe), d'autres encore qui sont très ambigus (Royalle)... Ce n'est pas tout noir ou tout blanc, en somme, et ça m'a plu.

L'essentiel de la série repose quand même sur Walker. Ancien super-héros ayant perdu ses pouvoirs des années plus tôt, Walker est devenu flic, pour continuer à aider les gens autrement, mais il n'a jamais accepté la perte de ses pouvoirs. Ce personnage torturé et complexe est très intéressant. Même chose pour Royalle, son ancien ami (j'ai peiné à reconnaître Noah Taylor d'ailleurs !). Royalle est un personnage difficile à cerner parce qu'il fait de mauvaises actions, pourtant on ne peut pas le classer dans la catégorie des méchants aussi facilement. Et sa relation avec Walker, et avec Wolfe (qui fut leur mentor à tous les deux) est un des points les plus intéressants de cette première saison.

À côté de cela malheureusement, on a des personnages un peu foirés et/ou sans grand intérêt. Deena, la coéquipière de Walker, est quand même dénuée de tout intérêt. Elle veut être une vraie partenaire et en a marre que Walker la joue perso, mais le problème c'est que le personnage se limite à ça et ne semble pas exister en-dehors de ses laconiques « on est une équipe Walker, ne me mets pas sur le côté ! », donc bon... Personnellement, j'avais aussi envie de filer des baffes à Calista, qui au lieu de m'attendrir, n'a fait que m'énerver durant toute la saison. Cette gamine se prétend spéciale et ne cesse de dire à qui veut l'entendre qu'elle a des pouvoirs, que c'est juste qu'ils ne sont pas encore apparus... Moi, à part voir une ado à problèmes qui se veut spéciale alors qu'elle est très ordinaire... Ca avait tout pour me gonfler, surtout que je ne comprenais pas ce que tout le monde dans la série, lui trouvait... Un truc à dû m'échapper avec elle, je pense ^^'.

Un truc tout bête, mais que j'ai apprécié, c'est que je m'attendais au « cas de la semaine », vu le thème policier et le fait qu'on peut multiplier les pouvoirs à foison, avec un scénario pareil. Et même pas. On a un fil rouge qui nous tient de A à Z, et les épisodes s'enchaînent dans ce but-là. Ca me change un peu, comme façon de faire, et ça m'a plu. Dommage que la série ne prenne pas trop de risques, ou du moins n'essaie jamais de surprendre son spectateur. Et ce, dans son scénario comme dans sa réalisation.

Et bien que la saison ne compte que 10 épisodes, je trouve que cela avançait très lentement, voire qu'on se répétait. Il y a eu des scènes où je me disais « oui bon ça ils nous l'ont déjà dit, on peut avancer maintenant ? ». Et vu le format de la saison, c'est quand même pas top.

Le problème de Powers en fait, c'est que les idées sont là, mais le développement pêche. Entre certains personnages caricaturaux et des ficelles assez grosses, Powers semble livrer ce qu'on peut appeler le « minimum syndical ». Et autant je peux être bon public, autant parfois je devais me rendre à l'évidence : il y a sans conteste, mieux à regarder parmi la multitude de séries diffusées. Après, je suis allée au bout et je serai sans doute là pour la saison 2, parce que notamment la fin de la saison me donne envie d'y revenir malgré tout... Mais j'espère voir de nettes améliorations dans le rythme, mais aussi et surtout dans le traitement des personnages. Sans quoi je lâcherai l'affaire, je pense.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 01:16

Malronce est le second tome de la série Autre-Monde, de Maxime Chattam.

Matt, Tobias et Ambre quittent l'île Carmichael pour partir vers le Sud, vers la reine des Cyniks nommées Malronce, afin de savoir pourquoi elle est après Matt. Et pourquoi elle fait enlever des Pans.

En se rapprochant des Cyniks, l'Alliance des trois va devoir affronter encore plus de dangers. Surtout qu'une autre créature est après Matt...
 

J'avais parlé il y a quelques jours du premier tome, « L'Alliance des trois », pour lequel j'étais très enthousiaste. Bonne nouvelle : je le suis tout autant à la lecture de ce second volume ! (et même du troisième, que j'ai déjà entamé). C'est incroyable, le nombre de choses qui se passent durant à peu près 400 pages (en format poche). On ne s'ennuie pas une seule seconde parce que même s'il n'y a pas de l'action à proprement parler lors d'un chapitre, ce qui se raconte est tout de même très intéressant.

L'auteur n'épargne pas grand chose à ses personnages (et par ricochet, au lecteur). Si la cible de ces romans semble quand même être un public adolescent, ça ne veut pas dire qu’on s'amuse quand même... Entre le Buveur d'innocence et cette fameuse scène avec Ambre, et ce qui arrive à Tobias... il y a des scènes assez dures quand même. Pas au sens de violent, mais vraiment psychologiquement parlant. Il faut se rappeler après tout, que les héros n'ont que 15-16 ans. Certes leurs actions les font paraître plus vieux que cela, mais ils n'en restent pas moins des adolescents avant tout. Et la violence de leur monde les touche. J'apprécie par exemple, que l'on insiste sur le ce que ça fait à Matt, de tuer des gens. Même s'il le fait pour se protéger ou protéger ses amis, chaque coup porté et chaque vie prise le marque. Moins au fur et à mesure, mais on insiste encore dessus, et je trouve ça bien. Il y a tellement d'histoires où le héros devient un super-héros invincible du jour au lendemain, que ça fait du bien de voir une évolution un peu plus crédible, toutes proportions gardées bien sûr.

Dans ce second tome, l'Alliance des trois va quitter leur clan de Pans pour descendre au Sud, vers la reine Malronce afin de comprendre pourquoi elle veut Matt. On va ainsi découvrir d'autres clans de Pans, qui vivent avec des règles différentes. On va découvrir Babylone, une cité de Cyniks où Tobias et Matt vont retrouver Balthazar, l'homme étrange qu'ils avaient croisé à New York avant la Tempête... Et une bonne partie du bouquin consiste en la quête d'Ambre et Tobias pour récupérer Matt, qui va être emmené à Malronce. Au programme : du danger et du suspens. Et par ce détour dans la ville Cynik, on va apprendre pas mal de choses en ce qui les concerne. Comme le fait qu'ils suivent cette Reine qui leur montre la voie depuis la Tempête. Comme ce qu'ils font aux Pans capturés aussi : ceux-ci sont réduits en esclavage grâce à un anneau ombilical qui semble annihiler toute volonté de leur part (les scènes sont assez horribles). Et ce qu'est cette fameuse quête des peaux : la peau d'un Pan semble être, avec ses grains de beauté, comme une carte qui mènera les Cyniks jusqu'à leur Paradis, en résumé.

Bref, Autre monde a sa mythologie propre, et Maxime Chattam semble n'avoir jamais fini de l'explorer. On retrouve certains classiques de l'aventure : le trio, le sauvetage d'un des membres, l'aide apportée par certains alliés -bons ou mauvais d'ailleurs-... Des thématiques qui font presque figure de passages obligés en quelque sorte, mais qui fonctionnent bien.

Et au-delà de tout ce qui se raconte, j'aime beaucoup l'amitié qui unit les trois héros. Ils n'abandonnent jamais, surtout s'il s'agit de venir au secours de l'un d'entre eux. Bien sûr en tant que héros, Matt est plus mis en avant, mais Tobias et Ambre sont indispensables eux-aussi. Et comme j'aime beaucoup les histoires d'amitié, je suis ravie de les voir affronter tout cela côte à côte !

Comme pratiquement toujours, j'ai une faiblesse pour le premier tome, tout simplement parce qu'il introduit l'histoire et nous fait découvrir tout un univers... J'ai adoré le tome 2 aussi, mais bon il y a cette petite différence qui fait que... En tout cas une chose est sûre : quand je vois tout ce que Malronce avait à raconter, j'ai d'autant plus hâte de lire la suite !!

 

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 00:05

ATTENTION, SPOILERS !

J'avais parlé en son temps, de la première saison de Arrow. Et en relisant ce que j'avais écrit à ce moment-là, je prends conscience de combien la série a changé ! C'est assez fou, quand on y repense. On part d'une série « gentille », sans trop de prise de risques et divertissante, et on arrive à cette saison 3 très sombre, où tout va de mal en pis plus on avance... La série ne cesse de s'améliorer à mesure que passent les saisons : les intrigues s'étoffent, les personnages évoluent... Arrow est désormais une série efficace, qui n'hésite pas à tout remettre en question. Et si ça fait mal (parce qu'on en bave comme pas permis, cette saison !), c'est quand même top ! Ca fait plaisir de voir une série qui s'améliore.

Oliver va encore en prendre pour son grade cette saison. Pas grand chose ne lui sera épargné en définitive : que ce soit de perdre les gens qu'il aime ou perdre jusqu'à son identité. En passant par le fait de devoir s'allier avec un ennemi qui le répugne. Il m'a fait pas mal flipper cette saison, parce qu'il s'enfonce tellement dans sa noirceur, dans son désir de tout faire tout seul, que je ne savais plus s'il pourrait revenir du bon côté, finalement. Oliver Queen/Arrow a toujours été un personnage sombre, mais là... Y a des moments, c'était difficile d'imaginer une issue positive pour le personnage. Autant le dire : une part de moi est tombée dans son jeu, jusqu'à presque la toute fin. Mais j'ai aimé la conclusion de la saison (qui d'un certain point de vue aurait même pu être une fin de série), qui montre qu'Oliver a enfin compris certaines choses, et notamment qu'il ne sert à rien d'agir seul ! C'est pas trop tôt ! Et pour le coup, contrairement à la première saison, cette fois les flashbacks sur son passé m'ont intéressée.

 

Il ne sert à rien, pour Oliver, d'agir seul disais-je, car il a une équipe formidable, ce type-là ! Felicity et Diggle en tête. La première, femme amoureuse mais pas godiche pourtant, qui est drôle, intelligente, jolie et loyale... Le second, le presque frère, qui suit Oliver jusqu'au bout... Il y a une rupture entre Diggle et Oliver cette saison, ce qui est compréhensible vu les événements, mais qui ne peut que briser le cœur, tant cette amitié est un atout à la série. Ce sont deux piliers incontournables pour Arrow, et pour le personnage d'Oliver.

A côté, on a ceux qui ont joliment évolué : je citerai Thea, surtout. Elle que je n'aimais guère au début de la série, est devenue intéressante en devenant plus forte, en s'affirmant... et en étant enfin dans la confidence, bien sûr. Ca fait plaisir de la voir cesser de plomber la série avec des intrigues dignes d'une mauvaise série pour ado et être un vrai personnage, bien construit et tout !

On a ceux que j'aime depuis le début et ça n'a jamais changé : le détective Lance (j'aime sa droiture, que voulez-vous) et Roy (Arsenal était un bon personnage !). Il y a les nouveaux : Ray (qui aura sa propre série à la rentrée, la folie des spin-off ne s'arrêtant pas avec The Flash), qui est tellement intelligent, gentil et désintéressé que c'est impossible de ne pas l'aimer, ce garçon ! Il y a ceux qu'on aime détester, comme Malcolm (je ne peux résister à John Barrowman...). Et il y a Laurel. Ah, Laurel. Autant je n'avais rien contre elle en début de série, autant là j'aimerais juste qu'elle disparaisse. Je comprends : elle doit se faire sa place dans la série, et suivre les évolutions pour ne pas faire de la figuration. Mais d'une, moi ça me plaisait bien d'avoir quelqu'un de normal finalement, quelqu'un du côté de la loi au sens traditionnel du terme, de deux son évolution la rend insupportable. Je comprends ce pourquoi elle se bat, ce pourquoi elle souffre. Mais c'est fait de telle manière que Laurel semble juste être une fille qui pleurniche parce que les autres sont fortiches et pas elle. Et je n'arrive pas à m'ôter cette image, du coup elle m'agace prodigieusement.

Et puis il y a Ra's Al Ghul. Personnage charismatique s'il en est, qui est au cœur de la saison car il va être à l'origine de l'évolution d'Oliver. Tout cela prend une tournure logique, et si parfois la Ligue des Assassins faisait un peu too much pour moi, c'est une vraie menace, enfin exploitée pleinement.

Des personnages, Arrow n'en manque pas donc, quel que soit le camp pour lequel ils se battent. Et s'il faut reconnaître au moins une chose, c'est que Arrow ne se repose pas sur ses acquis et offre des perspectives d'évolution à ses personnages, aux liens qui les unissent... Moi qui, comme je le dis toujours, suis capable de suivre une série moyenne pourvu que les personnages soient intéressants, je suis plutôt satisfaite de ce qui s'est passé cette année. D'autant que cette évolution s'est élargie au style de la série, qui ne s'offre que de rares traits d'humour et est résolument plus sombre (on annonce une saison 4 plus légère cependant, ce qui peut être bien aussi, après tout, trop ne serait pas bon non plus).

Je crois savoir qu'Arrow a déçu certains fidèles cette année, mais je ne me sens pas concernée. Je trouve au contraire que la série n'a eu de cesse de s'améliorer et qu'aujourd'hui, on voit son véritable potentiel. Et j'espère que la saison 4, même si elle doit aller dans un sens différent, sera de la même qualité.

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