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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 01:30

Un film réalisé par Lisa Azuelos, avec :

Sveva Alviti : Iolanda Gigliotti, dite Dalida

Riccardo Scamarcio : Bruno Gigliotti, dit Orlando

Jean-Paul Rouve : Lucien Morisse

Patrick Timsit : Bruno Coquatrix

Nicolas Duvauchelle : Richard Chanfray

Alessandro Borghi : Luigi Tenco

Vincent Perez : Eddie Barclay

(2017)

 

La vie de la chanteuse Dalida née Iolanda Gigliotti, de sa naissance au Caire en 1933 à sa mort en 1987.

On y découvre ses débuts, son premier Olympia en 1956 jusqu'à sa gloire, ainsi que les différents hommes de sa vie...

 

Dalida est l'une des plus grandes chanteuses francophones. Son ascension fut fulgurante, et elle est restée au sommet tout le long de sa carrière, notamment en s'adaptant à l'air du temps. Ainsi vers la fin du film, voit-on qu'elle se met au disco, par exemple. Elle a résisté à la vague des « yé-yé » et a régné sur les ondes, avec sa voix ensoleillée.

Le film se propose de nous montrer tout cela, mais pas seulement les paillettes. Les drames qui ont jalonné sa vie sont très présents. Et on peut dire qu'elle a eu sa part ! Bien des hommes qu'elle a connu se sont suicidés. Elle-même a fait une première tentative de suicide à laquelle elle a survécu. La seconde lui coûta la vie cette fois, en 1987. Le film réussit bien à nous montrer comment la mort enveloppe cette femme qui a tout pour elle : beauté, talent, succès... Et qui pourtant ne sait pas être heureuse. Alors que des millions de personnes rêvent d'être comme elle, elle voudrait juste trouver un homme qui l'aime et avoir un enfant avec lui, se marier et être heureuse.

Son premier mariage avec Lucien Morisse, directeur de la jeune radio Europe 1, se solde vite par un échec car elle le trompe pratiquement dès le début. Il faut dire qu'il est l'homme qui a fait d'elle une vedette, et même si elle restera proche de lui jusqu'à son suicide, il ne s'agit pas réellement d'un mariage d'amour. Il y a ensuite Luigi Tenco, qui se suicide après un échec lors d'un festival de musique. Autre drame : sa relation avec un tout jeune homme qui se soldera par un avortement, Dalida ne souhaitant pas gâcher sa vie alors qu'elle a pratiquement le double de son âge ; avortement qui la rendra stérile. Et puis il y a Richard Chanfray, un mondain avec qui elle restera pratiquement 10 ans, et qui se suicidera aussi quelques années après leur rupture. Ne s'étant jamais vraiment remise de la perte de son père lorsqu'elle était enfant et avec qui il reste bien des non-dits, Dalida a de plus en plus de mal à faire face à tous ces drames et dans les derniers temps, sa santé décline et elle se laisser aller, au grand désespoir de son frère et producteur Bruno, dit Orlando, qui s'est toujours montré protecteur avec elle.

Quand on la voit sur la scène de l'Olympia, elle rayonne pourtant. Les succès s'enchaînent malgré les années qui passent. Mais en coulisses, rares sont les moments de bonheur. Il y en a bien sûr, comme cette scène touchante où son frère vient lui présenter son bébé, dont elle est la marraine. Il y en a d'autres, mais toujours à un moment, un drame survient. Comme si c'était inévitable.

La narration du film au début, n'est pas linéaire. Elle part de la première tentative de suicide de Dalida et nous montre ses proches, puis elle-même, face à un psychologue. Tous lui racontent leurs rapports avec la chanteuse. Puis le film revient aux débuts de Dalida et à ses premiers succès. A partir du moment où l'on rattrape l'époque de sa première tentative de suicide, le récit est plus linéaire jusqu'à la fin, même si de temps à autres on a encore des scènes de son enfance au Caire, avec son père...

De ce que j'en sais, le film semble assez fidèle à la réalité -d'autant que des gens qui ont connu Dalida y ont contribué, à commencer par Orlando-. L'actrice qui tient son rôle, Sveva Alviti, qui m'était totalement inconnue jusque là, a un physique plutôt ressemblant sans être non plus une pâle copie. Et elle m'a plutôt touchée, à plusieurs reprises. Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve et Patrick Timsit, dans les rôles respectifs d'Orlando, Lucien Morisse et Bruno Coquatrix, étaient vraiment bons (même Timsit, que d'ordinaire je n'apprécie pas plus que cela) et convaincants. Côté bande son bien évidemment, ce sont des chansons de Dalida, et comme j'aime assez son répertoire, j'ai fredonné à chaque fois qu'une chanson passait ^^'.

Si j'avais une critique à faire en fin de compte, ce serait que l'on ne voit pas son adolescence. On connaît son enfance et ses fêlures, on sait tout de sa vie d'adulte, de ses débuts jusqu'à la fin, mais il me manque le moment charnière, celui où elle sait qu'elle veut chanter. Je parle de l'adolescence mais en fait je n'en sais rien, peut-être que ce désir la prend une fois qu'elle est adulte ou peut-être qu'elle l'a depuis toute gamine, peu importe. Mais pour moi, il manque ce moment où elle décide qu'elle fera ça et rien d'autre. Parce que du coup, durant le début du film, j'ai eu du mal à m'investir, à m'attacher au personnage. À peine est-elle à l'écran que c'est le début de la gloire, et que tout de suite après on voit qu'elle est déjà fatiguée, indisposée par les lumières qu'elle a en pleine figure sur scène. Et puis un peu plus loin lors d'un voyage initiatique en quelque sorte, on comprend en qu'elle est faite pour cela : chanter. Mais il aurait été bien de voir cela à l'écran. Je ne sais pas trop sous quelle forme en vérité : voir comment elle découvre qu'elle a une belle voix, voir le moment où elle se dit qu'elle veut faire cela de sa vie, je ne sais pas. Mais je pense que si j'avais eu cela, je serai plus vite rentrée dans le film et j'aurais plus adhéré au personnage tout de suite. Après cela ne m'a pas empêchée d'aimer le film et comme je l'ai dit, j'ai fini par rentrer dedans, mais voilà, si j'avais une critique à formuler, ce serait celle-là.

Comme tous les biopics, je ne suis pas certaine qu'il pourra intéresser pleinement quelqu'un qui n'aimerait pas ou ne s'intéresserait pas du tout à Dalida. Enfin pour ma part, c'est mon cas : je n'irai probablement pas voir un biopic au sujet de quelqu'un qui ne m'intéresse pas. Bref, j'ai en tout cas bien aimé ce film ; j'avais envie de le voir depuis sa sortie et c'est maintenant chose faite :).

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:40

Un film réalisé par Anthony et Joe Russo, avec :

Chris Evans : Steve Rogers/Captain America

Robert Downey Jr. : Tony Stark/Iron Man

Scarlett Johansson : Natasha Romanoff/La Veuve Noire

Sebastian Stan : Bucky Barnes/Le Soldat de l'hiver

Anthony Mackie : Sam Wilson/Le Faucon

Jeremy Renner : Clint Barton/Oeil-de-Faucon

Chadwick Boseman : T'Challa/la Panthère Noire

Daniel Brühl : Helmut Zemo

Elizabeth Olsen : Wanda Maximoff/La Sorcière Rouge

Paul Bettany : La Vision

Don Cheadle : James Rhodes/War Machine

Paul Rudd : Scott Lang/Ant-Man

Tom Holland : Peter Parker/Spider-Man

(2016)

 

Les dernières interventions des Avengers se sont soldées par de lourdes pertes pour la population civile. Ainsi, 117 nations ont rédigé des accords afin de contrôler et de recadrer l'action des super-héros, dans le but de protéger la population. Tony Stark y est favorable, Steve Rogers refuse de ne plus avoir de volonté propre.

Deux camps s'opposent alors, et iront jusqu'à l'affrontement lorsqu'une violente explosion lors de la signature des accords, semble être le fait du Soldat de l'hiver, alias Bucky. En cherchant à le protéger, Steve Rogers est alors traqué par Stark et ceux qui l'ont suivi...

 

Ce troisième opus de Captain America ressemble un peu à un Avengers, dans le sens où il nous ramène pratiquement toute la clique, à l'exception de Hulk et de Thor. Il introduit également deux nouveaux personnages des plus intéressants : La Panthère Noire (qui aura son propre film d'ici quelques mois) et Spider-Man (dont le film est sorti il y a peu, et dont l'acteur colle à merveille au rôle). Il y a donc pas mal de personnages, qui se rangent en deux camps.

En effet ce film montre la division des Avengers. Suite aux dégâts qu'ils causent lors de leurs batailles (dégâts matériels mais aussi humains), 117 nations alliées souhaitent leur faire signer des accords afin de contrôler leurs interventions. Interventions qui ne seront ordonnées que lorsqu'un comité des Nations Unies l'aura décidé. Tony Stark y est favorable, tout comme Natasha Romanoff ou encore James Rhodes, estimant qu'ils ne peuvent plus continuer à agir sans se soucier des pertes qu'ils causent, même involontairement. Steve Rogers, ainsi que notamment Clint Barton et Sam Wilson, refusent de signer ces accords, ayant peur d'être contrôlés par les gouvernements et de ne plus pouvoir faire ce qu'ils estiment être juste.

Déjà séparés en deux groupes à cause de leurs opinions divergentes, la séparation devient marquée lorsque Le Soldat de l'hiver réapparaît et cause une explosion lors de la signature des accords, coûtant ainsi la vie notamment au roi du Wakanda. Prêt à tout pour protéger son ami (l'opus précédent nous ayant montré que le Soldat de l'hiver n'était autre que Bucky, l'ami d'enfance de Steve), Captain America devient alors un fugitif. Ce que le camp adverse ne sait pas, c'est que Bucky n'est pas à l'origine de cette explosion : il s'agit d'Helmut Zemo (Daniel Brühl, que j'ai toujours plaisir à retrouver, car j'aime beaucoup cet acteur), qui souhaite le faire accuser et semer la discorde parmi les Avengers. Bref, je ne vais pas tout vous raconter, mais le concept m'a plu.

Les Avengers sont un groupe formé de personnalités très diverses et même s'ils ont des buts et des valeurs communes, ce sont quand même de fortes têtes, des caractères bien trempés. De là à les voir s'affronter, pourtant... Surtout qu'à lire le synopsis, je m'imaginais que ce serait l'opposé : Steve Rogers en bon soldat, qui suivrait le gouvernement, et Tony Stark en bonne tête de mule, qui irait contre. Bien sûr leurs motivations prennent tout à fait sens quand débute Civil War, mais j'ai trouvé cela pas mal. Cela montre que Tony Stark -même si on le savait déjà- n'est pas là que pour l'effet clinquant et comique, et de la même façon, cela donne plus de corps à Steve Rogers, qui n'est pas que propre sur lui et qui suit les ordres. Les deux leaders dialoguent à plusieurs reprises (et ça c'était bien fait : ils parlent, avant d'en venir aux mains), chacun expliquant son point de vue à l'autre, chacun tentant de convaincre l'autre... sans succès. Et pour une fois, je n'avais pas envie qu'on en arrive à la baston ^^.

Les scènes de baston sont réussies ceci dit, avec une mention spéciale à celle dans l'aéroport, où les deux camps s'affrontent pour de bon. C'était spectaculaire, et en même temps il y a toujours ces deux-trois répliques comiques, qui font sourire (et j'en avais besoin parce que moi, j'aime pas quand des amis/alliés s'affrontent, mon p'tit cœur saigne -_-). Et puis j'aime bien le fait que, même si elle se situe dans le camp de Tony, Natasha commet quelques entorses, par amitié pour Steve. Cela m'a plu. Mais cette scène de l'aéroport bon, sang, qu'elle était bien !!

De manière générale, je suis plus sensible, je l'ai toujours dit, à l'amitié qu'à l'amour dans la fiction. Aussi la relation entre Steve et Bucky me plaît-elle beaucoup (même si la première scène post-générique a achevé mon p'tit cœur, du coup), de même que celle entre Tony et James Rhodes par exemple... Et le combat final entre Tony et Steve était vraiment chouette (même si là aussi, vous l'aurez compris, j'étais tristesse)... Je trouve que c'est bien, au-delà de la baston et de tout ce qu'on en prend plein la vue, d'avoir ces héros ultra forts, qui ont quand même leurs failles, leurs faiblesses et peuvent être blessés, et pas juste physiquement. Cela donne un peu plus de corps à l'ensemble.

Je suis vraiment impatiente de voir les prochains films, surtout le prochain Avengers ! Voir comment chacun va gérer les choses après tout ce qu'il s'est passé durant ce film... Mais on n'y est pas encore, il y a d'autres films avant le prochain Avengers... Pour l'heure, en ce qui me concerne j'ai adoré Civil War, qui malgré ses quelques petits défauts, m'a enchantée !

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 00:47

Un film réalisé par Anthony et Joe Russo, avec :

Chris Evans : Seve Rogers/Captain America

Scarlett Johansson : Natasha Romanoff/Black Widow

Samuel L. Jackson : Nick Fury

Robert Redford : Alexander Pierce

Anthony Mackie : Sam Wilson/Le Faucon

Sebastian Stan : le Soldat de l'hiver

Emily VanCamp : Sharon Carter/Agent 13

(2014)

 

Steve Rogers essaie de s'adapter à une vie au XXIème siècle, qui est bien différente de celle qu'il a connu.

Peu après une mission, il trouve Nick Fury chez lui, qui lui remet une clé USB et lui dit de ne faire confiance à personne, alors qu'il a été grièvement blessé.

Perçu comme un traître, d'autant plus qu'il refuse de révéler pourquoi Nick était chez lui, Steve est alors traqué par le SHIELD. Aidé par Natacha Romanoff puis par Sam Wilson, il va découvrir que l'homme qui a tiré sur Nick est le mystérieux « Soldat de l'hiver », un redoutable assassin...

 

Le premier Captain America m'avait agréablement surprise... Mes préjugés avaient été balayés et j'avais découvert un héros certes très « gendre idéal » mais plein de courage et de valeurs, qui n'avait pas attendu d'avoir des super-pouvoirs pour être quelqu'un de bien. Il est bien un peu lisse et en cela, ce n'est pas mon super-héros favori, mais enfin on ne peut pas tout le temps avoir quelqu'un avec un côté sombre non plus ^^'. Et bref, j'ai bien aimé ce second opus aussi.

Steve est pourchassé par le SHIELD, qui se trouve être gangrené de l'intérieur par HYDRA. Il s'agit donc de faire tomber les masques. L'association entre Natacha et Steve fonctionne super bien, je trouve. Et Natacha a un peu plus, à mon sens, de corps et d'intérêt encore que dans les Avengers. J'ai bien aimé la voir avec ses doutes et ses craintes. Et elle est assez complémentaire avec Steve. Lui reste bien sûr, très droit et incarne parfaitement la moralité dans toute sa splendeur. Cela a d'autant plus d'écho lorsque l'on découvre que l'organisation pour laquelle il travaille -lui et Natacha- n'est pas ce qu'ils croyaient. Mais tout en étant ce type très droit et patriote, on ne verse pas non plus dans le « trop ». C'était là ma crainte en attaquant les films de ce super-héros et le premier opus les avait balayé. Ce second film reste dans cette lignée.

Bon, finalement on ne voit pas autant le fameux « Soldat de l'hiver »... Du moins, pas autant que je l'aurais pensé, la faute au titre du film, quoi ^^'. C'est dommage en un sens. Quant à son identité, je ne l'avais pas vraiment vu venir. Parce que je ne lis pas les comics, et parce que mon visionnage du premier opus remontait un peu, aussi. Du coup la « révélation » a forcément bien marché pour moi ^^'. Et j'ai bien aimé la fin du film, à laquelle pour le coup je m'attendais, à ce sujet ^^.

Il y a de bonnes scènes d'action : le combat entre Steve Rogers et le Soldat de l'hiver, bien sûr, mais aussi l'attaque de la voiture de Nick Fury, notamment. En cela, le film remplit bien son rôle : c'est un divertissement efficace. Et ce qui ne gâche rien, il y a derrière cela un vrai fond : un complot tentaculaire qui va forcer les personnages à se positionner. Les enjeux sont intéressants, ce n'est pas juste un enchaînement de scènes de course-poursuites, de bastons ou autres. Et c'est vrai que cela donne au film une vraie dimension. On n'a pas forcément l'impression de regarder un film de super-héros, mais davantage parfois, un film d'action ou d'espionnage. Les menaces ne sont pas les mêmes qu'habituellement (et semblent par ailleurs aussi actuelles que crédibles), c'est surprenant et cela change.

Qui plus est, les acteurs sont convaincants. Sans parler forcément des principaux -qui sont bons aussi, c'est sûr-, je retiens également Robert Redford, qui campe un personnage charismatique, et Sebastian Stan, étonnant dans son rôle d'antagoniste un peu particulier.

Un très bon film, qui donne bien envie de voir le 3ème ! Je suis contente, tous ces films sur l'univers Marvel m'auront donné l'occasion de m'intéresser à des personnages que je ne connaissais pas, ou que de nom. Et dans le cas de celui-là, je ne le regrette pas ^^.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:30

Un film réalisé par Francis Lawrence, avec :

Jennifer Lawrence : Katniss Everdeen

Josh Hutcherson : Peeta Mellark

Liam Hemsworth : Gale Hawthorne

Woody Harrelson : Haymitch Abernathy

Philip Seymour Hoffman : Plutarch Heavensbee

Lenny Kravitz : Cinna

Elizabeth Banks : Effie Trinket

Donald Sutherland : Coriolanus Snow

Stanley Tucci : Caesar Flickerman

(2013)

 

Après avoir gagné les Hunger Games, Katniss et Peeta doivent partir en tournée à travers les 12 districts et se faire passer pour un couple très amoureux. Le Président Snow tente d'éteindre la rébellion en marche, dont Katniss est devenue le symbole en ramenant l'espoir. Il doit supprimer Katniss, sans toutefois en faire une martyre.

Snow organise alors les jeux de l'Expiation, des jeux qui ont lieu tous les 25 ans et auxquels participent les anciens vainqueurs des Hunger Games. Katniss et Peeta doivent alors se préparer à affronter d'anciens vainqueurs comme eux, autrement dit des adversaires coriaces...

 

Hunger games, le premier volet, m'avait bien plu ! Bon, à mon sens il reposait sur un postulat de départ un peu bancal (la raison d'être de ces jeux était pour moi, un peu facile), mais j'avais quand même bien aimé ! Pour ce second film, c'est un peu pareil. Disons que comme par hasard vu que Katniss gène le pouvoir en place, on organise les jeux de l'expiation, où participent les anciens gagnants des Hunger Games. Histoire, nous dit-on, de tuer l'espoir qu'a fait naître Katniss aux yeux du peuple, et de générer plus de peur encore...

Moui, bon admettons ^^. Cela me paraît tout aussi facile que pour le premier volet, mais bon une fois cela dépassé, j'ai été embarquée de la même façon. Après je dois dire que j'ai mieux aimé le premier film (encore une fois), au sens où il y avait plus d'action, plus de suspens. Ici finalement, le temps que passent les joueurs dans l'arène me semblait réduit, par rapport au temps où Katniss et Peeta font le tour des 12 districts en paradant... Alors du coup cela permettait d'installer l'action, ce n'était pas inutile, mais c'est vrai que ce second film était selon moi, moins « prenant », en quelque sorte. Mais j'ai bien aimé tout de même, ceci dit. Notamment parce que dans toute la première partie du film, on voit les signes de la rébellion qui s'annonce, quand Peeta et Katniss font leur apparition dans un nouveau district... Ce qui donne lieu à de fort belles scènes.

J'aime toujours autant Katniss et Peeta, que ce soit ensemble ou séparément. Katniss dans ce volet, est un peu perdue et en colère. Elle doit parader, donner l'image d'une belle romance avec Peeta alors que hors caméra ils s'ignorent, elle a peur pour sa famille que le président menace clairement... Elle incarne un symbole d'espoir pour tout le monde, ce qui est un peu lourd à porter... Elle ne sait que faire. Et j'ai beaucoup aimé ce moment où le président annonce les jeux de l'expiation, et où elle fond en larmes, de tristesse autant que de colère, à l'idée de revivre cela. J'aime aussi le fait qu'elle soit perdue dans tous les domaines. Tout laisse à penser que son meilleur ami Gale, qui lui fait les yeux doux, gagne son cœur, mais on se rend compte aussi au bout d'un moment que la mascarade qu'elle livre aux yeux de tous envers Peeta, n'en est peut-être pas tellement une... En effet à l'annonce des jeux, sa première réaction est de demander à Haymitch (le toujours excellent Woody Harrelson) de le sauver quoi qu'il arrive. De même que son pétage de plombs quand elle le croit mort, est éloquent...

Et puis moi je l'aime bien, Peeta. Il n'a rien d'un guerrier, même s'il semble plus déterminé que lors du premier film, mais c'est quelqu'un de bon, qui ferait à peu près n'importe quoi pour Katniss, ça on l'avait vite compris. Sa sensibilité et son altruisme en font quelqu'un qui n'est clairement pas à sa place dans ces jeux, mais qui apporte une vraie douceur.

Les alliés de Katniss dans l'arène sont intéressants aussi, plus que les adversaires même. Cela donne lieu à quelques scènes touchantes, quand on perd l'un d'eux, forcément. Mais ils étaient intéressants parce qu'ils diffèrent par leurs caractères et leurs méthodes. Une fois que Katniss a compris le fonctionnement de l'arène et des catastrophes qui leurs tombent dessus, le plan échafaudé m'a bien plu.

La rébellion est en marche. Le troisième volet sera riche, on l'imagine. Katniss va devoir aller à la rescousse de deux personnes détenues par le Capitole, alors qu'elle est maintenant en contact avec l'un des chefs rebelles. Cela promet, et il me tarde de voir le troisième film !

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:27

Un film réalisé par Robert Schwentke, avec :

Shailene Woodley : Beatrice Prior/« Tris »

Theo James : Tobias Eaton /« Quatre »

Kate Winslet : Jeannine

Ansel Elgort : Caleb Prior

Miles Teller : Peter

Jai Courtney : Eric

(2015)

 

Tris, Quatre et quelques compagnons sont en fuite, après avoir mis à jour le complot mené par Jeannine.

Traqués par les soldats, qui ont en plus la charge de « tester » chaque personne et de repérer les divergents, leur situation et celle de Tris en particulier, devient délicate. En réalité, une ancienne boîte que Jeannine cherche à ouvrir et qui pourrait contenir toutes les réponses, doit être ouverte par un divergent...

 

On ne peut pas dire que j'ai été rapide sur ce coup là... Bien qu'ayant aimé le premier opus, j'ai mis du temps à voir le second. La faute à la flemme, à l'oubli et à plein d'autres choses à voir, mais pas parce que je n'avais pas envie en tout cas. Mais voilà, le mal est réparé (et je vais me motiver pour ne pas mettre des plombes à voir le troisième volet....).

Je dirai que ce second film, L'Insurrection, était grosso modo dans la veine du premier, la découverte en moins évidemment. Ceci dit j'ai plutôt préféré le premier, comme souvent, pour ce côté découverte justement (du monde, des enjeux, des personnages, etc.). L'Insurrection a l'avantage, dans sa seconde partie et surtout vers la fin, d'apporter des réponses essentielles. Pourquoi ce monde est tel qu'il est, pourquoi il y a un mur, pourquoi les factions existent, et ce que représentent exactement les divergents... Tout cela nous est laconiquement expliqué à la fin, apportant ainsi de nouveaux enjeux pour la suite. Il y a fort à parier (du moins je l'espère) que le troisième volet développera ces fameuses réponses, ce qui promet d'être intéressant !

Après, c'est vrai que hormis cet apport bienvenu, j'ai trouvé le scénario moins étoffé que pour le premier film, pour ne pas dire un peu pauvre. Je veux dire : les divergents sont traqués, ils sont donc tout un petit groupe (Tris, Quatre, etc...) à se réfugier ici et là pour échapper à Jeannine et la traque impitoyable qu'elle mène (leur passage chez les Fraternels au début, était sympa par exemple)... Les divergents sont récupérés car seuls eux peuvent ouvrir une mystérieuse boîte que Jeannine détient (on comprendra vite qu'il ne faut pas n'importe quel divergent, mais Tris bien sûr)... A partir du moment où Tris est attrapée et subit les espèces de tests pour ouvrir la boîte, c'était intéressant.

Mais avant cela (soit quand même une grande partie du film), je ne me suis pas ennuyée non plus, mais c'était plus plan-plan on va dire... En soi, le premier film avec son mélange d'explications et d'action, et même son scénario, m'avait plus accrochée. Là, on a de l'action, et tout, mais j'ai trouvé le scénario bien moins dense et par là même, moins accrocheur en fait. Comme si cet opus était un épisode de transition entre le premier, qui posait les bases, et le troisième, où les choses vont être un peu remises en question, d'après ce que livre la fin du 2. Je verrai quand j'aurais vu le 3 bien sûr, mais je l'ai un peu ressenti comme cela.

Tris est un personnage intéressant. Elle est apeurée, elle a de la culpabilité (à l'égard de sa famille), mais en même temps elle ne recule devant rien pour atteindre son objectif. Et ici, il est de détruire Jeannine, par vengeance et pour ce qu'elle représente. Mais bien qu'étant devenue forte (physiquement, mais pas que), elle reste marquée par les événements, les choix qu'elle fait et en cela, elle est très humaine. Son histoire avec Quatre, qui est très bien posée dans le contexte, est aussi très jolie. Dommage du coup, que les personnages secondaires soient un peu plus effacés. Sortis de Tris, de Quatre et de Jeannine, les autres sont quand même très réduits que ce soit dans leur temps de présence ou leur épaisseur.

Et du coup, tout cela mis bout à bout : peu de personnages secondaires, scénario assez basique et réduit surtout dans la première partie... fait que j'ai clairement préféré l'épisode d'avant... et que j'espère que le 3 sera meilleur, aussi. Nous verrons bien !

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 20:30

Un film d'animation franco-canadien réalisé par Éric Summer et Éric Warin, sorti en 2016.

 

France, 1880.

Félicie vit avec son ami Victor dans un orphelinat en Bretagne. Elle rêve d'aller à Paris et de devenir danseuse étoile, tandis que Victor lui, espère devenir inventeur.

Tous deux finissent par s'enfuir et par arriver à la capitale dans l'espoir de concrétiser leurs rêves respectifs. Victor trouve un travail auprès de Gustave Eiffel, qui est en train de construire la fameuse tour, tandis que Félicie est prise sous l'aile d'Odette, femme de ménage, et se fait passer pour Camille, la fille de celle qui emploie Odette et qui vient d'une bonne famille. Son mensonge la fait entrer à l'Opéra et elle suit les cours qui permettront à une des jeunes filles présentes de jouer un rôle dans Casse-Noisette...

 

Ballerina est un film d'animation que j'aurais bien voulu voir au cinéma à sa sortie, mais cela ne s'était pas fait. Je suis donc bien contente d'avoir réussi à le voir finalement. C'est un joli petit film, pas un chef d'oeuvre, mais qui fait passer un moment sympa.

Comme attendu, l'emballage est joli. Le design des personnages est réussi, mais pas seulement. Ce que l'on voit de Paris est très beau : l'Opéra bien sûr, mais aussi la fameuse Tour Eiffel et la statue de la liberté, toutes deux alors en pleine construction, et plus largement, le Paris du XIXème siècle en général, reconstitué avec soin et détails. Cela me rappelle un peu certains vieux Disney où l'on voyait la capitale telle qu'elle était il y a des décennies, voire des siècles, et j'ai bien aimé. Cela dit, même l'orphelinat breton et les paysages, dégagent une impression de simplicité pas désagréable du tout.

Et puis bien sûr, côté animation, les séquences de danse (entraînement ou représentation) sont vraiment pleine de style. Cela aurait été dommage, vous me direz, pour un film qui a la danse classique comme sujet, de se louper sur ce point. Mais j'ai trouvé cela très réussi également. Apparemment les réalisateurs ont bénéficié, pour les chorégraphies, de l'aide notamment d'Aurélie Dupont, danseuse étoile.

Il y a quelques chansons aussi, finalement assez nombreuses, qui collent bien à l'histoire. Aucune ne m'a marquée comme cela peut être le cas régulièrement dans un Disney, mais elles n'étaient pas déplaisantes pour autant.

Côté histoire, c'est le classique de la jeune fille prête à tout pour poursuivre ses rêves (et non le prince charmant, pour le coup). Une chose m'a gênée cependant, c'est le fait que tout repose sur un mensonge. Félicie prend l'identité de Camille, qui certes est une gosse de riche insupportable, mais qui avait une lettre à son nom, lui permettant d'entrer à l'Opéra. Et même si au final, Félicie réussit grâce à son talent et au travail acharné qu'elle fournit pour être au niveau, et bien au départ elle est là parce qu'elle a menti et volé la chance de quelqu'un d'autre. Ce dont elle ne semble jamais culpabiliser, que ce soit avant ou après avoir été découverte. Je suis peut-être vieux jeu, mais cela m'a gênée car Félicie en soi est quelqu'un de bien et de persévérant, mais moralement, elle n'a pas vraiment de principes à ce sujet.

Après c'était drôle, de voir son éminent professeur la menacer de la jeter chaque jour hors de son cours (car effectivement face aux autres élèves, elle a beaucoup à apprendre), et en réalité convenir qu'elle progresse énormément. Odette, ancienne danseuse talentueuse qui a dû tout arrêter suite à un accident qui l'a laissé avec une jambe handicapée il y a des années, se charge de l'entraîner, de lui apprendre à plus miser sur l'émotion que la technique, car là est son point fort. Et Félicie progresse à force de travail, et gagne la place qu'au départ, elle avait volé.

Le film autour de cela, est énergique et bien rythmé, sans temps morts, et il y assez d'humour pour que l'on sourit, sans que cela ne soit de trop.

J'ai bien aimé Victor aussi, le meilleur ami de Félicie qui a un petit -gros- penchant pour elle, mais qui la regarde suivre son rêve et se rapprocher d'un danseur réputé -qui est un fameux bellâtre en plus-... Alors que Victor lui, ferait à peu près n'importe quoi pour elle. Odette bien sûr, était un personnage des plus touchants. Elle a la figure de mentor au premier abord, mais bien vite elle a surtout celle de mère de substitution pour Félicie. En-dehors de cela, la mère de Camille était une méchante classique, caricaturale et pas franchement subtile pour le coup, alors que le personnage de Camille, caricatural aussi au premier abord, réserve tout de même des surprises dans son développement.

J'ai passé un bon moment devant Ballerina, qui encore une fois ne brille pas par son originalité, mais qui était joliment conçu.

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 00:24

Un film réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, avec :

Pablo Pauly : Ben

Soufiane Guerrab : Farid

Moussa Mansaly : Toussaint

Nailia Harzoune : Samia

Franck Falise : Steeve

Samir El Bidadi : Samir

Rabah Nait Oufella : Eddy

Yannick Renier : François

Alban Ivanov : Jean-Marie

Anne Benoît : Christiane

(2017)

 

Ben est tétraplégique incomplet, alors qu'il a sauté dans une piscine qui n'était pas assez remplie.

Il arrive dans un centre de rééducation et y fait la rencontre d'autres patients handicapés, tous à des stades plus ou moins graves.

Alors que Ben fait des progrès, certains de ses camarades n'en font que peu, voire pas du tout... Entraide et espoir vont rythmer la vie de ce petit groupe qui tente de ne pas se laisser abattre.

 

D'après le roman autobiographique de Grand Corps Malade.

 

Je n'ai pas eu l'occasion de lire le livre de Grand corps malade, dont le film est tiré, même s'il m'intéressait. Ce n'est que partie remise, mais en attendant j'ai pu voir le film lors de sa sortie en salles !

Un film qui raconte bien sûr, quelque chose de tout sauf drôle à la base, mais qui réussit le tour de force de ne jamais tomber dans le tire-larmes. Bien sûr il y a des scènes pesantes, où l'émotion est inévitable. Certains se déchirent, d'autres perdent espoir car ils ne font aucun progrès dans leur rééducation... Il y a des moments pas faciles.

Mais globalement, les personnages aiment rire et n'hésitent pas à blaguer sur leur situation, la dédramatisant ainsi, et la rendant sans doute plus supportable pour eux. Ben, Steeve, Farid, Toussaint etc, se cherchent, se lancent des piques et c'est vrai que souvent, les scènes sont très drôles. Ça n'est pas « trop » non plus, c'est juste ce qu'il faut. Et mieux que tout, le film respire l'authenticité et l'honnêteté. C'est bien sûr « inspiré de faits réels » comme on dit, mais le ton employé fait la différence. Cela sonne juste, vrai, pas forcé. Et c'est pourquoi cela fonctionne.

On suit bien sûr la vie de ces patients (dont il apparaît que finalement, seul Ben présente des améliorations constantes dans ses exercices), et on apprend aussi à faire connaissance avec ceux qui s'occupent d'eux : les infirmiers et le kiné (François, qui va bien s'occuper de Ben). Et la vie au centre n'est pas rose : certains ne peuvent, au vu de leur état, espérer une amélioration de leur condition. D'autres luttent pour en voir une, même minime. Le moindre geste, comme tenir une fourchette ou se passer le sel à table, est une victoire en soi. Les batailles ne sont pas les mêmes dans ce centre, qu'en-dehors, forcément. Mais elles ont une grande valeur.

Le casting est largement à la hauteur, avec pour moi une mention spéciale à Soufiane Guerrab (Farid) et bien sûr Pablo Pauly (Ben), mais tout le monde est excellent, des patients au personnel médical. Et ça aide aussi, car même si le film est bien écrit, même si les scènes sonnent juste, c'est bien parce que les acteurs ont trouvé le bon ton, que cela passe aussi bien.

Personnellement je n'ai pas accroché à la bande son, qui n'est pas vraiment mon style de musique. Le seul moment que j'ai aimé à ce niveau, c'est le générique de fin, qui était de Grand Corps malade (en plus la chanson, « Espoir adapté » est très belle), et dont j'apprécie beaucoup le travail.

Patients est une ode à l'entraide, à l'espoir. On ne se sort pas d'une telle situation seul, mais en étant bien entouré. L'amitié est importante (d'ailleurs le fait que ses amis du Basket viennent voir régulièrement Ben, est quelque chose de très simple mais de chouette), la ténacité aussi. Au final le film délivre un beau message sans en avoir l'air, sans donner de leçons ni faire croire aux miracles (car certains ne s'en sortent pas comme Ben malheureusement). Il parle de handicap et d'amitié, les deux étant étroitement liés, et il est à voir rien que pour cela.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 22:41

Un film d'animation sorti en 2016.

Buster Moon possède un théâtre qui autrefois a eu son petit succès, mais qui maintenant est au bord de la faillite. Pour se sauver de la ruine, Buster décide d'organiser un concours de chant ouvert à tous. Mais suite à une erreur de sa secrétaire, les affiches promouvant ce concours annonce une récompense de 100 000 $, somme que bien sûr, Buster n'a pas.

Mais un tel prix attire une foule de monde et réveille chez certains des vocations enfouies...

Tous en scène est un film d'animation qui m'a plus plu que prévu ! Et j'aime bien quand c'est comme ça : quand je vais voir un film un peu « comme ça », avec dans l'idée de passer un bon moment, sans guère plus, et qu'au final je passe un très bon moment, parce que le film est plus que bon. C'est ce que l'on appelle une bonne surprise, et ça c'est cool !

Après le très sympathique « Comme des bêtes », nous sommes montés d'un cran ici en matière de film d'animation mettant en scène des animaux (sans atteindre à mes yeux le niveau d'un Zootopie, mais ce dernier était tellement réussi que bon, il est hors catégorie...).

Tous en scène parle d'un koala propriétaire d'un vieux théâtre, complètement aux abois et qui monte un concours de chant en faisant (suite à un malentendu) miroiter aux participants un premier prix exorbitant. Et qu'il n'a pas du tout les moyens d'honorer, évidemment. Le pauvre est en plus affublé d'une secrétaire volontaire mais maladroite (et ô combien hilarante ^^'). C'est ainsi que l'on se retrouve à voir défiler les candidats dans ce théâtre, sous les yeux de Buster Moon et de sa fameuse secrétaire, lui redonnant ainsi de la vie.

On baigne donc de bout en bout dans un univers musical, chantant, dansant, et coloré. Gai, quoi. Et cela fait un bien fou. Le tout avec beaucoup d'humour, et aussi de jolis passages quand même. Moi qui aime beaucoup la musique, j'étais ravie. Même si parfois en soi je n'étais pas fan des chansons car ce n'était pas forcément mon style (encore qu'il y a du choix), globalement les voix étaient vraiment bonnes, voire très bonnes, et cela donnait quelque chose de vraiment sympa (franchement « I'm still standing » était extra !). Cela vaudrait le coup de s'offrir la bande son, tiens ! Et puis j'ai un faible pour le moment des auditions au début, où l'on voit défiler toutes sortes de performances, certaines très bien mais d'autres improbables et/ou hilarantes (franchement ça doit durer 5 secondes, mais les araignées qui chantent Las Ketchup, je m'en remets pas ^^'!).

De manière générale, j'ai pas mal ri tout au long du film. Principalement grâce à Günther, l'un des participants du concours, qui est un cochon auquel Laurent Gerra prête sa voix dans la version française (et il s'amuse bien, on dirait, avec son accent allemand ^^') et grâce à la secrétaire farfelue de Buster Moon aussi. La scène où Rosita danse au milieu des rayons du supermarché était géniale aussi ! Il y en a pas mal comme cela, que ce soit des numéros musicaux ou autres, qui sont des scènes soit drôles soit jolies. Globalement le film réussit bien dans les deux tons. Je pense qu'il peut plaire aux enfants comme aux adultes qui plus est.

L'animation est des plus soignées. Les animaux sont tous très réussis (et bien trouvés, en fonction des caractères de leurs personnages) et pas seulement leur tête, leurs mouvements aussi. Il y a une vraie dynamique, et c'est tant mieux vu le propos du film, et certaines de ses scènes. Et puis c'est coloré, plein d'énergie. Franchement en sortant de le voir au cinéma, j'avais la pêche !

Chaque personnage vient participer à ce concours dans un but bien précis. La récompense bien sûr, pour certains, mais pas uniquement. Rosita veut s'échapper de son quotidien, entre une ribambelle d'enfants et un mari usé par son travail. Meena a une voix puissante mais sa timidité l'empêche d'en faire quelque chose. Johnny aussi, ne veut pas suivre les traces de son gangster de père et préfère chanter, etc etc... Tous, ils sont là avec leur propre objectif et ils vont se découvrir tout au long des répétitions finalement, découvrir de quoi ils sont réellement capables...

En fin de compte, Tous en scène n'est pas exceptionnel en soi, mais il est d'une efficacité redoutable. On rit, on chante, on tape du pied en rythme... On est pris dedans, en somme. Une suite a été annoncée, paraît-il... Et personnellement, l'idée me réjouit !

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:44

Un film réalisé par David Yates, avec :

Eddie Redmayne : Norbert Dragonneau

Katherine Waterston : Porpentina « Tina » Goldstein

Dan Fogler : Jacob Kowalski

Alison Sudol : Queenie Goldstein

Colin Farrell : Percival Graves

Ezra Miller : Croyance Bellebosse

Samantha Morton : Mary Lou Bellebosse

(2016)

 

1926, Etats-Unis, New-York.

Gellert Grindenwald, un mage noir redouté, a disparu depuis deux ans. Une scission s'opère entre les sorciers qui pensent que les moldus devraient connaître l'existence du monde de la magie, et ceux qui pensent le contraire.

En ces temps troublés, Norbert Dragonneau, sorcier britannique, arrive sur le sol américain avec une valise un peu spéciale contenant tout un monde dans lequel il recueille et soigne des créatures magiques. Malheureusement, certaines s'échappent et sèment la pagaille...

Les Animaux fantastiques, dont J.K. Rowling a écrit le scénario, est dans la continuité de l'univers de Harry Potter. Cela se passe des décennies plus tôt, mais ce n'est pas pour autant une préquelle : il s'agit d'une autre histoire, toujours dans ce même univers de la sorcellerie, et cette fois en Amérique. Par contre, sont présents des personnages évoqués à certains moments dans la saga Harry Potter, à commencer par le personnage principal lui-même, Norbert Dragonneau, ou encore Gellert Grindelwald par exemple. Mais une personne n'ayant absolument pas connaissance de l'univers de Harry Potter peut, je pense, voir ce film sans être perdue.

Et je dois dire que cela fait bien plaisir, de retrouver cet univers si riche et créatif. Que cela passe par des sorts que l'on reconnaît, des éléments que l'on a déjà vu (les plumes qui écrivent toutes seules dans les bureaux, pour ce qui me revient à l'esprit là tout de suite), et j'en passe... C'est un univers qui nous est familier, quand on a vu les 8 films de la saga et/ou lu les livres, et honnêtement je pensais bien que cela me ferait plaisir de retomber dedans, mais je n'imaginais pas autant ! C'était assez nostalgique en même temps, comme sentiment, et c'était vraiment cool.

Un gros bon point tout de suite pour le protagoniste lui-même, Norbert Dragonneau, qui m'a beaucoup plu d'emblée. Sa réserve, sa timidité et sa bonté envers toute vie en général, font de lui quelqu'un de bien, humainement parlant. Il est un peu maladroit mais il a un grand cœur et son désir de préserver les espèces qu'il garde dans son endroit secret et dont il s'occupe avec beaucoup de soin, cela me parle. C'est avec ce film que j'ai découvert Eddie Redmayne, que je ne connaissais que de nom jusque là, et dont j'ai aimé la prestation pleine de sensibilité et très charismatique. Cela m'a donné envie de me pencher sur la carrière de cet acteur, ce que j'ai d'ailleurs commencé à faire, puisque je vous parlais il y a peu de « The Theory of everything » ^^.

J'ai un peu moins accroché à Tina je dois dire, avec qui il va bon gré mal gré former une équipe. L'actrice n'est pas en cause, c'est vraiment le personnage, finalement très froid, qui ne m'a pas trop parlé. Cependant la fin du film me laisse espérer que cela sera différent dans le second volet... Je l'espère en tous cas. Contre toute attente, j'ai mieux aimé sa sœur Queenie, qui sur le papier n'est pourtant pas mon style de personnage. Jolie blonde charmeuse et charmante, elle en a plus dans la cervelle que ce que l'on pourrait penser au premier abord. Elle n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur et elle est vraiment utile, et attachante. Et puis sa petite romance avec Jacob, le moldu de la bande qui est mêlé à tout cela par le fruit du hasard, était touchante.

Je l'ai vraiment bien aimé, Jacob. Cet aspirant boulanger qui n'a pas les fonds pour son commencer son commerce et qui rencontre Norbert par hasard, va vivre une grande aventure. Et la dynamique entre lui, bon vivant et très chaleureux, et Norbert, pas très sociable et causant, est à mon avis l'un des bons points du film. Leur duo est une réussite, et voir Jacob s'extasier comme un enfant lorsque Norbert lui fait découvrir ses créatures et l'environnement dans lequel il les garde précieusement, restera une des scènes les plus féeriques, pour moi.

5 films sont annoncés au total. Et l'on sent bien que celui-ci est une introduction. Il y a l'intrigue de base (cf le synopsis) et une autre que je n'évoquerai pas pour ne pas gâcher le plaisir, mais qui sera probablement au centre du film suivant, et qui sera plus palpitante. Ce film-là est surtout un émerveillement sur ce qu'accomplit Norbert, et il y a de la noirceur aussi, surtout à la fin (au passage et sans en dire plus, les personnages de Colin Farell et Ezra Miller, tous deux excellents, sont particulièrement intéressants). Mais en tous cas si les enjeux, on le sent, ne sont pas si vibrants qu'ils le seront sûrement dans les films suivants, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce premier volet. Beaucoup, même. Pour les personnages, pour l'univers en tant que tel bien sûr, pour la découverte de plein de créatures, et pour ce côté un peu plus sombre, ce volet avec les sorciers qui souhaitent affirmer leur domination en révélant aux humains l'existence du monde de la magie...

Le début du film est un peu long à se mettre en place, mais une fois l'introduction passée, j'ai vraiment pris plaisir à le regarder de bout en bout. J'avais 10 ans, et comme Jacob, je m'extasiais de tout ce que je voyais à l'écran. Il n'y en a pas énormément, des films qui provoquent cela, et je trouve ça vraiment chouette. Alors bien sûr, je serai là pour le second volet !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 22:30

Un dessin animé des studios Disney.

(2016)

 

Maui, demi-dieu du vent et de la mer, vole le cœur de Te Fiti, grâce auquel elle créait la vie. Dès lors, le chaos s'empare de la Terre, après que Maui ait perdu son hameçon magique qui lui permet de changer d'apparence, contre Te Ka.

Un millénaire plus tard, Vaiana, alors enfant, est choisie par l'océan pour restituer son cœur à Te Fiti. Au grand désespoir de son père, chef du village et qui veut qu'elle lui succède, Vaiana a toujours été attirée par l'océan. Elle décide alors de retrouver Maui et de l'aider à rendre son cœur à Te Fiti...

 

Vaiana, la légende du bout du monde, est un dessin animé que j'ai vu durant les vacances de Noël, et que j'ai beaucoup aimé, à vrai dire. Il est très joli (sur le fond et la forme), il est drôle, et efficace. Je n'ai pas vu le temps passer tant il se passe toujours quelque chose, finalement. Dans ces dernières années (jusqu'à très récemment), il y en a eu d'autres que je lui préfère, mais cela n'enlève rien à la qualité ni à mon appréciation de celui-là.

Premier point appréciable, d'ailleurs : Vaiana elle-même, le personnage principal. C'est une jeune fille qui vit sur une île de rêve mais qui désire plus que tout voir ce que l'océan a à offrir, en dépit de ce que pense son père, qui refuse catégoriquement qu'elle s'en approche. Elle est optimiste, courageuse, un peu inconsciente aussi, et c'est foncièrement une bonne personne, surtout. Contrairement à d'autres héroïnes, ici point de prince charmant : ce n'est pas l'objet de la quête de Vaiana et même en toile de fond, il n'y a aucune romance, ce qui change, ma foi. Tout ce qu'elle veut, en tant que future chef de son village, c'est assurer la prospérité des siens (dont les ressources s'épuisent), et c'est pourquoi elle s'aventure dans cette quête : trouver le demi-dieu Maui et l'aider à rendre le cœur de Te Fiti qu'il a volé 1000 ans plus tôt (on en apprendra la véritable raison en cours de route). J'aime bien Vaiana parce qu'elle est énergique, piquante, et elle ne s'en laisse pas compter.

Elle forme comme attendu, un duo improbable avec Maui, qui n'a pas l'intention dans un premier temps, de l'aider dans sa quête. Comme on s'y attend aussi, il changera progressivement d'avis et ils vont former une super équipe, puisque lui est bien sûr très fort, et il a ce que Vaiana n'a pas aussi : il sait naviguer. Il cabotine pas mal, Maui, mais c'est une bonne personne aussi. Les autres personnages secondaires le sont vraiment : ils ne sont pas inintéressants (le père de Vaiana, sa grand-mère, entre autres), mais le duo principal est quand même très présent.

Le dessin animé est drôle, bien sûr. On y retrouve la fameuse bestiole rigolote (ici un poulet avec une case en moins) qui suit les personnages de bout en bout et que l'on croise dans tout bon Disney qui se respecte, et puis Maui en lui-même, m'a fait rire. Il parle fort mais au fond il a bon cœur, et ses tatouages qui bougent, produisent un effet comique assez original je trouve. Le running gag avec l'océan qui renvoie immanquablement Vaiana sur le bateau dès que Maui la balance par-dessus bord, était comique aussi ^^ ! De toute façon il m'en faut peu, je suis bon public, je le sais ^^'.

Et puis c'est joli, aussi. Par exemple, j'ai particulièrement aimé la relation entre Vaiana et sa grand-mère, qui elle, l'encourage à écouter l'appel de l'océan. Cela m'a rappelé d'un certain point de vue, Pocahontas et Grand-mère Feuillage, j'ai trouvé ^^. Les moments de sincérité de Maui sont touchants aussi, sans parler de la fin, que j'ai particulièrement apprécié.

Pour la forme, le film ne déçoit absolument pas. Les paysages sont grandioses, qu'il s'agisse de la verdure ou des effets de l'eau. Je pourrai lister un moment tout ce que j'ai aimé : la bouille de Vaiana enfant, les nuits quand Vaiana et Maui naviguent, toute la fin avec Te Fiti... C'était vraiment particulièrement joli et ensoleillé. Et tout le folklore en provenance de la Polynésie ajoute un charme supplémentaire. Les chansons m'ont plu également, deux d'entre elles en particulier : celle sur les explorateurs, et celle que Vaiana chante sur son désir de naviguer. Bref, l'emballage est chouette aussi, vous l'aurez compris ^^.

Et puis Vaiana nous parle tout simplement de l'importance de la famille et aussi de savoir qui l'on est et d'où l'on vient (la séquence sur l'origine du peuple de Vaiana était vachement bien aussi). Des valeurs déjà vues dans d'autres films du studio sont ainsi à l'honneur : le courage, la volonté, la bienveillance... Le tout sur fond d'aventure et de mythologie. Des « bons sentiments », comme on dit, mais cela fait du bien, de temps à autres.

Pourtant sorti autour de Noël, Vaiana nous met du soleil dans la tête, et on en ressort plein d'énergie et d'enthousiasme, en fredonnant les chansons entendues tout le long. Encore une réussite pour le studio aux grandes oreilles :).

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