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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 00:58

Une série télévisée créée par Cheo Hodari Coker, avec :

Mike Colter : Luke Cage

Simone Missick : Mercedes « Misty » Knight

Mahershala Ali : Cornell « Cottonmouth » Stokes

Alfre Woodard : Mariah Dillard

Theo Rossi : Hernan « Shades » Alvarez

Erik LaRay Harvey : Willis Stryker/Diamondback

Rosario Dawson : Claire Temple

 

Série en cours. Actuellement une saison diffusée.

 

Luke Cage a une forcé surhumaine, et il semble indestructible.

Il vit à Harlem, où il joue profil bas. Du moins jusqu'à ce qu'il décide d'utiliser ses capacités pour débarrasser Harlem du crime.

 

Après l'excellente Marvel's Daredevil, et la non moins réussie Marvel's Jessica Jones, nous parlons aujourd'hui de Luke Cage, un personnage introduit dans Jessica Jones justement. Il était secondaire, mais c'est ici en héros de sa propre série qu'on le retrouve, cet homme indestructible.

Autant dire que vu la qualité des deux séries citées ci-dessus, je ne me suis pas trop posée de questions : il était même évident que j'allais regarder celle-là aussi. C'est chose faite pour cette première saison, et c'est de cela donc, que l'on va causer.

L'ennui, et comme ça au moins il n'y aura pas trop de suspens, c'est que Luke Cage n'est pour moi, pas du niveau de ses petites sœurs. Je ne sais pas si ce n'était juste pas fait pour moi, si je suis passée à côté du truc ou si c'est juste moyen, mais le fait est que durant la première moitié de la saison, je me suis sérieusement demandée si j'allais poursuivre. J'ai dû voir les 5-6 premiers épisodes avec des semaines d'intervalles entre chacun, tant je n'étais pas emballée, et l'idée de lancer un nouvel épisode ne me transportait pas plus que cela. Sûrement d'ailleurs, que procéder de cette manière ne m'a pas aidée davantage à rentrer dans l'histoire, mais aussi, c'est parce que je n'accrochais pas, que j'avais ce rythme. C'est le serpent qui se mord la queue. La deuxième partie de la saison par contre, m'a davantage plu. Et du coup, je l'ai vu plus rapidement, avec moins d'écart entre les épisodes. Au final ce n'est pas dingue non plus, mais je veux noter quand même cette deuxième partie qui m'a plus convenue, déjà.

Le principal souci je pense, réside dans le héros. On est censé craindre pour ce type, mais comment avoir peur de ce qui peut potentiellement lui tomber dessus, alors que le type est à l'épreuve des balles et semble résister à tout ? Bon c'est plus nuancé que cela par la suite et sans parler de sa vie, Luke Cage risque quelque chose quand même, ne serait-ce que parce qu'il a un passé qu'il semble résolu à garder pour lui. Mais même sans parler de cet aspect, il n'est pas exactement sympathique. C'est quelqu'un de bien assurément, qui met son extraordinaire capacité au service de Harlem, cet endroit qu'il aime profondément, et des gens qui y vivent. Il veut que les choses changent et il s'y emploie par ses propres moyens. Il est donc dans le camp des « gentils », sans l'ombre d'un doute.

Mais là où j'aimais assez le personnage dans Jessica Jones, ici, alors qu'il est les 3 quarts du temps à l'écran, je n'ai pas accroché. Comme si une fois seul, le personnage perdait de son intérêt. Et donc comme je n'accrochais pas à lui, sa croisade aussi, me passait un peu au-dessus, si noble soit-elle... Le souci principalement, c'est que j'avais du mal à le trouver sympathique. Qu'il ne soit guère avenant n'est pas un souci, mais je n'avais rien pour m'attacher à lui, comme si le personnage était sans émotions, sans l'étincelle qui devait me faire dire « ah oui, je veux suivre ce gars là où qu'il aille ! ». Ca vient peut-être de l'acteur, encore que dans The Good wife (où il tenait un rôle récurrent), il ne me déplaisait pas. Je ne sais pas, mais je le trouvais fade, en un mot.

Je retrouve ce souci chez l'antagoniste, Cottonmouth. J'aime beaucoup l'acteur, que j'avais vu dans The 4400, et qui est très bon. Mais Cottonmouth, même s'il a de la classe et de l'allure, fait pâle figure quand même, quand on songe un instant aux antagonistes respectifs de Daredevil et de Jessica Jones. Je ne veux pas comparer les séries, mais quand même... Après il y d'autres opposants qui se dresseront en-travers du chemin de Luke Cage, et notamment Mariah Dillard, qui était plus sournoise et intéressante déjà, c'est vrai. Son personnage était assez bien construit et voir de quelle manière elle s'enfonce petit à petit, du mauvais côté et s'en trouve dépassée quelque part, était intéressant.

J'ai bien aimé Misty aussi, cette inspectrice forte tête, qui croit dur comme fer à l'utilité, la nécessité même, de son travail et qui le prend très à cœur. Et j'étais ravie du retour de Claire, vue dans les deux autres séries, et qui fait un bon duo avec Luke. La dynamique fonctionne vraiment bien, et je pense que cela fait partie des éléments qui m'ont plus fait apprécier la suite de la saison. Il faut dire que j'aime déjà bien Claire à la base, donc c'était plutôt cool de voir que ça fonctionnait très bien avec Luke.

Une des réussites de la série, c'est assurément son ambiance rétro. La réalisation est soignée, il n'y a pas de doute et l'ambiance, sombre, est riche. On est plongée complètement dans l'histoire par ce biais et sur ce point, la série n'a pas à rougir, bien au contraire.

Pour moi la série décolle en son milieu (je ne sais plus exactement à partir de quel épisode). A cause des soucis de personnages évoqués, mais aussi à cause de l'histoire, simplement. Il ne semblait pas y avoir de lien, de direction. On avait un thème (enfin plusieurs, la série est riche dans les sujets qu'elle aborde), mais c'est comme si à un moment tout cela prenait forme et devenait enfin intéressant, moins dispersé. Donc en soi c'est plutôt cool, mais c'est dommage qu'il faille attendre un moment pour que cela prenne un sens et décolle... Mais encore une fois, c'est peut-être moi qui suis passée à côté du propos. Quoi qu'il en soi cela ne m'empêchera pas de regarder la prochaine série, mais j'espère qu'elle me plaira davantage.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 23:43

1er février 2017, je me suis fait une virée express à Dijon, pour aller voir Renaud au Zénith en bonne compagnie (ma sœur, sa belle-mère et mon tonton). Je l'avais vu deux fois lors de la Tournée d'enfer, puis une troisième lors de la tournée Rouge-sang, qui avait suivi l'album du même nom. Et ces dernières années, Renaud avait replongé, laissant peu d'espoir pour un nouvel album, et encore moins pour une tournée. Ne restait plus qu'à écouter les anciens albums, en espérant secrètement, mais de moins en moins je l'avoue, un retour façon Boucan d'enfer en son temps...

Lorsque j'ai appris qu'un album, sobrement intitulé « Renaud » sortait en avril dernier, et qu'une grosse tournée suivait dans la foulée (plus une autobiographie aussi), je me suis jetée sur l'un et l'autre sans hésiter une seconde. C'était il y a pratiquement un an, c'est dire si l'attente fut longue ! Pour moi, c'était hors de question de ne pas aller voir mon chanteur favori sur scène une fois de plus, presque pour compenser toutes ces tournées manquées comme j'étais trop jeune, ou carrément pas encore née ! Je suis tombée dedans quand j'étais petite, à coups de cassettes entendues en boucle dans la voiture de mon parrain, et ça n'a jamais cessé, me faisant acquérir au fil des anniversaires et Noëls, la quasi totalité des CD du chanteur.

Bien sûr il y a beaucoup d'artistes aussi différents les uns que les autres, dont les textes me touchent ou me plaisent (en vrac Goldman, Bénabar, Brassens, pour ne citer que ceux-là par manque de temps et de place), mais Renaud a toujours été au-dessus pour moi, de loin. Des textes plein de verlan, d'argot, plein de révolte, d'humour, de tendresse, selon le cas... Des textes qui me parlent, alors même que la plupart des anecdotes ou des portraits dépeints n'ont rien à voir avec moi. Des titres cultes connus de tous, des autres seulement des fans, il y a finalement peu de chansons qui ne me plaisent pas, quand on fait le compte. Le dernier album m'avait plu aussi, avec des chansons encore une fois bien écrites et touchantes notamment (Héloïse est jolie comme tout, et Les Mots est une pépite). C'était la résurrection, le « Phénix », comme Renaud s'est autoproclamé et a appelé sa tournée. Celle à laquelle on ne croyait plus, sauf j'imagine, les irréductibles. Hors de question donc, de manquer cela. Et l'attente, longue, interminable, a commencé.

Mais on y est finalement arrivé, à ce 1er février ! Avec pour commencer, un détour par la boutique, où les t-shirt, badges et autres accessoires sont plutôt pas mal fait. Je vais opter pour un t-shirt plutôt neutre et un bracelet orné du phénix. Mais j'aurais pu prendre plus de choses, il y avait vraiment des trucs sympas :) !

Peu avant l'heure annoncée du concert, débute la première partie. Gauvain Sers, coup de cœur de Renaud que j'avais découvert en fin d'année dernière lors d'une émission télé consacrée au chanteur, m'était du coup un peu familier. Je connaissais 2-3 chansons, que j'ai pu fredonner. Pour une fois qu'une première partie est bien ! J'aime beaucoup la plume de Gauvain Sers. Ses chansons, dans lesquelles la filiation avec Renaud est évidente, sont bien construites, bien écrites. J'espère vraiment que cela ne s'arrêtera pas là pour lui, mais j'imagine que faire les premières partie de Renaud, c'est déjà quelque chose de fou pour lui !

Alors que Gauvain Sers se tenait sur le devant de la scène avec son acolyte devant un rideau, ce dernier tombe autour de 20h30 et laisse apparaître Renaud, qui ouvre le concert de Dijon avec Toujours debout, la chanson qui avait marqué son retour quelques mois plus tôt. Logique. J'aime bien ce titre. Il n'est pas le meilleur de Renaud ou le plus chiadé, mais il passe un message qui quelques mois plus tôt m'avait fait verser une larme à la première écoute (oui, moi je verse une larme facilement sur certains sujets, dont les chansons de Renaud) : Renaud était toujours en vie, bien vivant et n'en déplaise à ceux qui l'avaient enterré. Ce passage surtout, m'émeut beaucoup : « et pour ceux à qui j'ai manqué, vous les fidèles je reviens vous dire merci, vous m'avez manqué vous-aussi... ». Bah un peu ouais, qu'il nous a manqué !

La voix est ce qu'elle est, on n'est pas surpris si l'on a vu des émissions avec Renaud ces derniers temps, ou même pour ceux qui auront vu des vidéos d'autres concerts de la tournée. On n'a jamais trop été voir Renaud pour la voix, il le dit lui-même d'ailleurs, et là c'est vrai que ce n'est plus comme les précédentes tournées. Je pense donc que si on y va sans savoir ou pour découvrir ou accompagner quelqu'un, on sera déçu peut-être. Pour les autres, s'ils sont là, c'est qu'a priori ils ne s'arrêtent pas à cela. Et puis c'est quelque part assez joli, ce type qui revient du 36ème dessous, qui se tape une tournée de plus de 100 dates à son âge, qui fait un show de 2h30 bien tassées (rares sont ceux qui font de tels concerts)... qui donne tout, en somme. Et ça se sent. La voix va un peu mieux plus le concert avance, et elle va souvent mieux sur les anciennes chansons aussi, allez savoir... Renaud est généreux de son temps, et de son énergie, et il donne sans compter. Et j'ai trouvé cela vachement chouette. A moi, ça m'a suffi.

Un mot sur les décors qui défilaient derrière lui, et les lumières (jaunes et rouges principalement) que j'ai trouvé des plus réussis. Renaud a toujours eu des décors sympas pour ses concerts et cette tournée ne fait pas exception. Le phénix qui apparaît à la fin notamment, était superbe.

Grosse surprise, une bonne, sur la setlist. L'artiste a reconnu que les gens préféraient globalement les vieilles chansons (sans blague ^^), alors il n'a pas été avare en la matière. Bien sûr il y a eu quelque chansons du dernier album (J'ai embrassé un flic, Hyper Casher, Les mots, Héloïse, en plus du titre principal) et d'autres des années 90 et 2000 (Marchand de cailloux, La Médaille, Manhattan-Kaboul et j'en passe et des meilleures), mais on a eu droit à de vieux morceaux, comme Germaine, Marche à l'ombre, La Pêche à la ligne, Dans mon HLM... En plus des incontournables style En cloque, Mistral gagnant, Manu... Une setlist variée avec un bon fond de nostalgie, et un pot-pourri pour conclure... Comme si on avait balayé en ces 2h30 la discographie ma foi bien fournie du chanteur énervant. Encore que, comme rien n'est parfait et qu'on en veut toujours plus, j'aurais adoré entendre des pépites peu connues comme Mimi l'ennui, ou encore J'ai la vie qui m'pique les yeux, pour ne citer que ces deux-là... Mais comme il le dit lui-même là-aussi, à ce compte-là on tient toute la nuit, s'il faut toutes les jouer ^^ !

Et puis les musiciens étaient vraiment bons ! Et ça c'est important quand même, un peu. Ils proposaient des arrangements vraiment ingénieux qui donnaient un petit coup de neuf à certains titres, et c'était assez sympa !

Le public était vraiment top aussi, et ça c'est important. De toute façon, et ce n'est pas parce que j'en suis, Renaud a un public hors norme. Bien sûr j'ose espérer que dans tout concert de n'importe quel artiste, il y a des purs fans, des débuts et tout, des gens motivés à mort. Mais, même si je n'ai pas vu énormément de concerts comparés à des gens que je connais, pour moi Renaud a un public particulièrement fort. Il y a un vrai lien entre l'artiste et ce public constitué de gosses, de jeunes hommes et femmes, de quadras et d'autres qui n'ont pas loin de l'âge de Renaud ou équivalent, portant le bandana et le perfecto. Il rassemble des gens de différents âges et sans doute de différents milieux aussi. Des gens qui l'aiment et le lui ont montré ce soir là (et les autres soirs aussi je n'en doute pas) en chantant à tue-tête les morceaux, en remplaçant Axelle Red sur Manhattan-Kaboul (j'adore ce moment), en se mettant debout à la fin, et simplement, en ayant rempli au taquet le zénith. Et ça, c'est vraiment chouette.

Et entre des chansons des fois, il parle à ce public, de façon improvisée ou pas, cela se sent. Il est comme d'hab : cash, râleur, des fois amusant... Moins chaleureux peut-être, j'ai trouvé, que sur les autres concerts où j'ai pu le voir il y a quelques années, mais ce n'est plus le même homme non plus.

Alors bon, je n'ai plus exactement en tête la setlist, et surtout son ordre. Ce n'est donc pas un rapport complet du concert façon journalistique, mais en même temps ce n'était pas mon but. Je voulais juste partager mes impressions le plus objectivement possible (si si, j'vous jure) sur cette soirée. Et sinon, je suis preneuse d'un nouvel album et d'une prochaine tournée (ouais, j'en redemande sans même le laisser souffler, j'suis comme ça). Le truc avec Renaud c'est que quand il disparaît (et pour de mauvaises raisons, les dernières fois), il manque vraiment. Donc moi je dis : faut plus qu'il s'en aille. Hop, affaire résolue.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:44

Un film réalisé par David Yates, avec :

Eddie Redmayne : Norbert Dragonneau

Katherine Waterston : Porpentina « Tina » Goldstein

Dan Fogler : Jacob Kowalski

Alison Sudol : Queenie Goldstein

Colin Farrell : Percival Graves

Ezra Miller : Croyance Bellebosse

Samantha Morton : Mary Lou Bellebosse

(2016)

 

1926, Etats-Unis, New-York.

Gellert Grindenwald, un mage noir redouté, a disparu depuis deux ans. Une scission s'opère entre les sorciers qui pensent que les moldus devraient connaître l'existence du monde de la magie, et ceux qui pensent le contraire.

En ces temps troublés, Norbert Dragonneau, sorcier britannique, arrive sur le sol américain avec une valise un peu spéciale contenant tout un monde dans lequel il recueille et soigne des créatures magiques. Malheureusement, certaines s'échappent et sèment la pagaille...

Les Animaux fantastiques, dont J.K. Rowling a écrit le scénario, est dans la continuité de l'univers de Harry Potter. Cela se passe des décennies plus tôt, mais ce n'est pas pour autant une préquelle : il s'agit d'une autre histoire, toujours dans ce même univers de la sorcellerie, et cette fois en Amérique. Par contre, sont présents des personnages évoqués à certains moments dans la saga Harry Potter, à commencer par le personnage principal lui-même, Norbert Dragonneau, ou encore Gellert Grindelwald par exemple. Mais une personne n'ayant absolument pas connaissance de l'univers de Harry Potter peut, je pense, voir ce film sans être perdue.

Et je dois dire que cela fait bien plaisir, de retrouver cet univers si riche et créatif. Que cela passe par des sorts que l'on reconnaît, des éléments que l'on a déjà vu (les plumes qui écrivent toutes seules dans les bureaux, pour ce qui me revient à l'esprit là tout de suite), et j'en passe... C'est un univers qui nous est familier, quand on a vu les 8 films de la saga et/ou lu les livres, et honnêtement je pensais bien que cela me ferait plaisir de retomber dedans, mais je n'imaginais pas autant ! C'était assez nostalgique en même temps, comme sentiment, et c'était vraiment cool.

Un gros bon point tout de suite pour le protagoniste lui-même, Norbert Dragonneau, qui m'a beaucoup plu d'emblée. Sa réserve, sa timidité et sa bonté envers toute vie en général, font de lui quelqu'un de bien, humainement parlant. Il est un peu maladroit mais il a un grand cœur et son désir de préserver les espèces qu'il garde dans son endroit secret et dont il s'occupe avec beaucoup de soin, cela me parle. C'est avec ce film que j'ai découvert Eddie Redmayne, que je ne connaissais que de nom jusque là, et dont j'ai aimé la prestation pleine de sensibilité et très charismatique. Cela m'a donné envie de me pencher sur la carrière de cet acteur, ce que j'ai d'ailleurs commencé à faire, puisque je vous parlais il y a peu de « The Theory of everything » ^^.

J'ai un peu moins accroché à Tina je dois dire, avec qui il va bon gré mal gré former une équipe. L'actrice n'est pas en cause, c'est vraiment le personnage, finalement très froid, qui ne m'a pas trop parlé. Cependant la fin du film me laisse espérer que cela sera différent dans le second volet... Je l'espère en tous cas. Contre toute attente, j'ai mieux aimé sa sœur Queenie, qui sur le papier n'est pourtant pas mon style de personnage. Jolie blonde charmeuse et charmante, elle en a plus dans la cervelle que ce que l'on pourrait penser au premier abord. Elle n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur et elle est vraiment utile, et attachante. Et puis sa petite romance avec Jacob, le moldu de la bande qui est mêlé à tout cela par le fruit du hasard, était touchante.

Je l'ai vraiment bien aimé, Jacob. Cet aspirant boulanger qui n'a pas les fonds pour son commencer son commerce et qui rencontre Norbert par hasard, va vivre une grande aventure. Et la dynamique entre lui, bon vivant et très chaleureux, et Norbert, pas très sociable et causant, est à mon avis l'un des bons points du film. Leur duo est une réussite, et voir Jacob s'extasier comme un enfant lorsque Norbert lui fait découvrir ses créatures et l'environnement dans lequel il les garde précieusement, restera une des scènes les plus féeriques, pour moi.

5 films sont annoncés au total. Et l'on sent bien que celui-ci est une introduction. Il y a l'intrigue de base (cf le synopsis) et une autre que je n'évoquerai pas pour ne pas gâcher le plaisir, mais qui sera probablement au centre du film suivant, et qui sera plus palpitante. Ce film-là est surtout un émerveillement sur ce qu'accomplit Norbert, et il y a de la noirceur aussi, surtout à la fin (au passage et sans en dire plus, les personnages de Colin Farell et Ezra Miller, tous deux excellents, sont particulièrement intéressants). Mais en tous cas si les enjeux, on le sent, ne sont pas si vibrants qu'ils le seront sûrement dans les films suivants, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce premier volet. Beaucoup, même. Pour les personnages, pour l'univers en tant que tel bien sûr, pour la découverte de plein de créatures, et pour ce côté un peu plus sombre, ce volet avec les sorciers qui souhaitent affirmer leur domination en révélant aux humains l'existence du monde de la magie...

Le début du film est un peu long à se mettre en place, mais une fois l'introduction passée, j'ai vraiment pris plaisir à le regarder de bout en bout. J'avais 10 ans, et comme Jacob, je m'extasiais de tout ce que je voyais à l'écran. Il n'y en a pas énormément, des films qui provoquent cela, et je trouve ça vraiment chouette. Alors bien sûr, je serai là pour le second volet !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 22:30

Un dessin animé des studios Disney.

(2016)

 

Maui, demi-dieu du vent et de la mer, vole le cœur de Te Fiti, grâce auquel elle créait la vie. Dès lors, le chaos s'empare de la Terre, après que Maui ait perdu son hameçon magique qui lui permet de changer d'apparence, contre Te Ka.

Un millénaire plus tard, Vaiana, alors enfant, est choisie par l'océan pour restituer son cœur à Te Fiti. Au grand désespoir de son père, chef du village et qui veut qu'elle lui succède, Vaiana a toujours été attirée par l'océan. Elle décide alors de retrouver Maui et de l'aider à rendre son cœur à Te Fiti...

 

Vaiana, la légende du bout du monde, est un dessin animé que j'ai vu durant les vacances de Noël, et que j'ai beaucoup aimé, à vrai dire. Il est très joli (sur le fond et la forme), il est drôle, et efficace. Je n'ai pas vu le temps passer tant il se passe toujours quelque chose, finalement. Dans ces dernières années (jusqu'à très récemment), il y en a eu d'autres que je lui préfère, mais cela n'enlève rien à la qualité ni à mon appréciation de celui-là.

Premier point appréciable, d'ailleurs : Vaiana elle-même, le personnage principal. C'est une jeune fille qui vit sur une île de rêve mais qui désire plus que tout voir ce que l'océan a à offrir, en dépit de ce que pense son père, qui refuse catégoriquement qu'elle s'en approche. Elle est optimiste, courageuse, un peu inconsciente aussi, et c'est foncièrement une bonne personne, surtout. Contrairement à d'autres héroïnes, ici point de prince charmant : ce n'est pas l'objet de la quête de Vaiana et même en toile de fond, il n'y a aucune romance, ce qui change, ma foi. Tout ce qu'elle veut, en tant que future chef de son village, c'est assurer la prospérité des siens (dont les ressources s'épuisent), et c'est pourquoi elle s'aventure dans cette quête : trouver le demi-dieu Maui et l'aider à rendre le cœur de Te Fiti qu'il a volé 1000 ans plus tôt (on en apprendra la véritable raison en cours de route). J'aime bien Vaiana parce qu'elle est énergique, piquante, et elle ne s'en laisse pas compter.

Elle forme comme attendu, un duo improbable avec Maui, qui n'a pas l'intention dans un premier temps, de l'aider dans sa quête. Comme on s'y attend aussi, il changera progressivement d'avis et ils vont former une super équipe, puisque lui est bien sûr très fort, et il a ce que Vaiana n'a pas aussi : il sait naviguer. Il cabotine pas mal, Maui, mais c'est une bonne personne aussi. Les autres personnages secondaires le sont vraiment : ils ne sont pas inintéressants (le père de Vaiana, sa grand-mère, entre autres), mais le duo principal est quand même très présent.

Le dessin animé est drôle, bien sûr. On y retrouve la fameuse bestiole rigolote (ici un poulet avec une case en moins) qui suit les personnages de bout en bout et que l'on croise dans tout bon Disney qui se respecte, et puis Maui en lui-même, m'a fait rire. Il parle fort mais au fond il a bon cœur, et ses tatouages qui bougent, produisent un effet comique assez original je trouve. Le running gag avec l'océan qui renvoie immanquablement Vaiana sur le bateau dès que Maui la balance par-dessus bord, était comique aussi ^^ ! De toute façon il m'en faut peu, je suis bon public, je le sais ^^'.

Et puis c'est joli, aussi. Par exemple, j'ai particulièrement aimé la relation entre Vaiana et sa grand-mère, qui elle, l'encourage à écouter l'appel de l'océan. Cela m'a rappelé d'un certain point de vue, Pocahontas et Grand-mère Feuillage, j'ai trouvé ^^. Les moments de sincérité de Maui sont touchants aussi, sans parler de la fin, que j'ai particulièrement apprécié.

Pour la forme, le film ne déçoit absolument pas. Les paysages sont grandioses, qu'il s'agisse de la verdure ou des effets de l'eau. Je pourrai lister un moment tout ce que j'ai aimé : la bouille de Vaiana enfant, les nuits quand Vaiana et Maui naviguent, toute la fin avec Te Fiti... C'était vraiment particulièrement joli et ensoleillé. Et tout le folklore en provenance de la Polynésie ajoute un charme supplémentaire. Les chansons m'ont plu également, deux d'entre elles en particulier : celle sur les explorateurs, et celle que Vaiana chante sur son désir de naviguer. Bref, l'emballage est chouette aussi, vous l'aurez compris ^^.

Et puis Vaiana nous parle tout simplement de l'importance de la famille et aussi de savoir qui l'on est et d'où l'on vient (la séquence sur l'origine du peuple de Vaiana était vachement bien aussi). Des valeurs déjà vues dans d'autres films du studio sont ainsi à l'honneur : le courage, la volonté, la bienveillance... Le tout sur fond d'aventure et de mythologie. Des « bons sentiments », comme on dit, mais cela fait du bien, de temps à autres.

Pourtant sorti autour de Noël, Vaiana nous met du soleil dans la tête, et on en ressort plein d'énergie et d'enthousiasme, en fredonnant les chansons entendues tout le long. Encore une réussite pour le studio aux grandes oreilles :).

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:53

Le Crime de l'Orient-Express est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1934.

 

Hercule Poirot s'apprête à faire du tourisme à Istanbul, quand on le rappelle à Londres pour une affaire. Il prend alors l'Orient-Express, train dans lequel il retrouve M. Bouc, l'un de ses amis qui est un des directeurs de la compagnie.

Une nuit, M. Ratchett, l'un des passagers, est assassiné sauvagement dans sa cabine, lardé de plusieurs coups de couteau. Le docteur du train, Constantine, s'étonne des blessures qu'a reçu la victime et qui dénotent à la fois de la force et de la faiblesse. Comme s'il y avait deux personnes, qui avaient frappé Ratchett.

Rapidement, Poirot découvre la véritable identité de Ratchett : Casetti, un gangster qui avait enlevé et tué Daisy Armstrong, une fillette. Une affaire qui avait fait beaucoup de bruit et causé la mort de sa mère, le suicide de son père et d'une servante. Poirot commence alors, avec M. Bouc et le docteur Constantine, l'interrogatoire des différents passagers de l'Orient-Express...

 

Je poursuis tranquillement mes (re)lectures des romans d'Agatha Christie. Il y a du choix, ce n'est rien de le dire, alors dans l'absolu, j'en ai pour un moment ^^. Et j'ai envie de voir les adaptations maintenant (films et/ou séries), alors je ne suis pas arrivée au bout ! ^^. D'autant que j'ai appris récemment qu'une nouvelle version du film tiré de ce roman, de et avec Kenneth Branagh (et plein d'autres gens bien au casting), allait voir le jour prochainement ! Ca fait envie, et je vais garder un œil là-dessus ! Mais bref, parlons du livre, pour l'heure.

Le Crime de l'orient-express est sans doute l'un des plus connus et appréciés, et c'est vrai qu'il est excellent ! Je me suis replongée dedans avec bonheur, de bout en bout jusqu'à cette fin surprenante (on la sent venir au bout d'un moment, mais c'est tellement bien fait). L'explication même, fait tout le sel du roman. Plus que dans d'autres encore, parce qu'il y a quelque chose d'assez émouvant dans la résolution de cette énigme, dans l'explication certes, mais aussi dans les actes de Poirot... Outre le simple fait qu'il est mis fin à notre suspens puisque tout nous est dévoilé de fond en comble, j'ai trouvé l'histoire des personnages attachante d'un certain point de vue, et cela m'a marqué. Cela vaudrait le coup de le lire une seconde fois, d'affilée, tant qu'on a tout bien en tête, pour justement avoir cette seconde lecture maintenant que l'on connaît le fin mot ^^ ! Bref, j'ai adoré ^^'.

Déjà, c'est pratiquement un huis-clos complet : à part les premières pages du livre, toute l'action se passe dans le train, et même, dans un wagon déterminé. Et j'aime bien les huis-clos, cela ajoute du piquant aux enquêtes policières je trouve, quand c'est bien fait (ce qui est le cas ici). Bloqués par la neige, les passagers ne peuvent en effet sortir du train, et donc le coupable s'y trouve également. En attendant l'arrivée de la police locale, c'est donc Hercule Poirot qui va mener l'enquête, assisté de M. Bouc, un des directeurs de la compagnie et ami du détective, et du médecin du train, le Docteur Constantine. Le détective partagera avec eux ses réflexions et découvertes, tandis que ses deux acolytes seront présents lors des interrogatoires des différents passagers (le Docteur apporte également son expertise médicale bienvenue, quant aux blessures de la victime). Mais c'est bien sûr Poirot qui va démêler toute l'histoire, avec rien d'autre que son œil exercé et sa logique.

Car dans ce train, ils n'ont pas de contact avec l'extérieur. Autrement dit, impossible de vérifier les identités des suspects, leurs antécédents, ni quoi que ce soit d'autre. Poirot doit donc déduire les choses, à partir des indices qu'il trouve (et encore, certains indices semblent avoir été posés là juste pour brouiller les pistes).

La première difficulté, c'est que les blessures de Ratchett, la victime, indiquent clairement deux assassins, un homme et une femme, probablement. Et comme toujours, reviennent les mêmes questions : qui l'aurait tué, et pour quelle raison ? Il apparaît assez vite, le « pourquoi ». Ratchett, sa véritable identité et son passé, sautent rapidement aux yeux du détective belge, et ainsi, le motif semble tout trouvé. Ratchett ou plutôt Casetti de son vrai nom, était un ravisseur d'enfants et l'une d'elle, la petite Daisy Armstrong, fut tuée après son enlèvement (cette histoire est inspirée d'un fait réel). Et Ratchett s'en tira, malgré tout. On imagine donc aisément le « pourquoi », il semble évident qu'il ait un lien plus ou moins étroit avec cette sombre histoire. Le « qui » bien sûr, demeure un mystère jusqu'au bout, tandis que le « comment » nous est expliqué par bribes, progressivement, entre les éléments que Poirot découvre et les témoignages des passagers du train...

Ces passagers sont assez hauts en couleurs, entre la vieille américaine qui ne jure que par sa fille, la jeune femme froide et détachée, le vieux colonel de retour des Indes, etc... Ils sont de nationalités et de classes différentes. Des anglais, des italiens, des américains, des militaires, des nobles, des valets et bonnes, et j'en passe... Ce petit monde réuni dans ce train donne un étrange assemblage, des plus intrigants ! Poirot lui-même le constate dès le début, d'ailleurs, avant même que le crime ne se soit produit, si ma mémoire est bonne.

J'ai été passionnée par ce roman, que j'avais du mal à lâcher le soir ^^'. Le fait que Poirot ne puisse pas envoyer de télégramme ou obtenir des renseignements de l'extérieur constitue un élément qui m'a particulièrement plu dans la progression de l'enquête, qui du coup ne se fait qu'à base de témoignages (qui sont décortiqués dans tous les sens) et d'indices. C'est vraiment une bonne histoire.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 21:45

Un film réalisé par Danièle Thompson, avec :

Guillaume Canet : Émile Zola

Guillaume Gallienne : Paul Cézanne

Alice Pol : Alexandrine Zola

Pierre Yvon : Baptistin

Déborah François : Hortense Fiquet

(2016)

 

Un jour à l'école, Paul vient au secours d'Emile, malmené par des camarades de classe qui se moquent de ses origines italiennes.

Depuis, même une fois adultes, Paul Cézanne et Emile Zola, l'un qui se rêve peinte et l'autre écrivain, n'ont jamais cessé d'être amis. L'un est resté à Aix-en-Provence, l'autre est monté à Paris, mais ils sont toujours en relation...

 

J'ignorais que Zola et Cézanne avaient été amis, et en fait je l'ai appris en m'intéressant au film. Et de grands amis même. Apparemment une brouille aurait eu lieu entre eux au moment où Zola a écrit « L'Oeuvre », un roman mettant en scène un peintre raté et dans lequel Cézanne se serait reconnu, ce qui ne lui aurait pas plu. La « légende » veut qu'ils ne se soient plus revus ni écrits après cet épisode et ce jusqu'à la mort de Zola, qui partit le premier. Mais depuis quelque temps, cette thèse est remise en cause : cette fameuse brouille n'aurait en fait jamais eu lieu. Quoi qu'il en soit, le film prend le parti d'évoquer justement cette dispute qui mis fin à leur relation. C'est même là que démarre le film : Cézanne rend visite à Zola et critique son roman, l'accusant de le mettre en scène dedans, lui ainsi que certains moments de leurs vies. Le film revient régulièrement à ces moments où ils s'expliquent, mais entre-temps il nous raconte leur enfance, de leur rencontre à tous leurs moments passés ensemble, de leur adolescence à Paris, où ils côtoient d'autres artistes, jusqu'à après, quand Zola devient le grand auteur que l'on sait, reconnu et estimé de tous, tandis que Cézanne ne parvient jamais vraiment à percer (du moins, de son vivant), son mauvais caractère lui fermant beaucoup de portes.

Sur le papier, c'était tout de même plus qu'alléchant. Même si je montre plus d'intérêt pour Zola que pour Cézanne en soi, un film traitant de ces deux grandes figures, chacune dans leur domaine, était prometteur. Avec par-dessus tout cela une belle amitié avec ses hauts et ses bas... Guillaume Canet d'un côté, Guillaume Gallienne de l'autre, cerise sur le gâteau... J'étais conquise avant même d'avoir lancé le film, pour un peu ! Et je me suis ennuyée ferme. En un mot déception.

Déception parce qu'il y avait toute la matière pour un grand film, et que ce n'est même pas un bon film, à mes yeux. Pour une raison principalement. Deux, en fait. La première : tout film qui se respecte doit avoir un scénario. Je veux dire par là un début, une fin, et 2-3 qui se passent entre les deux. Pas forcément en terme d'action, je m'en moque pas mal, mais il doit se passer quelque chose, au moins. Et là, on n'a pas de but en soi. Alors si, on peut me dire que le but est de parler de ces deux grands hommes, de leur amitié, d'accord. Mais l'ennui c'est qu'on ne semble pas avoir de point à atteindre et donc, on a l'impression d'un enchaînement de scènes, mais qui pourrait continuer ainsi des heures durant puisqu'il ne semble pas y avoir de fin programmée, de but à tout ceci. Impression renforcée par mon point n° 2 : pendant tout le film, nombreuses sont les discussions entre Cézanne et Zola, à différents moments de leurs vies. Et on a l'impression d'assister sans cesse à la même discussion (ou dispute, peu importe). Mêmes reproches, mêmes réparties, même ton... C'est la même conversation encore et encore (et encore). Alors les 2-3 premières fois bien sûr j'étais à fond (d'autant que Cézanne ne mâche pas ses mots), mais après plus d'1h30 de film, je me lassais... Cela ne semblait pas avoir de fin.

Autre problème aussi, on dirait que même les acteurs s'en sont rendus compte. Les deux Guillaume sont des acteurs talentueux que j'apprécie en temps normal, mais Cézanne et moi ne restera pas parmi leurs meilleures performances, à mon sens. Gallienne cabotine pas mal et son accent du sud n'est quand même pas très naturel (même s'il a ses moments de grâce, notamment ceux où son personnage lit des passages de L'Oeuvre à Zola pour étayer ses accusations (oui, cet homme lit merveilleusement bien, je trouve)). Et Canet est quand même très... ou pas assez consistant. Comme s'il manquait de conviction, un peu. C'est quand même couillon, quand on sait combien l'un et l'autre peuvent être bons par ailleurs. Reste Laurent Stocker, furtive apparition sur la toute fin du film, que j'ai pris plaisir à avoir car il m'est très sympathique, ce monsieur (son rôle dans Ensemble c'est tout m'a marqué ^^). Restent aussi, de beaux paysages, de belles images.

Il y a aussi des choses intéressantes (et justes, je pense), à propos de la vie de l'un et de l'autre. Comment se construisent (ou pas, justement) leurs « carrières », et puis l'évocation vers la fin du film, de l'épisode « Dreyfus » pour Zola par exemple, qui m'a toujours passionnée. Mais malheureusement cela ne suffit pas à contrebalancer toutes les choses bancales, à mes yeux. Et c'est dommage, car je ne demandais qu'à aimer ce film au départ. Tant pis pour moi.

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 21:49

Une série de Jason Rothenberg, avec :

Eliza Taylor-Cotter : Clarke Griffin

Bob Morley : Bellamy Blake

Marie Avgeropoulos : Octavia Blake

Paige Turco : Abby Griffin

Lindsey Morgan : Raven Reyes

Devon Bostick : Jasper Jordan

Christopher Larkin : Monty Green

Henry Ian Cusick : Marcus Kane

Isaiah Washington : Thelonius Jaha

Richard Harmon : John Murphy

Thomas McDonell : Finn Collins

Ricky Whittle : Lincoln

 

Série en cours, 3 saisons. Renouvelée pour une saison 4.

 

100 ans après un holocauste nucléaire qui a décimé la population de la Terre, les survivants vivent dans des stations spatiales, l'Arche. Mais à force, les ressources viennent à manquer. Secrètement, 100 adolescents (des prisonniers) sont envoyés sur Terre afin de voir si elle est de nouveau habitable.

Les 100 parviennent à destination sur une Terre effectivement habitable et doivent apprendre à y survivre car elle n'est pas sans dangers pour autant. Très vite, émerge Clarke, fille du médecin de l'Arche qui est notamment à l'origine de l'envoi de ces adolescents sur Terre. Brillante, courageuse et avec des connaissances médicales, elle est la voix de la raison pour le groupe. Il y a Finn aussi, la droiture même, qui apaise les tensions, et puis Bellamy, qui ne recule devant rien pour protéger sa sœur Octavia... Sans pouvoir communiquer avec eux, l'Arche se demande si leur entreprise est un succès ou un échec, alors que la situation sur la station est de plus en plus compliquée...

 

 

L'envie de regarder The 100 m'est venue de l'article élogieux de Milady. Je ne m'étais jamais intéressée à cette série avant, mais cela m'a donné vraiment envie. A peine l'avais-je commencé, que ça a été une véritable addiction. J'ai vraiment eu un coup de cœur pour le propos et la façon dont il est traité, et j'avais sans cesse envie d'enchaîner les épisodes. Par la suite mon rythme s'est ralenti parce qu'il y avait d'autres choses à regarder et parce que quand j'aime beaucoup quelque chose comme cela, à un moment je n'ai pas non plus envie que cela passe trop vite ^^. Mais finalement ça y est, j'ai tout rattrapé ! Et je suis fin prête pour la saison 4, qui devrait apparemment débuter début février !

Au départ (car la série a fait du chemin depuis) on suit ce groupe de 100 ados qui étaient prisonniers sur leur station spatiale. 100 jeunes filles et garçons envoyés sur une Terre que leur peuple avait déserté des décennies plus tôt, après un holocauste nucléaire. Et de leur réussite à vivre et survivre sur Terre, dépend le sort des leurs, car les ressourcent s'épuisent sur l'Arche, leur station (politique nataliste, expulsion dans l'espace pour les crimes graves, autant de solutions draconiennes...). Ils découvrent que la terre est redevenue habitable... et habitée, aussi. Il y a des terriens et ils ne sont pas franchement ravis de leur venue sur leur territoire. Dès lors, ces jeunes personnes doivent apprendre à survivre, à se débrouiller sans aucun adulte avec eux pour les guider. Des figures émergent forcément : Clarke et Bellamy, ainsi que Finn, qui sont clairement des têtes pensantes et des leaders, chacun à leur manière toutefois. Il y a des dissidences dans les rangs (Murphy par exemple) et les conflits ne sont pas dus uniquement aux terriens, mais ils apparaissent d'abord entre eux. La première saison est celle de la découverte. De la terre, de ses dangers, de ce qu'elle peut leur donner et des terriens. Les saisons 2 et 3 introduiront ou développeront de nouveaux enjeux et de nouvelles menaces (on en a déjà une belle annoncée pour la saison 4). J'avoue avoir un faible pour la première saison car j'aimais vraiment cette idée de découverte et d'absence des parents, mais toute la série est de bonne qualité. L'action est très présente, mais il y a de la réflexion aussi, et des camps distincts, qui nous apportent chacun leur point de vue sur les choses...

L'une des choses que j'aime le plus dans cette série, c'est qu'elle va au bout de ses idées et n'hésite pas à aller loin, en l'occurrence. Ces ados doivent grandir et faire certaines choses pour survivre, et on s'en doute, ce ne sont pas toujours de bonnes choses. Ils doivent « se salir les mains » en quelque sorte, en particulier Bellamy ou Clarke, les leaders. Et le scénario n'hésite pas à leur faire faire des choses terribles, des choses difficiles à cautionner et surtout, non rattrapables. Ils font des actes qui ne peuvent être rachetés, peu importe le bien qu'ils font par ailleurs, et ils devront vivre le reste de leur vie avec ces choix et leurs conséquences. Et ça n'est pas évident, comme on peut le voir notamment en saison 3. Ce n'est pas comme ces séries où le personnage peut se racheter en faisant de bonnes actions, ou bien un élément viendrait in extremis l'empêcher de commettre l'irréparable. Ici on va jusqu'au bout et on doit assumer les conséquences, et elles sont souvent lourdes. Ainsi, on a des personnages du bon côté qui font de terribles choses et d'autres qui nous surprennent en n'étant pas si pourris qu'on le pensait. Tour à tour on se trouve à aimer ou non un personnage, ou à être déçu par lui tout du moins. Et c'est vraiment intéressant. Murphy est plein de surprises par exemple, et que dire de Bellamy, qui est plein de contradictions ! Même Marcus Kane n'est pas l'homme mauvais que l'on pensait qu'il était au début de la série. Bref, les personnages ne sont ni tout noir ni tout blanc, et ils n'en finissent pas d'évoluer. Et bien sûr ils prennent cher aussi, et ils ne s'en remettent pas facilement. Au moins, c'est crédible. Et ça, c'est vraiment un gros atout.

Des personnages, il y en a beaucoup en fait. Mais chacun a à un moment ou à un autre, sa petite part d'héroïsme ou du moins, son développement (Jasper est un personnage secondaire et pourtant, un grand soin lui est apporté tout au long de la saison 3, par exemple). Des alliances se font et se défont aussi, des amitiés naissent, des relations de respect aussi. J'ai notamment bien aimé voit l'évolution de la relation Bellamy/Clarke. Au début ils sont tous deux leaders, mais opposés dans leur façon de penser et d'agir. Bellamy a du mal à partager le « pouvoir » avec elle d'ailleurs. Et puis il s'adoucit, se préoccupe davantage du bien-être des siens et il commence à apprécier Clarke. Une relation de confiance puis d'amitié s'établit entre eux, au fil des épisodes, et je l'aime beaucoup je dois dire.

The 100 a été un coup de cœur donc, qui n'a jamais faibli. J'attends avec impatience la 4ème saison (et c'est cool, il ne me reste plus longtemps à patienter), en espérant qu'elle continue sur cette lancée ! En tous cas ce serait une erreur, vu son casting, de penser qu'il s'agit là d'une énième série pour ado. Elle est dure, elle ne lésine pas, et en plus c'est plutôt bien écrit, au niveau de la psychologie des personnages. Un casting solide là-dessus, et c'est une série que je recommande !

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 21:23

Un film réalisé par James Marsh, avec :

Eddie Redmayne : Stephen Hawking

Felicity Jones : Jane Wilde Hawking

Charlie Cox : Jonathan Jones

Simon McBurney : Frank Hawking

David Thewlis : Dennis Sciama

Maxine Peake : Elaine Mason

Harry Lloyd : Brian

(2014)

 

The Theory of everything raconte la vie de Stephen Hawking, physicien et cosmologiste mondialement connu.

Le film traite de sa jeunesse, alors qu'il est étudiant à Cambridge jusqu'à sa renommée avec sa théorie sur le temps, en passant par les premiers symptômes puis l'évolution de sa maladie rare. Sans oublier sa rencontre, puis son mariage avec une étudiante en littérature, Jane.

 

Même si pour moi, tout ce qui relève de la science en général est assez obscur je le reconnais, je sais quand même qui est Stephen Hawking (et pas seulement grâce à The Big Bang Theory, roh ^^). Je connaissais aussi (dans les très grandes lignes) sa théorie sur le temps, les trous noirs... Mais ça n'allait pas chercher plus loin. J'ai donc appris qui est cet homme à l'intellect fabuleux. Qui il est professionnellement et personnellement, aussi (car finalement le personnel est très présent). J'ignore si tout est fidèle, que ce soit sur les faits ou même sur sa personnalité, donc là-dessus je ne peux me prononcer.

Mais en tous cas le film présente quelqu'un de fascinant. Quelqu'un de brillant, mais de simple. Pas arrogant pour un sou ni rien, il est d'une grande gentillesse et a de l'humour aussi. Ses premiers moments avec Jane sont touchants parce qu'elle n'entend rien à son domaine mais cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas intelligente. Bien au contraire, elle a des réflexions pertinentes et elle montre de l'intérêt. Une grande place est accordée à cette femme d'un courage exemplaire. Elle n'a jamais songé à se détourner de lui alors qu'on lui avait prédit qu'il ne vivrait pas plus de 2 ans, lorsque sa maladie a été diagnostiquée (et alors même que Stephen et son père lui ont fait comprendre qu'elle devrait partir et ne pas s'attacher à quelqu'un de condamné). Elle a assuré toute seule pendant des années le confort de son mari et de leurs 3 enfants sans une plainte, avec patience, amour et gaieté. Bien sûr à un moment elle est épuisée, elle a besoin d'aide. Moins Stephen est capable de faire des choses seul, plus Jane doit prendre sur elle et il est normal qu'elle demande de l'aide de la part de quelqu'un de qualifié. Mais elle reste une femme admirable je trouve.

Stephen lui, est tout à fait charmant (le visage de Eddie Redmayne, qui personnellement me plaît beaucoup ^^, aide forcément). De l'esprit, de l'humour, de l'amabilité... Il a le monde à ses pieds au début du film. Et ce qui est étonnant c'est que malgré sa maladie, malgré la perte petit à petit de sa faculté de marcher, de se déplacer et même jusqu'à celle de parler, il devient un esprit incontournable dans son domaine, écrivant des livres qui se vendront à des millions d'exemplaires et lui apporteront la reconnaissance de ses pairs. Dans un discours qu'il livre devant une assemblée vers la fin du film, on voit qu'en plus il a gardé son humour et sa vitalité, et c'est vrai que c'est qu'un de très fort, même si bien sûr sa maladie le touche, forcément.

Autour d'eux, plusieurs personnages importants. Jonathan, qui va un temps aider et soulager Jane en s'occupant de la petite famille. Elaine, l'infirmière qui prendra le relais en s'occupant de Stephen. Les parents de ces derniers aussi. J'ai particulièrement apprécie, dans des rôles plus secondaires, Brian (Harry Lloyd, que j'aime beaucoup), un ami de Stephen depuis Cambridge et Dennis (le toujours impeccable David Thewlis) dans le rôle de son professeur et mentor, qui a cru en lui aussitôt et l'a toujours soutenu.

Dans les rôles respectifs de Jane et Stephen, Felicity Jones et Eddie Redmayne méritent les éloges qui leur ont été faits. Elle, que j'ai découvert récemment dans le rôle principal de Rogue one, est charmante et fait preuve à la fois de sensibilité et de caractère. Elle a vraiment quelque chose cette actrice, une présence forte, je trouve. Lui, que j'avais beaucoup aimé dans Les Animaux fantastiques et dont j'aimerais creuser la filmographie, est d'une grande justesse et a aussi beaucoup de charme et de charisme. Ils sont tous deux bluffants.

Le seul reproche que l'on pourrait faire à The Theory of everything, c'est qu'il se concentre tant et si bien sur la vie personnelle de Stephen Hawking, que l'on a finalement peu de choses à découvrir sur le scientifique. Bien sûr ces parties là sont simplifiées, car nous ne sommes pas dans un documentaire, mais finalement elles ne sont pas si nombreuses, comparées à celle touchant au couple Hawking. C'est mon seul regret.

Mais le reste est si bien fait que personnellement, je n'ai pas été dérangée plus que cela. Le film m'a beaucoup intéressée et je ne me suis pas ennuyée du tout !

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 21:25

Un roman policier d'Agatha Christie paru en 1938.

 

Simeon Lee est très riche. Assez âgé et d'un caractère peu docile, il désire de réunir toute sa famille sous son toit pour Noël, chose qui n'était pas arrivée depuis des années. C'est ainsi qu'arrivent petit à petit ses fils et leurs compagnes, sa petite-fille qu'il n'avait encore jamais vu, et il accueille également le fils d'un vieil associé qui venait lui rendre visite...

Mais Simeon Lee est trouvé sauvagement assassiné dans sa chambre dont il ne sortait pratiquement jamais, et dont la porte est fermée à clef de l'intérieur. La police locale mène l'enquête dans cette famille dont les membres ne s'aiment guère, aidée d'Hercule Poirot, qui est de passage.

 

J'ai finalement lu assez peu d'aventures d'Hercule Poirot, et je dois dire que c'était il y a longtemps et que je ne m'en rappelle pas vraiment... C'est donc une (re)découverte et c'est tant mieux, j'y ai pris beaucoup de plaisir.

J'aime le genre policier et c'est vrai qu'en lisant un roman d'Agatha Christie, on est sur quelque chose que l'on sait efficace, bien tourné et qui va nous emmener jusqu'au bout en distillant le suspens. On peut essayer de jouer à découvrir qui est le coupable bien sûr, mais je n'essaie pas souvent, parce que j'aime me laisser porter et être surprise lorsque j'apprends son identité. Ici, pour le coup j'aurais pu deviner car en plus j'avais vu la série française qui avait adapté cette histoire à sa sauce lors d'un épisode (le premier je crois, d'ailleurs), il y a quelques années, et même s'il y a des différences, l'identité du coupable en soi, reste identique. Mais je n'ai même pas fait le lien je l'avoue, parce que j'ai fini ce livre un soir où j'étais fatiguée et où clairement, je me laissait porter. Mais bref, peu importe ^^.

J'ai aimé retrouver tout ce que j'apprécie dans les romans de cette grande auteur : la famille pleine de secrets (dont certains n'ont rien à voir avec le meurtre), les mensonges, les coupables potentiels et crédibles, et surtout l'explication par Poirot du « comment », du « pourquoi » et du « qui » en mettant à jour tous ces secrets justement, jusqu'à ce qui nous intéresse, devant tous les protagonistes réunis. Ce dénouement très théâtral, je ne m'en lasse jamais je dois dire ^^ ! Et cela m'a redonné envie de lire en général, et d'autres romans d'Agatha Christie en particulier, que je les ai déjà lu ou pas. Je vais ainsi me pencher sur le fameux « Crime de l'Orient-express » sous peu ^^ !

La victime ici, Simeon Lee, nous est d'abord montrée longuement dans son quotidien. On peut ainsi se rendre compte qu'il n'est pas exactement quelqu'un de sympathique. Entre son fils Alfred, le seul qui soit resté à ses côtés et veill sur lui mais qu'il méprise, George qui est politicien mais à qui il verse une rente, Harry qui a quitté la maison des années plus tôt parce qu'il était l'esprit rebelle de la famille, et David qui ne supporte pas son père car il dénigre sa défunte mère qu'il adorait... Chacun a de quoi lui garder rancune, surtout que Simeon, peu avant de mourir, annonce à tous des choses peu plaisantes les concernant, et notamment qu'il va changer son testament... Les mobiles sont donc légion.

Les opportunités semblent un peu plus réduites puisque certains ont des alibis, et reste cette fameuse portée fermée de l'intérieur... On va ainsi suivre au fil des pages, l'enquête de Poirot et du superintendant Sugden (qui pour le coup n'est pas un imbécile, mais un policier avec des réflexions pertinentes) qui tentent de démêler le vrai du faux et de faire tomber les masques et les secrets de ceux qui cachent des choses, quelles qu'elles soient. Pas mal de monde a ainsi, pour un temps plus ou moins long, le statut de suspect potentiel. Et ça m'a toujours passionné, ces meurtres en huis clos comme cela (on sort assez peu de la maison finalement), ces familles un peu bizarres avec des personnalités différentes, et ces déductions qui reposent sur les faits et les indices, « à l'ancienne », sans évidemment toute la technologie que l'on a aujourd'hui. L'histoire est finalement assez classique et à mon sens il y a mieux dans les œuvres d'Agatha Christie certainement, mais il n'en reste pas moins que c'est un roman bien au-dessus de la majorité, ne serait-ce que par son efficacité.

J'ai lu le livre rapidement, d'abord parce qu'il est court bien sûr, mais parce qu'il m'était difficile de m'en détacher. Je suis bonne cliente face à ce genre et quand en plus c'est bien fait, que demander de plus ? Je sens que je vais me faire une cure de romans policiers :)

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 22:30

Une série britannique, avec :

James Norton : Sidney Chambers

Robson Green : Geordie Keating

Tessa Peake-Jones : Mrs. Maguire

Al Weaver : Leonard Finch

Morven Christie : Amanda Kendall

Kacey Ainsworth : Cathy Keating

 

Série en cours, actuellement 2 saisons. Renouvelée pour une saison 3.

 

Années 1950, village de Grantchester.

Le pasteur anglican Sidney Chambers et l'inspecteur Geordie Keating résolvent ensemble des crimes, malgré leurs perceptions opposées...

 

J'avais déjà vu Grantchester à la télé, mais juste d'un œil. Et puis pendant les vacances de Noël, cette fois j'avais les deux yeux rivés à l'écran et le charme du beau pasteur... Enfin de la série je veux dire, m'est apparu ^^. J'ai dévoré les deux saisons -certes-courtes- en quelques jours, du coup. Et je suis ravie d'apprendre qu'au printemps 2017, nous devrions voir arriver une 3ème saison.

En tant qu'amatrice des petites séries anglaises, policières en plus, j'ai été vraiment conquise. Parce que ça a du charme, parce que les enquêtes sont bien fichues, parce que les personnages sont plus-attachants-que-ça-tu-meurs... Cela avait tout pour me plaire, c'était presque gagné d'avance en fin de compte ^^ !

Le duo plutôt bizarre au premier abord est composé d'un flic qui a pas mal roulé sa bosse, et d'un jeune pasteur plein de doutes. Comme ils le disent eux-mêmes à un moment, tout les sépare : leur âge, leur vision des choses, leurs priorités... Et pourtant ils font un duo du tonnerre, aucune affaire ne leur résiste ! En ces deux courtes saisons qui composent la série à l'heure actuelle, on voit évoluer leur relation, de leur rencontre (et leur partenariat, du coup) à une grande et solide amitié. Celle-ci est quand même ponctuée -ce qui a brisé mon pauvre coeur- d'engueulades et de désaccords sérieux, car comme je le disais, ils sont bien différents l'un de l'autre. Mais cela rend leur amitié plus crédible au final, car tout n'est pas rose dans la série. Et on peut dire que chacun a sa part de fardeaux. Geordie a une grande famille (une femme et 4 enfants) mais de la maladie de l'un de ses enfants en passant à une balle qu'il se prend pendant une affaire, sans oublier son passé de soldat... Geordie est loin d'être ce flic bourru semblable à tant d'autres. Il applique la loi car il croit en la justice, même si parfois il n'aime pas ce qu'il est obligé de faire. Mais il est humain aussi, et attachant, surtout quand il révèle combien il a besoin de Sidney.

Et Sidney de son côté, est un homme bon qui croit sincèrement au pardon, à al rédemption. Mais il a lui aussi son traumatisme dû à la gare, et il boit plus que de raison. C'est quelqu'un de bien, mais la série n'hésite pas à montrer qu'il peut dire ou faire des choses qui blessent les gens, même s'il les regrette après. Car après tout, Sidney n'est qu'un homme.

Ce sont deux personnages qui fonctionnent bien ensemble : l'un a l'expérience, la méthode et l'autre a l'intuition, la déduction... Ils forment un duo efficace et encore une fois, c'est une belle amitié que nous avons à l'écran. Et ce que j'aime, contrairement à d'autres séries avec un « consultant », c'est que le flic est bon. On n'a pas l'impression qu'il a attendu que son partenaire arrive pour résoudre des affaires quoi ^^. On voit que Geordie a de la bouteille et des résultats, même sans Sidney, et ça c'est quand même plus crédible :).

Cerise sur le gâteau, ils sont entourés de personnages secondaires que j'aime beaucoup. La femme de Geordie est très gentille, et j'aime bien Margaret aussi, du poste de police. Mais mon coup de cœur (au pluriel plutôt) va à Mrs Maguire, la gouvernante de Sidney et Leonard, le vicaire. La première est râleuse, bornée et campée sur ses positions tandis que le second est sensible, timide et très doux. Tous deux forment un peu le point d'ancrage de Sidney quand il part à la dérive et chacun à sa façon, est essentiel à son équilibre. Ce sont vraiment deux personnages que je trouve très drôles et attachants, à leur manière.

Et puis bien sûr il y a Amanda, le grand amour de Sidney, sa meilleure amie, qui se fiance à un autre parce que son père souhaite qu'elle ait une vie digne de son rang, une vie que Sidney n'a pas les moyens de lui offrir... C'est l'amour maudit typique, mais assez joli je trouve. On voit vraiment qu'ils se connaissent par cœur, sans même se parler, et que chacun représente tout ce qu'il faut à l'autre. Amanda m'a parfois agacé dans ses hésitations ou ses réactions (sa jalousie quand Sidney était avec une autre femme notamment), mais c'est vrai qu'on n'imagine pas le pasteur sans elle.

Je n'ai pas le souvenir d'un épisode décevant (cela dit je les ai enchaîné ^^). Par contre il y en a deux-trois, notamment dans la seconde saison, que j'ai trouvé particulièrement bons parce qu'ils s'attardaient aussi sur nos personnages, et pas seulement sur l'enquête en cours. La série a ce parfum caractéristique, ce charme indéniable avec son époque retracée trait pour trait, son ton tellement britannique... C'est presque dommage qu'il n'y ait pas plus d'épisodes mais d'un autre côté, c'est aussi cela qui en fait tout le sel. Je pensais trouver là une énième série anglaise policière bien ficelée, mais Grantchester est un cran au-dessus : c'est vraiment bon, et encore une fois les personnages sont vraiment attachants. Et qui plus est, les acteurs (et actrices) sont tous impeccables. C'est un petit coup de coeur, pour ma part !

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