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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 17:30

Article sur la série : ICI.

 

Spoilers éventuels sur la saison.

J'ai du mérite à l'avoir, vu cette 5ème saison ! Impossible de trouver au-delà du 1er épisode en vostfr ! Vraiment, il n'y avait pas moyen. J'ai dû attendre la vf (qui pour le coup n'est pas mal du tout) pour pouvoir me regarder les 7 épisodes qui suivent (les saisons de Death in paradise ne comportant que 8 épisodes à chaque fois). Pour un peu, j'aurais pu la regarder à la télé ^^'.

Je trouve que la fin de cette saison pourrait très bien faire une fin de série. C'est même ce que j'ai d'abord cru en visionnant l'épisode, mais j'ai vu après coup qu'une sixième saison était en route pour 2017. Ce qui n'est pas pour me déplaire bien sûr puisque j'aime beaucoup cette petite série, et je trouve que cette 5ème saison est de très bonne facture, dans l'ensemble. Il y a à la rigueur deux épisodes qui m'ont moins plu que les autres (celui avec le défilé de mode, et celui avec les chasseurs de trésor), mais vraiment rien de dramatique. J'ai beaucoup aimé les 6 autres en revanche, particulièrement celui un peu plus centré sur Dwayne, et celui avec la tante de l'inspecteur Goodman.

Comme d'habitude, les enquêtes partent d'une mort suspecte et/ou violente, et l'affaire suit le train-train habituel : fouille du passé et des témoignages des témoins/suspects (et du passé de la victime, aussi), recherche des indices, pour se finir par une déduction exposée en public (et en fanfare ^^') par l'inspecteur Goodman. J'avoue que je n'ai pratiquement jamais trouvé le coupable dans cette série (en même temps je ne cherche pas spécialement, je me laisse porter), donc la révélation finale fonctionne bien avec moi puisque je suis bouche bée, souvent ^^'. Et puis il est brillant, cet inspecteur. Comme d'habitude avec de ce genre de recettes, la difficulté pour résoudre l'affaire réside aussi dans le fait que les autres personnages mentent, mais pour des raisons qui n'ont rien à voir avec l'affaire... C'est intéressant de voir l'équipe démêler tout cela.

A côté de cela, quelques scènes nous montrent les personnages dans un environnement autre que le lieu de travail (souvent au bar de Catherine, qui est le QG en quelque sorte ^^), et ils sont si sympathiques que c'est un plaisir de suivre des morceaux de leur vie (l'inspecteur Goodman qui cherche à se caser à nouveau, JP qui fréquente une jeune femme, etc...). J'ai bien aimé qu'après toutes ces saisons, on se concentre un peu plus sur Dwayne, à l'occasion d'un épisode. C'est en partie pour cela d'ailleurs, que j'ai tant aimé l'épisode en question (ça et le fait que l'enquête était vraiment bien). Dwayne est un roublard, dragueur et très décontracté, mais c'est foncièrement un type bien et j'ai aimé qu'on nous le montre un peu sous un autre jour, un peu plus sérieux dirons-nous.

JP est très sympathique et jovial même si pour moi il ne vaut pas encore totalement Fidel. Florence me laisse plutôt indifférente par contre, je préférais largement Camille je dois dire. Par contre, j'aime beaucoup l'inspecteur Goodman, qui me fait rire et que je trouve très attachant. Mais globalement on peut dire que Death in paradise a bien géré son renouvellement quasi complet d'équipe (il ne reste que Dwayne, présent depuis le début, et bien sûr le Commandant). L'esprit sympathique demeure, c'est d'ailleurs pour cela que je suis toujours devant. Ça et le fait que les enquêtes soient toujours aussi bien ficelées.

Et puis, la série étant entièrement tournée en Guadeloupe (présentée dans la série comme étant l'île fictive de Sainte-Marie), on a des images superbes. Des paysages qui font franchement rêver !

Pour qui aime les séries policières un peu « à l'ancienne » (c'est-à-dire sans trop de technologie), Death in paradise est parfaite, sans compter ses personnages sympathiques. En tous cas, il me tarde d'être à la saison 6 !

26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 18:00

Un film réalisé par Thea Sharrock, avec :

Emilia Clarke : Louisa « Lou » Clark

Sam Claflin : William « Will » Traynor

Jenna Coleman : Katrina Clark

Charles Dance : Steven Traynor

Matthew Lewis : Patrick

Ben Lloyd-Hughes : Rupert

Janet McTeer : Camilla Traynor

(2016)

Lou a un petit job qui lui est essentiel pour subvenir aux besoins de sa famille, son père étant au chômage. Quand son patron ferme boutique, elle doit au plus vite retrouver du travail. Elle accepte, malgré son manque de qualifications, de s'occuper de Will, bloqué dans un fauteuil depuis qu'une moto l'a renversé il y a 3 ans. Will ne lui facilite pas la tâche en se montrant froid et snob.

Le contrat de Lou doit durer 6 mois. 6 mois que Will a promis à ses parents, et après quoi, il a l'intention de mettre fin à ses jours. C'est donc le temps qu'a Lou pour le faire changer d'avis.

Ce qu'il y a de bien quand je commence un film tel que celui-là, c'est que je sais que je dois préparer mon stock de mouchoirs pas loin. Parce que même s'il y a une sorte de happy-end (encore que là, je n'y croyais pas, mais je ne vous dirai pas ce qu'il en est de toute façon ^^'), je sais qu'on va en baver pendant 1h50. Et en effet, les mouchoirs ont été bien utiles, à certaines scènes ^^'.

Ceci étant le film n'est pas noir. Certes le protagoniste vit une situation terrible et dès le début on nous dit bien qu'il n'y a aucune chance de rétablissement pour lui, mais on rit aussi, parfois. Il y a de belles scènes, avec les efforts que déploie Louisa pour rendre la vie de Will meilleure. Des moments d'échange, de complicité qui font sourire, ou qui font du bien. En cela, c'est un très beau film.

C'est dur, mais on nous dit bien que la situation de Will ne peut pas s'améliorer. Tout ce qu'il peut faire, c'est limiter les dégâts sur son corps pratiquement inerte, mais il n'ira jamais mieux. Le seul espoir du film, ce sont ces moments qui l'apaisent, qui le font sourire alors qu'il ne l'avait plus fait depuis longtemps... Rien de plus, mais c'est déjà beaucoup.

Louisa arrive comme un rayon de soleil dans la vie terne de Will. Avec son sourire immense, sa chaleur, ses habits colorés et son désir sincère de faire le bien, c'est une jeune femme simple, naïve et qui ne sait pas beaucoup de choses, mais qui est merveilleuse. Patiemment, elle fait tomber les réserves de Will et se fait une place près de lui. Lui était beau, sportif, brillant, avec une belle carrière, cultivé... aujourd'hui, son accident l'a rendu tétraplégique, mais aussi arrogant et mesquin. Pourtant Louisa devine quelqu'un de blessé évidemment, mais d'intelligent et qui lui apprend beaucoup de choses, dans des domaines qu'elle ne connaissait pas jusqu'alors. Ainsi, ce n'est pas comme on serait tenté de le croire, juste Louisa qui change la vie de Will, mais aussi lui, qui lui fait découvrir un autre monde.

Emilia Clarke est radieuse, lumineuse. Elle est si jolie, c'est un plaisir de la regarder sourire naïvement, et de la voir se démener tant bien que mal pour faire plaisir à Will. Cela change de son rôle de Daenerys dans Game of Thrones, et je suis contente de la voir jouer un autre personnage. Contente aussi, de retrouver Charles Dance dans un rôle sympathique pour une fois, Jenna Coleman (ancienne compagne dans Doctor Who) ou encore Matthew Lewis (ce vieux Neville de Harry Potter ^^), ou bien aussi Brendan Coyle (de Downton Abbey), dans les personnages secondaires. Je ne connaissais pas Sam Claflin, qui joue William, mais sa prestation était très bien également. J'ai apprécié aussi que les personnages secondaires ne soient pas non plus caricaturaux. Les parents de Will sont des gens bien, riches mais démunis face au désir de mort de leur fils unique. La famille de Lou est très sympathique et plus simple... Il n'y a guère que le petit ami de Louisa, Patrick, qui n'était pas exactement le petit ami idéal, sans être quelqu'un de mauvais pour autant, bien sûr...

Le film est dramatique, mais aussi romantique puisque, sans grande surprise, Lou et Will vont se rapprocher, à force de passer du temps ensemble et d'apprendre chacun à connaître le monde de l'autre. Lou découvre la musique classique (la scène m'a fait penser à Pretty Woman, un peu ^^'), et Will est reçu dans la maison de Lou à l'occasion de l'anniversaire de cette dernière... La mère de Will avait demandé à Lou, lors de son embauche, d'être davantage une amie qu'une assistante, et c'est ce qu'elle s'est efforcée de faire. Et bien sûr les choses évoluent et au final, ils tombent amoureux, même si une relation semble vouée à l'échec dès le départ, vu les désirs de Will. C'est donc triste bien sûr, mais j'insiste sur le fait que cela m'a beaucoup touchée et que j'ai trouvé certaines scènes assez magiques, ou amusantes. Au final on ne ressort pas d'Avant toi, avec le moral dans les chaussettes, et cela change je trouve, pour ce type de films ! En tous cas je l'ai beaucoup aimé et je le recommande, pour qui aime les romances dramatiques !

25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 20:26

Une série créée par Ashley Pharoah et Matthew Graham, avec :

Colin Morgan : Nathan Appleby

Charlotte Spencer : Charlotte Appleby

Chloe Pirrie : Lara

(2016)

 

Une série terminée en 6 épisodes.

1888. Nathan Appleby est un fermier qui a perdu son petit garçon, Gabriel, et qui est obsédé par l'existence d'une vie après la mort. Des choses étranges commencent à se produire autour de lui, au grand désespoir de sa femme Charlotte...

Colin Morgan (qui jouait Merlin, dans la série éponyme), fut un gros coup de cœur lorsque je regardais cette série. Et ne l'ayant pas revu depuis la fin de Merlin, j'ai saisi l'occasion quand j'ai vu qu'il tenait le rôle principal de cette courte série britannique (6 épisodes seulement). J'aime bien ces petites séries anglaises, et qui plus est j'étais curieuse de voir de quoi Colin Morgan avait l'air, dans un autre rôle. Malheureusement, si bon soit-il (ainsi que les autres acteurs d'ailleurs, à commencer par Charlotte Spencer), je n'ai pas accroché à cette série, et c'est bien parce qu'elle était courte que je l'ai entièrement regardé. Sans quoi, j'aurais probablement fini par abandonner, je suppose. Je ne suis pas certaine que ce soit foncièrement mauvais au sens propre du terme ceci dit, je pense avant tout que ce n'était pas fait pour moi, tout simplement. Je m'en doutais un petit peu avant de commencer, remarquez : le surnaturel (quand il est présenté tel que la série le fait, du moins) n'a jamais été mon genre de prédilection. Mais bon, au moins j'aurais essayé.

En fait, je pense que mon article va être court parce que je n'ai pas des masses de choses à dire. Ce n'est pas comme si j'avais trouvé la réalisation nulle, les acteurs mauvais, les personnages inintéressants ou que sais-je encore... Je me suis juste ennuyée ferme. Vraiment. Je n'ai rien pourtant, contre les séries à l'ambiance et au rythme lancinants, mais je ne sais pas, là, la sauce n'a pas pris. Il n'y a que le dernier épisode que j'ai trouvé intéressant. Ce qu'il dévoilait m'a semblé quelque peu incohérent quand j'y repense, mais ce qu'il proposait m'a véritablement intéressée dans la démarche. Mais bon, il aura fallu attendre le dernier épisode, donc ça ne sauve pas l'ensemble. Le reste du temps comme je l'ai dit, je m'ennuyais, ce qu'il se passait à l'écran, si étrange que ce soit pourtant, ne me passionnait guère.

À la limite, les échanges entre Nathan et sa femme et l'évolution de leur relation de couple était ce qui m'intéressait le plus, au milieu de tout cela. Mais encore une fois, trop peu pour racheter le tout. Le truc, c'est qu'en plus j'avais une impression de fouillis. De ne pas voir/comprendre où la série voulait nous emmener. Entre les « cas du jour » si l'on peut dire, le fil rouge et le reste, j'ai trouvé tout cela très embrouillé, et c'est sûrement aussi cette façon de faire les choses, qui m'a lassée, quand j'ai compris que tous les épisodes seraient ainsi.

Pourtant, Colin Morgan me semble impeccable dans le rôle de cet homme que l'on voit sombrer, rattrapé par la mort -inacceptable, forcément- de son enfant. Il était très poignant, notamment lors du dernier épisode. De même pour sa femme, jouée par Charlotte Spencer qui était assez émouvante lorsqu'il le fallait. Même les acteurs autour, qu'ils soient récurrents ou de passage, étaient très bien (très contente de revoir Robert Emms au passage, que je n'avais pas revu depuis l'annulation d'Atlantis). Le casting était à la hauteur, c'est certain.

Ah si tenez, j'ai bien aimé la musique. Le générique était très approprié, et les musiques de fond également, et toujours judicieusement utilisées.

Je dirai que dans la démarche, ce qui changeait et était bien vu, c'était de ne pas tellement exorciser les démons (quelle que soit leur forme) à coup d'eau bénite ou d'incantations, mais via la psychanalyse et la psychologie. Ce côté là était intéressant en soi. Mais encore une fois, avec moi ça n'a pas pris. Cela dit j'ai trouvé ça et là sur Internet des critiques largement plus positives que la mienne, et c'est vrai que comme je le disais plus haut, je pense que c'est surtout que ce n'était pas fait pour moi, pas que c'était nul. Dommage Colin, à la prochaine ;) !

18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 00:51

Articles sur la série ICI et ICI.

 

Attention, spoilers !

Je ne cesse de me répéter d'articles en articles, que The Americans est une série de qualité. Ce n'est certainement pas cette 4ème saison qui me fera penser autrement. Les choses prenaient un sacré virage la saison passée, et The americans a parfaitement géré ces tournants. Le job des Jennings est toujours la raison d'être de la série, mais les conséquences sur ce couple (ou partenaires) et leur vie en général, sont passionnantes.

Je crois que j'ai tout spécialement aimé la première moitié de la saison, ce qui est assez étonnant car je remarque que je suis plutôt du genre à aimer les derniers épisodes que les premiers, habituellement. Mais vraiment, toute cette histoire avec Martha m'a passionnée, je n'ai pas d'autre terme qui convienne mieux que celui-ci. Martha, secrétaire au FBI, embobinée par Philipp depuis le début, est sur le point d'être percée à jour par ses collègues. Et Philipp cette saison, va tout faire pour la sortir de là, l'envoyer en Russie afin que rien ne lui arrive aux Etats-Unis, car si jamais le FBI se rend compte de ce qu'elle fait, elle est cuite. Seulement Martha ne sait pas vraiment tout à propos de Philipp, même s'il lui a dévoilé 2 ou 3 trucs petit à petit. Il doit donc lui expliquer tant bien que mal qui il est, ce qu'il fait -sans entrer dans les détails bien sûr-, et à terme, lui faire accepter l'idée de partir pour un pays dont elle ignore tout, et dont elle ne parle même pas la langue ! Et lui faire admettre qu'il ne pourra partir avec elle, en prime. Elle qui est complètement amoureuse de cet homme depuis le début. Franchement, la pauvre femme, quand on y pense... Ces épisodes là sont véritablement poignants parce que Martha est prise dans un tourbillon hallucinant et honnêtement je m'attendais à une chute plus tragique pour elle. Je la voyais vraiment mettre fin à sa vie, vu comme cela partait. Cela aurait été très injuste pour le personnage, mais je ne voyais pas comment elle pouvait se sortir de là d'une autre manière... En tous cas l'actrice m'a vraiment émue et son histoire m'a toujours intéressée au fil des saisons, mais là c'était du grand art en terme de psychologie des personnages, et d'écriture !

 

Et du coup pendant ce temps là, l'agent Beeman, qui a du nez quand même -enfin le jour où il apprendra qui sont vraiment ses voisins et amis, 'y a moyen qu'il le vive mal ceci dit ^^'-, sent bien que quelque chose ne va pas avec Martha. Et du coup avec son collègue il fouille, fouille... Le discrédit que cela jetterait sur le FBI si la secrétaire renseignait le KGB est aisément palpable... C'est pour cela qu'ils ne doivent pas se planter, et que cela sent autant le roussi pour Martha, et par extension, pour Philipp et Elizabeth !

Et ils ont du pain sur la planche par ailleurs cette saison encore, puisque ce qui avait été amorcé la saison passée avec Paige, leur fille aînée, continue. Paige sait désormais qui sont ses parents et quel est leur véritable « métier ». Elle va donc passer par différentes phases, maintenant qu'elle sait. Elle va poser des questions, vouloir en savoir davantage, ou à d'autres moments elle va s'éloigner d'eux et ne plus trop leur parler au contraire... Qui plus est c'est compliqué car elle a tout révélé au pasteur Tim et à sa femme, dont elle était proche, et maintenant le destin des Jennings est lié au pasteur Tim. De leur silence à leur sujet, dépend leur sort ! Ils doivent donc marcher sur des œufs et envisager toutes les possibilités... Paige en soi est un personnage pour lequel je n'ai pas tellement d'affection (le côté ado-adulte dans les séries, l'air très sérieux et propre sur elle, moi ça m'agace un tantinet...) mais par contre ce qu'elle représente est très important. Alors que Henry, le fils Jennings, se rapproche encore de l'inspecteur Beeman et de son fils, Paige elle, ne trouve même plus tellement de réconfort dans la religion puisqu'elle est désormais « obligée » de voir régulièrement le pasteur Tim et sa femme : rester proche d'eux quoi qu'il arrive est le meilleur moyen de s'assurer de leur silence, selon sa mère.

 

Et à côté de cela, Philipp est de plus en plus perdu. Il a du mal à admettre ce qu'on lui fait faire, ou les méthodes, et j'ai eu peur à un moment donné, que le Centre ne décide de supprimer Martha pour être tranquille. Philipp ne s'en serait pas remis ! Le fait que le Centre leur accorde des vacances, vu le métier qu'ils font, montre bien qu'Elizabeth et Philipp sont à bout et ont besoin de se retrouver avec leurs enfants, de faire une pause... Ils doivent gérer pas mal de choses et à certains moments on a l'impression que la situation leur échappe. Ils ont beau être bons dans ce qu'ils font, ils ne maîtrisent pas tout, et cela se voit.

Bref, que du bon encore cette année, à mon humble avis ! Et comme d'hab, j'ai bien hâte d'être à la saison 5, qui j'en suis sûre, sera d'aussi bonne facture !

16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:15

Un film d’animation réalisé par Hayao Miyazaki, et produit par le Studio Ghibli.

(1989)

Kiki est une jeune sorcière, qui en tant que telle, doit quitter à 13 ans le foyer familial pour vivre un an dans une autre ville.

Elle s'établit dans une ville qui lui plaît et créé, grâce à l'aide d'une sympathique boulangère, un service de livraison rapide grâce à sa capacité à voler sur son balai magique.

Kiki la petite sorcière est encore une réussite de Miyazaki. La particularité cette fois est que l'on n'a pas de « méchant » dans l'histoire. Kiki est certes une sorcière, mais une gentille, et l'on suit sa nouvelle vie dans laquelle elle doit se débrouiller seule. Les obstacles qu'elle affronte sont ceux de la vie et du quotidien, mais il n'y a personne en soi, pour lui nuire et s'opposer à elle. Du coup, Kiki se fait plutôt aider et entourer, par les gens qu'elle rencontre, plutôt que de s'opposer à eux. A commencer par ses parents d'ailleurs : elle ne quitte pas le nid familial parce qu'elle s'y sent mal, mais parce que cela fait partie de son initiation, tout simplement. Mais cela ne rend pas le film plus ennuyeux pour autant. En effet, les aventures de Kiki, son installation, ses livraisons, ses rencontres, remplissent parfaitement le film et je ne me suis jamais ennuyée une seconde devant.

D'abord, c'est comme toujours, très joli. Très bien animé, très rond, plein de détails... Kiki est toute mignonne, mais tous les personnages sont réussis, ainsi que les décors, et tout est très dynamique. Les mouvements sont très bien rendus (notamment lors des scènes où Kiki vole)... La ville dans laquelle Kiki s'installe a un côté très occidental dans son architecture, pour le coup, au lieu que l'on soit dans le traditionnel. Mais cela fait tout son charme. Enfin j'aime le style de ce studio donc je me répète de films en films, mais voilà ^^.

Pareil, la musique est encore signée Joe Hisaishi et sachant que son travail ne me déçoit jamais... C'est encore une fois une jolie BO, pas trop présente (les moments de calme, c'est important).

Kiki en soi, est vraiment un bon personnage. Les jeunes filles/femmes dans les films de Miyazaki font toujours de belles héroïnes, et Kiki ne fait pas exception à la règle. Elle est joyeuse, charmante, intelligente... Elle est aussi à un tournant : c'est le passage de l'enfance à l'âge adulte, que symbolise cet apprentissage dans une nouvelle ville pendant un an. Kiki va y faire de belles rencontres (notamment la boulangère Osono qui va lui offrir un toit et son aide), mais elle va aussi connaître le doute (problème de confiance en soi, problèmes d'ordre matériel...), avant de reprendre courage et confiance en elle petit à petit. Et c'est vrai que même si le film n'est absolument pas dans le registre action ou suspens, ses tribulations avec son fameux service de livraisons rapides, sont intéressantes, et cela fait grandir le personnage. Au final, comme le montre la fin du film avec la lettre que Kiki a envoyé à ses parents, la jeune sorcière est devenue indépendante et est heureuse dans sa nouvelle vie qu'elle s'est choisie elle-même, et qu'elle a construite part ses propres moyens.

C'est par ailleurs, teinté d'humour, notamment grâce à la présence de Jiji, le chat noir de Kiki avec lequel elle peut communiquer, et dont les remarques sarcastiques sont assez comiques.

Comme la plupart du temps dans les films de Miyazaki, le vol et les machines volantes sont importantes. On le voit bien sûr avec la grande place dans l'histoire que tiennent les vols de Kiki sur son balai de sorcière, mais aussi avec le jeune garçon -Tombo- qui veut se lier d'amitié avec elle, et ses machines volantes.

Au final, Kiki la petite sorcière est peut-être un film moins aventureux ou moins épique que d'autres du maître, mais il reste très mignon et touchant. En tous cas, il m'a bien plu :).

Published by Marluuna - dans J-Dramas-J-movies
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 15:48

Lee Jun Ki : Jang Tae San

Park Ha Sun : Seo In Hye

Kim So Yun : Park Jae Kyung

Ryu Soo Yung : Im Seung Woo

Lee Chae Mi : Seo Soo Jin

Jo Min Gi : Moon Il Suk

Kim Hye Ok : Jo Seo Hee

 

16 épisodes

2013

 

18/20

Jang Tae San tient une boutique de prêt sur gages. Jeune homme au passé de petit gangster, il n'est pas forcément quelqu'un de recommandable. Lorsque son ex petite amie, In Hye, vient le trouver et lui apprend qu'il a une fille de 8 ans, Soo Jin, Tae San est tout de même perturbé. Plus encore lorsqu'il se trouve être le donneur compatible, celui qui pourra sauver cette enfant qu'il n'a jamais connu, de sa leucémie...

Mais à quelques jours de l'opération, Tae San est accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Il s'évade alors, et n'a qu'une idée en tête : échapper à la police et à ceux qui lui ont collé ce crime sur le dos et veulent le faire taire, jusqu'au jour de l'opération...

J'ai fini récemment Two weeks, achevant ainsi la longue liste des dramas que j'ai commencé il y a des années de cela, et jamais terminé. Pas parce que je n'aimais pas, bien au contraire, mais parce qu'à l'époque, impossible de trouver la traduction au-delà des 3-4 premiers épisodes. J'ai cherché, cherché, mais je n'ai rien trouvé. Et au bout d'un moment, j'ai fini par oublier... Et puis il y a quelque temps, j'ai fini par y repenser, et j'ai trouvé tous les épisodes traduits ! Je les ai tous pris, mis de côté, et j'ai enfin pu reprendre et terminer cet excellent drama de mon acteur coréen fétiche, Lee Jun Ki.

Excellent drama, oui, de mon point de vue. Les 16 épisodes s'étalent en fait sur 15 jours. Les 15 jours entre le moment où débute notre histoire et où Tae San est accusé de meurtre, et le jour fatidique de l'opération de Soo Jin, pour laquelle Tae San, donneur compatible, doit se présenter en bonne santé et sans blessure. Il y a donc un côté course contre la montre, qui fait que le drama est très rythmé et plein de suspens. Il y a certes des phases plus calmes, d'explications, de flashbacks aussi, mais globalement le but de Tae San est de sauver sa peau, donc il ne peut pas se reposer. Il pourrait se rendre à la police, mais sachant que les coupables ont le bras long, il a peur pour sa vie même en prison. Et il tient absolument à sauver Soo Jin, donc il n'a d'autre choix que de fuir et de chercher la preuve qui l'innocenterait du crime. On ne s'ennuie donc jamais car soit on court avec Tae San, soit on apprend à le connaître un peu mieux, au-delà de l'image peu flatteuse qu'on a de lui lors des premiers épisodes.

 

Tae San nous est montré en effet comme quelqu'un de pas spécialement fréquentable, au départ. Il n'est pas très aimable, il a fait de la taule, et en plus on apprend qu'il a largué In Hye en lui demandant de se faire avorter, car il ne l'aimait pas, et donc il n'aimait pas non plus cet enfant à venir... Pas spécialement un mec bien, quoi. Mais bien sûr, Tae San est plus que ça, et tout au long de ces 16 épisodes, on assiste à sa rédemption. On n'excuse pas ses actes passés, et ça j'ai bien aimé, mais on nous donne les éléments manquants, et des explications. Pourquoi il a quitté In Hye de cette manière violente, pourquoi sa vie est telle qu'elle est... On apprend à le connaître via les flashbacks -bien amenés- et on veut qu'il s'en sorte au final. Pas seulement parce que de sa survie, dépend la vie de sa petite fille, mais aussi pour lui. Parce qu'on s'y attache, on compatit -il morfle quand même sévèrement dans ce drama !-, et on veut qu'il ait sa fin heureuse ! Pas forcément une où il retrouve In Hye -même si les flashbacks de leur histoire passée font apprécier ce couple-, mais une où il pourra être vivant, libre, et heureux. Et puis la capacité de débrouillardise et de survie de Tae San est quand même impressionnante ! C'est là qu'on voit que quand il se sert de sa tête, il y a du potentiel. Il résiste à tout. Bon, il prend cher au passage, et au moins c'est plus crédible, mais il s'en sort souvent parce qu'il est réfléchi, pas seulement parce qu'il a des coups de pouce.

Et heureusement qu'on s'y attache, ceci dit, parce que même s'il y a d'autres personnages bien sûr, et des très bien, le drama tourne quand même essentiellement autour de Tae San. Il est présent à l'écran la grande majorité du temps et sinon, les discussions tournent autour de lui, donc si on ne l'aime pas ou si on ne s'intéresse pas à son sort, il me paraît difficile d'apprécier le drama un tant soit peu... Et puis certes j'adore Lee Jun Ki, je trouve que c'est un excellent acteur donc je manque d'objectivité, mais quand je le vois jouer comme il le fait dans Two Weeks, ça me donne raison aussi ! Ses larmes sonnent juste, ses colères aussi... Et les scènes où il s'imagine en train de discuter avec Soo Jin le rendent touchant. Et quand on le voit dans les flashbacks, il joue vraiment un Tae San très différent. Bref, encore une fois, Lee Jun Ki m'a impressionnée.

In Hye évidemment, a un rôle plus terne. C'est la mère de Soo Jin, et elle passe le plus clair de son temps à veiller sur sa fille malade, alors c'est vrai que la pauvre n'est pas à son avantage, car c'est surtout une femme perpétuellement inquiète, et épuisée. C'est rafraîchissant de la voir dans les flashbacks, aussi enjouée, aussi souriante, quelque part... Ca me l'a rendue sympathique (enfin au-delà du fait que de toute façon son courage en tant que mère est admirable), et c'est vrai que j'ai apprécié le petit couple qu'elle formait avec Tae San. Pour autant, c'est compliqué de vouloir qu'à la fin ils se retrouvent, parce que le compagnon actuel de In Hye, Seung Woo, m'était très sympathique. C'est un homme qui considère Soo Jin comme sa propre fille, qui est présent à 100% dans sa vie et celle de In Hye et c'est foncièrement un type bien, alors je ne voulais pas le voir sur la touche à la fin, pour être honnête. Mais c'est bien, ça change, parce que dans 90% des cas, le « deuxième homme » aurait été un salaud, ou un mec qu'on n'aimerait pas plus que cela, et là ce n'était pas le cas du tout, donc c'était bien.

Seung Woo est par ailleurs inspecteur de police et comme le hasard fait « bien » les choses, c'est lui qui est chargé de la traque de Tae San ^^'. Sans savoir, dans un premier temps, qu'il s'agit là du vrai père de Soo Jin et de sa seule chance de survie (et qu'il vaudrait mieux ne pas le buter, du coup). En effet In Hye a toujours dit à sa fille que son père était mort, et même à son compagnon actuel, elle n'a pas révélé l'identité du donneur... Du coup Seung Woo est un peu coincé entre son devoir de policier son amour pour sa compagne et celle qu'il considère comme sa fille... Le personnage n'a vraiment pas une position facile.

 

Soo Jin est un personnage moteur, car bien sûr c'est pour elle que Tae San s'enfuit. Parce que s'il lui arrive malheur, Soo Jin ne peut plus espérer de rétablissement. Et c'est l'occasion pour lui d'enfin faire quelque chose de bien, de désintéressé. Il est même près à se livrer aux vrais coupables et à se laisser abattre, après l'opération. J'ai trouvé que pour une enfant, l'actrice qui jouait Soo Jin était encore assez bien, ce qui n'est pas toujours le cas avec les enfants. Le côté « enfant-adulte » était parfois un peu trop (au sens de trop peu crédible) et agaçant, mais sinon elle était mignonne et il va sans dire que son rétablissement était souhaitable, à moins d'avoir un cœur de pierre !

La procureur Park Jae Kyung avait ses bons moments et d'autres plus mauvais, notamment au début du drama. Je comprends bien sa motivation dans cette affaire (double puisque c'est à la fois pour la mort de son père il y a des années, et pour celle de son indic qu'elle agit), mais c'est vrai que dans les premiers épisodes, son côté exalté (et du coup, surjoué), était énervant. Je l'ai nettement mieux aimé dans la seconde partie du drama, quand elle commence à comprendre que Tae San a été injustement accusé et qu'elle souhaite l'aider. Leur tandem inattendu était bienvenu, il fonctionnait très bien !

Du côté des méchants, Moon Il Suk et Jo Seo Hee sont alliés pour une histoire de gros sous, et ont décidé de faire de Tae San leur bouc émissaire, comme Moon Il Suk l'avait déjà fait des années plus tôt d'ailleurs. Je n'ai pas grand chose à dire d'eux. Bien sûr ils étaient importants car leurs actions avaient une influence sur l'histoire, mais en tant que tels, ce n'était pas des personnages ultra sophistiqués. J'ai déjà vu des méchants plus marquants.

Le drama ne nous parle de la maladie de Soo Jin que comme ressort scénaristique. Néanmoins, les scènes à l'hôpital avaient leur importance et montraient de jolis moments entre Soo Jin et sa mère, ou avec Seung Woo aussi. Sans cesse, on nous rappelle que le temps presse, et que Tae San non seulement doit être présent pour l'opération, mais qu'il ne doit pas être trop abîmé en prime (ce qui est compliqué vu qu'il se fait battre, tirer dessus, et j'en passe ^^')...

A côté de cela, il y a bien sûr la recherche de la preuve qui l'innocentera du crime, le fameux appareil photo. La recherche avance mieux bien sûr, quand toutes les parties s'allient, et à ce sujet j'ai apprécié que la procureur, puis l'inspecteur, comprennent assez vite que Tae San est innocent et cherchent à entrer en contact avec lui pour l'aider, et non pour le stopper.

Two Weeks est typiquement le genre de drama dans lequel je m'implique totalement. Les enjeux me parlent, les personnages aussi, je suis complètement prise dedans. La mayonnaise a pris, quoi. C'est à mes yeux un très bon drama, que je recommande !

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 21:56

Article sur la saison 1 : ICI.

Il y a environ un an de cela, je parlais de la première saison de The Odd couple, la nouvelle série de Matthew Perry. Je me montrais plutôt réservée globalement, car la première saison avait de bonnes idées, de bons personnages, mais ne les développait guère, et les plaisanteries ne fonctionnaient pas toujours. Du coup, même si j'admets avoir passé de bons moments devant, ce n'était pas non plus la grande éclate. Néanmoins, j'étais contente que la série soit renouvelée (Mathhew Perry oblige), tout comme je le suis aujourd'hui un an plus tard, car j'ai appris il y a peu que nous aurons bien droit à une saison 3.

Et je suis d'autant plus contente que, sans comparaison possible -de mon point de vue en tous cas-, j'ai beaucoup plus aimé cette seconde saison ! C'était beaucoup plus dynamique, plus drôle aussi, et on a creusé un peu les personnages (toutes proportions gardées bien sûr, cela reste une série comique en premier lieu). En d'autres termes, j'ai trouvé que The Odd couple fonctionnait mieux cette année. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions, mais on ne m'ôtera pas de l'idée que la série s'est quand même nettement améliorée, tout simplement. Et ça, c'est plutôt cool. Je serai donc présente, avec d'autant plus d'enthousiasme, pour la troisième saison.

Le thème principal reste bien sûr l'association entre le très rigide et très méticuleux Félix, et le bordélique Oscar, qui vivent en colocation après leurs divorces respectifs. La dynamique fonctionne toujours très bien (il faut dire que Matthew Perry et Thomas Lennon sont impeccables, chacun dans leur rôle), et les personnages ont droit à des scènes très drôles (et ce, dès le premier épisode), et d'autres aussi plus « touchantes » (enfin je mets des guillemets, car on est loin des violons, hein ^^'), car derrière tout cela, ils sont avant tout très amis ! On le voit à certains moments, quand ils s'affrontent pour prendre la présidence de l'immeuble, quand Félix veut apprendre à conduire, ou encore quand on apprend pourquoi Félix ne joue plus aux échecs...

Qui plus est cette saison, chacun d'eux est en couple, et forcément, cela joue sur eux, et sur leur relation. Félix forme un couple des plus adorables avec Emily (personnage que j'aimais déjà beaucoup l'an passé), et j'ai hâte de voir ce que l'avenir réserve à leur relation, vu la fin de la saison 2. Quant à Oscar, il trouve son bonheur auprès de sa voisine Charlotte, qui est piquante à souhait et leurs joutes verbales font tout le sel de leur relation (à suivre également l'an prochain). Charlotte est en prime, interprétée par Teri Hatcher, que j'ai plaisir à retrouver depuis la fin de Desperate Housewives, et qui fait du bon boulot (en plus je trouve que l'alchimie est là, avec Matthew Perry).

Les seconds rôles sont toujours aussi drôles : Teddy, le manager d'Oscar, mais aussi Dani, qui est un peu plus impliquée cette saison, et c'est tant mieux. Et puis on a des associations inattendues qui marchent bien. Par exemple l'épisode où, bien involontairement, Oscar a un rencard avec l'ex-femme de Félix... Ou encore l'épisode -que j'ai vraiment aimé- où Félix demande à Emily et Oscar de passer du temps ensemble pour apprendre à s'apprécier, comme il tient à ce que tout se passe bien entre son meilleur ami et sa copine...

Bref, sans non plus que The Odd couple soit la série comique de la décennie, j'ai trouvé qu'elle fonctionnait mieux cette année, à bien des égards. J'ai enchaîné les épisodes aussi, cela joue peut-être, mais quand même. J'espère du coup, que la saison 3 sera dans la même veine :).

8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 23:30

Un film d'animation réalisé par Chris Renaud et Yarrow Cheney.

(2016)

Max est un chien qui vit à Manhattan avec Cathy, sa maîtresse bien aimée. Quand elle part travailler la journée, il reste là à attendre qu'elle rentre, ou à discuter avec les animaux voisins.

Mais un jour, Cathy rentre avec Duke, un énorme chien sauvé de la fourrière. Duke est bien décidé à se faire sa place dans cet appartement, et Max ne veut pas partager sa Cathy. A force de se chamailler, ils se retrouvent égarés, pris par la fourrière et délivrés par Pompon, un lapin leader des animaux abandonnés par leurs maîtres et qui font la guerre aux humains. Prétendant adhérer à ses idéaux par crainte, Max et Duke espèrent rentrer chez eux...

Il y a quelques années, on nous proposait avec « Toy's story », de voir ce que font les jouets, lorsque nous ne sommes pas dans les parages. « Comme des bêtes » reprend un peu cette idée, mais avec des animaux de compagnie, cette fois. Chats et chiens bien sûr, mais aussi hamster, oiseau, et bien d'autres encore... Et je peux vous dire qu'ils ne chôment pas, quand leurs maîtres ne sont pas là ! On dit qu'ils ne glandouillent rien de la journée, mais c'est faux, ils n'arrêtent pas ^^' !

Le film a des gags vraiment bien vus, qui parleront à qui a, ou côtoie, des animaux : le chien qui bloque devant une « baballe » ou un papillon, le chat qui ne se contient plus devant un laser rouge... J'avoue que je me suis bien marrée, rien qu'avec cela. La bande-annonce faisait déjà envie (le caniche qui écoute du metal dès que son maître a le dos tourné, moi ça m'a fait ma journée XD), mais fort heureusement, tout n'était pas dedans, et le film a encore pas mal de bons gags sous le coude !

Le clou du spectacle qui n'était pas encore trop dévoilé dans la bande-annonce, c'est sans aucun doute le lapin blanc complètement ravagé, Pompon. Ce lapin, je vous jure, je crois que j'en ai pleuré à certains moments, tant il est givré et à fond tout le temps. Et puis la voix de Willy Rovelli, c'est du pur génie ça ! L'avoir choisi, avec la voix qu'il a, pour doubler un tel personnage, c'est démentiel. Pompon voue une haine féroce aux humains, depuis que son maître l'a abandonné (il appartenait à un magicien qui s'en servait pour ses tours). Sous terre, c'est tout un monde qu'il a réuni sous ses ordres : serpents, cochons, crocodiles... Tous des animaux abandonnés, qui sont ravis de recueillir Duke et Max, qui prétendent avoir assassiné leur maîtresse. Mais ils ne font pas illusion longtemps et bientôt, Pompon les pourchasse à travers la ville (ce qui donne lieu à des scènes tordantes ^^). Bref vous l'aurez capté, j'adore ce lapin XD !

Comme des bêtes a pas mal de scènes qui sont des références ou des clins d'oeil à d'autres films, également. Je n'ai certainement pas tout décelé, loin de là, mais j'ai notamment cru percevoir West Side Story, lors de la scène avec les chats dans la ruelle, ou bien encore Charlie et la chocolaterie (dans la fabrique de saucisses). C'est décelable pour les plus grands bien entendu, mais cette double lecture est toujours quelque chose de sympathique. Certes ce n'est pas aussi mordant ou tranché que dans un Shrek par exemple, mais ce n'est pas gênant. L'important je pense, est que l'on puisse s'amuser, petits comme grands, autour d'une histoire qui finalement a encore une morale simple, mais saine : on peut s'accepter même si on est différents, et apprendre à vivre ensemble.

Même si on se marre, il y a effectivement une vraie histoire derrière. Celle de Max et Duke. Max est un chien qui ne jure que par sa maîtresse, Cathy, et pour qui l'arrivée de Duke, un autre chien que Cathy a sauvé de la fourrière, va perturber le train-train quotidien. A force de se faire des crasses, ils se font chopper par la fourrière avant d'être récupérés par Pompon, donc. S'ensuivent alors pas mal de péripéties pour rentrer chez eux, tandis que de leur côté, leurs amis tentent de les retrouver, menés par Gidget, qui est amoureuse de Max. le groupe d'amis vaut surtout le coup pour la chatte, Chloé, ainsi que Gidget et le faucon, je dois dire ^^.

Et finalement il s'en passe, des choses en 1h30 (je crois) de temps ! On ne s'ennuie pas car tandis que l'on rit, c'est une vraie aventure à travers la ville (Manhattan en plus, pas le petit bled !), et l'on va de rebondissements en rebondissements. En effet, Max et Duke sont à la fois à la recherche de leur foyer (et au passage, on apprend à mieux connaître Duke), et poursuivis par Pompon et sa clique.

Qui plus est, c'est très très joli ! Dès les premiers plans, on nous montre Manhattan avec des lieux que l'on connaît via le cinéma ou les séries (oui, parce que je n'y suis jamais allée ^^'), comme Central Park par exemple, et le rendu est vraiment très beau !

J'ai vraiment aimé Comme des bêtes. Plus que je ne le croyais au départ, à vrai dire ! J'ai passé un bon moment devant et il va sans dire que je verrai la suite, annoncée pour 2018 :).

6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 23:15

De retour -assez rapidement quand même, je ne suis pas peu fière !- pour poursuivre le décorticage de la saison 6 de Game of Thrones. Enfin « décorticage »... Je ne fais que m'extasier sur ce qui me plaît et jeter des cailloux sur ceux qui sont trop méchants, mais enfin j'aime ça ^^ ! Et aujourd'hui sans plus attendre, on parle de l'épisode 2, intitulé « Home ».

Game of Thrones, 6x02, "Home"Game of Thrones, 6x02, "Home"

Et ça attaque fort puisque nous commençons l'épisode avec... Bran Stark ! Youhou ! Absent de la saison 5, j'avais très envie de le revoir, parce que bon, tout ce qui l'entoure est quand même fort intriguant, disons-le ! Je vous avouerai que vu qu'on ne l'avait pas vu depuis plus d'une saison, je ne savais plus trop où on en était (y a tellement de personnages déjà, alors si en plus on ne nous les montre plus, moi je perds le fil ^^). Mais cela m'est revenu presque aussitôt ^^ ! Nous retrouvons donc Bran Stark qui fait un petit tour dans le passé avec la Corneille à trois yeux. Rien que ça. Ces petits « voyages » (qui seront récurrents durant cette saison) sont bien sympas puisque Bran s'y trouve réellement (même si personne ne peut le voir) et se tient debout, n'étant plus paralysé. On apprend ainsi tout un tas de choses. Ici, la scène à laquelle il assiste lui montre son père, Ned Stark et son frère Benjen, ainsi que leur sœur Lyanna, alors enfants à Winterfell. On reconnaît alors, sous les traits du jeune garçon d'écurie appelé Wylis, notre bon Hodor ! Sauf qu'il parle, et a l'air bien différent du Hodor que l'on connaît... Evidemment à ce stade des événements -et sauf si l'on lit les bouquins je suppose-, difficile de voir où ces scènes nous mènent. Le passé c'est cool, on peut éventuellement apprendre des trucs, mais en quoi ça nous aide ? C'est ce que je me disais un peu bêtement au début, mais très vite on comprend que ces scènes nous apprennent des choses capitales, et le mot est faible (la fin de l'épisode 5, les gens !). Mais pour l'heure, on reste sur notre faim puisque Bran est ramené malgré lui au présent. Il est toujours avec Meera d'ailleurs, et ce brave Hodor donc. Evidemment cette scène maintenant a plus de sens, une fois que l'on a terminé la saison, mais c'est ça qui est bon ^^! 

Game of Thrones, 6x02, "Home"Game of Thrones, 6x02, "Home"

A Castleblack, Ser Davos et les fidèles de Jon Snow veillent toujours le corps de ce dernier, tandis que Thorne les somme de sortir, assurant que personne ne mourra... Ils se font dérouiller, lui et ses hommes, par les sauvageons, et cela commence à sentir le sapin, puisque ces fameux sauvageons décident qu'il est temps de brûler Jon Snow (en même temps, on va pas le garder comme ça éternellement...). C'est pas bien cool, parce que à ce stade du coup, le peur d'espoir que j'avais (le fameux « mais ils peuvent pas tuer Jon Snow ! ») a sérieusement pris du plomb dans l'aile >< !

On va ensuite faire un petit tour du côté de Port-Réal, où un gugusse se fait littéralement exploser la tête par la Montagne. Littéralement. Faut pas dire du mal de Cersei, à bon entendeur... Faut dire que la Montagne, déjà à la base on n'avait pas franchement envie de l'énerver, mais là, c'est même plus la peine... 

Ladite Cersei d'ailleurs, s'apprête à assister aux funérailles de sa fille (la douce Myrcella, morte empoissonnée, pour ceux qui auraient oublié...), mais on lui interdit l'accès. En effet, le roi Tommen lui ordonne de rester cloîtrée, « pour sa propre sécurité », à ce qu'il parait. On imagine donc bien l'état de Cersei, qui ne peut même pas dire au revoir au second enfant qu'elle perd... Elle qui, pour rappel, aime ses enfants plus que toute autre chose. C'est quelque chose de très cruel pour elle.

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D'ailleurs du coup, Jaime, en bon « tonton », sermonne un peu le Tommen. Il essaie de lui dire d'être un bon gamin, et de faire un pas vers sa mère, tout ça... On s'en doutait déjà depuis belle lurette, mais c'est vrai que dans ce genre de moment, on comprend bien que le pauvre Tommen n'a clairement pas les épaules pour ça. Contrairement à son psychopathe de frère, c'est un vrai gentil, mais justement. Il est paumé, et pas assez fort pour se dresser contre toutes les menaces qui pèsent, ou pèseront. Mais bref. Jaime tombe ensuite sur le Grand Moineau (vous savez, le papa d'Elizabeth dans Pirates des Caraïbes ^^') et en substance (je résume mais c'est quand quand même l'idée), il lui fait bien comprendre que ça ne l'empêcherait pas de dormir la nuit, s'il le zigouillait proprement. Notez bien que pour le coup, je serai assez d'accord avec Jaime, parce que bon le Grand Moineau et ses sbires, hein, on en a soupé...

Mais du coup, Jaime n'a pas prêché dans le vide puisque Tommen va de ce pas visiter sa mère et s'excuser de l'avoir empêché de venir à l'enterrement de Myrcella (ben oui m'enfin c'est un peu tard mon p'tit bonhomme...). Tommen avoue son incapacité à les aider, elle et Margaery, mais bien sûr Cersei ne le blâme pas, puisqu'elle l'aime de façon inconditionnelle (et puis elle n'a plus que lui maintenant...). A ce point des événements, on se dit que le jour où Cersei va péter une pile, ça va faire mal... On lui zigouille sa fille, on l'empêche de venir à son enterrement... Ajoutez à ça la mort de Joffrey et la marche de la honte la saison passée... Faudrait pas trop tirer sur la corde, là... Puis de la voir si calme, moi ça me glace...

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Une scène que j'ai beaucoup aimé, c'est celle où Tyrion, avec Varys sur ses talons, rend visite aux dragons de Daenerys, qui ne mangent plus. Tyrion a un petit coup dans le nez, ce qui lui fait un peu perdre toute prudence puisqu'il souhaite leur retirer leurs chaînes. Oui, Tyrion a déjà eu de meilleures idées, nous sommes d'accord. Et voilà qu'il s'approche des dragons, en leur racontant une histoire, lorsqu'il était enfant et que les dragons le fascinaient. J'ai beaucoup aimé ce monologue, principalement parce que Peter Dinklage continue de me clouer sur place entre son charisme, son phrasé et le timbre de sa voix... Quel acteur, sans déconner ! C'était assez drôle aussi, quand il s'en va tout intimidé et qu'il dit à Varys de l'empêcher de faire ce genre de choses. Mais c'était surtout une scène vraiment chouette, j'ai trouvé.

Et pendant ce temps-là, me demanderez-vous ? Et bien pendant ce temps-là, ailleurs, Arya Stark se prend une dérouillée. Etonnant, non ? C'est pas qu'on se lasse, m'enfin cet apprentissage où la gosse devient aveugle et se mange mandale sur mandale à chaque coin de rue, c'est quand même assez violent, vous admettrez... Mais bon, ça porte ses fruits puisque Arya passe le test : quand Jaqen H’ghar lui propose de lui rendre la vue (bien aimable, ce garçon...), elle refuse. Si. Bon, je ne vous cache pas que revoir ces scènes là une seconde fois ne me passionne pas plus que la première... J'aime beaucoup Arya, là n'est pas la question, mais je me demande tellement où tout cela nous mène...

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Mais nous nous dirigeons ensuite vers les riants Roose et Ramsay Bolton, qui apprennent que les soldats qui étaient partis à la poursuite de Sansa et Theon, ont tous été tués. Haha. Si en plus vous saviez que c'est une nana qui les a dessoudé...

Mais bonne nouvelle, Roose est de nouveau papa ! Sa chère et tendre vient de mettre au monde un beau fils... Un garçon... Un héritier, quoi. Et ce cher Ramsay, qui à ce stade de l'intrigue ne laisse plus de doute sur son côté cinglé et sa vilenie, poignarde son cher papa, sous couvert de le féliciter. Ecoutez franchement, ça n'a rien de bien surprenant : ce type est un déchet qui est tout excité quand il mutile des gens, et là en plus son père pond (enfin pas littéralement, m'enfin) un héritier, alors que lui à la base, est quand même un bâtard... C'était sûre que le vieux Bolton ne verrait pas l'hiver (en même temps l'hiver, depuis le temps qu'on nous le promet, vous me direz...). Mais Ramsay ne s'arrête pas en si bon chemin : il livre en pâture à ses chiens (thème récurrent de la saison, on vous dit) Lady Walda et le bébé. Si. Et là je vais être franche : bien qu'on ne voit rien en soi, on a les bruitages et tout, et c'était trop pour moi. La scène m'a vraiment dérangée, même s'il n'y avait rien de visible. Ce type est bon pour l'asile, quoi. Enfin non, on n'en est même plus là ><.

De leur côté, Brienne explique à Sansa qu'elle a rencontré Arya, mais qu'elle n'a pas pu honorer la promesse faite à Catelyn Stark (faut dire, elle a son caractère, Arya). Mais bon au moins Sansa a des nouvelles de sa sœur, c'est au moins cela de pris. Theon quant à lui, décide de repartir chez lui, tandis que Sansa met le cap sur Castleblack, autrement dit, sur Jon Snow, ouiiiii !! Ah mais... Il est mort Jon Snow au fait ><. Tss... J'en étais blasée d'avance rien qu'à m'imaginer la déception de Sansa une fois arrivée à destination, tiens. Ca fait des années qu'on attend qu'un Stark en recroise un autre (même si c'est un Snow ^^), on nous a même fait des blagues (oui oui, Bran et Jon qui passent à 3 mètres l'un de l'autre, je digère toujours pas...), et là que Sansa est motivée et que c'est jouable, Jon a eu la mauvaise idée de mourir ! Ca me tue ça, c'est le cas de le dire !

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En parlant de Theon justement, son père Balon se fait assassiner. Ce qui laisse donc un trône à prendre, or cela tombe à pic, puisque Theon rentre au pays. C'est pas beau ça ?! Bon, il y aurait comme qui dirait un souci pour nous faire un héritier, vu ce que Theon a subi (merci Ramsay !), mais sur le principe, hein... Quoique la frangine de Theon, Yara, a l'air de vouloir se positionner elle-aussi... Ce qui ne va pas être facile vu qu'elle est une femme, n'est-ce pas...

C'est à Castleblack que l'on finit l'épisode, et voilà-t-y pas que Ser Davos va chercher Melisandre et lui demande si dans sa grande bonté, elle ne voudrait pas nous ramener Jon Snow, des fois. Voilà une bonne idée, moi je dis !! Pourtant Davos ne porte pas Melisandre dans son cœur, c'est certain, mais sur ce coup-là, si elle pouvait y mettre du sien, ça nous arrangerait bien... Mais Melisandre doute de ses pouvoirs, elle est déprimée, tout ça... Elle essaie quand même, elle met tout son tintouin en place, mais rien ne se passe. Et purée je vous jure, j'y croyais. Je crois même que j'en ai cessé de respirer un moment ^^'. J'y ai tellement cru qu'à la limite, je n'imaginais pas qu'on puisse me la faire à l'envers. Et puis Melisandre s'en va, dépitée, et tout le monde quitte la pièce, et Jon est toujours mort. Et là j'étais, mais dé-goû-tée XD.

Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;

Et c'est donc sous le seul regard de Ghost, que Jon finit par ouvrir les yeux. Haha je le savais !! J'ai même pas (presque pas) douté !! Huhu ! Suite au prochain épisode, comme on dit...

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 22:33

Une mini-série créée par Susanne Bier, avec :

Tom Hiddleston : Jonathan Pine/Andrew Birch

Olivia Colman : Angela Burr

Hugh Laurie : Richard Roper

Elizabeth Debicki : Jed

Tom Hollander : Major Lance Corkoran

 

Série terminée en 6 épisodes.

 

D'après le roman de John le Carré.

Jonathan Pine est un ancien soldat britannique, aujourd'hui directeur de nuit dans un hôtel au Caire.

Après le meurtre d'une jeune femme dans son hôtel, il est recruté par une certaine Angela Burr pour enquêter sur l'alliance entre une agence de renseignement et un trafiquant d'armes, Richard Roper.

 

Les trois premières lignes du casting à elles seules, ont fini par me faire regarder cette courte série anglaise. En effet, le synopsis en tant que tel, ne me parlait pas plus que cela. Sans raison aucune mais c'est vrai que des fois on a plus envie de regarder un type de séries en particulier, par rapport à un autre. C'est vraiment parce que j'avais envie de regarder une courte série britannique, et donc parce que le casting était plutôt chouette, que je me suis finalement lancée. Et comme souvent, je dirai que ces anglais, y a pas à dire, ils savent poser une ambiance ! On est dans un climat où les choses sont souvent tendues (enfin surtout pour moi qui suis vite prise au jeu et qui stresse dès que le héros est en difficulté ^^).

En effet, Jonathan Pine, qui est à la base un honnête directeur de nuit dans un hôtel (et, chose que l'on apprend après coup, un ancien soldat) va se retrouver à infiltrer la « bande » de Roper, par un stratagème (il sauve son enfant d'en enlèvement) qui le fait entrer dans ses bonnes grâces. Le but est de le faire tomber en le prenant en flagrant délit, et Pine assure à Angela Burr, qui le recrute, qu'il n'a rien à perdre, mais quand même... Il y a quelques moments où on se dit qu'il va se faire pincer. Surtout que des fois, il joue franchement avec le feu... On n'en sait pas beaucoup sur Pine au final, quand on y pense, mais sa situation et sa motivation suffisent à nous faire nous inquiéter pour lui, et vouloir qu'il s'en sorte.

Et puis Roper est un méchant intéressant parce qu'il a beaucoup de style, beaucoup de classe, qu'on le veuille ou non. Il y a quelques scènes, si on les prend hors contexte, où il passe pour un type presque sympa, franchement. Bon, après on se souvient qu'il est trafiquant d'armes et que voir des gosses se faire allumer au napalm lui a juste fait penser qu'il pourrait se faire des sous, et en général ça calme bien... Mais tout cela pour dire qu'on n'a pas un type caricatural, l'incarnation du mal ou les grands rires machiavéliques. On a un type plus complexe, plus tordu que cela, et c'est justement cela qui le rend intéressant, et inquiétant aussi. Et puis Hugh Laurie est absolument parfait. Cela fait bizarre de le voir dans un tel rôle (et rasé de près ^^), mais il est très bon.

Même chose pour Tom Hiddleston d'ailleurs, qui est impeccable du début à la fin. Ses sourires charmeurs, sa haine contenue (en gros, Roper est responsable du meurtre de Sophie, une femme pour qui il avait le béguin, ce qui explique aussi son implication dans cette histoire), ses accès de rage, son calme olympien... Tout ce par quoi passe son personnage, Jonathan Pine, tout au long de ces 6 épisodes, est très bien retranscrit. On a peur pour lui, on vit vraiment les choses à fond, en espérant évidemment qu'à la fin, Roper tombe, et que Jonathan reste en vie. Et puis il est so british,ce Tom Hiddleston, quand même ^^' !

Du côté des femmes, ce n'est pas mal non plus. Olivia Colman (qui joue Angela Burr- est une merveilleuse actrice. J'adore cette femme, franchement. Je serai capable de pleurer juste parce que je la vois faire, tellement elle joue bien le désespoir (dans Broadchurch elle m'a achevée, je vous jure !). On la voit assez peu tout de même, comparé aux autres, mais son personnage est vraiment top, à être aussi déterminée, aussi hargneuse. Angela est enceinte jusqu'aux yeux et pourtant elle ne recule devant rien pour avoir la tête de Roper. Le tandem qu'elle forme avec son acolyte est bien sympa, en plus.

J'avais un peu plus de réserves concernant Jed, la compagne de Roper. Je voyais au début un personnage assez caricatural : la belle jeune femme qui ignore les vraies activités de son conjoint, mais qui profite bien de tout ce pognon, et qui est un peu bécasse sur les bords. Bon, le personnage n'est pas fondamentalement original, mais elle est plus attachante que je ne l'aurais cru, surtout à mesure que passent les épisodes. Et j'avais vraiment envie qu'à la fin, elle parte le plus loin possible de Roper avant qu'il ne soit trop tard.

On n'a pas vraiment de scènes d'action en soi. C'est une série sur un type sous couverture, donc on la joue discret, on ne fonce pas dans le tas façon « Piège de cristal » (que j'adore par ailleurs, ça n'empêche pas ^^'). Mais ça n'en est pas moins palpitant pour autant, bien au contraire. Pour tout dire, je ne m'attendais pas à spécialement apprécier la série lorsque je l'ai commencé, alors c'est réellement une bonne surprise ! Je la conseille même à qui aime les séries anglaises de bonne facture :) !

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