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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 00:50

Une série créée par Peter Morgan, avec :

Claire Foy : Élisabeth II

Matt Smith : Philip Mountbatten

Vanessa Kirby : Margaret

John Lithgow : Winston Churchill

Alex Jennings : Édouard VIII

Victoria Hamilton : Elizabeth Bowes-Lyon

Jeremy Northam : Anthony Eden

Jared Harris : George VI

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

 

The Crown nous raconte la vie (privée et publique) de la reine du Royaume-Uni Élizabeth II.

La saison 1 couvre son accession au trône à la mort de son père le roi Georges VI jusqu'à ses premières années de règne, au début des années 50.

Chaque saison couvrira une décennie de son règne.

 

Attention, pépite. The Crown est une grande série. Grande par sa justesse, sa crédibilité. Par la qualité indéniable de ses acteurs (et actrices), l'écriture, la mise en scène. C'est quand même assez génial, quand on aime regarder des séries, de tomber de temps à autres sur une qui, l'air de rien, discrètement, se révèle être de qualité supérieure à la production standard. J'ai beau être bon public, regarder toutes sortes de séries et apprécier un simple divertissement efficace, de temps à autres, regarder une série de grande qualité, cela fait quand même plaisir.

The Crown nous raconte dans sa première saison, les premières années de règne d'Elizabeth II, l'actuelle reine d'Angleterre (entre autres titres). Son accession au trône après le décès de son père Georges VI, et ses premières années de jeune souveraine, quelques années seulement après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Nous suivons sa vie privée (son mariage avec le Duc d'Edimbourg, la relation tumultueuse de sa jeune sœur Margaret avec un homme divorcé...) que sa vie publique (son couronnement, ses apparitions, ses entretiens hebdomadaires avec son Premier Ministre...). Chaque saison explorera une décennie de son règne : la saison 2 par exemple, va apparemment s'intéresser à l'éducation de ses enfants (le Prince Charles notamment) et à la vie de Philip. On y verra aussi la rencontre avec le Président américain Kennedy (Michael C. Hall tiendra ce rôle, ce qui est une bien bonne nouvelle !).

C'est une Angleterre entre tradition et modernité qui nous est dépeinte là. Un grand pays, un pays qui n'a pas cédé devant le nazisme (le Premier Ministre Churchill incarne cet aspect), avec de solides valeurs et un respect de la Couronne en tant que symbole. Et de l'autre côté il y a le Duc d'Edimbourg qui aimerait « vivre avec son temps » pour le dire simplement, et qui ne voit pas par exemple, pourquoi Margaret ne pourrait pas épouser l'homme qu'elle aime sous prétexte qu'il est divorcé, chose que le Cabinet et l'Eglise ne peuvent cautionner.

Il faut dire que la famille royale est encore marquée par l'abdication d'Edward VIII (qui a renoncé au trône au bout de seulement quelques mois pour justement pouvoir se marier avec une femme divorcée). C'est ainsi que Georges VI est devenu roi et que la jeune Elizabeth était la prétendante au trône. Ce roi qui a renoncé à la Couronne, a dû s'exiler et même lorsqu'il revient au pays à la mort de son frère, la famille le tolère à peine, refusant que son épouse assiste aussi bien aux funérailles qu'au futur couronnement d'Elizabeth. Ce fait est plusieurs fois évoqué au cours de cette première saison, comme une mise en garde : comme si le moindre écart, la moindre tolérance qu'elle pourrait avoir (à l'égard de sa sœur notamment, ou de son époux épris de liberté), ferait vaciller la Couronne, comme son oncle a pu le faire des années auparavant.

On prend ainsi petit à petit conscience de la lourde charge qui s'est abattue sur cette toute jeune femme. Elle ne peut plus être une épouse ou une mère, ni même une femme : elle est la reine avant tout. Son mariage avec Philip, présenté comme très heureux au début (il s'agit bien d'un mariage d'amour) bat de l'aile petit à petit. Obligée de garder le nom des Windsor et de ne pas porter celui de son époux, ce dernier a l'impression de voir sa liberté se réduire. Il ne peut plus agir comme il l'entend et doit s'agenouiller devant sa femme, la reine. Il sort beaucoup avec des amis et ne cache pas son ressentiment, devant cette liberté qui lui est retirée. Même chose pour Margaret, la sœur de la reine, qui ne peut épouser l'homme qu'elle aime sous prétexte qu'il est divorcé. Chacun se plaint (avec raison) de cette liberté perdue, mais ce qu'Elizabeth ne dit pas, c'est qu'elle n'en a guère plus qu'eux, au fond. Entre le Cabinet, l'Eglise et ce qu'il convient de faire de manière générale, elle est bel et bien la reine, avant toute autre chose. Mais c'est une femme intelligente et capable, contrairement à ce que pensent certains. J'ai bien aimé par exemple l'épisode où elle se rend compte, à force de côtoyer des personnages importants, de son ignorance. Elle a reçu une éducation particulière, où elle apprenait les usages, les coutumes, la Constitution, mais rien en terme d'enseignement général. Rien en philosophie, en histoire, etc... Et elle fait ainsi appel à un professeur particulier pour lui apprendre toutes ces choses. C'est même dommage que cet axe n'ait pas été poursuivi en toile de fond sur plus d'épisodes car j'aimais bien cette idée. Quand la saison s'achève en tout cas, ce n'est plus la même Elizabeth qu'au début. Les adieux avec Churchill alors qu'il démissionne, sont très symboliques : il n'a plus rien à lui enseigner, et elle le remercie d'avoir si bien servi son pays durant tout ce temps... Une page se tourne.

Claire Foy et Matt Smith brillent, dans les rôles d'Elizabeth et Philip. Ils sont parfaits, individuellement et ensemble. Mais j'avoue que j'ai été très impressionnée par John Lithgow, qui campe un magnifique Churchill. Le personnage en soi est déjà impressionnant pour ce qu'il représente et incarne, même s'il est vieillissant, et l'acteur est absolument génial de charisme, de prestance et de justesse.

The Crown n'est jamais trop bavarde : même s'il y a de forts belles scènes et de bons dialogues, elle sait aussi se taire et nous laisser voir par nous-même ce qu'il faut. Elle a un équilibre parfait entre tous les aspects qu'elle aborde, et tout cela est très bien joué par un casting de haute volée. Vivement la saison 2, c'est tout ce que j'ai à dire !

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 20:00

« Pourquoi pas Evans ? » est un roman policier d'Agatha Christie publié en 1934.

 

Durant une partie de golf, Bobby découvre un homme manifestement tombé d'une falaise, qui agonise. Juste avant de mourir, l'homme murmure « Pourquoi pas Evans ? », ce que Bobby trouve être de bien curieuses dernières paroles... Dans la poche de l'homme, une photo d'une belle jeune femme.

La sœur de la victime et son époux furent retrouvés grâce à la photo et identifient le corps. Mais Bobby trouve étrange que cette soi-disant sœur ne ressemble pas du tout à la photo. L'enquête conclue à un accident, mais lorsque l'on tente d'empoisonner Bobby, les choses prennent une autre tournure.. Son amie Frankie décide d'enquêter, persuadée qu'il s'agit d'un meurtre...

 

Dans ce roman, point de Miss Marple ni de Hercule Poirot. Ce sont deux détectives amateurs qui vont mener l'enquête : Frankie et Bobby. Deux jeunes gens amis d'enfance : elle est de situation sociale plus élevée, et lui est le fils du pasteur du village. Bobby est amoureux d'elle, mais leur condition sociale différente ne lui permet pas de se déclarer. Le hasard va les faire se rapprocher. En effet, Bobby est témoin de ce qui passe au départ pour un simple accident, par le fruit du hasard. Mais il soupçonne petit à petit un meurtre, à cause de l'attitude curieuse du couple venu réclamer le corps, et bien sûr de la tentative d'empoisonnement dont il est victime... Il aurait donc vu, entendu, appris quelque chose sur cette affaire, sans s'en rendre compte ?

Leur enquête les amène, lui et sa téméraire amie, dans la demeure d'une famille qui semble liée à tout cela. Frankie organise un faux accident pour se faire recueillir dans cette demeure durant quelque temps, et Bobby passe pour être son chauffeur. L'enquête va prendre des détours multiples durant ce roman qui n'est pourtant pas bien long, si bien qu'à la fin, on ne sait plus quoi penser exactement ! Bien sûr dans un coin de ma tête j'avais toujours cette phrase prononcée par le mort : « Pourquoi pas Evans ? », qui donne son titre au roman, et plus on avançait, moins je voyais comment on allait y répondre. On ne rencontre pas d'Evans parmi les suspects, donc qui est-il ? Et pourquoi est-il important au point qu'une personne qui agonise pose cette question au lieu de toute autre parole ? Même à la fin, quand le coupable est démasqué et que, par amusement, il ne veut pas révéler à Bobby et Frankie le mystère derrière Evans, j'étais frustrée ^^' ! Heureusement ils finissent par le découvrir après coup. Bien malin, qui aurait pu deviner tout cela !

Malgré l'absence des célèbres détectives habituels d'Agatha Christie, l'enquête n'en est pas moins intéressante pour autant. Au contraire même, elle est de bonne facture. C'est très dynamique, car les deux personnages sont jeunes et énergiques, ils agissent beaucoup, jouent la comédie, se mettent en danger... Le charme très anglais et l'humour par petites touches, fonctionnent toujours à merveille.

L'intérêt de ce roman aussi, réside dans la personnalité du coupable. Si son identité peut ne pas surprendre, son caractère en revanche, est bien vu. Cruel, cynique, nonchalant et brillant, cet homme est dangereux et en même temps, plein de charme et d'allure, et ce jusqu'au bout. Pour le moment, un des coupables les plus intéressants que j'ai pu voir dans l'oeuvre de la grande Agatha, je pense...

L'intrigue est certes un peu complexe, plus alambiquée que sur d'autres romans, par contre. Les rebondissements sont nombreux, ce qui n'est pas un souci en soi, mais ils sont complexes et parfois un peu invraisemblables... C'est le point négatif que je soulignerai sur ce livre, par contre. Ce n'était pas le meilleur, mais c'était une agréable lecture et le duo d'enquêteurs en herbe est vraiment sympathique !

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 18:00

Articles sur la série ICI et ICI.

 

Attention, spoilers sur la saison et la série en général.

 

Un peu comme l'an dernier, il m'a fallu voir une partie de cette sixième saison en français, car je ne la trouvais pas en vostfr. Encore qu'elle est assez bien doublée pour le coup, donc ça a été.

Le gros fait majeur de la saison, c'est le départ de l'inspecteur Goodman, et l'arrivée de son remplaçant, l'inspecteur Mooney. Encore un changement de tête pour l'acteur principal donc, l'inspecteur Goodman ayant lui-même succédé en son temps à l'inspecteur Poole. Pour le moment au moins, le reste de l'équipe est inchangé. Avec l'inspecteur Mooney, une autre nouvelle tête arrive aussi dans la série : sa fille, Siobhan.

Le départ de Goodman est évident pour tout le monde je pense, il est préparé tout au long de la saison, si bien que lorsqu'il arrive, en principe on ne doit pas être plus surpris que cela. Au cours d'une double épisode qui envoie une partie de l'équipe enquêter à Londres, on pose les dernières pierres de ce départ, et on introduit aussi Mooney, avec qui Goodman va travailler de concert durant cette enquête.

Goodman me manquera beaucoup. Sa maladresse, sa timidité, sa gentillesse me l'ont rendu immédiatement très attachant, dès sa première apparition. J'avais du mal à imaginer la série sans lui au départ, mais les scénaristes ont réussi le tour de force de rendre tout de suite aussi, l'inspecteur Mooney très sympathique. On l'a encore peu vu, mais il me plaît déjà bien. Il est veuf depuis tout récemment, et encore marqué par son deuil, plus qu'il ne l'admet. Il accepte de venir à Sainte-Marie pour des vacances avec sa fille unique, pour se ressourcer après le drame qu'ils viennent de subir... Et de fil en aiguille, sans surprise, il va accepter d'être le nouvel inspecteur de l'île. C'est un homme plutôt joyeux, très intelligent lui-aussi, avec du tact, et que l'on devine blessé... Il est un peu dans la même veine que Goodman, en réalité, le côté maladroit en moins. Sans doute est-ce pour cela qu'il me plaît.

Pour le reste, la série fonctionne toujours aussi bien, nous offrant toujours de bons, voire très bons épisodes. A part le premier de la saison, que je n'ai pas plus apprécié que cela en fin de compte, tous les autres sont au niveau de la série, avec pour moi une mention spéciale pour le 3 (où Humphrey et Martha s'échappent dans un petit hôtel pour un week-end à deux, et où un meurtre est commis) que j'ai vraiment beaucoup aimé notamment pour sa résolution pour une fois en comité restreint. Et bien sûr le double épisode à Londres, qui était très bien aussi et nous permet, outre de faire connaissance avec Mooney, de toucher encore un peu à la vie et au passé de Dwayne, avec délicatesse.

Cela dit, tout bon qu'il soit, ce double épisode, on est bien content -comme Dwayne d'ailleurs- de rentrer finalement à Sainte-Marie et de retrouver sa chaleur, ses décors magiques et son ambiance particulière... Cette île est paradisiaque et la série est indissociable de son décor, désormais. Je ne suis pas lassée de ces intrigues à la Agatha Christie, de ces résolutions de meurtres théâtrales, exposées par l'inspecteur devant son équipe et tous les suspects/acteurs de l'affaire du jour... De la recherche minutieuse d'indices, de témoignages, plutôt que de se servir des nouvelles technologies... Death in paradise a un charme indéniable et il opère toujours, même avec un renouvellement de casting.

La série a été renouvelée pour une saison 7 qui sera diffusée début 2018, et je serai bien sûr au rendez-vous, toujours avec le même enthousiasme !

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 15:40

Un film réalisé par Anthony et Joe Russo, avec :

Chris Evans : Steve Rogers/Captain America

Robert Downey Jr. : Tony Stark/Iron Man

Scarlett Johansson : Natasha Romanoff/La Veuve Noire

Sebastian Stan : Bucky Barnes/Le Soldat de l'hiver

Anthony Mackie : Sam Wilson/Le Faucon

Jeremy Renner : Clint Barton/Oeil-de-Faucon

Chadwick Boseman : T'Challa/la Panthère Noire

Daniel Brühl : Helmut Zemo

Elizabeth Olsen : Wanda Maximoff/La Sorcière Rouge

Paul Bettany : La Vision

Don Cheadle : James Rhodes/War Machine

Paul Rudd : Scott Lang/Ant-Man

Tom Holland : Peter Parker/Spider-Man

(2016)

 

Les dernières interventions des Avengers se sont soldées par de lourdes pertes pour la population civile. Ainsi, 117 nations ont rédigé des accords afin de contrôler et de recadrer l'action des super-héros, dans le but de protéger la population. Tony Stark y est favorable, Steve Rogers refuse de ne plus avoir de volonté propre.

Deux camps s'opposent alors, et iront jusqu'à l'affrontement lorsqu'une violente explosion lors de la signature des accords, semble être le fait du Soldat de l'hiver, alias Bucky. En cherchant à le protéger, Steve Rogers est alors traqué par Stark et ceux qui l'ont suivi...

 

Ce troisième opus de Captain America ressemble un peu à un Avengers, dans le sens où il nous ramène pratiquement toute la clique, à l'exception de Hulk et de Thor. Il introduit également deux nouveaux personnages des plus intéressants : La Panthère Noire (qui aura son propre film d'ici quelques mois) et Spider-Man (dont le film est sorti il y a peu, et dont l'acteur colle à merveille au rôle). Il y a donc pas mal de personnages, qui se rangent en deux camps.

En effet ce film montre la division des Avengers. Suite aux dégâts qu'ils causent lors de leurs batailles (dégâts matériels mais aussi humains), 117 nations alliées souhaitent leur faire signer des accords afin de contrôler leurs interventions. Interventions qui ne seront ordonnées que lorsqu'un comité des Nations Unies l'aura décidé. Tony Stark y est favorable, tout comme Natasha Romanoff ou encore James Rhodes, estimant qu'ils ne peuvent plus continuer à agir sans se soucier des pertes qu'ils causent, même involontairement. Steve Rogers, ainsi que notamment Clint Barton et Sam Wilson, refusent de signer ces accords, ayant peur d'être contrôlés par les gouvernements et de ne plus pouvoir faire ce qu'ils estiment être juste.

Déjà séparés en deux groupes à cause de leurs opinions divergentes, la séparation devient marquée lorsque Le Soldat de l'hiver réapparaît et cause une explosion lors de la signature des accords, coûtant ainsi la vie notamment au roi du Wakanda. Prêt à tout pour protéger son ami (l'opus précédent nous ayant montré que le Soldat de l'hiver n'était autre que Bucky, l'ami d'enfance de Steve), Captain America devient alors un fugitif. Ce que le camp adverse ne sait pas, c'est que Bucky n'est pas à l'origine de cette explosion : il s'agit d'Helmut Zemo (Daniel Brühl, que j'ai toujours plaisir à retrouver, car j'aime beaucoup cet acteur), qui souhaite le faire accuser et semer la discorde parmi les Avengers. Bref, je ne vais pas tout vous raconter, mais le concept m'a plu.

Les Avengers sont un groupe formé de personnalités très diverses et même s'ils ont des buts et des valeurs communes, ce sont quand même de fortes têtes, des caractères bien trempés. De là à les voir s'affronter, pourtant... Surtout qu'à lire le synopsis, je m'imaginais que ce serait l'opposé : Steve Rogers en bon soldat, qui suivrait le gouvernement, et Tony Stark en bonne tête de mule, qui irait contre. Bien sûr leurs motivations prennent tout à fait sens quand débute Civil War, mais j'ai trouvé cela pas mal. Cela montre que Tony Stark -même si on le savait déjà- n'est pas là que pour l'effet clinquant et comique, et de la même façon, cela donne plus de corps à Steve Rogers, qui n'est pas que propre sur lui et qui suit les ordres. Les deux leaders dialoguent à plusieurs reprises (et ça c'était bien fait : ils parlent, avant d'en venir aux mains), chacun expliquant son point de vue à l'autre, chacun tentant de convaincre l'autre... sans succès. Et pour une fois, je n'avais pas envie qu'on en arrive à la baston ^^.

Les scènes de baston sont réussies ceci dit, avec une mention spéciale à celle dans l'aéroport, où les deux camps s'affrontent pour de bon. C'était spectaculaire, et en même temps il y a toujours ces deux-trois répliques comiques, qui font sourire (et j'en avais besoin parce que moi, j'aime pas quand des amis/alliés s'affrontent, mon p'tit cœur saigne -_-). Et puis j'aime bien le fait que, même si elle se situe dans le camp de Tony, Natasha commet quelques entorses, par amitié pour Steve. Cela m'a plu. Mais cette scène de l'aéroport bon, sang, qu'elle était bien !!

De manière générale, je suis plus sensible, je l'ai toujours dit, à l'amitié qu'à l'amour dans la fiction. Aussi la relation entre Steve et Bucky me plaît-elle beaucoup (même si la première scène post-générique a achevé mon p'tit cœur, du coup), de même que celle entre Tony et James Rhodes par exemple... Et le combat final entre Tony et Steve était vraiment chouette (même si là aussi, vous l'aurez compris, j'étais tristesse)... Je trouve que c'est bien, au-delà de la baston et de tout ce qu'on en prend plein la vue, d'avoir ces héros ultra forts, qui ont quand même leurs failles, leurs faiblesses et peuvent être blessés, et pas juste physiquement. Cela donne un peu plus de corps à l'ensemble.

Je suis vraiment impatiente de voir les prochains films, surtout le prochain Avengers ! Voir comment chacun va gérer les choses après tout ce qu'il s'est passé durant ce film... Mais on n'y est pas encore, il y a d'autres films avant le prochain Avengers... Pour l'heure, en ce qui me concerne j'ai adoré Civil War, qui malgré ses quelques petits défauts, m'a enchantée !

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 23:36

Une série créée par Jon Bokenkamp, avec ;

Famke Janssen : Susan Scott « Scottie » Hargrave

Ryan Eggold : Tom Keen

Tawny Cypress : Nez Rowan

Edi Gathegi : Matias Solomon

Adrian Martinez : Dumont

Terry O'Quinn : Howard Hargrave

 

Une saison. Série annulée. Il s'agit du spin-off de The Blacklist.

 

Tom Keen est contacté par son père Howard Hargrave, que tout le monde croit mort. Il prétend que sa femme Scottie, n'est pas celle qu'elle prétend et qu'elle a tenté de le tuer.

Tom rejoint l'organisation de sa mère afin de la percer à jour, alors que celle-ci ignore totalement qu'elle travaille avec son fils disparu depuis des années...

 

J'étais persuadée d'avoir fait un article sur The Blacklist Redemption... J'avais juste dû l'écrire dans ma tête, cela arrive parfois ^^'. Bref, rectifions le tir ^^'.

Redemption est donc le spin-off de The Blacklist, et il s'intéresse plus particulièrement au personnage de Tom Keen, le mari d'Elizabeth, et à ses origines.

Tout ceci avait bien évidemment été introduit dans la série mère. Tom est en réalité Christopher Hargrave, enlevé alors qu'il était encore un enfant, à ses parents Scottie et Howard Hargrave. Ayant appris leur identité, il est contacté par son père. Celui-ci est bien en vie contrairement à ce que pense tout le monde, et il est persuadé que sa femme, Scottie, cache son vrai visage et ses réelles intentions à tous. Depuis un moment dit-il, elle le faisait passer pour un homme qui perdait ses moyens afin de prendre le contrôle de sa compagnie... jusqu'au jour où elle l'a fait tuer dans un accident. Du moins, c'est ce qu'elle croit, car il a survécu.

Tom va alors, sans révéler sa véritable identité, travailler aux côtés de sa mère pour trouver des preuves. Elle dirige une organisation plus ou moins secrète, chargée de certaines missions dans lesquelles le gouvernement de veut pas se mouiller. Chaque épisode met donc en scène une affaire qui intéresse Tom et le reste de l'équipe dont il fait partie... Et en fil rouge, on a donc ce qui touche plus particulièrement à Tom et sa véritable famille.

Plus il passe du temps avec Scottie, plus il apprend à la connaître, et moins il lui semble probable que cette femme, qui n'a jamais cessé de pleurer son enfant disparu, soit telle que son père la décrit. C'est intéressant car il faut bien que l'un des deux mente : Howard ou Scottie. Et un peu comme Tom, on ne sait qui croire. J'ai bien aimé le dernier épisode à ce sujet, qui inversait la tendance. Et promettait un beau retournement de situation à venir...

Mais il faut savoir que la série est annulée. Donc je ne peux évidemment la recommander : déjà qu'elle n'avait que peu d'intérêt pour celui qui n'aurait pas suivi The Blacklist (je pense), mais là en n'ayant jamais de suite... C'est dommage car Redemption n'était pas la meilleure des séries qui existe, c'est certain, mais vue la façon dont cette première -et unique- saison se termine, j'aurais bien voulu connaître la suite. Je ne l'aurais pas vu durer sur beaucoup de saisons de toute façon, car le propos se serait vite essoufflé, mais au moins avoir une conclusion propre... Mais c'est ainsi.

Les épisodes étaient assez classiques. Efficaces, variés car les missions l'étaient tout autant, et c'était là le point fort. Mais rien d'original, il faut le dire. Cela dit l'équipe était assez hétérogène et Scottie avait assez de charisme pour rendre cela attrayant. Avec en prime, ce fil rouge lié à elle, qui donnait une plus-value au show. Et puis j'aime bien Tom. Il a toujours été l'un des personnages les plus intéressants de la série mère (notamment dans la première saison, avec le mystère qui planait autour de lui). Et contrairement à ce qui peut arriver parfois avec certains spin-off, il restait intéressant, même une fois sorti du contexte et sans interaction avec les autres personnages de la série d'origine (notamment Elizabeth). Dommage pour Tom, mais bon on a déjà pu voir qu'il reviendrait dans The Blacklist (et en même temps, il n'y avait pas trop de souci à se faire, vu la place qu'occupe son personnage ^^).

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 17:00

Je rattrape toujours mon retard sur les saisons terminées, ce qui est d'autant plus facile que je suis actuellement en vacances (Youpi !) et que j'ai donc forcément plus de temps (et pour écrire aussi). Mais comme je suis incorrigible, je ne fais pas que rattraper mon retard : je lorgne aussi sur de sympathiques nouveautés, même si j'essaie de résister ^^'. Au programme ces derniers temps :

 

Séries :

 

Baskets, saison 2 :

 

La saison 1 nous parlait de ce clown triste, bossant dans un rodéo pour gagner un peu d'argent et ignoré par sa femme qui l'a épousé juste pour obtenir un visa... La saison 2 part sur ses tribulations après sa fuite de chez lui, où il rejoint une bande de joyeux lurons (du moins semble-t-il) qui parcourt les routes...

J'aime bien le côté désabusé de cette série. C'est grinçant, ça fait plus souvent mal au cœur en définitive, que ça amuse, mais c'est assez bien fait. Je ne regarderai pas cela toute la journée, mais comme les saisons et les épisodes sont courts, c'est parfait ainsi.

 

Game of thrones, saison 7 :

 

Rah ! Que c'est bon ! Les 3 premiers épisodes (seuls sortis à ce jour) amènent des scènes qu'on n'attendait plus ou presque, et qui sont en passe de devenir cultes. Des rencontres ou retrouvailles qu'on voulait voir depuis un sacré bout de temps !

Avec toujours un casting impeccable, des dialogues ciselés et un sens de la mise en scène... C'est bon, tout simplement. Mais encore une fois, cela va être trop court, je le sens ^^'.

 

Medici Masters of Florence :

 

XVème siècle. Giovanni de Medici, banquier florentin, a réussi à partir de rien, à se constituer une grande fortune grâce à son habileté et les relations qu'il a construites. À sa mort, son fils aîné Cosimo devient le chef de la famille et poursuit son œuvre à sa manière. Mais la puissance de la famille de Médicis attire bien des jalousies...

Je ne connais des Médicis que peu de choses. Les grandes lignes disons, mais pas dans le détail. Alors j'apprends, avec cette série (même si je sais bien qu'il s'agit là d'une fiction et non d'un documentaire). Mais je trouve que la série a de l'allure (costumes, mise en scène...) et de la prestance. Qui plus est les acteurs sont très bons, et les drames personnels de la famille tout comme les choses extérieures qui leurs arrivent, me semblent passionnants, avec les premiers épisodes... Je poursuis donc avec enthousiasme.

 

The Odd couple, saison 3 :

 

On reprend la série là où on l'avait laissée : avec le prochain départ d'Emily pour Londres pour 3 mois, ce qui angoisse Felix. Le premier épisode est tordant, avec les moments où ils se parlent via Skype.

La seconde saison m'avait parue plus réussie que la première, alors j'espère que celle-ci poursuivra sa progression. Avec les deux premiers épisodes que j'ai vu, je dirai que j'ai plutôt rigolé, ce qui est bon signe. J'espère aussi que Charlotte (jouée par Teri Hatcher) sera aussi piquante que lors de ses premières apparitions, car le personnage apportait beaucoup à celui d'Oscar.

 

Dramas :

 

Criminal minds :

 

Remake de la série américaine du même nom, Criminal minds nous met en scène une équipe d'agents qui résolvent des enquêtes en étudiant le profil psychologique des meurtriers...

Etant fan de la série américaine, c'était déjà un argument pour regarder. Mais si en plus on me met Lee Jun Ki au casting, c'était impossible que je passe à côté ^^ (d'autant qu'il y a aussi Moon Chae Won, que j'aime beaucoup) ! Je n'ai vu que le premier épisode pour le moment alors je ne peux pas réellement me prononcer sur la qualité du drama, mais ce début ne m'a pas déplu. C'était efficace, on fait un peu le tour des personnages, on plante le décor... A voir par la suite pour se faire une véritable opinion bien sûr, mais je poursuis ^^.

 

Rebel thief who stole the people :

 

Hong Gil Dong est fils d'esclave. Volant aux riches pour donner aux pauvres, il possède une force surhumaine depuis l'enfance, mais il tente de garder ce secret...

J'avais vu un drama il y a quelques années, sur Hong Gil Dong, et j'avais beaucoup aimé. Celui-là s'annonce un peu différent. J'ai vu pour le moment 7 épisodes sur les 30, et l'on sort à peine de la partie enfance, où se construit tout le personnage et l'histoire de Gil Dong. Mais j'ai déjà versé quelques larmes alors cela promet ^^. Le drama réunit tout ce qui me plaît : aventure, historique, romance je présume, un peu d'humour aussi et beaucoup de tragique... Pour le moment je suis conquise (surtout grâce au père de Gil Dong, que j'aimais beaucoup) et je suis impatiente de voir la suite !

 

Animes :

 

Onihei Hankachou :

 

Epoque d'Edo. Heizo Hasegawa est un guerrier-enquêteur, qui traque crimes et vices à travers le pays.

J'aime l'époque, c'est principalement la raison pour laquelle j'ai commencé cet anime sur lequel je lorgnais depuis un moment... Et je dois dire que les deux premiers épisodes que j'ai vus, ne m'ont pas déçue. C'est assez « cash » pour le coup mais j'aime le propos, le personnage, l'ambiance (et la bande son). Cela s'annonce pas mal du tout ^^.

 

Vatican Kiseki Chousakan :

 

Hiraga Josef Kō et Robert Nicholas travaillent pour le Vatican et sont chargés de vérifier l'authenticité des miracles qui leurs sont rapportés.

La thématique me semblait originale, et ce d'autant plus que cela se passe de nos jours. J'ai un peu regretté au début que cela ne se passe pas quelques siècles plus tôt, mais au final le fait que cela soit actuel, est intéressant aussi. Le graphisme est chouette qui plus est. Le premier épisode m'a bien plu et m'a donné envie d'y revenir, parce que cela change des animes habituels, et que le traitement du sujet me semble solide. J'espère que la suite me plaira tout autant :).

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Published by Marluuna - dans Blabla divers
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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 22:51

Vampire princess Miyu est un anime de 26 épisodes tiré d'un manga de Toshiki Hirano et Narumi Kakinōchi, diffusé en 1997.

 

Miyu est une vampire à l'apparence de lycéenne. Elle ne mord pas les humains, ne craint pas la lumière.

Elle est la gardienne : elle pourchasse les Shinma (sortes de démons) pour les renvoyer dans leur monde. A ses côtés, Larva la protège, bien qu'étant lui-même un Shinma...

 

Pour information, il existe 4 OAV qui ont été faits avant (en 1988 me semble-t-il), mais je ne les ai pas vu. Je n'ai pas non plus lu le manga.

J'avais cet anime au fond de mes cartons depuis un bout de temps, et puis un jour je me suis enfin décidée à lancer le 1er épisode. Il est daté, cela se voit rien qu'à l'animation nettement plus « figée » qu'aujourd'hui, mais même si j'apprécie toujours une belle animation, il faut remettre les choses dans leur contexte et leur époque, et cela n'est pas un frein pour moi, tant que l'histoire me plaît.

Au final, j'en ressors mitigée. Pas déçue, car je n'avais pas forcément de grandes attentes en commençant, mais pas non plus hyper emballée. Il y a de bonnes choses à porter au crédit de cet anime, et il y en a d'autres plus discutables.

Au rayon de ce que j'ai apprécié, je dirai principalement deux choses. La première, c'est l'ambiance. Envoûtante, sombre, un peu lugubre parfois, l'ambiance est assurément réussie et nous plonge à chaque fois dans l'histoire du jour. Preuve qu'une animation datée n'empêche rien. Il y a finalement assez peu d'action, mais ce n'est pas gênant, tant le contexte est travaillé. Et la seconde chose, c'est le côté très amer, pour ne pas dire dur, qui accompagne très souvent la résolution de l'affaire du jour. C'est-à-dire que Miyu intervient et règle le problème, mais les personnes qui ont subi le Shinma (en étant possédées par exemple), n'en ressortent pas indemnes et le prix à payer est bien lourd. Il y a ainsi des histoires qui ne se terminent vraiment pas bien, et pour moi c'était un vrai choc. J'aurais dû comprendre au bout d'un moment, que Vampire Princess Miyu ne faisait pas dans le happy end ^^', mais à chaque fois je me faisais avoir quand même.

Dans ce qui m'a déplu, c'est le manque de profondeur des personnages. On voit le plus souvent Miyu bien sûr, Larva, et Reiha, une autre gardienne qui s'oppose à Miyu. Sortis d'eux, les autres personnages sont secondaires (encore que j'ai bien aimé les camarades de classe de Miyu). Mais même en ce qui concerne ces trois là, je reste frustrée car ils ne sont pas beaucoup développés, alors qu'ils ont du potentiel.

La relation entre Miyu et Larva aurait pu être bien plus intéressante et approfondie que ce que l'on en voit ou devine (après, j'ignore si cela résulte de l'adaptation ou si c'est la même chose dans le manga)... Du coup, moi qui apprécie les beaux personnages, là j'ai forcément été déçue qu'ils ne soient que survolés, alors même qu'on les voit à chaque épisode... Fatalement, on ne peut complètement s'y attacher, comme cela.

Ce qui est intéressant par contre, ce sont les changements apportés dans le mythe du vampire. Certes, Miyu se nourrit de sang humain, mais elle ne craint pas la lumière, pas plus que les croix ou l'eau bénite... Il y a là aussi un mélange assez réussi entre l'univers typiquement japonais (après tout, Miyu se bat en kimono) et quelque chose de plus occidental... J'aime bien les animes qui marient cela.

Bref, voilà, Vampire Princess Miyu ne m'aura malheureusement pas laissé un souvenir impérissable. Ce n'était pas du tout mauvais (et puis peut-être que j'aurais dû voir les 4 OAV aussi, car j'en lis beaucoup de bien), mais pas de quoi crier au génie non plus. Néanmoins je ne me suis pas forcée à aller au bout non plus, j'y ai vu de l'intérêt donc comme je le disais, il y a des choses sympas.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 22:02

Les Quatre est un roman d'Agatha Christie publié en 1927.

 

Hastings trouve son grand ami Hercule Poirot, intéressé par une affaire mettant en scène ce qu'il appelle « Les Quatre » : n°1 serait le cerveau de la bande, un Chinois, n°2 un riche Américain, n°3 une Française, et le n°4 est celui dont on sait le moins de choses, si ce n'est qu'il est appelé le « Destructeur ». Il s'agit d'une organisation criminelle internationale dont personne ne mesure l'envergure.

Dans plusieurs affaires, Poirot reconnaît le signe des Quatre, et fait les liens. Obsédé par eux, il va chercher à les faire tomber, mais ses adversaires sont redoutables, et le complot est de taille...

 

De manière générale, tous les romans que j'ai lu ces derniers temps m'ont plu, mais je dois avouer que, tout comme « Cartes sur table » il y a quelque temps, « Les Quatre » m'a tout particulièrement plu et rejoint sans peine le haut de mon petit classement personnel. Et pourtant l'intrigue de départ, sur fond d'espionnage, ne me parlait pas spécialement, quand j'ai attaqué le livre. J'ai été vite détrompée. Happée comme toujours dans l'histoire, encore plus que d'habitude même, j'ai vraiment adoré cette intrigue au final !

On se doute que Hercule Poirot ne peut pas mourir dans ce roman, mais pour autant plus d'une fois, on n'en sera pas loin... Et quand on craint pour le héros alors que l'on sait pertinemment qu'il ne peut pourtant pas mourir, c'est déjà que le livre fonctionne bien... Le suspens est entier tout le long de l'aventure, et je devais me faire violence pour ne pas continuer à lire jusque tard dans la soirée/nuit ^^'... Je n'ai jamais autant craint pour lui, ni pour Hastings d'ailleurs, qui se retrouve en fâcheuse posture par deux fois.

Qui plus est dans cette affaire, tout est un trompe-l'oeil, notamment avec le n°4, le Destructeur. Il s'agit en fait d'un homme capable de changer son apparence et ainsi de passer inaperçu. Mais pas seulement : sa voix, ses manières, tout est différent, tant c'est un acteur hors pair. Et ainsi, Poirot l'aura eu sous le nez plusieurs fois, sans jamais le reconnaître sous ses multiples identités. Ce personnage là est de loin le plus intéressant finalement, le plus intriguant, les autres étant des antagonistes assez basiques dans leur façon d'être. C'est leur association, qui font d'eux de grands adversaires.

Ils ont un coup d'avance sur Poirot, à chaque fois. On sait combien l'intelligence du détective est grande, mais pourtant ceux-là sont coriaces. Même quand Poirot croit mener la danse (par exemple quand il fait infiltrer Hastings auprès de celui qu'il pense être n°2), en réalité ce sont les Quatre qui tirent les ficelles. C'est tout à fait passionnant, de bout en bout et jusqu'au final explosif.

Qui plus ici, on n'est plus dans la tradition du roman policier, à savoir « qui a tué ? » et accessoirement, « pourquoi ?» et « comment ?». Ici, on sait assez vite finalement, l'identité de ceux qui se cachent derrière ces numéros (à part pour n°4, où son identité est plus longue à être dévoilée), et ce ne sont pas des personnages connus du lecteur (pas comme dans un roman classique où le tueur est un proche ou un suspect déjà aperçu). Ce n'est pas le propos et le suspens ne réside pas là. L'idée, c'est de savoir comment ils opèrent et de les stopper. Ainsi on s'écarte du schéma classique et on tend un peu plus vers le roman d'espionnage. Ce qui fait que Les Quatre est un roman différent des autres et en cela, original. L'intérêt n'est pas l'énigme comme d'habitude, mais l'aventure en elle-même.

Je recommande donc la lecture de ce très bon roman, qui sort nettement du lot !

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 00:47

Un film réalisé par Anthony et Joe Russo, avec :

Chris Evans : Seve Rogers/Captain America

Scarlett Johansson : Natasha Romanoff/Black Widow

Samuel L. Jackson : Nick Fury

Robert Redford : Alexander Pierce

Anthony Mackie : Sam Wilson/Le Faucon

Sebastian Stan : le Soldat de l'hiver

Emily VanCamp : Sharon Carter/Agent 13

(2014)

 

Steve Rogers essaie de s'adapter à une vie au XXIème siècle, qui est bien différente de celle qu'il a connu.

Peu après une mission, il trouve Nick Fury chez lui, qui lui remet une clé USB et lui dit de ne faire confiance à personne, alors qu'il a été grièvement blessé.

Perçu comme un traître, d'autant plus qu'il refuse de révéler pourquoi Nick était chez lui, Steve est alors traqué par le SHIELD. Aidé par Natacha Romanoff puis par Sam Wilson, il va découvrir que l'homme qui a tiré sur Nick est le mystérieux « Soldat de l'hiver », un redoutable assassin...

 

Le premier Captain America m'avait agréablement surprise... Mes préjugés avaient été balayés et j'avais découvert un héros certes très « gendre idéal » mais plein de courage et de valeurs, qui n'avait pas attendu d'avoir des super-pouvoirs pour être quelqu'un de bien. Il est bien un peu lisse et en cela, ce n'est pas mon super-héros favori, mais enfin on ne peut pas tout le temps avoir quelqu'un avec un côté sombre non plus ^^'. Et bref, j'ai bien aimé ce second opus aussi.

Steve est pourchassé par le SHIELD, qui se trouve être gangrené de l'intérieur par HYDRA. Il s'agit donc de faire tomber les masques. L'association entre Natacha et Steve fonctionne super bien, je trouve. Et Natacha a un peu plus, à mon sens, de corps et d'intérêt encore que dans les Avengers. J'ai bien aimé la voir avec ses doutes et ses craintes. Et elle est assez complémentaire avec Steve. Lui reste bien sûr, très droit et incarne parfaitement la moralité dans toute sa splendeur. Cela a d'autant plus d'écho lorsque l'on découvre que l'organisation pour laquelle il travaille -lui et Natacha- n'est pas ce qu'ils croyaient. Mais tout en étant ce type très droit et patriote, on ne verse pas non plus dans le « trop ». C'était là ma crainte en attaquant les films de ce super-héros et le premier opus les avait balayé. Ce second film reste dans cette lignée.

Bon, finalement on ne voit pas autant le fameux « Soldat de l'hiver »... Du moins, pas autant que je l'aurais pensé, la faute au titre du film, quoi ^^'. C'est dommage en un sens. Quant à son identité, je ne l'avais pas vraiment vu venir. Parce que je ne lis pas les comics, et parce que mon visionnage du premier opus remontait un peu, aussi. Du coup la « révélation » a forcément bien marché pour moi ^^'. Et j'ai bien aimé la fin du film, à laquelle pour le coup je m'attendais, à ce sujet ^^.

Il y a de bonnes scènes d'action : le combat entre Steve Rogers et le Soldat de l'hiver, bien sûr, mais aussi l'attaque de la voiture de Nick Fury, notamment. En cela, le film remplit bien son rôle : c'est un divertissement efficace. Et ce qui ne gâche rien, il y a derrière cela un vrai fond : un complot tentaculaire qui va forcer les personnages à se positionner. Les enjeux sont intéressants, ce n'est pas juste un enchaînement de scènes de course-poursuites, de bastons ou autres. Et c'est vrai que cela donne au film une vraie dimension. On n'a pas forcément l'impression de regarder un film de super-héros, mais davantage parfois, un film d'action ou d'espionnage. Les menaces ne sont pas les mêmes qu'habituellement (et semblent par ailleurs aussi actuelles que crédibles), c'est surprenant et cela change.

Qui plus est, les acteurs sont convaincants. Sans parler forcément des principaux -qui sont bons aussi, c'est sûr-, je retiens également Robert Redford, qui campe un personnage charismatique, et Sebastian Stan, étonnant dans son rôle d'antagoniste un peu particulier.

Un très bon film, qui donne bien envie de voir le 3ème ! Je suis contente, tous ces films sur l'univers Marvel m'auront donné l'occasion de m'intéresser à des personnages que je ne connaissais pas, ou que de nom. Et dans le cas de celui-là, je ne le regrette pas ^^.

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 18:45

Une série de Brian Yorkey, avec :

Dylan Minnette : Clay Jensen

Katherine Langford : Hannah Baker

Christian Navarro : Tony Padilla

Alisha Boe : Jessica Davis

Brandon Flynn : Justin Foley

Justin Prentice : Bryce Walker

Miles Heizer : Alex Standall

Ross Butler : Zach Dempsey

Devin Druid : Tyler Down

 

Série en cours, une saison. Renouvelée pour une saison 2.

 

Hannah Baker est une lycéenne qui s'est suicidée voici quelques semaines, et tout le lycée est encore marqué par cet événement.

Clay Jensen, l'un de ses camarades, reçoit un jour un colis contenant des cassettes audio. Sur ces cassettes, la voix de Hannah. Chaque face contient l'explication, l'une des 13 raisons qui l'ont poussée au suicide. Et chacune de ces raisons est en fait liée à une personne bien définie.

Clay doit tout écouter et faire passer les cassettes à la personne suivante, car comme tous ceux qui les reçoivent, il figure sur l'une des faces...

 

D'après le roman de Jay Asher.

 

Voilà une série qui sort du lot. Sans conteste, l'une des meilleures que j'ai pu voir ces derniers mois. L'une des plus marquantes aussi. Je l'ai vu rapidement, tant il y a à chaque fois cette envie de connaître la suite, et en même temps, il y a des moments d'une dureté terrible, qui font que l'on a parfois besoin de souffler, entre deux épisodes... On monde progressivement.

Chaque épisode nous explique l'une des fameuses raisons d'Hannah. On commence par des trucs un peu plus « soft », mais petit à petit, on monte d'un cran et les dernières raisons sont terribles. Bien sûr, on se doute bien qu'elle n'a pas eu recours à un tel acte aussi facilement, mais tout de même... Il y a des scènes que j'ai vraiment eu du mal à regarder, pour tout dire. La série ne vire pas dans le voyeurisme et rien n'est gratuit, tout sert le propos, mais pour autant il y a des passages que j'ai trouvé un peu insoutenables. D'autant plus qu'ils sonnent juste.

Dès le début je me suis demandée ce que Clay pouvait bien faire sur l'une des faces. On comprend vite qu'il aimait Hannah, même s'il n'a jamais osé le lui dire. Et plus on avance et on découvre le véritable visage de certains de ses camarades, plus on se dit que lui, il a l'air honnête et droit. C'est un jeune homme très bien. Alors qu'a-t-il bien pu faire pour mériter cela ? Evidemment on nous fait mariner, on n'a pas la réponse en ce qui le concerne, tout de suite ^^'. Clay est sans cesse tiraillé : il veut cesser d'écouter ces cassettes car cela lui fait du mal, il veut en parler alors que tous ceux qui figurent dessus se promettent de ne rien dire à personne... C'est vraiment une souffrance pour lui.

Chaque épisode contient des flashbacks du temps où Hannah était encore en vie, et permet d'expliquer sa relation avec les personnes visées, et bien sûr à terme, ce qu'ils ont pu lui faire pour qu'elle en arrive là. Il y a ainsi une vraie progression. Ce n'est pas tel ou tel événement qui a mis Hannah à bout de nerfs, c'est l'accumulation. Une chose, puis une autre... Une souffrance lancinante à laquelle personne ne prêtait attention. Jusqu'à l'événement de trop, celui qui fait déborder un vase déjà bien rempli. En cela, la construction du personnage et par là même, de la série, est remarquable.

Et presque pédagogique, aussi. Le harcèlement à l'école et le mal que peuvent faire des adolescents à une de leur camarade, est quelque chose que bien des ados connaissent (à différents degrés, bien sûr). Hannah se traîne une réputation de fille facile à cause d'un malheureux flirt avec un garçon populaire et de là, s'ensuivent les moqueries et les ragots. Il y a ceux qui lui font du mal par leurs railleries et leurs comportements, et il y a ceux, non moins coupables, qui laissent faire et détournent le regard. Tous, par leurs actes ou leur silence, ont quelque chose à se rapprocher. Après selon moi, dans les personnes qu'elle accuse, il y en a qui sont plus coupables que d'autres. Alex par exemple, n'est pas quelqu'un de mauvais, pour moi. Ses réactions et le fait que sa conscience lui rend la vie difficile à vivre, alors même qu'il n'est pas celui qui a le plus blessé Hannah, le prouvent. Même Justin, n'est pas si facile à catégoriser en définitive.

Bref, l'histoire d'Hannah pour ma part, a pas mal résonné chez moi. Et je pense que montrer cela à des ados ne serait pas un luxe ! Il y a beaucoup à en retirer...

Rien n'est tout blanc ou tout noir. Justin en est un bon exemple comme je le disais plus haut. Sans excuser ce qu'il a fait, il est loin d'être juste un infâme salaud, c'est plus compliqué que cela.... Mais cela vaut pour pratiquement tous les personnages aussi, et c'est cela qui est intéressant. J'ai bien aimé aussi, le mystère qui entoure Tony, un très bon ami de Clay. On voit qu'il en sait long, mais on ne comprend pas pourquoi il se tait, pourquoi il laisse Clay souffrir alors que manifestement, il connaît le fin mot de tout cela. On ne comprend pas non plus quelle relation il avait exactement avec Hannah... Le personnage de Tony est vraiment intriguant, mais à mes yeux toujours sympathique.

Aux scènes du présent, succèdent celles du passé, mais les deux se marient bien, on n'est jamais perdu dans le récit. On finit par avoir le fin mot, et c'est vrai que bien des gens se sont étonnés qu'une saison 2 soit prévue car en soi, cette première saison se suffisait à elle-même. Je ne serai pas aussi catégorique, car en définitive il reste des points d'interrogation. J'aimerais savoir ce qu'il va arriver à quelques personnages : s'en tireront-ils ? Vont-ils payer pour leurs fautes ? Nous verrons bien, mais pourvu que cela soit aussi bien écrit que cette première saison !

Je vous recommande 13 reasons why. Ce n'est pas franchement joyeux, c'est certain, mais c'est bien écrit, intéressant dans la forme et le choix de la narration... C'est une série qui ne laisse pas indifférent.

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