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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 22:47

Une série créée par David E. Kelley, avec :

Reese Witherspoon : Madeline Mackenzie

Nicole Kidman : Celeste Wright

Shailene Woodley : Jane Chapman

Alexander Skarsgård : Perry Wright

Adam Scott : Ed Mackenzie

Laura Dern : Renata Klein

 

Saison 1, 7 épisodes.

 

A Monterey, Madeline Mackenzie et Celeste Wright, très amies, semblent chacune mener une vie parfaite. La première a deux filles et un mari aimant, et elle s'investit pleinement dans une pièce de théâtre qu'elle est en train de monter. La seconde a deux garçons et un mari souvent en voyage d'affaires, qui l'aime énormément.

Le jour de la rentrée, Madeline rencontre Jane, mère célibataire qui vient d'arriver en ville. Elle se lie d'amitié avec elle, surtout après que le fils de Jane soit accusé d'avoir voulu étrangler la fille d'une des femmes les plus influentes. Dès lors, l'intégration ne sera pas facile pour le fils de Jane, au grand désespoir de celle-ci...

 

Il est assez rare, à ma connaissance du moins, qu'une série américaine soit si courte (7 épisodes seulement), c'est plus le propre des séries anglaises, habituellement. Mais cela n'a pas affecté le propos, au contraire même. La série est allée à l'essentiel très vite, il y a eu le temps de suspens nécessaire pour que l'intérêt ne faiblisse pas (en plus des histoires parallèles), et de fait, ces 7 épisodes étaient des plus intenses. Petit bémol sur le premier, qui a la tâche ardue de tout mettre en place : intrigue, personnages, contexte... Ce qui n'est jamais facile je pense, et qui là, n'a pas été très excitant : ce n'est en effet qu'à partir du second épisode que j'ai commencé à accrocher, le premier ayant certes des qualités reconnaissables, mais étant un peu trop « mou » pour moi.

Via des témoignages de plusieurs personnes que l'on devine être des habitants de la ville -mais on se garde bien de nous montrer les protagonistes lors de ces séquences-, on comprend qu'un crime s'est produit. Mais qui est le coupable, et d'ailleurs, qui est la victime, on se garde bien de nous le dire jusqu'au dernier épisode. Sur la victime, au bout d'un moment, je me suis doutée assez vite de son identité. Sur le coupable, en revanche, je n'avais pas prévu cela comme ça. On va donc comprendre petit à petit ce qui a amené à ce crime, tandis que les histoires personnelles des protagonistes va nous être dévoilée (et elles ont plus ou moins de rapport avec le reste). Madeline, Celeste et Jane ont leur passé, et on va apprendre à le connaître d'épisode en épisode.

Jane, dès le début on sait que sa vie n'est pas rose. Elle veut prendre un nouveau départ ici avec son fils (qu'elle a eu alors qu'elle fut violée par un homme inconnu), et le fait que dès le début son fils soit accusé d'être violent, la décourage forcément... Madeline en réalité, souffre de ne pas être assez parfaite : sa fille aînée lui rend les choses difficiles, et son couple n'est pas exactement plein de passion... Quant à Celeste, sa vie si parfaite ne l'est pas : elle entretient avec son mari une relation violente (physiquement) qui dégénère vraiment parfois, et encore, on ne mesure pas tout de suite jusqu'où cela va... Petit à petit elles nous dévoilent qui elles sont, leurs souffrances, même celles qu'elles n'admettront pas les unes aux autres. D'ailleurs quand on y songe, il n'y a réellement que Jane, qui se confie aux autres et qui raconte son histoire. Madeline ne parle pas de ses problèmes, pas plus que Celeste. Au contraire même, elles font de gros efforts pour que personne ne soupçonne rien. C'est pour cela par exemple, que les séances de Celeste avec la conseillère conjugale ou psychologue, je ne sais plus vraiment, sont désarmantes : parce que cette femme va progressivement l'amener à se rendre compte de sa situation, qu'elle niait jusque là (et même sûrement, d'abord à elle-même).

Le casting est parfait, surtout les 4 figures de proue (qui faisaient partie de mes raisons pour regarder la série, avec le réalisateur, David E. Kelley, dont j'aime habituellement les séries) : Alexander Skarsgård est étonnant, en mari qui vénère sa femme et pour autant, lui colle des beignes dès qu'elle le contrarie (et il est souvent contrarié...). Nicole Kidman, dont pourtant je ne suis pas la plus grande fan habituellement, est pleine de fragilité et de blessures, elle en est vraiment troublante... Shailene Woodley est désarmante alors qu'elle se demande si la façon dont son fils a été conçu fait qu'aujourd'hui il est « bizarre »... Et enfin Reese Witherspoon m'a bluffée dans le rôle de cette femme presque hystérique, épuisante mais au final aussi touchée que les autres... Pour le coup elle était vraiment parfaite dans ce rôle.

La réalisation m'a plu aussi, avec des images aux couleurs assez « passées », qui donnent une ambiance mélancolique qui colle plutôt bien au scénario. Il faut bien dire aussi que la série a un côté « contemplatif », au sens où il n'y a pas d'action au sens strict du terme. Les événements se déroulent, les personnages (pour certains) agissent bel et bien, mais en soi, les amateurs de « série qui bouge » n'y trouveront pas leur compte, il me semble... Pour moi, mis à part le premier épisode, cela ne m'a pas dérangée. J'ai trouvé cela suffisamment intriguant pour poursuivre et plus la série avançait, plus j'avais envie de voir la suite.

Je ne veux pas trop en dévoiler sur chacune d'elle (Jane, Celeste et Madeline) car ce qu'on apprend au fur et à mesure est ce qui nous donne les clefs des personnages et par là même, celle du mystère final. Qu'on l'ait vu venir ou pas, je trouverai dommage de trop vous en dévoiler ici. Il n'y a que 7 épisodes, cela serait dommage de les déflorer. Disons que l'on touche à plusieurs thèmes : de l'adultère à la femme battue en passant par l'agression sexuelle, sans oublier les intrigues de pouvoir en quelque sorte, dans le sens où certaines personnes sont plus influentes que d'autres... C'est diversifié et intéressant, et pour être honnête je trouve que, sur le fond comme sur la forme, cela se démarque des autres séries américaines, et cela fait plaisir.

Je crois qu'une saison 2 n'est pas prévue au programme et je ne l'attends pas spécialement : tout est dit, à mon sens.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 20:30

Un film d'animation franco-canadien réalisé par Éric Summer et Éric Warin, sorti en 2016.

 

France, 1880.

Félicie vit avec son ami Victor dans un orphelinat en Bretagne. Elle rêve d'aller à Paris et de devenir danseuse étoile, tandis que Victor lui, espère devenir inventeur.

Tous deux finissent par s'enfuir et par arriver à la capitale dans l'espoir de concrétiser leurs rêves respectifs. Victor trouve un travail auprès de Gustave Eiffel, qui est en train de construire la fameuse tour, tandis que Félicie est prise sous l'aile d'Odette, femme de ménage, et se fait passer pour Camille, la fille de celle qui emploie Odette et qui vient d'une bonne famille. Son mensonge la fait entrer à l'Opéra et elle suit les cours qui permettront à une des jeunes filles présentes de jouer un rôle dans Casse-Noisette...

 

Ballerina est un film d'animation que j'aurais bien voulu voir au cinéma à sa sortie, mais cela ne s'était pas fait. Je suis donc bien contente d'avoir réussi à le voir finalement. C'est un joli petit film, pas un chef d'oeuvre, mais qui fait passer un moment sympa.

Comme attendu, l'emballage est joli. Le design des personnages est réussi, mais pas seulement. Ce que l'on voit de Paris est très beau : l'Opéra bien sûr, mais aussi la fameuse Tour Eiffel et la statue de la liberté, toutes deux alors en pleine construction, et plus largement, le Paris du XIXème siècle en général, reconstitué avec soin et détails. Cela me rappelle un peu certains vieux Disney où l'on voyait la capitale telle qu'elle était il y a des décennies, voire des siècles, et j'ai bien aimé. Cela dit, même l'orphelinat breton et les paysages, dégagent une impression de simplicité pas désagréable du tout.

Et puis bien sûr, côté animation, les séquences de danse (entraînement ou représentation) sont vraiment pleine de style. Cela aurait été dommage, vous me direz, pour un film qui a la danse classique comme sujet, de se louper sur ce point. Mais j'ai trouvé cela très réussi également. Apparemment les réalisateurs ont bénéficié, pour les chorégraphies, de l'aide notamment d'Aurélie Dupont, danseuse étoile.

Il y a quelques chansons aussi, finalement assez nombreuses, qui collent bien à l'histoire. Aucune ne m'a marquée comme cela peut être le cas régulièrement dans un Disney, mais elles n'étaient pas déplaisantes pour autant.

Côté histoire, c'est le classique de la jeune fille prête à tout pour poursuivre ses rêves (et non le prince charmant, pour le coup). Une chose m'a gênée cependant, c'est le fait que tout repose sur un mensonge. Félicie prend l'identité de Camille, qui certes est une gosse de riche insupportable, mais qui avait une lettre à son nom, lui permettant d'entrer à l'Opéra. Et même si au final, Félicie réussit grâce à son talent et au travail acharné qu'elle fournit pour être au niveau, et bien au départ elle est là parce qu'elle a menti et volé la chance de quelqu'un d'autre. Ce dont elle ne semble jamais culpabiliser, que ce soit avant ou après avoir été découverte. Je suis peut-être vieux jeu, mais cela m'a gênée car Félicie en soi est quelqu'un de bien et de persévérant, mais moralement, elle n'a pas vraiment de principes à ce sujet.

Après c'était drôle, de voir son éminent professeur la menacer de la jeter chaque jour hors de son cours (car effectivement face aux autres élèves, elle a beaucoup à apprendre), et en réalité convenir qu'elle progresse énormément. Odette, ancienne danseuse talentueuse qui a dû tout arrêter suite à un accident qui l'a laissé avec une jambe handicapée il y a des années, se charge de l'entraîner, de lui apprendre à plus miser sur l'émotion que la technique, car là est son point fort. Et Félicie progresse à force de travail, et gagne la place qu'au départ, elle avait volé.

Le film autour de cela, est énergique et bien rythmé, sans temps morts, et il y assez d'humour pour que l'on sourit, sans que cela ne soit de trop.

J'ai bien aimé Victor aussi, le meilleur ami de Félicie qui a un petit -gros- penchant pour elle, mais qui la regarde suivre son rêve et se rapprocher d'un danseur réputé -qui est un fameux bellâtre en plus-... Alors que Victor lui, ferait à peu près n'importe quoi pour elle. Odette bien sûr, était un personnage des plus touchants. Elle a la figure de mentor au premier abord, mais bien vite elle a surtout celle de mère de substitution pour Félicie. En-dehors de cela, la mère de Camille était une méchante classique, caricaturale et pas franchement subtile pour le coup, alors que le personnage de Camille, caricatural aussi au premier abord, réserve tout de même des surprises dans son développement.

J'ai passé un bon moment devant Ballerina, qui encore une fois ne brille pas par son originalité, mais qui était joliment conçu.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:44

Cartes sur table est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1936.

 

M.Shaitana, homme riche et très spécial, invite à un dîner chez lui 8 personnes qu'il connaît plus ou moins bien. Il y a d'un côté les limiers : Hercule Poirot, Ariadne Oliver -auteur de romans policiers-, le colonel Race et le superintendant Battle, et de l'autre 4 personnes que Shaitana soupçonne d'avoir commis un meurtre dans leur passé, et de s'en être tirés sans être inquiétés.

Les deux groupes se scindent en deux dans la soirée pour jouer au bridge, sous l'oeil observateur de Shaitana. En fin de soirée, les invités constatent que ce dernier est mort, poignardé. Le coupable est forcément l'un des 4 inconnus...

 

Et bien voilà, je tiens le roman qui entre dans mon top 3, parmi ceux écrits par la grande Agatha Christie ! Qui plus est celui-là, je suis sûre que je ne l'avais jamais lu auparavant, c'était donc une vraie découverte. Après « Dix petits nègres » et « Le Crime de l'Orient-express », « Cartes sur table » fait donc partie de mes favoris (bien que je sache pertinemment en avoir seulement lu une petite partie pour le moment, comparé à tout ce qu'elle a écrit...).

J'ai vraiment adoré. Pas tout de suite, mais au final j'ai adoré. Le début du roman (mais je remarque que c'est encore assez souvent le cas) ne m'a pas accroché plus que cela. Mais on rentre rapidement dans le vif du sujet (et puis après tout, cela reste des petits livres, rapides à lire), et dès les fameuses parties de bridge (jeu auquel je ne connais rien d'ailleurs, et parfois certaines explications sur la façon de jouer était des plus obscures pour moi ^^'), l'histoire m'a plu et j'ai lu assez vite la suite et fin.

Ce qui est génial, c'est que dans le prologue, l'auteur nous explique un peu son idée, comment l'histoire va « fonctionner » en quelque sorte. Mais bien sûr en lisant, on n'y pense plus (enfin moi, en tout cas) et on se fait royalement avoir au bout du compte. Surtout que la solution finale en elle-même est faite de rebondissements pas possibles qui à la fin, donnaient presque le tournis. Plus que jamais, l'enquête repose sur la psychologie des protagonistes, thématique si chère à Hercule Poirot.

Il y a là 4 personnes qui potentiellement ont commis un crime dans leur passé et dont l'une d'elle a aussi commis celui qui nous intéresse ici, à savoir le meurtre de M. Shaitana. Et en face, les 4 limiers (Poirot, un policier officiel, une auteur de romans policier et un colonel -ce dernier ayant toutefois un rôle plus effacé que les 3 autres-). Ils vont enquêter tous à leur manière, et découvrir des éléments plus ou moins importants, mais qui au moins, les aident à comprendre un peu mieux les personnalités qu'ils ont en face d'eux. Et puis la solution est dans leur passé, aussi. M. Shaitana avait convié ces 4 personnes par jeu, car il était convaincu qu'ils avaient commis un meurtre autrefois, et sans jamais se faire prendre. En admettant qu'il ait vu juste, c'est dans leur passé qu'il faut donc fouiller. Là-dessus, Poirot est convaincu que le meurtre de M. Shaitana ressemble à celui que l'assassin aurait commis dans le passé, car on ne peut tuer que selon son caractère, dit-il.

Nous allons donc pas à pas suivre son raisonnement et ses conversations avec les suspects, plus encore que les indices, comme toujours. Les personnages sont très intéressants, tous les 4. et la dernière partie du roman est vraiment explosive, avec ces multiples rebondissements qui nous perdent complètement, nous faisant soupçonner les 4 tour à tour, plus que jamais. Et quand on croit avoir compris, quand on pense qu'on sait tout, c'est pour mieux se faire avoir de plus belle et que l'histoire prenne encore un autre tournant. Franchement, c'était extra ! Je pense que le plafond aurait pu s'écrouler, j'aurais continué ma lecture, à ce stade :D.

Cartes sur table a donc été pour moi un excellent moment de lecture !

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 00:06

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Après 6 années, Grimm s'est achevée il y a peu, avec une dernière saison de 13 épisodes, soit un peu plus courte que toutes les autres.

Si au début, la première saison m'avait déçue, car je m'imaginais autre chose notamment, au fil des saisons la série n'a cessé de me prouver que j'avais eu tort, et qu'elle valait le coup d'oeil. Aujourd'hui, j'ai même peine à me souvenir que la première saison ne m'avait guère emballée ^^'. Grimm n'a eu de cesse de s'améliorer, de conforter ses points forts et de gommer ses défauts. Elle a créé une solide mythologie qui fait que cette série possède son propre univers, son histoire et ses codes, et est ainsi bien plus qu'une simple série policière avec du fantastique dedans. Je suis bien contente d'être passée au-dessus de ma première -mauvaise- impression et d'avoir persévéré, en tout cas.

Et voici donc venue la fin de Grimm. Qui s'achève sur une saison un peu rapide dans le déroulé des événements (la faute sûrement, aux 13 épisodes), ce qui est à la fois bien et pas bien. Bien, parce qu'on ne s'ennuie pas, c'est rythmé, c'est dense, mais moins bien parce que c'est peut-être un peu trop rapide justement, trop dense. Comme s'il fallait tout boucler d'ici le dernier épisode, comme si on lisait une sorte de précipitation, pour ainsi dire. Peut-être la saison s'en serait-elle aussi bien porté, si elle avait fait le même nombre d'épisodes que les autres ? Mais cela, on ne le saura jamais.

Mais cette 6ème saison reste bonne, attention. Elle contient beaucoup de suspens, beaucoup d'épisodes qui s'achèvent souvent sur un moment qui donne invariablement envie de voir la suite. Beaucoup de frayeurs pour ces personnages qu'on a appris à aimer (même ceux qu'on n'aurait pas cru !). Et puis il y a l'apothéose, avec les deux derniers épisodes où je me suis rongée les sangs tant c'était intense et flippant ^^'. Je ne dévoilerai évidemment rien sur la fin proprement dite, pour ne pas la gâcher. Mais je dirai juste qu'en ce qui me concerne, elle m'a plu. Par son déroulement en tant que tel, mais aussi par son esprit. Dans les dernières scènes, tout l'esprit de la série s'y retrouvait, et c'était à la fois intense et émouvant, en quelque sorte. Et pour la fin-fin (la dernière scène, quoi ^^), j'avais peur du happy end dégoulinant façon Charmed (ouais, autant j'ai aimé la série, autant je me suis jamais remise de ce happy end qui était tellement trop) ou tout simplement, d'une fin qui ne me satisferait pas, mais heureusement cela m'a convenu parfaitement. C'était sobre, c'était bien. Je n'attendais rien de spécial en plus, ni dans un sens ni dans l'autre, je voulais juste quelque chose qui colle à ce qu'a été Grimm tout du long. Et ça a été le cas à mes yeux, donc me voilà satisfaite ^^.

Grimm a compris rapidement ce que malheureusement certaines séries (policières notamment) ne font pas (ou peu, ou pas bien) : les personnages secondaires sont importants. Les antagonistes bien sûr, mais aussi les amis du héros, bref les personnages récurrents quels qu'ils soient. Ils sont importants parce qu'ils sont les éléments comiques pour certains, le côté romantique pour d'autres, le danger... Bref ils incarnent des choses diverses et nourrissent le héros, et à travers lui, la série. Nick en soi a sa part d'ombre, mais il reste quelqu'un de foncièrement bien, de droit et d'intègre. Et c'est important, côté boulot, qu'il y ait Hank par exemple, avec lui (qui en plus est l'élément « normal » du groupe, à savoir l'être humain sans pouvoirs ni capacités). Et la série a intégré petit à petit Wu, ce qui à mon sens a été une super idée ! Wu est un peu plus rigolo que Hank et toute cette partie, il y a quelques saisons, où il devenait dingue comme il s'approchait de la vérité, était vraiment un bon ajout.

Mais bien sûr j'ai une affection particulière pour Monroe et Rosalee, un petit couple absolument adorable et solide qui sont d'une grande aide dans les enquêtes des « monstres du jour » que mènent Nick et les autres. Leur couple en tant que tel prend une nouvelle importance cette saison, sans que ce ne soit de trop. C'est juste que Grimm, sans trahir ni se détourner de sa raison d'être principale, n'oublie pas de faire évoluer ses personnages, discrètement mais sûrement.

J'étais ravie aussi de retrouver Trubel, ce personnage arrivé plus tardivement que les autres dans la série, mais que j'ai tout de suite beaucoup aimé. Elle est plus « cash » que Nick, mais elle symbolise aussi la relève, la continuité du moins. Et la loyauté, à toute épreuve.

Et puis il y a Adalind, dont je pense, personne n'aurait pu soupçonner au début de la série, son évolution. Ni celle de sa relation avec Nick. C'était complètement inattendu, mais cela a été extrêmement bien fait, et j'ai adhéré complètement, sans m'en rendre compte ! Il faut dire que c'était bien écrit, ça n'allait pas trop vite, c'était un peu subtil. Autant Juliette est un personnage qui ne m'a jamais trop plu (pourtant je reconnais que le personnage a sacrément changé et gagné en intérêt avec les dernières saisons !), autant Adalind et son évolution récente vers l'autre camp, c'était quelque chose d'intéressant, j'ai trouvé. Mais bon je dois être objective et dire que Juliette aussi, m'a plus plu cette dernière saison dans cette nouvelle position qui est la sienne. Et j'étais contente aussi qu'elle s'humanise quand même un peu plus au fur et à mesure des épisodes, cela permettait quand même de s'attacher à elle.

J'ai un peu loupé le coche je crois, du moment où tout a changé comme cela avec Renard. J'ai dû avoir une absence à un moment ^^. Mais du coup c'est vrai qu'au début, toute cette histoire de campagne pour la mairie, je suis un peu passée à côté je l'avoue. J'ai plus aimé son rôle quand il s'implique dans l'histoire bizarre qui implique sa fille... Mais il reste un bon personnage quoi qu'il en soit.

Et voilà, juste comme ça, Grimm a pris fin. Avec l'intelligence de ne pas faire la « saison de trop », comme on dit. Et c'est vrai qu'ils me manqueront finalement, tous ces personnages. L'air de rien, je me suis attachée à ce petit groupe. Mais je préfère 100 fois leur dire au revoir maintenant, que voir la série dégringoler comme certaines, en enchaînant les saisons !

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 00:24

Un film réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, avec :

Pablo Pauly : Ben

Soufiane Guerrab : Farid

Moussa Mansaly : Toussaint

Nailia Harzoune : Samia

Franck Falise : Steeve

Samir El Bidadi : Samir

Rabah Nait Oufella : Eddy

Yannick Renier : François

Alban Ivanov : Jean-Marie

Anne Benoît : Christiane

(2017)

 

Ben est tétraplégique incomplet, alors qu'il a sauté dans une piscine qui n'était pas assez remplie.

Il arrive dans un centre de rééducation et y fait la rencontre d'autres patients handicapés, tous à des stades plus ou moins graves.

Alors que Ben fait des progrès, certains de ses camarades n'en font que peu, voire pas du tout... Entraide et espoir vont rythmer la vie de ce petit groupe qui tente de ne pas se laisser abattre.

 

D'après le roman autobiographique de Grand Corps Malade.

 

Je n'ai pas eu l'occasion de lire le livre de Grand corps malade, dont le film est tiré, même s'il m'intéressait. Ce n'est que partie remise, mais en attendant j'ai pu voir le film lors de sa sortie en salles !

Un film qui raconte bien sûr, quelque chose de tout sauf drôle à la base, mais qui réussit le tour de force de ne jamais tomber dans le tire-larmes. Bien sûr il y a des scènes pesantes, où l'émotion est inévitable. Certains se déchirent, d'autres perdent espoir car ils ne font aucun progrès dans leur rééducation... Il y a des moments pas faciles.

Mais globalement, les personnages aiment rire et n'hésitent pas à blaguer sur leur situation, la dédramatisant ainsi, et la rendant sans doute plus supportable pour eux. Ben, Steeve, Farid, Toussaint etc, se cherchent, se lancent des piques et c'est vrai que souvent, les scènes sont très drôles. Ça n'est pas « trop » non plus, c'est juste ce qu'il faut. Et mieux que tout, le film respire l'authenticité et l'honnêteté. C'est bien sûr « inspiré de faits réels » comme on dit, mais le ton employé fait la différence. Cela sonne juste, vrai, pas forcé. Et c'est pourquoi cela fonctionne.

On suit bien sûr la vie de ces patients (dont il apparaît que finalement, seul Ben présente des améliorations constantes dans ses exercices), et on apprend aussi à faire connaissance avec ceux qui s'occupent d'eux : les infirmiers et le kiné (François, qui va bien s'occuper de Ben). Et la vie au centre n'est pas rose : certains ne peuvent, au vu de leur état, espérer une amélioration de leur condition. D'autres luttent pour en voir une, même minime. Le moindre geste, comme tenir une fourchette ou se passer le sel à table, est une victoire en soi. Les batailles ne sont pas les mêmes dans ce centre, qu'en-dehors, forcément. Mais elles ont une grande valeur.

Le casting est largement à la hauteur, avec pour moi une mention spéciale à Soufiane Guerrab (Farid) et bien sûr Pablo Pauly (Ben), mais tout le monde est excellent, des patients au personnel médical. Et ça aide aussi, car même si le film est bien écrit, même si les scènes sonnent juste, c'est bien parce que les acteurs ont trouvé le bon ton, que cela passe aussi bien.

Personnellement je n'ai pas accroché à la bande son, qui n'est pas vraiment mon style de musique. Le seul moment que j'ai aimé à ce niveau, c'est le générique de fin, qui était de Grand Corps malade (en plus la chanson, « Espoir adapté » est très belle), et dont j'apprécie beaucoup le travail.

Patients est une ode à l'entraide, à l'espoir. On ne se sort pas d'une telle situation seul, mais en étant bien entouré. L'amitié est importante (d'ailleurs le fait que ses amis du Basket viennent voir régulièrement Ben, est quelque chose de très simple mais de chouette), la ténacité aussi. Au final le film délivre un beau message sans en avoir l'air, sans donner de leçons ni faire croire aux miracles (car certains ne s'en sortent pas comme Ben malheureusement). Il parle de handicap et d'amitié, les deux étant étroitement liés, et il est à voir rien que pour cela.

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 00:53

Lee Min Ho : Heo Joon Jae

Jun Ji Hyun : Shim Cheong

Lee Hee Jun : Jo Nam Du

Shin : Tae Oh

Shin Hye Sun : Cha Si Ah

Choi Jung Wu : Heo Il Jung

Na Yung Hee : Mo Yu Ran

Lee Ji Hoon : Heo Chi Hyun

 

20 épisodes

2016

 

14/20

 

Shim Cheong est une sirène qui rencontre Heo Joon Jae, un escroc. Il ressemble fortement à un noble de la dynastie Joseon, que Shim Cheong aimait.

Elle va finir par vivre sous son toit, où il habitait déjà avec ses deux associés.

 

The Legend of the blue sea partait d'une idée un peu fantasque, à savoir raconter l'histoire d'amour entre un escroc et une sirène (en sachant qu'en plus, ils sont liés par leur passé, eux et bien des personnages secondaires de l'histoire). Je ne cours pas nécessairement après les dramas de ce style à la base, mais il faut avouer que ces dernières années, certains dramas avec une dose de fantastique se sont révélés excellents. Et notamment, My Love from the Stars, qui racontait la romance entre une actrice célèbre et un alien. Ce drama là était très réussi, et du coup The Legend of the blue sea nous proposait un nouveau drama qui rassemblait la même scénariste, ainsi que la même actrice principale : Jun Ji Hyun. C'est sans doute pour cela que j'ai voulu le voir notamment : je me disais que même si en soi le synopsis ne m'attirait pas forcément, peut-être que cela ferait comme My Love from the stars, et que ce serait bon.

Force est d'avouer que même si la romance est jolie, même s'il y a de bonnes histoires annexes, Legend of the blue sea est un drama que je rangerai dans la catégorie des « pas mal, sans plus », au final. 20 épisodes, c'était un peu trop long à mon goût. Je pense que le format 16 épisodes aurait été bien suffisant, car on sentait des passages entiers peu utiles en l'état.

En fait, ce n'est pas un mauvais drama. C'est juste que le scénario est finalement assez faible, et pas assez marquant ou pas assez solide plutôt, pour garder un intérêt permanent. Surtout sur 20 épisodes. Je pense que, plus condensé, le scénario y aurait sûrement gagné.

Mais il y a de bonnes choses, et on va les lister d'ailleurs. Il y a cette histoire avec la famille de Joon Jae (d'un côté sa belle-mère et ses manigances, et de l'autre sa vraie mère, qu'il recherche et qui n'est pas si loin de lui), qui a mis du temps à décoller, mais qui notamment sur la fin, était intéressante. Il y a cette chouette histoire, discrète mais mignonne, entre Cha Si Ah et Tae Oh, que l'on n'attend pas au début, mais qu'il est plaisant de suivre par petites touches ensuite ^^. J'ai bien aimé aussi Jo Nam Du, avec qui Joon Jae travaille et habite, et surtout à partir du moment où il découvre le secret de la sirène et qu'elle lui efface la mémoire... Son personnage est devenu bien plus intéressant à compter de ce moment.

Et puis il y a Lee Min Ho et Jun Hi Hyun, qui incarnent respectivement Joon Jae et Shim Cheong, et qui sont tous deux de bons acteurs. Elle surtout, rayonne. Elle est à la fois tellement drôle et tellement charmante, notamment dans les premiers épisodes, quand elle découvre petit à petit le monde moderne... Elle prend vraiment toute la lumière, tant son jeu est à la fois subtil et expressif. Lui, il joue un personnage un peu moins fantasque en soi, mais il le fait bien. Il réussit à être touchant lorsqu'il le faut, et c'est vrai que l'histoire de ce couple regorge de moments qui font sourire bêtement et/ou gagatiser, il faut bien le dire ^^.

Mais c'est vrai que, si mignon que cela soit, le scénario à côté de cela, n'était pas assez étoffé pour que le drama passe du « pas mal, sans plus » à « bon ». Pourtant il y en avait, des histoires et des personnages secondaires, quand on y regarde de plus près ! Peut-être trop ? Je ne sais pas vraiment... Ce n'est pas comme si je pouvais dire froidement « tel ou tel point sont mauvais, donc le drama n'est pas bon »... Il n'est pas mauvais, c'est juste qu'il manque le « je ne sais quoi » qui fait que la magie opère. Ce n'est pas quantifiable, et ce n'est même pas forcément objectif, en plus.

Même si il y a des arguments objectifs pour étayer mon point de vue aussi bien sûr (et heureusement). Déjà, et peu importe le fait que j'apprécie Lee Min Ho, son personnage n'est pas très énervé, selon moi. Et curieux de rien. C'est-à-dire que grosso modo, le gars découvre que la nana qu'il a invité à vivre sous son toit est une sirène et il n'est guère plus choqué que si on lui avait dit « bah tiens, il s'est mis à pleuvoir ! ». Je veux dire, autant elle, elle est curieuse du monde « des humains », elle s'émerveille de tout... Autant lui, il ne sait même pas d'où elle vient ni comment c'est chez elle, et on dirait que peu lui importe. Même chose quand il retrouve sa mère finalement, il ne lui pose pas les questions qu'il aurait été légitime de lui poser. Enfin je pense. Et c'est con parce que le personnage n'est pas bête, il a de l'allure et tout, et -comme je l'ai dit-, sa relation avec Shim Cheong fonctionne parfaitement, mais c'est vrai que des fois, je n'ai pas compris sa façon d'agir (ou de ne pas agir, plutôt). Mais ça, c'est vraiment un souci d'écriture, pour le coup. Ca et le fait que le drama ne soit finalement pas très accrocheur, je dirai que ce sont les points principaux.

Alors même si à côté il y a plein de trucs sympas, et on en a parlé, bah voilà, force est de dire que le drama est oubliable. Même sans le comparer à My Love from the stars (parce que là c'est perdu d'avance ^^). Mais il n'est pas déplaisant non plus donc tentez votre chance et peut-être que pour vous, la magie opérera pleinement ^^ !

 

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Published by Marluuna - dans K-dramas-K-movies
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:44

Un roman policier d'Agatha Christie publié en 1942.

 

Jerry Burton a été sérieusement blessé dans le crash d'un avion. Son médecin l'envoie se reposer à la campagne dans le petit village de Lymstock avec sa sœur Joanna, afin qu'il se remette.

La vie semble paisible ici, mais les premières lettres ne tardent pas à arriver, y compris là où résident Jerry et sa sœur. Des lettres anonymes odieuses, grossières et pleine de rumeurs. La police s'empare de l'affaire lorsqu'une femme se suicide après en avoir reçu une...

 

Dans ce roman, c'est Miss Marple qui intervient. Mais son rôle est très effacé, en réalité. En effet, elle arrive à Lymstock à la demande d'une amie à elle qui estime que pour démasquer la personne qui écrit les lettres anonymes, il faut quelqu'un qui connaît l'esprit humain, ses travers, et qui puisse ainsi percer à jour le ou la coupable... Mais Miss Marple arrive tardivement dans le récit (à plus de la moitié du livre, je pense), et même une fois qu'elle est là, elle apparaît peu en fin de compte. Deux ou trois scènes lui font croiser la route de Jerry, notre protagoniste (le récit est raconté par lui), et bien sûr il y a l'inévitable passage où Miss Marple livre ses conclusions et explique le pourquoi du comment. Mais cela reste un rôle limité en terme de participation, et c'est bien Jerry que l'on suit de bout en bout.

Il est l'étranger, celui qui débarque dans ce village et n'a aucune idée préconçue sur personne. Il apprend à connaître les habitants, et nous les fait découvrir au passage. Du pasteur et sa femme au notaire en passant par le médecine et sa sœur, et j'en passe, quelques personnages vont régulièrement croiser son chemin dans cette affaire. Une affaire qui l'intéresse particulièrement, au-delà du fait que lui-même a reçu une lettre peu de temps après son arrivée. Car Jerry pourrait partir. Après tout il n'est pas d'ici, il finit par se rétablir convenablement, donc il pourrait rentrer chez lui et partir loin de ces lettres déplaisantes. Mais il veut savoir qui est derrière tout ceci, et il s'investit pleinement. D'ailleurs l'inspecteur Nash, qui est en charge de l'enquête, le fait contribuer chaque fois qu'il le peut. C'est intéressant, car Jerry est un homme bien. Quelqu'un de perspicace, d'intelligent et de raisonné, sans pour autant être comme Miss Marple ou Hercule Poirot. C'est-à-dire qu'il n'enquête pas à proprement parler, il se renseigne, déduit, observe, mais il ne collabore pas avec la police comme Poirot peut le faire en interrogeant les témoins ou en menant réellement l'enquête, par exemple. C'est un bon personnage en tout cas, qu'il est plaisant de suivre.

Je dois bien avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au début, sans trop savoir pourquoi. L'histoire du « corbeau » en soi n'est pas nouvelle, mais je n'ai rien contre pourtant. Ce principe d'un être inconnu (mais qu'en réalité tout le monde connaît) qui dévoile les secrets de tout le monde (car « il n'y a pas de fumée sans feu », comme on dit) et met la pagaille, est toujours un bon point de départ. Mais ici, il m'a fallu un moment avant d'être accrochée, véritablement intéressée par l'histoire, avec l'envie d'en connaître le fin mot. Ceci étant c'était quand même un bon moment de lecture, c'est juste que comparé aux romans que j'ai lu récemment, il n'est pas le meilleur, en fait ^^.

J'ai bien aimé certains personnages (outre Jerry, donc), comme le docteur par exemple, ou encore Megan. L'intrigue amoureuse, ou plutôt les intrigues pour être exacte, qui concernant Joanna d'un côté et Jerry de l'autre, sont mignonnes et judicieuses, et ne nuisent en rien à l'histoire, au contraire.

Une histoire qui va prendre de plus graves proportions au fil des pages. Car si les lettres sont désagréables et colportent -du moins c'est ce que disent ceux qui les reçoivent- des mensonges, on passe à la vitesse supérieure lorsque qu'une femme se suicide après en avoir reçu une. Dès lors, l'auteur des lettres -que la police pense être une femme- n'est plus seulement coupable de troubler la tranquillité des habitants, mais il ou elle, est aussi responsable de la mort de cette femme... Je pense que c'est là que le livre m'a vraiment intéressée. Tant qu'on n'était qu'au stade des lettres, je ne voyais pas tellement où tout cela nous conduisait, mais quand l'affaire prend une autre dimension, j'étais plus investie. Et j'ai bien aimé aussi, le piège final qui permet de démasquer le coupable et que -comme d'habitude, je dirai-, je n'avais pas vu venir !

Bref, « La Plume empoisonnée » est un bon roman, même si pas mon préféré. Il reste efficace et bien écrit, avec comme toujours une étonnante conclusion.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:03

Beaucoup de boulot ces derniers mois, et c'est vrai que les articles s'en ressentent... Mais cela est -un peu- plus calme maintenant, et surtout je vais prochainement avoir un peu de vacances, donc je vais pouvoir me remettre à écrire ! C'est qu'il y a de la matière ! En attendant, faisons le point sur ce que j'ai réussi à attaquer depuis la dernière fois...

 

Séries :

 

13 reasons why :

Clay reçoit un colis contenant des cassettes audio. Dessus, Hannah, l'une de ses camarades de classe, parle. Elle explique les 13 raisons qui l'ont poussé à mettre fin à ses jours. Car en effet, Hannah s'est suicidée il y a quelques semaines... Et bien qu'il ignore pourquoi, Clay serait l'une des raisons...

Cette série s'avère bien construite et passionnante... Le sujet est des plus sérieux et le héros, Clay, ne le prend pas à la légère d'ailleurs. Il écoute les propos de sa camarade décédée, et cela n'est pas facile on s'en doute. A chaque épisode, Clay attaque une autre face d'une des cassettes, et découvre une autre raison... Le tout entrecoupé de flashbacks du temps où Hannah était encore en vie... Le concept est un peu déroutant au début, mais je trouve que c'est vraiment bien fait, et pour le moment j'accroche bien.

 

Bates motel, saison 5 :

Dernière saison pour Norman Bates. La saison précédente marquait un véritable tournant pour la série et par là même, pour le personnage de Norman.

Les premiers épisodes montrent bien la folie dans laquelle le personnage s'enferme et nul doute que cette dernière saison sera passionnante, à ce sujet. On va définitivement faire le lien avec le film Psychose, afin que tout concorde. Freddie Highmore, on ne le dira jamais assez, est épatant dans ce rôle ! Il est à vous glacer le sang...

 

Big little lies :

Madeline et Celeste, toutes deux mariées et mères, rencontre une mère célibataire, Jane, fraîchement arrivée dans leur ville, et elles vont se lier d'amitié avec elle. Mais lorsque le fils de Jane est accusé d'avoir violenté la fille d'une des mères les plus influentes de l'école, les choses commencent à prendre une fâcheuse tournure...

Reese Witherspoon, Nicole Kidman, Alexander Skarsgard, et j'en passe... Un casting alléchant, et David E. Kelley aux manettes. Je ne pouvais pas passer à côté de cette série.

Une série bien particulière, avec une drôle d'ambiance, parce que certaines scènes nous font vite comprendre qu'il y a eu un meurtre dans la ville, mais on ne sait même pas encore qui est la victime (enfin du moins, là où j'en suis). Il y a quelque chose de très accrocheur qui fonctionne bien, et c'est vrai que le casting est plutôt excellent (Reese Witherspoon notamment, est excellente)... Pour le moment ça me parle bien.

 

Death in paradise, saison 6 :

L'inspecteur Humphrey Goodman revient pour une 6ème saison, avec son équipe. Si le premier épisode n'était pas particulièrement génial, le second en revanche, m'a bien plu. Globalement de toute façon, dans cette série, il y a plus de bons épisodes que de moyens, je trouve. Et c'est toujours un plaisir de retrouver ces personnages si sympathiques, ces beaux paysages, et ce côté so british que j'adore...

J'aime vraiment beaucoup cette série !!

 

Marvel's Iron Fist :

Dans une grande entreprise tenue par un frère et une sœur, fait irruption un jeune homme aux allures de vagabond. Il prétend être Danny Rand, fils d'un des deux hommes qui a créé cette entreprise. Or, Danny et ses parents ont disparu des années plus tôt dans le crash de leur avion, aussi personne ne croit ses propos...

En espérant qu'elle me plaise davantage que Luke Cage, j'ai commencé cette série, sur ce personnage que je ne connaissais pas. Le premier épisode, seul que j'ai vu pour le moment, m'a plu. Le personnage principal, Danny, me parle bien (en plus on redécouvre totalement cet acteur, à des kilomètres du rôle qu'il tenait dans Game of Thrones), et le ton général de ce premier épisode m'a bien plu. On sent les intrigues de couloir arriver, et le côté arts martiaux, que maîtrise Danny, m'intrigue aussi. J'ai hâte de progresser dans la série, et d'en savoir plus...

 

The 100, saison 4 :

The 100 revient pour une 4ème saison, où le sujet est la fonte du cœur des centrales nucléaires, qui éradiquera l'humanité dans 6 mois tout au plus.

J'ai enchaîné les 3 premières saisons, The 100 ayant quelque chose de très addictif je trouve ! Et maintenant cela me fait tout drôle, de devoir suivre la 4ème saison au rythme de sa diffusion... Une 4ème saison dont les enjeux sont nettement établis, et qui met encore une fois Clarke dans une position terrible : elle doit faire des choix difficiles pour la survie des siens, une fois de plus.

The 100 n'a jamais eu peur de mettre ses personnages dans de délicates positions ni de prendre des décisions difficiles et c'est ce qui en fait une série palpitante. J'espère que cette saison encore, sera réussie !

 

Dramas :

 

Strong woman Do Bong Soon :



Do Bong Soon est une jeune femme qui a une force surnaturelle, comme toutes les femmes de sa famille. Elle tente tant bien que mal de protéger son secret, sans se servir de sa force à des fins personnelles... Elle rencontre par hasard An Min Hyuk, Président d'une grande compagnie qui reçoit des menaces depuis un moment, et qui, ayant vu de ses propres yeux la force de Bong Soon, décide de l'engager comme garde du corps.
Malgré un sujet un peu bizarre, c'est vraiment un drama sympa ! Une comédie romantique qui remplit son office : elle fait sourire car il y a des scènes impayables, et en même temps la romance (pour l'instant inexistante ou presque là où j'en suis) promet quelque chose de mignon aussi. C'est vraiment mon drama-doudou du moment, il fait un bien fou ^^ !

Animes :

Koutetsujou no Kabaneri :


Dans un monde chaotique, les humains sont la proie des Kabane, des créatures qui les dévorent et les infectent... La population s'est donc réfugiée dans des forteresses pour résister... Nous suivons  Ikoma, qui cherche à trouver un moyen de stopper l'infection...
Le graphisme et l'animation sont de grande qualité, c'est un régal de ce point de vue. Pour le reste, l'intrigue est intéressante, l'action est d'emblée présente et les enjeux ne sont pas difficiles à cerner. Cela promet du suspens et du palpitant ! Pour le moment, j'adhère.

Vampire princess Miyu :


Miyu est une jeune vampire qui ne mord que des personnes consentantes et ne craint ni la lumière du jour, ni les croix. Elle est là pour débarrasser la terre de ceux qui menacent les humains. Son serviteur sans visage ni voix, est un démon qui a trahi les siens et reste auprès d'elle...
Il date un peu cet anime, et naturellement cela se voit à l'animation, mais cela ne me dérange jamais du moment que l'histoire est bonne. Pour ces premiers épisodes, on suit Miyu dans ses diverses tâches et c'est assez intéressant. J'imagine qu'au bout d'un moment on en apprendra plus sur elle et son serviteur, car c'est cela aussi, qui m'intéresse ^^.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 23:44

« Le major parlait trop » est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1964.

 

Miss Marple est en vacances aux Antilles sur les conseils de son neveu, et elle discute régulièrement avec un autre vacancier qui loge au même hôtel qu'elle, le major Palgrave. Il lui raconte toutes ses aventures aux quatre coins du monde... et commence à lui en raconter une, qu'il tient d'un membre de son club, qui aurait croisé un jour un meurtrier resté impuni. Mais il s'interrompt avant de montrer à miss Marple la photo dudit meurtrier, alors que d'autres personnes approchent...

Le lendemain, le major est retrouvé mort, semble-t-il, le plus naturellement du monde, à cause de son hypertension. Mais tout cela chiffonne miss Marple...

 

Cela n'a rien à voir avec le fond du livre, mais comme ça m'a surprise, je voulais l'évoquer... J'ai lu ce livre en version de poche, et j'étais très étonnée du nombre de fautes d'orthographe (des mots au pluriel auxquels il manque le « s », par exemple) et autres... Jane Marple qui, une fois ou deux est appelée « Jeanne » dans le bouquin, en bonne traduction littérale ^^... Bon ce n'est pas gênant en soi pour comprendre, mais ça m'a vraiment interpellée, c'est la première fois que je lis un livre avec autant d'erreurs !

Sinon, ceci est mon premier roman avec Miss Marple, dans ma (re)lecture récente des Agatha Christie (quoi que je me demande si j'ai déjà seulement lu un roman mettant en scène Miss Marple auparavant... J'avoue que je ne m'en rappelle pas). J'avoue que comme cela, ce personnage me parle peut-être un peu moins qu'Hercule Poirot, mais bon je vais quand même attendre d'en lire un peu plus pour me prononcer définitivement.

En attendant, ce roman-là m'a bien plu, une fois encore. On est un peu dépaysée, puisque l'action se situe aux Antilles, où Miss Marple prend un peu de repos, loin du climat anglais (qu'elle regrette d'ailleurs). On ressent bien la douceur de vivre, les gens en vacances, le soleil... Bon bien sûr, un meurtre va gâcher un peu les vacances des uns et des autres, ainsi que du couple qui tient l'hôtel où ils séjournent tous. Dans un premier temps, ce meurtre passe pour une mort naturelle (le major en question, était âgé et souffrait d'hypertension, semblait-il), mais cette mort dérange Jane Marple malgré tout, sans qu'elle puisse tout de suite étayer ses soupçons. Il va donc déjà falloir prouver qu'il s'agit bien d'un meurtre, et ensuite découvrir la réponse aux habituellement questions « qui » et « pourquoi ». D'autant que cela ne s'arrêtera pas à un seul et unique meurtre.

Le major Palgrave effectivement, parlait trop. À force de raconter aux autres vacanciers toutes sortes d'histoires, et notamment qu'il connaissait le visage d'un meurtrier, qui en plus ne s'était jamais fait pincer, on a fini par lui clouer le bec. Miss Marple est dans la première moitié du livre, assez passive j'ai trouvé. Enfin disons que cela m'a étonnée, étant habituée ces temps-ci à voir Poirot prendre les choses en main, la voir elle installée dans son fauteuil et tricoter sans collaborer avec la police comme peut le faire Poirot, m'a donnée l'impression de quelqu'un de plus passif (il est vrai qu'elle est plus âgée aussi). Il y a même des passages entiers où elle n'apparaît pas, et cela m'a un peu surprise. Mais c'est tout de même elle qui va avoir les clés de l'affaire au final. Elle soupçonnait depuis le début qu'il y avait bien meurtre, et elle va tirer tout cela au clair, à sa façon. En fait elle va choisir des gens avec lesquels discuter de l'affaire. Le médecin de l'hôtel dans un premier temps, qui va assez vite comprendre qu'il s'agit bien d'un meurtre, et puis après un vieil homme riche, Mr Rafiel (et sur la fin, la jeunesse et la validité de son masseur, Mr Jackson, va lui être bien utile). Et je dois avouer que les déductions que partagent Mr Rafiel et Miss Marple, sans langue de bois aucune car ce sont chacun deux personnes de caractère, comptent parmi mes scènes favorites du livre ! C'était un duo pour le moins intéressant.

Pour le coup, je n'ai pas vu venir la conclusion. Pas mal de personnages faisaient un ou une coupable crédible, mais je n'avais pas démêlé tous les fils. Je me doutais un peu que ce ne pourrait pas être Molly, car son comportement et ses crises en faisaient une coupable trop évidente, mais à part cela, j'étais dans le flou et j'ai commencé à comprendre environ une page avant qu'on nous l'explique, donc autant dire que je n'ai rien vu venir ^^.

Encore une bonne lecture, même si pour le moment, rien ne détrône encore « Dix petits nègres » et « Le Crime de l'Orient-Express »:) !

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 22:35

Une série créée par Dan Fogelman, avec :

Milo Ventimiglia : Jack Pearson

Mandy Moore : Rebecca Pearson

Sterling K. Brown : Randall Pearson

Chrissy Metz : Kate Pearson

Justin Hartley : Kevin Pearson

Susan Kelechi Watson : Beth Pearson

Chris Sullivan : Toby

Ron Cephas Jones : William Hill

Jon Huertas : Miguel

 

Série en cours de diffusion, une saison. Renouvelée pour une saison 2 et 3.

 

Kevin est acteur et quitte la série qui a fait de lui un homme célèbre. Kate est obèse et décide fermement de perdre du poids, tandis qu'elle rencontre Toby à une réunion de groupe. Randall est marié et père de deux enfants et travaille bien trop... Tous trois forment une fratrie. Des triplés, nés le même jour, bien que Randall ait été adopté par les parents de Kate et Kevin, qui ont vu là un signe du destin (leur dernier triplé étant mort à la naissance).

La série nous montre aussi les difficultés comme les joies, de leurs parents Jack et Rebecca, alors qu'ils doivent simultanément élever trois enfants...

 

Quand j'ai lu le synopsis de This is us, je n'y ai pas vu quoi que ce soit qui pourrait me convaincre de me mettre à cette série, pour être honnête. J'ai déjà vu quelques séries où l'on suivait une famille comme cela, mais c'est vrai que je n'avais pas forcément envie de cela à ce moment là. Et puis sur un ou deux blogs que je suis quotidiennement, j'ai vu des avis enthousiastes (et encore, le mot est faible) dès le début. Et ça m'a intriguée, alors j'ai voulu jeter un œil. Il ne m'a pas fallu longtemps avant de comprendre pourquoi This is us recueillait tous les suffrages ! Et de ce fait, je suis maintenant en train, moi-aussi, de partager mon enthousiasme quant à ce petit bijou, ce coup de cœur sériesque. Il s'agit -pour moi- sans conteste de l'une des séries les plus touchantes, les plus marquantes, que j'ai vu depuis un moment.

This is us va nous faire suivre une famille, la famille Pearson, mais à plusieurs époques. Le tout au sein d'un même épisode, à chaque fois. C'est-à-dire que nous allons suivre les péripéties de Kate, Kevin et Randall, des triplés (en sachant que Randall fut adopté par les Pearson, comme il fut abandonné à l'hôpital le jour même où ils ont perdu leur dernier triplé ; ils y ont vu là un signe du destin). Leur vie de couple, leur travail, leurs problèmes personnels... Sur le papier, ça n'a peut-être rien d'original, mais c'est le traitement qui fait tout. C'est fait avec une telle douceur, une telle empathie... Peu importe ce que This is us nous raconte, on suit. Et c'est vrai qu'en un rien de temps, on s'attache à tous les personnages, on rit et on pleure avec eux. C'est vraiment appréciable, une écriture aussi fine et aussi percutante.

Mais nous allons suivre aussi, des années plus tôt évidemment, l'histoire de leurs parents, Jack et Rebecca, qu'il s'agisse de leur rencontre ou bien de leur vie de jeune parents de triplés (et ce n'est pas de tout repos, on s'en doute). Et bien sûr souvent le propos de l'épisode trouve un écho dans l'histoire des parents, à leur époque. C'est aussi une belle histoire d'amour, qui nous est racontée là.

Ce vas-et-viens qui a lieu plusieurs fois par épisode, n'est pas du tout gênant, comme on serait tentée de le penser. On glisse sans problème d'une scène de la vie de Jack et Rebecca, à un épisode de celle de Kate, Kevin ou Randall sans aucun souci, tout se fait très naturellement. Et puis bien sûr il y a des scènes de groupe, notamment à l'occasion de Thanksgiving par exemple, qui sont savoureuses. C'est aussi intéressant de suivre à travers tout cela, la relation entre Kevin et Randall, qui n'ont pas exactement été en bons termes durant leur adolescence et qui, maintenant adultes, essaient de réparer un peu les choses (ce qui donnera lieu à quelques scènes fortes, et notamment une que j'ai trouvé magnifique).

On a aussi un espèce de mystère qui plane. En effet dans le présent, Rebecca semble mariée avec Miguel (qui est le meilleur ami de Jack), et si l'on comprend assez rapidement que Jack est décédé, on ne sait ni exactement quand, ni comment cela a pu se produire. Et la saison 1 ne lève pas le voile sur ce mystère, il nous faudra encore attendre.

This is us est une série remarquable et une excellente surprise, pour deux choses : ses acteurs, et son écriture, comme je l'ai déjà évoqué.

Les acteurs font tous un boulot hallucinant, et surtout il y a de très bonnes alchimies entre eux. Milo Ventimiglia (Jack) et Mandy Moore (Rebecca) forment un couple plus vrai que nature. Il s'aiment tant et se le prouvent de belle façon, sans niaiserie aucune... Et leurs disputes ont un impact terrible, du même coup. Même chose pour Chrissy Metz (Kate), Justin Hartley (Kevin) et Sterling K. Brown (Randall), tous excellents (le dernier notamment, m'a fait pleurer lors d'une scène de fin d'épisode...). Mais même le casting plus secondaire est bon, en particulier Ron Cephas Jones (William), très émouvant. Et j'aime aussi beaucoup Chris Sullivan (Toby). A noter aussi que le casting enfants et ados est réussit et rend justice aux acteurs adultes.

Ces acteurs sont justes et sont aidés en cela, comme je l'ai déjà dit, par une écriture des plus soignées. Sans trop en faire, en ayant toujours le bon équilibre pour être émouvante sans l'être trop, la série fait passer tout un tas de choses de façon très simple, mais pas simpliste. Et c'est pour cela qu'elle touche d'ailleurs, parce qu'elle sonne juste et ne force rien. Et c'est assez fou de voir que, épisode après épisode, This is us maintient le cap sans fléchir. Parce que lorsque ça démarre fort comme cela, on s'attend presque à être déçue à un moment ou à un autre, et là c'est loin d'être le cas. La saison entière est de qualité. Le fait que la série soit déjà renouvelée pour deux saisons de plus est donc une excellente nouvelle. Je l'ai fini il y a peu, mais les Pearson me manquent déjà.

Si j'ai un conseil à donner, c'est de regarder cette série. Bien sûr si vous êtes en quête de séries d'action, de séries foncièrement originales ou autres, cela ne semble pas pour vous. Mais si vous voulez quelque chose de sentimental sans être niais, de vrai, de touchant, alors vous succomberez probablement au charme de cette belle série.

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