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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 23:16

Mort sur le Nil est un roman policier d'Agatha Christie publié en 1937.

 

Linnet Ridgeway est riche à millions, belle et intelligente. Elle épouse peu de temps après l'avoir rencontré, Simon Doyle, qui était pourtant fiancé à sa meilleure amie, Jacqueline de Bellefort, dite Jackie.

Cette dernière, folle de rage, poursuit le couple jusqu'en Egypte où ils font leur voyage de noces, afin que sa présence gâche leur bonheur.

Une nuit, sur le bateau à bord duquel ils voyagent ainsi que d'autres passagers, Linnet est assassinée dans sa cabine. Tous les soupçons se portent évidemment sur Jackie, qui ne cachait pas sa souffrance ni sa rancoeur. Hercule Poirot, présent à bord avec son ami Race, va mener l'enquête....

 

Après avoir lu Le Noël d'Hercule Poirot et Le Crime de l'Orient-Express, j'ai attaqué Mort sur le Nil. Je l'ai lu assez rapidement, parce que l'écriture est comme toujours fluide, et que le livre n'est pas épais. Il m'a fait moins forte impression que Le Crime de l'Orient-Express, que j'ai particulièrement aimé, mais cela reste un très bon roman quoi qu'il en soit.

 

J'y retrouve ce décor pratiquement unique, celui du bateau à bord duquel sont nos voyageurs. Au début et même ensuite (lorsqu'ils font escale), ils se situent parfois dans d'autres lieux, mais la majorité de l'intrigue se passe tout de même sur le bateau. On retrouve donc ce souci de non-communication avec l'extérieur du fait de la situation (comme dans Le Crime de l'Orient-Express), même si cette fois il n'y est pas tellement fait allusion finalement, et encore une fois, Poirot -et son comparse, Race, qui mène l'enquête avec lui-, observe et déduit, analyse les témoignages et les personnalités des différents passagers (plutôt que de recueillir des indices ou d'être dans l'action pure et dure, car c'est ainsi que le détective préfère fonctionner), et c'est ainsi qu'il va finir par trouver la solution.

Linnet Ridgeway, la victime, avait tout pour elle : elle était belle, riche, intelligente, amoureuse... Inutile de dire qu'une situation aussi parfaite ne peut qu'attirer les convoitises de toutes sortes. Un mobile n'est pas difficile à imaginer, dès lors. Pour ma part, j'ai fini par deviner -dans les grandes lignes, pas dans le détail- la résolution de l'histoire, parce que cela me semblait assez évident. Je ne parvenais pas à comprendre le « comment » exactement, mais l'identité du coupable ne me faisait guère douter. Pour autant j'ai comme toujours été passionnée par l'enquête dans son déroulement et par la résolution exposée par Poirot devant témoins, point par point, de cette façon théâtrale que j'adore. Il lève le voile sur tous les mystères, grands ou petits, explique ses hypothèses, celles qui se sont avérées fausses et celles qui ont pu être vérifiées, et on arrive petit à petit à la solution. Et puis il y a une petite touche, concernant deux personnages en particulier, que j'ai trouvé assez jolie ; Hercule Poirot est peut-être fier de sa personne, mais il a bon cœur. On le voit d'ailleurs à la façon dont il est vite concerné par Jackie et essaie de la raisonner, et aussi à l'affection qu'il porte à Rosalie Otterbourne.

Comme toujours, certains personnages ont l'air de cacher quelque chose (Rosalie, miss Van Schuyler, Pennington, etc...). Leurs raisons sont néanmoins personnelles et cela ne fait pas nécessairement d'eux les coupables, ni même ne leur donne un lien direct avec le meurtre. Mais il est tout aussi intéressant de voir Poirot percer ces secrets les uns après les autres et ainsi, apprendre des éléments qui le rapprochent de la solution qui l'intéresse en premier lieu. Certains personnages se dévoilent ainsi fortement intéressants ou attachants, comme Rosalie, qui est un beau personnage je trouve, ou encore Mrs Allerton, une femme pleine de compassion, par exemple.

En terme de suspect, on n'a naturellement pas fait mieux que Jackie -Jacqueline de Bellefort-, femme trahie par sa meilleure amie Linnet et son ex-fiancé Simon, que Jackie aimait éperdument. Elle les poursuit jusque dans leur voyage de noces en Egypte, apparaît à chaque endroit où ils sont pour les tourmenter, ne cache pas son désir de se venger ni le fait qu'elle possède un revolver et qu'elle finira par l'utiliser... Et pour couronner le tout, elle tire effectivement sur Simon en étant alcoolisée, lui brisant ainsi le genou. Elle semble être la coupable idéale et pourtant, son alibi est on ne peut plus solide et Poirot se résout immédiatement à la laver de tout soupçon. C'est donc à partir de là que les choses se compliquent.

Le coupable est forcément parmi les passagers, mais comment a-t-il pu faire son coup sans que personne ne le remarque ? L'interrogatoire des passagers sur la nuit du meurtre est aussi un moment que j'ai particulièrement aimé. Parce que certains détails reviennent dans la narration de pratiquement tout le monde (le bruit d'un éclaboussement, par exemple), parce que l'on sent d'emblée que certains ne disent pas forcément tout... et tout simplement, cela en dit long aussi sur le caractère de chacun. J'ai peut-être juste trouvé l'introduction un peu longue. Celle du roman, je veux dire. On nous présente tour à tour les personnages qui, on le comprend, vont faire partie de l'histoire que l'on s'apprête à découvrir. Alors c'est sûr cela fait qu'on les « connaît » déjà un minimum avant que l'action ne commence, mais j'ai malgré tout trouvé cela un petit peu long, je dois l'avouer, et ainsi je ne suis pas rentrée dedans tout de suite.

Mais en-dehors de cela, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture, encore une fois. Je suis contente pour une fois, d'avoir découvert le coupable -et sans forcément le chercher, car je ne fais jamais cela, je me laisse porter-. Alors je vais poursuivre tranquillement, même si je n'ai pas encore décidé quel roman je vais lire ensuite :)...

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:30

Gong Yoo : Kim Shin/le Goblin

Kim Go Eun : Eun Tak

Lee Dong Wook : la Faucheuse

Yoo In Na : Sunny

Sung Jae : Deok Hwa

 

2016

16 épisodes

 

14/20

 

Voilà 900 ans que Kim Shin erre sur Terre, victime de son immortalité. A l'époque de Goryeo, il était un général respecté. Trahi par le Roi qu'il servait, il erre désormais la recherche de son épouse : la femme qui pourra lui permettre de redevenir poussière.

En attendant, il vit avec un faucheur qui n'a aucun souvenir de sa vie passée et qui doit conduire les âmes errantes dans l'autre monde.

Kim Shin rencontre un jour Eun Tak, une jeune fille à la vie difficile capable de voir les fantômes. Elle semble être la femme qu'il attendait...

 

J'attendais beaucoup de ce drama. Peut-être trop, en définitive. J'étais excitée de revoir Gong Yoo, que jusque là je n'ai vu que dans Coffee Prince (et cela commence à remonter à quelques années), et que je n'ai pas eu l'occasion de revoir depuis : il m'avait fait forte impression dans ce drama, je lui avais trouvé du charisme, de l'aisance et une sympathie naturelle. Qui plus est, j'aimais le soupçon de fantastique, le croisement entre les histoires présentes et celles d'il y a 900 ans... Sur la papier, le drama avait tout ou presque, pour me convenir.

Et il n'est pas désagréable, ce drama, pas du tout même. Simplement il ne m'a pas intéressée comme j'aurais aimé que ce soit le cas. Je me suis même ennuyée parfois, et je n'ai pas forcément eu d'intérêt pour les aspects principaux. A contrario, certains axes plus secondaires, m'ont plu (du coup je les aurais parfois voulu plus présents et/ou développés, forcément).

Le défaut majeur de Goblin, c'est sa longueur. Il ne comporte que 16 épisodes, mais ils font en moyenne 1h15 au moins (voire plus pour certains). Et c'est long, 1h15 d'épisode. Et je l'ai ressenti, sur certains (dans les derniers par exemple, je ne sais plus exactement lequel, mais on aurait pu enlever des minutes sans problème).

Autre souci pour moi, je n'ai pas adhéré comme j'aurais dû, à la romance entre Eun Tak et le Goblin. C'était joli, les acteurs étaient convaincants et je ne vais pas nier que certaines scènes m'ont touchées, c'est certain. Mais j'ai déjà été investie dans des romances pourtant moins épiques, dans d'autres dramas. Je crois que le truc qui a coincé dès le départ, c'est l'âge des protagonistes. Elle est lycéenne et lui est nettement plus vieux qu'elle (bon ok il a 900 ans dans l'histoire, mais vous voyez le truc ^^). Et du coup j'avais du mal parce que même si Eun Tak est intelligente et mature, loin d'être une gamine écervelée, ben on sentait qu'elle n'était pas de sa génération. Après j'ai fini par ne plus y penser, surtout quand il y a eu le bond de 9 ans dans le temps bien sûr, mais indépendamment de cela, je n'étais pas aussi investie que je l'aurais souhaité dans leur histoire, sans que je sache toutefois dire pourquoi. Et forcément, comme cette romance prend beaucoup de place, surtout plus le drama avance...

J'ai été 10 fois plus investie dans celle entre la Faucheuse et Sunny, il n'y a pas photo. Ils m'ont brisé le cœur plus d'une fois, et leur histoire, passée comme présente, m'a intéressée à coup sûr. C'était un peu cruel, mais il faut croire que je suis sadique ^^'.

Autre point négatif et j'en terminerai avec cela : la fin. Soit c'est moi qui ait loupé un truc, soit je ne m'explique vraiment pas le pourquoi du comment du recouvrement de mémoire des personnages. Il est soudain et je n'ai pas compris sa cause. Même chose, le côté répétitif, avec ce qui arrive à Eun Tak à la fin. J'ai bien compris pourquoi le drama partait comme cela, surtout depuis que Eun Tak avait souhaité n'en être qu'à sa première vie (si les humains en ont 4), mais je n'ai pas vu l'utilité de cet ultime rebondissement tragique et de la toute fin, qui pour moi était redondante avec ce que le drama avait déjà exploité. Là encore, l'ultime rencontre entre Sunny et la Faucheuse m'a plus émue.

Il faut dire que Yoo In Na, qui joue Sunny, je l'aime beaucoup. Je la trouve vraiment crédible et très naturelle, et même si je l'ai peu vu jouer, à chaque fois elle me fascine. Mais de toute façon, les 4 acteurs principaux étaient très bons, là-dessus il n'y a rien à redire.

Un grand soin est apporté à la réalisation, il faut le dire. Je ne suis pas du tout calée sur le sujet mais je sais quand même reconnaître quand c'est particulièrement notable ^^. La bande son n'était pas mal non plus. Je ne l'écouterai pas en-dehors du drama comme cela peut être le cas parfois, mais je n'ai rien à lui reprocher.

Finalement ce qui m'a le plus plu, ce sont comme je l'évoquais, des axes moins mis en avant. L'histoire entre Sunny et la Faucheuse bien sûr, mais même ces petites histoires rapides, sur des personnages liés au passé de Kim Shin et qu'il reconnaît dans le présent, par exemple (comme quand il croise celui qui était son bras-droit, et qui est aujourd'hui un homme qui cherche du travail). Et au-delà du reste, la relation entre la Faucheuse et Kim Shin était, elle, très bien exploitée. Kim Shin ne le reconnaît pas, et pourtant il s'agit du Roi qui lui a ôté la vie et qui est à l'origine de sa malédiction, même s'il a aujourd'hui perdu la mémoire. On redoute donc le moment où il la retrouvera et où Kim Shin le reconnaîtra. Mais leur relation et les personnages en soi d'ailleurs, ne sont pas qu'intenses : il y a aussi des moments très drôles, je dois dire ^^. Je n'oublie pas non plus la relation inattendue entre Eun Tak et Sunny (respectivement employée et patron), qui débouche sur une belle amitié.

Goblin est un beau drama, sur le fond et la forme et il sait faire preuve de finesse, et nous accrocher. Pourtant, et je pense que c'est en partie dû à la longueur des épisodes, et sans doute aussi à l'écriture, il y a eu trop de moments où je me suis ennuyée. Je n'ai pas été assez emportée, assez impliquée, alors que sur la papier il y avait tout. Mes attentes étaient peut-être trop fortes, quoi que quand je lis certaines critiques élogieuses, je vois que le drama a beaucoup plu ! J'en garde le souvenir d'un drama sympathique, que je suis contente d'avoir vu, mais qui ne me marquera pas.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 14:30

Genèse est le 7ème et dernier tome de la série Autre monde, de Maxime Chattam.

 

Traqués par le nouvel empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et ceux qui les accompagnent, fuient pour gagner le Moyen-Orient, à la recherche du dernier cœur de la Terre. Ils doivent passer par les souterrains, qui regorgent de dangers.

L'affrontement final approche.

 

Après avoir enchaîné sans interruption les 6 premiers tomes de la saga que l'on m'avait généreusement prêté, j'ai dû attendre un moment avant de lire le 7ème tome, qui lui n'était pas encore sorti. J'étais impatiente mais en même temps je n'avais pas envie de dire au revoir à ces personnages et à cet univers auxquels je m'étais attachée. Et maintenant que ça y est, j'ai fini ma lecture, je dois avouer que cela me manquera. J'attendrai avec impatience la série dérivée dont parle Maxime Chattam, car j'ai envie d'explorer encore cet univers et le personnage qui en sera le héros -Gaspar, d'après ce que j'ai pu lire- me semblait intéressant et méritait d'être développé, mais c'est vrai que cela ne sera pas vraiment pareil.

L'enjeu est simple en théorie : trouver le dernier Cœur de la Terre et faire qu'il soit absorbé par Ambre -qui en déjà un en elle-, afin de détruire Entropia une bonne fois pour toute. Les Pans ne savent pas si Ambre pourra seulement survivre à cela ni si elle pourra ensuite utiliser toute sa puissance, mais une chose après l'autre : ils doivent déjà le trouver avant Entropia, qui les talonne. Ils aviseront après. C'est donc encore un long périple pour le petit groupe qui passent par les souterrains et affronte des créatures énormes, mais surtout fait face à l'absence de soleil et de nourriture, les laissant ainsi extrêmement faibles. Sous terre, ils vont aussi faire la connaissance des Conteurs de Vrai, un peuple qui vit là-dessous et grâce auquel ils vont apprendre pas mal de choses.

Car qui dit dernier tome, dit aussi révélations. Nous allons apprendre, au détour du périple dans les souterrains, ce qu'est vraiment Ggl, ce qu'est Entropia. Comment sont-ils arrivés là, de quoi sont-ils faits. Et aussi l'origine de la Tempête, qui a bouleversé le monde en tuant la plupart des gens, dotant les Pans d'altérations et laissant les adultes en êtres dénués de mémoire, soit pervers, soit mauvais (à l'exception de certains comme Balthazar ou Jahrim par exemple). Les Pans pensaient jusque là que la Tempête n'était autre que la rébellion de la Terre, qui en avait eu assez de ce que les Hommes lui faisaient subir, et avait repris ses droits. Ils apprendront si leur théorie était juste ou non, ce que je ne dirai pas pour ne pas tout gâcher... Au final la révélation n'est pas forcément surprenante, mais elle est logique et explique tout. Elle nous renvoie aussi par là même, aux débuts de l'histoire, au moment où Matt et Tobias se sont réveillés après la Tempête et ont constaté la disparition des adultes, la mutation de ceux qui avaient survécu...

Tout ceci semble tellement loin maintenant. Dans l'histoire, c'était il y a plus de 2 ans, et c'est vrai que nos héros ont fait du chemin, depuis leur existence insouciante d'adolescents qu'ils vivaient avant. Même depuis leurs premiers pas dans ce nouveau monde, d'ailleurs. Ils maîtrisent parfaitement leurs altérations, ils ont livré bien des batailles, perdu beaucoup d'amis au cours de celles-ci, ils ont été éprouvés tant physiquement qu'émotionnellement... On mesure le chemin parcouru. Et il n'est pas encore achevé.

Matt a de plus en plus peur de grandir, de devenir un adulte avec le risque de perdre fondamentalement ce qui fait qui il est, de s'éloigner de ceux qu'il côtoie. Il s'en rend compte en constatant qu'il passe moins de temps avec Tobias et plus avec Ambre, dont la destinée lui fait peur. Il apparaît évident à tous qu'Ambre ne survivra pas à l'absorption du cœur de la Terre et qu'ainsi, Matt perdra celle qu'il aime. Il est doc difficile pour lui de se rapprocher certes de leur but, mais aussi de cette fin.

Même Dorine, la soigneuse de l'équipe, semble s'éloigner du reste du groupe et commencer à devenir adulte... Les Pans sont encore jeunes mais ce qu'ils vivent les fait nécessairement grandir, se durcir, il ne pourrait en être autrement. Et cet aspect est intéressant aussi.

On n'oublie pas aussi les révélations sur le traître qui se trouve au sein du petit groupe de Pans. L'Alliance des trois ne peut plus ignorer ce fait, alors ils se tiennent sur leurs gardes et n'en parlent pas à leurs amis, car ils sont incapables de dire qui parmi eux, les trahi. Et en même temps c'est difficile à imaginer : ils sont tous dans le même bateau, alors qui les trahirait, et pourquoi ? L'identité du traître en soi n'est pas surprenante tant les circonstances avaient conduit à cette conclusion, mais la manière dont la révélation est faite, était intéressante.

Genèse a la lourde charge de conclure la saga. Et ce n'est jamais facile, il faut que le livre soit intéressant en lui-même, et aussi qu'il apporte des réponses, et une conclusion pour les personnages. Je trouve qu'il remplit bien son office, en jouant sur plusieurs tableaux. On a d'un côté l'Alliance des Trois et leurs amis (Chen, Torshan, Dorine, Tania, Lily, Orlandia) qui avancent petit à petit vers leur objectif, on a le monde des esprits avec notamment Newton, qui tentent de jouer un rôle aussi, il y a le Buveur d'Innocence et Colin de l'autre côté... Le livre ne manque pas de perspectives ni d'action. La bataille finale est réussie, elle est vraiment forte quand l'on voit toutes les troupes (certaines inattendues) se rallier en Egypte pour combattre les troupes de l'empereur puis celles d'Entropia, avec Ambre qui n'intervient pas tout de suite pour ménager ses forces... Cela nous permet en plus de retrouver des personnages, certains pas vus depuis le premier tome (Doug et son petit frère par exemple), et c'était vraiment chouette. Voir combattre côte à côte les Pans d'Eden, de Neverland, les Maturs et plein d'autres... C'était vraiment chouette !

Cette bataille était un moment très fort j'ai trouvé, car qui plus est, Autre monde nous a plusieurs fois prouvé que tuer des personnages ne posait aucun problème... Donc on sait d'avance que dans cette bataille, on va perdre des gens que l'on apprécie... L'issue est incertaine, les pertes seront lourdes et cette guerre acharnée est vraiment épique je trouve. J'ai été particulièrement émue par le petit Johnny, resté seul à Neverland pour faire le lien avec le monde des esprits, alors que les créatures d'Entropia ont investi le château et que ses jours sont comptés. Son histoire et son courage m'ont beaucoup touchée je dois dire.

Voilà, j'ai dévoré ce dernier tome qui ne sera pas mon favori (je crois que Neverland gagne le titre ^^), mais qui était très bien, à l'image du reste de la saga. C'était plein d'action, d'humour aussi un petit peu, d'énergie, de révélations, d'amitié... Je suis bien triste de quitter ce petit monde je dois dire, c'est qu'on s'y attache, mine de rien... En tout cas j'attends avec impatience que Maxime Chattam nous reparle de cet univers, sous d'autres formes comme il l'a annoncé... Je serai au rendez-vous !

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:50

Articles sur les autres saisons ICI, ICI et ICI.

 

Ainsi s'achève une série discrète, méconnue peut-être même, mais tellement intéressante. 4 courtes saisons seulement, toutes aussi bonnes les unes que les autres, toutes aussi intenses. Une vraie maîtrise en terme d'écriture et d'évolution de personnages, et pratiquement un sans faute (pratiquement, parce que rien n'est jamais parfait de toute façon).

Cette saison, nous allons suivre la nouvelle vie de Daniel. Ayant accepté l'accord la saison d'avant, il est donc banni et loge dans une structure avec d'anciens détenus comme lui, qui essaient de s'adapter à la vie en liberté et qui partagent leurs expériences autour de réunions. Il a un petit boulot, et surtout, il va rencontrer une femme. Une femme charmante, intelligente, excentrique... Et c'est passionnant de voir Daniel s'attacher à elle mais en même temps avoir ses barrières, inévitables, qui feront que cette femme va le pousser à suivre une thérapie. Daniel, s'il veut vraiment vivre, doit s'autoriser à être heureux. Puisque lui-même à force, ne sait plus ce qu'il a fait ou non concernant sa culpabilité, il doit trouver le moyen de se pardonner et d'être heureux, et pour cela il doit évacuer ce qu'il a pu vivre en prison (les quelques scènes où il en parle devant son psy sont saisissantes...). C'est aussi intéressant de le voit avec ses camarades avec qui il loge, parce qu'il a du mal à s'intégrer au groupe. Il parle toujours peu, s'enthousiasme rarement, et du coup les autres lui reprochent un peu de ne pas assez s'intéresser. Mais sur ce point aussi, Daniel va évoluer tout au long de la saison.

A la maison, sa mère vit mal son départ. Parfois son attitude peut sembler ingrate, surtout envers son mari Ted, qui est un homme bon. Mais quand on pense à ce que cette femme a vécu en tant que mère, c'est compréhensible aussi... Elle a fait de la dépression, c'est tout. Et maintenant elle doit accepter l'idée que son fils, tout juste sorti de prison, va vivre sa vie loin d'elle, car il ne peut plus revenir. Un fils qui est peut-être adulte sur le papier, mais qu'elle n'a pas vu grandir auprès d'elle et pour lequel elle s'inquiète constamment. La discussion qu'elle va avoir avec lui, tout comme celle qu'elle aura avec son mari aussi, sont essentielles pour ce personnage, pour qu'elle puisse avancer. Et j'ai bien aimé aussi que la lumière soit mise, même pour un court moment, sur les sentiments de son mari Ted, qui jusque là n'avait pas eu beaucoup de place. Sur ce qu'il ressent, ce qu'il veut, ce à quoi il a droit, caché dans l'ombre de cette famille touchée par un drame depuis plus de 20 ans... Le personnage le méritait.

Amantha quant à elle, est moins haute en couleur cette saison, elle se cherche moins et est moins à la dérive qu'avant, on dirait. Elle n'a finalement qu'un moment avec Daniel, c'est vers la fin, quand ce dernier l'appelle et parle avec elle un moment. Cela m'a un peu manqué d'ailleurs, ces quelques scènes entre eux comme il y a pu en avoir par le passé dans la série...

On n'oublie pas Tawney, qui décidément me touche de moins en moins. Son côté passif, les questionnements qu'elle a m'agacent en fait. Peu importe à quel point elle est perdue, son mari Teddy, l'aime profondément et ce n'est pas juste pour lui. Son histoire avec son patient bougon m'a touché bien sûr, et Tawney est vraiment faite pour un métier dans lequel elle pourra s'occuper des autres, c'est certain. Mais en-dehors de cela, le personnage ne me touche plus vraiment, je la trouve bien trop passive... J'avais commencé à apprécier Teddy la saison passée par contre, et cela s'est confirmé cette saison. Le personnage est touchant dans ce qu'il accepte pour sauver son couple, la patience dont il s'arme... Et il m'a brisé le cœur dans cette scène où il décide une fois pour toute, à la place de Tawney, ce qu'il faut faire pour eux deux. Pour lui épargner de décider et d'être la méchante. C'était vraiment intense.

J'étais réellement persuadée que la série s'achèverait sans que l'on sache jamais si Daniel était finalement bien coupable ou non. Et à la limite, cela ne me gênait pas puisque cela n'a jamais vraiment été le propos central dans Rectify. Mais cette dernière saison revient sur le sujet, par le biais de l'ancien avocat de Daniel et du shérif, qui creusent cette affaire au regard des nouveaux éléments qu'ils ont trouvé. Les autorités tendent de plus en plus vers l'innocence de Daniel, mais bien sûr cela veut dire qu'il va falloir encore remuer cette histoire. Et j'avais peur que Daniel veuille avancer et ne veuille plus se défendre, pour ne justement pas tout remuer. J'ai donc été surprise quand il dit qu'il ne reculera pas, pour toutes les personnes qui l'ont soutenu depuis tout ce temps et qui croient en lui. Qu'il leur doit cela, parce que dans son sillon quand cette affaire a éclaté, il a emporté plein de monde avec lui. Je ne m'attendais pas à cela, et j'étais contente. Il m'aurait déplu que l'on s'acharne à prouver son innocence et que lui ne s'y intéresse pas, en quelque sorte.

Quoi qu'il en soit, la série se conclue de belle manière. J'aurais peut-être aimé une scène réunissant tout le monde, notamment pour voir Amantha et Daniel dans la même pièce, mais on ne peut pas tout avoir ^^. La fin est à l'image de la série : sobre, touchante.

Reste, comme j'ai pu le faire en parlant des saison passées, à saluer le talent des acteurs et en particulier celui d'Aden Young, remarquable comme toujours, et tout en subtilité. Rectify est une série que je recommande fortement, parce qu'elle ne peut laisser indifférent.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 22:41

Un film d'animation sorti en 2016.

Buster Moon possède un théâtre qui autrefois a eu son petit succès, mais qui maintenant est au bord de la faillite. Pour se sauver de la ruine, Buster décide d'organiser un concours de chant ouvert à tous. Mais suite à une erreur de sa secrétaire, les affiches promouvant ce concours annonce une récompense de 100 000 $, somme que bien sûr, Buster n'a pas.

Mais un tel prix attire une foule de monde et réveille chez certains des vocations enfouies...

Tous en scène est un film d'animation qui m'a plus plu que prévu ! Et j'aime bien quand c'est comme ça : quand je vais voir un film un peu « comme ça », avec dans l'idée de passer un bon moment, sans guère plus, et qu'au final je passe un très bon moment, parce que le film est plus que bon. C'est ce que l'on appelle une bonne surprise, et ça c'est cool !

Après le très sympathique « Comme des bêtes », nous sommes montés d'un cran ici en matière de film d'animation mettant en scène des animaux (sans atteindre à mes yeux le niveau d'un Zootopie, mais ce dernier était tellement réussi que bon, il est hors catégorie...).

Tous en scène parle d'un koala propriétaire d'un vieux théâtre, complètement aux abois et qui monte un concours de chant en faisant (suite à un malentendu) miroiter aux participants un premier prix exorbitant. Et qu'il n'a pas du tout les moyens d'honorer, évidemment. Le pauvre est en plus affublé d'une secrétaire volontaire mais maladroite (et ô combien hilarante ^^'). C'est ainsi que l'on se retrouve à voir défiler les candidats dans ce théâtre, sous les yeux de Buster Moon et de sa fameuse secrétaire, lui redonnant ainsi de la vie.

On baigne donc de bout en bout dans un univers musical, chantant, dansant, et coloré. Gai, quoi. Et cela fait un bien fou. Le tout avec beaucoup d'humour, et aussi de jolis passages quand même. Moi qui aime beaucoup la musique, j'étais ravie. Même si parfois en soi je n'étais pas fan des chansons car ce n'était pas forcément mon style (encore qu'il y a du choix), globalement les voix étaient vraiment bonnes, voire très bonnes, et cela donnait quelque chose de vraiment sympa (franchement « I'm still standing » était extra !). Cela vaudrait le coup de s'offrir la bande son, tiens ! Et puis j'ai un faible pour le moment des auditions au début, où l'on voit défiler toutes sortes de performances, certaines très bien mais d'autres improbables et/ou hilarantes (franchement ça doit durer 5 secondes, mais les araignées qui chantent Las Ketchup, je m'en remets pas ^^'!).

De manière générale, j'ai pas mal ri tout au long du film. Principalement grâce à Günther, l'un des participants du concours, qui est un cochon auquel Laurent Gerra prête sa voix dans la version française (et il s'amuse bien, on dirait, avec son accent allemand ^^') et grâce à la secrétaire farfelue de Buster Moon aussi. La scène où Rosita danse au milieu des rayons du supermarché était géniale aussi ! Il y en a pas mal comme cela, que ce soit des numéros musicaux ou autres, qui sont des scènes soit drôles soit jolies. Globalement le film réussit bien dans les deux tons. Je pense qu'il peut plaire aux enfants comme aux adultes qui plus est.

L'animation est des plus soignées. Les animaux sont tous très réussis (et bien trouvés, en fonction des caractères de leurs personnages) et pas seulement leur tête, leurs mouvements aussi. Il y a une vraie dynamique, et c'est tant mieux vu le propos du film, et certaines de ses scènes. Et puis c'est coloré, plein d'énergie. Franchement en sortant de le voir au cinéma, j'avais la pêche !

Chaque personnage vient participer à ce concours dans un but bien précis. La récompense bien sûr, pour certains, mais pas uniquement. Rosita veut s'échapper de son quotidien, entre une ribambelle d'enfants et un mari usé par son travail. Meena a une voix puissante mais sa timidité l'empêche d'en faire quelque chose. Johnny aussi, ne veut pas suivre les traces de son gangster de père et préfère chanter, etc etc... Tous, ils sont là avec leur propre objectif et ils vont se découvrir tout au long des répétitions finalement, découvrir de quoi ils sont réellement capables...

En fin de compte, Tous en scène n'est pas exceptionnel en soi, mais il est d'une efficacité redoutable. On rit, on chante, on tape du pied en rythme... On est pris dedans, en somme. Une suite a été annoncée, paraît-il... Et personnellement, l'idée me réjouit !

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 22:03

Une autobiographie de Jean-Paul Belmondo, sortie en 2016.

 

« Sur un fil, entre deux immeubles, de l’aile d’un avion au toit d’une voiture ou d’un métro, Jean-Paul Belmondo a pris tous les risques. Des années plus tard, il en rit encore, l’oeil brillant. Ces éclats de rire tonitruants, il s’en est toujours servi pour garder ses secrets : sa vie, ses rencontres, sa famille, ses amours, ses joies immenses et ses peines les plus grandes.

Jean-Paul Belmondo a aujourd’hui décidé de tout raconter. Son enfance marquée par la guerre, sa mère courage, l’atelier de son père, et ses premières amours.

Il nous entraîne dans les pas dilettantes de son service militaire en Algérie. Il nous invite aux comptoirs de la rue Saint-Benoît, pour y faire les quatre cents coups avec ses copains de toujours, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Pierre Vernier, Charles Gérard. Jean-Paul Belmondo se raconte ici pour la première fois, nous livrant la certitude que, oui, mille vies valent mieux qu’une. »

 

Pour la première fois, ce grand acteur prend la plume pour parler de lui. De sa vie, depuis son enfance jusqu'à récemment. Et bien sûr de sa carrière aussi, en évoquant quelques films d'importance pour lui, que ce soit à titre personnel ou par leur succès. Il raconte, aussi bien les choses dont il n'est pas fier que celles qui l'ont rendu heureux. Ses grandes joies, comme ses peines.

Une des choses qui frappent le plus à la lecture de ce livre assez rapide à lire, c'est l'optimisme qui l'enveloppe. C'est-à-dire que Belmondo a vécu une vie incroyable et il en est pleinement conscient d'ailleurs, mais il a aussi connu des douleurs, des drames. Et pourtant il ne se plaint pas, répétant à plusieurs reprises qu'il a passé sa vie à s'amuser comme un petit fou, comme s'il n'avait jamais grandi. Il ne se pose pas non plus en exemple de force de vie et de caractère (alors que pourtant...), on a l'impression qu'il est simple en fait, et qu'il a traversé les quelques drames qui ont jalonné sa vie « comme ça », sans s'en vanter ni se plaindre. Rendu à l'âge qu'il a et avec les soucis de santé bien connus qu'il a eu, je trouve cela fort. Mais les drames sont évoqués seulement, il ne s'attarde ni sur son AVC ni sur la mort tragique d'une de ses filles, préférant plutôt parler de toutes les farces qu'il a pu faire ou des bons moments qu'il a pu vivre.

Et deuxième chose notable aussi, l'écriture. Parfois on a l'impression de l'entendre, car il y a un style « parlé » qui lui est quand même propre. Et d'autres fois c'est plus littéraire, avec des phrases marquantes, des réflexions générales pertinentes. Quoi qu'il en soit, la lecture est plaisante abordable.

Belmondo s'attarde beaucoup sur son enfance et sa vie de jeune adulte, alors qu'il cherchait à percer sur les planches. Bien sûr il va nous parler aussi de « L'Homme de Rio » et de tout un tas d'autres de ses films (et il y a de quoi faire, quand on regarde la filmographie !), mais une large part est consacrée à ses tribulations de jeune homme, avant qu'il ne perce réellement. Et à chaque fois, il nous parle de ses copains : Marielle, Rochefort et toute la clique, qui eux-aussi sont devenus de grands acteurs, mais aussi de réalisateurs et d'autres personnes qu'il a côtoyé et qui ont toujours fait partie de sa vie, donnant ainsi le sentiment de quelqu'un des plus fidèles en amitié.

Il s'agit donc d'une suite d'anecdotes à plusieurs moments de sa vie. Sans surprise, Belmondo est casse-cou depuis le plus jeune âge, il apprécie les belles femmes et la bonne chaire, et sans surprise toujours, il donne l'impression de quelqu'un de réellement sympathique. Ce qu'il est, je pense.

Concernant sa carrière, je n'ai pas appris grand chose, ayant vu ou au pire entendu parler, des films évoqués. Sur sa vie en revanche, j'en ai appris un peu plus. L'énergie étant communicative, j'ai pas mal souri en lisant certains passages où il faisait l'idiot.

Belmondo est un incontournable du cinéma français. Il n'y a jamais eu et il n'y aura probablement jamais d'acteur qui lui ressemble. Même si, comme il l'évoque lui-même, il avait du mal à se faire apprécier dans des rôles plus sérieux (alors que pourtant il était bon), il n'en reste pas moins qu'il a plusieurs cordes à son arc, même si la première image qui vient en tête, c'est celui de l'homme qui réalisait ses cascades avec brio. Entre tous les grands films qu'il a fait, difficile de choisir, mais ce qui est sûr c'est qu'en terminant ce livre, j'ai eu furieusement envie d'en revoir certains ^^ !

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:46

Hello les gens ! Cela fait longtemps ! Beaucoup de boulot ces derniers temps, donc je n'ai pas eu le temps d'écrire, et même, de regarder des choses. Mais enfin j'avais commencé 2-3 choses en janvier, donc j'ai tout de même un peu de matière pour causer ! Je lorgne aussi sur pas mal de dramas qui ont débuté il y a peu et qui m'intéressent bien, donc il y a de quoi faire, et je devrais maintenant avoir plus de temps pour me mettre à jour ^^. Pour le moment, voici ce que j'ai débuté depuis ce début d'année !

Séries :

Grimm, saison 6 :


Nous sommes dans la dernière saison (qui sera plus courte, si j'ai bien suivi) de Grimm. Une saison qui poursuit sur la bonne lignée des précédentes, avec du mystère, de l'action, du folklore, le tout bien dosé... A titre personnel, je regrette que l'on ne voit plus guère Trubel, que j'aimais beaucoup, mais bon c'est plus pour chipoter ^^'.
Franchement, j'espère bien que Grimm finira en apothéose, avec un final à la hauteur de ses ambitions. C'est toujours délicat, de finir une série, et j'espère que Grimm ne faillira pas à la tâche. Pour le moment, je suis à la moitié de la saison environ, et c'est toujours aussi chouette en tous cas, même si je trouve que ça ne sent pas du tout la fin de série, encore ^^'.

Les Enquêtes de Morse :


Après avoir vu Grantchester récemment, j'ai eu envie d'une autre série policière anglaise, avec de courtes saisons. Je me suis décidée pour celle-là, qui remplissait les critères ^^'.
Morse est un jeune inspecteur plutôt cultivé et perspicace, pris sous l'aile de son supérieur direct, dont on va suivre les enquêtes.
Je n'ai jamais vu la série « Inspecteur Morse », c'est donc sans point de comparaison que j'ai attaqué celle-ci, qui nous raconte les débuts de cet inspecteur que le public a pu suivre dans la première série des années 80. Le premier épisode (seul que j'ai vu pour le moment) m'a bien plu. Morse a l'air d'être un type intéressant et je suppose que l'on en saura un peu plus sur lui au fur et à mesure, et l'enquête était bien menée, avec ce charme typique que j'aime dans ces séries là. A voir sur la durée, mais je poursuis en tous cas.

Rectify, saison 4 :


Dernière saison aussi pour Rectify, cette excellente série si bien écrite. On suit Daniel dans sa nouvelle vie, son petit boulot, l'endroit où il réside avec d'autre ex-détenus... Et l'on suit aussi le reste de sa famille, notamment sa mère, qui doit se faire à son départ...
Que dire ? C'est toujours aussi bien : bien écrit, bien interprété... Rectify ne semble toujours pas décidée à nous dire si oui ou non, Daniel est bien coupable et cela ne m'étonnerait même pas que l'on ne le sache définitivement pas. Après tout quelle importance ? Pour le moment, Daniel doit trouver le moyen de vivre sa vie en interagissant avec les autres, lui qui a été seul dans le couloir de la mort durant 19 années et qui ignore tout de la vie en société... Et c'est passionnant.

Riverdale :


A Riverdale, tout le monde est choqué par la mort tragique de Jason Blossom, un lycéen. Veronica Lodge, une nouvelle élève arrive en ville après un scandale qui a touché sa famille. Tout de suite, elle va se lier d'amitié avec Betty et Archie, qui sont amis depuis toujours... Mais chacun se demande qui a pu tuer Jason Blossom...
Bon, mon résumé est un peu pourri mais grosso modo c'est une série pour ado typique avec la bande de potes qui se connaît bien puisqu'ils ont grandi ensemble dans la même petite ville, et la jeune fille qui vient « de la grande ville » et va pimenter un peu tout cela. Il y a pas mal de points communs avec Dawson en un sens (Veronica est un peu Jen, et Betty et Archie ressemblent un peu à Dawson et Joey)... Mais en plus il y a cette mort mystérieuse et vraiment intrigante, et ces secrets qui semblent hanter pas mal de personnages (secrets j'imagine, qui ne sont pas toujours en lien avec la mort de Jason). Je trouve cela accrocheur et après deux épisodes, je dois dire que j'ai vraiment envie de connaître la suite !

Supergirl, saison 2 :


J'ai tranquillement attaqué la saison 2, alors qu'elle a déjà quelques épisodes à son actif. La série essaie de se renouveler en changeant un peu la donne pour certains personnages (Cat, Kara, James...). Elle s'intéresse aussi à Alex, en ce début de saison. Il y a du bon et du moins bon en fin de compte, même si je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler. Et il y a aussi des éléments intrigants, comme l'introduction d'une nouvelle Luthor par exemple, et j'espère que ce pan là ne me décevra pas. Pour le moment, la série est égale à ce que l'on a connu l'an dernier, avec ses qualités et ses défauts, et elle a toujours ce côté sympathique quand même...

Teen wolf, saison 6 :


Encore une série qui s'achève cette année. Teen wolf n'a eu de cesse de s'améliorer d'année en année et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intrigue de cette ultime saison est vraiment excellente, je trouve ! C'est bien pensé, bien construit, et il y a beaucoup de belles scènes, très touchantes et/ou marquantes. Et bien sûr on touche de près à mon personnage favori, Stiles, alors ça ne peut que me ravir.
J'ai en même temps hâte de voir la suite, et pas envie que cela se termine ^^'...

Dramas :

Missing 9 :


Ra Bong Hee est la seule survivante du crash d'un avion à bord duquel se trouvaient plusieurs célébrités et les membres de leur staff.  En réalité, tous sont en vie mais bloqués sur une île, et ils doivent s'organiser pour survivre... Mais seule Ra Bong Hee réapparaît 4 mois plus tard, avec des souvenirs flous, ce qui explique qu'elle soit considérée comme la seule survivante. L'enquête commence alors, pour savoir ce qui est arrivé à ses compagnons...
Intrigant premier épisode (seul que j'ai vu pour le moment), je dois dire. Pour le moment on pose les bases seulement, comme tout premier épisode, mais je suis séduite par ce drama car ce n'est pas le genre d'histoire que j'ai l'habitude de voir sous ce format, et j'espère vraiment que ce sera quelque chose d'intense et de bien fait. Il est bien sûr trop tôt pour le dire, mais j'ai de grandes attentes... Nous verrons bien ce qu'il en est ^^.

Animes :

Spirit Pact :


Yo Keika, héritier ruiné d'une grande famille d'exorcistes, est poursuivi par la malchance depuis la mort de ses parents. Un jour, il rencontre Tanmoku Ki, un exorciste qui affronte un démon et suite à un accident, Keika meurt et devient un esprit. Commence alors un étrange partenariat avec Tanmoku...
J'aime bien les animes avec des exorcistes. Je ne suis pas toujours tombée sur des trucs bien mais globalement, j'aime bien et il y a eu plus de bonnes pioches au final ^^. Concernant Spirit pact je n'en suis encore qu'au début donc j'attends de voir mais j'aime bien le ton, plein d'humour, et en même temps avec quand même un vrai scénario derrière. J'accroche, pour le moment.

 

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 00:58

Une série télévisée créée par Cheo Hodari Coker, avec :

Mike Colter : Luke Cage

Simone Missick : Mercedes « Misty » Knight

Mahershala Ali : Cornell « Cottonmouth » Stokes

Alfre Woodard : Mariah Dillard

Theo Rossi : Hernan « Shades » Alvarez

Erik LaRay Harvey : Willis Stryker/Diamondback

Rosario Dawson : Claire Temple

 

Série en cours. Actuellement une saison diffusée.

 

Luke Cage a une forcé surhumaine, et il semble indestructible.

Il vit à Harlem, où il joue profil bas. Du moins jusqu'à ce qu'il décide d'utiliser ses capacités pour débarrasser Harlem du crime.

 

Après l'excellente Marvel's Daredevil, et la non moins réussie Marvel's Jessica Jones, nous parlons aujourd'hui de Luke Cage, un personnage introduit dans Jessica Jones justement. Il était secondaire, mais c'est ici en héros de sa propre série qu'on le retrouve, cet homme indestructible.

Autant dire que vu la qualité des deux séries citées ci-dessus, je ne me suis pas trop posée de questions : il était même évident que j'allais regarder celle-là aussi. C'est chose faite pour cette première saison, et c'est de cela donc, que l'on va causer.

L'ennui, et comme ça au moins il n'y aura pas trop de suspens, c'est que Luke Cage n'est pour moi, pas du niveau de ses petites sœurs. Je ne sais pas si ce n'était juste pas fait pour moi, si je suis passée à côté du truc ou si c'est juste moyen, mais le fait est que durant la première moitié de la saison, je me suis sérieusement demandée si j'allais poursuivre. J'ai dû voir les 5-6 premiers épisodes avec des semaines d'intervalles entre chacun, tant je n'étais pas emballée, et l'idée de lancer un nouvel épisode ne me transportait pas plus que cela. Sûrement d'ailleurs, que procéder de cette manière ne m'a pas aidée davantage à rentrer dans l'histoire, mais aussi, c'est parce que je n'accrochais pas, que j'avais ce rythme. C'est le serpent qui se mord la queue. La deuxième partie de la saison par contre, m'a davantage plu. Et du coup, je l'ai vu plus rapidement, avec moins d'écart entre les épisodes. Au final ce n'est pas dingue non plus, mais je veux noter quand même cette deuxième partie qui m'a plus convenue, déjà.

Le principal souci je pense, réside dans le héros. On est censé craindre pour ce type, mais comment avoir peur de ce qui peut potentiellement lui tomber dessus, alors que le type est à l'épreuve des balles et semble résister à tout ? Bon c'est plus nuancé que cela par la suite et sans parler de sa vie, Luke Cage risque quelque chose quand même, ne serait-ce que parce qu'il a un passé qu'il semble résolu à garder pour lui. Mais même sans parler de cet aspect, il n'est pas exactement sympathique. C'est quelqu'un de bien assurément, qui met son extraordinaire capacité au service de Harlem, cet endroit qu'il aime profondément, et des gens qui y vivent. Il veut que les choses changent et il s'y emploie par ses propres moyens. Il est donc dans le camp des « gentils », sans l'ombre d'un doute.

Mais là où j'aimais assez le personnage dans Jessica Jones, ici, alors qu'il est les 3 quarts du temps à l'écran, je n'ai pas accroché. Comme si une fois seul, le personnage perdait de son intérêt. Et donc comme je n'accrochais pas à lui, sa croisade aussi, me passait un peu au-dessus, si noble soit-elle... Le souci principalement, c'est que j'avais du mal à le trouver sympathique. Qu'il ne soit guère avenant n'est pas un souci, mais je n'avais rien pour m'attacher à lui, comme si le personnage était sans émotions, sans l'étincelle qui devait me faire dire « ah oui, je veux suivre ce gars là où qu'il aille ! ». Ca vient peut-être de l'acteur, encore que dans The Good wife (où il tenait un rôle récurrent), il ne me déplaisait pas. Je ne sais pas, mais je le trouvais fade, en un mot.

Je retrouve ce souci chez l'antagoniste, Cottonmouth. J'aime beaucoup l'acteur, que j'avais vu dans The 4400, et qui est très bon. Mais Cottonmouth, même s'il a de la classe et de l'allure, fait pâle figure quand même, quand on songe un instant aux antagonistes respectifs de Daredevil et de Jessica Jones. Je ne veux pas comparer les séries, mais quand même... Après il y d'autres opposants qui se dresseront en-travers du chemin de Luke Cage, et notamment Mariah Dillard, qui était plus sournoise et intéressante déjà, c'est vrai. Son personnage était assez bien construit et voir de quelle manière elle s'enfonce petit à petit, du mauvais côté et s'en trouve dépassée quelque part, était intéressant.

J'ai bien aimé Misty aussi, cette inspectrice forte tête, qui croit dur comme fer à l'utilité, la nécessité même, de son travail et qui le prend très à cœur. Et j'étais ravie du retour de Claire, vue dans les deux autres séries, et qui fait un bon duo avec Luke. La dynamique fonctionne vraiment bien, et je pense que cela fait partie des éléments qui m'ont plus fait apprécier la suite de la saison. Il faut dire que j'aime déjà bien Claire à la base, donc c'était plutôt cool de voir que ça fonctionnait très bien avec Luke.

Une des réussites de la série, c'est assurément son ambiance rétro. La réalisation est soignée, il n'y a pas de doute et l'ambiance, sombre, est riche. On est plongée complètement dans l'histoire par ce biais et sur ce point, la série n'a pas à rougir, bien au contraire.

Pour moi la série décolle en son milieu (je ne sais plus exactement à partir de quel épisode). A cause des soucis de personnages évoqués, mais aussi à cause de l'histoire, simplement. Il ne semblait pas y avoir de lien, de direction. On avait un thème (enfin plusieurs, la série est riche dans les sujets qu'elle aborde), mais c'est comme si à un moment tout cela prenait forme et devenait enfin intéressant, moins dispersé. Donc en soi c'est plutôt cool, mais c'est dommage qu'il faille attendre un moment pour que cela prenne un sens et décolle... Mais encore une fois, c'est peut-être moi qui suis passée à côté du propos. Quoi qu'il en soi cela ne m'empêchera pas de regarder la prochaine série, mais j'espère qu'elle me plaira davantage.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 23:43

1er février 2017, je me suis fait une virée express à Dijon, pour aller voir Renaud au Zénith en bonne compagnie (ma sœur, sa belle-mère et mon tonton). Je l'avais vu deux fois lors de la Tournée d'enfer, puis une troisième lors de la tournée Rouge-sang, qui avait suivi l'album du même nom. Et ces dernières années, Renaud avait replongé, laissant peu d'espoir pour un nouvel album, et encore moins pour une tournée. Ne restait plus qu'à écouter les anciens albums, en espérant secrètement, mais de moins en moins je l'avoue, un retour façon Boucan d'enfer en son temps...

Lorsque j'ai appris qu'un album, sobrement intitulé « Renaud » sortait en avril dernier, et qu'une grosse tournée suivait dans la foulée (plus une autobiographie aussi), je me suis jetée sur l'un et l'autre sans hésiter une seconde. C'était il y a pratiquement un an, c'est dire si l'attente fut longue ! Pour moi, c'était hors de question de ne pas aller voir mon chanteur favori sur scène une fois de plus, presque pour compenser toutes ces tournées manquées comme j'étais trop jeune, ou carrément pas encore née ! Je suis tombée dedans quand j'étais petite, à coups de cassettes entendues en boucle dans la voiture de mon parrain, et ça n'a jamais cessé, me faisant acquérir au fil des anniversaires et Noëls, la quasi totalité des CD du chanteur.

Bien sûr il y a beaucoup d'artistes aussi différents les uns que les autres, dont les textes me touchent ou me plaisent (en vrac Goldman, Bénabar, Brassens, pour ne citer que ceux-là par manque de temps et de place), mais Renaud a toujours été au-dessus pour moi, de loin. Des textes plein de verlan, d'argot, plein de révolte, d'humour, de tendresse, selon le cas... Des textes qui me parlent, alors même que la plupart des anecdotes ou des portraits dépeints n'ont rien à voir avec moi. Des titres cultes connus de tous, des autres seulement des fans, il y a finalement peu de chansons qui ne me plaisent pas, quand on fait le compte. Le dernier album m'avait plu aussi, avec des chansons encore une fois bien écrites et touchantes notamment (Héloïse est jolie comme tout, et Les Mots est une pépite). C'était la résurrection, le « Phénix », comme Renaud s'est autoproclamé et a appelé sa tournée. Celle à laquelle on ne croyait plus, sauf j'imagine, les irréductibles. Hors de question donc, de manquer cela. Et l'attente, longue, interminable, a commencé.

Mais on y est finalement arrivé, à ce 1er février ! Avec pour commencer, un détour par la boutique, où les t-shirt, badges et autres accessoires sont plutôt pas mal fait. Je vais opter pour un t-shirt plutôt neutre et un bracelet orné du phénix. Mais j'aurais pu prendre plus de choses, il y avait vraiment des trucs sympas :) !

Peu avant l'heure annoncée du concert, débute la première partie. Gauvain Sers, coup de cœur de Renaud que j'avais découvert en fin d'année dernière lors d'une émission télé consacrée au chanteur, m'était du coup un peu familier. Je connaissais 2-3 chansons, que j'ai pu fredonner. Pour une fois qu'une première partie est bien ! J'aime beaucoup la plume de Gauvain Sers. Ses chansons, dans lesquelles la filiation avec Renaud est évidente, sont bien construites, bien écrites. J'espère vraiment que cela ne s'arrêtera pas là pour lui, mais j'imagine que faire les premières partie de Renaud, c'est déjà quelque chose de fou pour lui !

Alors que Gauvain Sers se tenait sur le devant de la scène avec son acolyte devant un rideau, ce dernier tombe autour de 20h30 et laisse apparaître Renaud, qui ouvre le concert de Dijon avec Toujours debout, la chanson qui avait marqué son retour quelques mois plus tôt. Logique. J'aime bien ce titre. Il n'est pas le meilleur de Renaud ou le plus chiadé, mais il passe un message qui quelques mois plus tôt m'avait fait verser une larme à la première écoute (oui, moi je verse une larme facilement sur certains sujets, dont les chansons de Renaud) : Renaud était toujours en vie, bien vivant et n'en déplaise à ceux qui l'avaient enterré. Ce passage surtout, m'émeut beaucoup : « et pour ceux à qui j'ai manqué, vous les fidèles je reviens vous dire merci, vous m'avez manqué vous-aussi... ». Bah un peu ouais, qu'il nous a manqué !

La voix est ce qu'elle est, on n'est pas surpris si l'on a vu des émissions avec Renaud ces derniers temps, ou même pour ceux qui auront vu des vidéos d'autres concerts de la tournée. On n'a jamais trop été voir Renaud pour la voix, il le dit lui-même d'ailleurs, et là c'est vrai que ce n'est plus comme les précédentes tournées. Je pense donc que si on y va sans savoir ou pour découvrir ou accompagner quelqu'un, on sera déçu peut-être. Pour les autres, s'ils sont là, c'est qu'a priori ils ne s'arrêtent pas à cela. Et puis c'est quelque part assez joli, ce type qui revient du 36ème dessous, qui se tape une tournée de plus de 100 dates à son âge, qui fait un show de 2h30 bien tassées (rares sont ceux qui font de tels concerts)... qui donne tout, en somme. Et ça se sent. La voix va un peu mieux plus le concert avance, et elle va souvent mieux sur les anciennes chansons aussi, allez savoir... Renaud est généreux de son temps, et de son énergie, et il donne sans compter. Et j'ai trouvé cela vachement chouette. A moi, ça m'a suffi.

Un mot sur les décors qui défilaient derrière lui, et les lumières (jaunes et rouges principalement) que j'ai trouvé des plus réussis. Renaud a toujours eu des décors sympas pour ses concerts et cette tournée ne fait pas exception. Le phénix qui apparaît à la fin notamment, était superbe.

Grosse surprise, une bonne, sur la setlist. L'artiste a reconnu que les gens préféraient globalement les vieilles chansons (sans blague ^^), alors il n'a pas été avare en la matière. Bien sûr il y a eu quelque chansons du dernier album (J'ai embrassé un flic, Hyper Casher, Les mots, Héloïse, en plus du titre principal) et d'autres des années 90 et 2000 (Marchand de cailloux, La Médaille, Manhattan-Kaboul et j'en passe et des meilleures), mais on a eu droit à de vieux morceaux, comme Germaine, Marche à l'ombre, La Pêche à la ligne, Dans mon HLM... En plus des incontournables style En cloque, Mistral gagnant, Manu... Une setlist variée avec un bon fond de nostalgie, et un pot-pourri pour conclure... Comme si on avait balayé en ces 2h30 la discographie ma foi bien fournie du chanteur énervant. Encore que, comme rien n'est parfait et qu'on en veut toujours plus, j'aurais adoré entendre des pépites peu connues comme Mimi l'ennui, ou encore J'ai la vie qui m'pique les yeux, pour ne citer que ces deux-là... Mais comme il le dit lui-même là-aussi, à ce compte-là on tient toute la nuit, s'il faut toutes les jouer ^^ !

Et puis les musiciens étaient vraiment bons ! Et ça c'est important quand même, un peu. Ils proposaient des arrangements vraiment ingénieux qui donnaient un petit coup de neuf à certains titres, et c'était assez sympa !

Le public était vraiment top aussi, et ça c'est important. De toute façon, et ce n'est pas parce que j'en suis, Renaud a un public hors norme. Bien sûr j'ose espérer que dans tout concert de n'importe quel artiste, il y a des purs fans, des débuts et tout, des gens motivés à mort. Mais, même si je n'ai pas vu énormément de concerts comparés à des gens que je connais, pour moi Renaud a un public particulièrement fort. Il y a un vrai lien entre l'artiste et ce public constitué de gosses, de jeunes hommes et femmes, de quadras et d'autres qui n'ont pas loin de l'âge de Renaud ou équivalent, portant le bandana et le perfecto. Il rassemble des gens de différents âges et sans doute de différents milieux aussi. Des gens qui l'aiment et le lui ont montré ce soir là (et les autres soirs aussi je n'en doute pas) en chantant à tue-tête les morceaux, en remplaçant Axelle Red sur Manhattan-Kaboul (j'adore ce moment), en se mettant debout à la fin, et simplement, en ayant rempli au taquet le zénith. Et ça, c'est vraiment chouette.

Et entre des chansons des fois, il parle à ce public, de façon improvisée ou pas, cela se sent. Il est comme d'hab : cash, râleur, des fois amusant... Moins chaleureux peut-être, j'ai trouvé, que sur les autres concerts où j'ai pu le voir il y a quelques années, mais ce n'est plus le même homme non plus.

Alors bon, je n'ai plus exactement en tête la setlist, et surtout son ordre. Ce n'est donc pas un rapport complet du concert façon journalistique, mais en même temps ce n'était pas mon but. Je voulais juste partager mes impressions le plus objectivement possible (si si, j'vous jure) sur cette soirée. Et sinon, je suis preneuse d'un nouvel album et d'une prochaine tournée (ouais, j'en redemande sans même le laisser souffler, j'suis comme ça). Le truc avec Renaud c'est que quand il disparaît (et pour de mauvaises raisons, les dernières fois), il manque vraiment. Donc moi je dis : faut plus qu'il s'en aille. Hop, affaire résolue.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:44

Un film réalisé par David Yates, avec :

Eddie Redmayne : Norbert Dragonneau

Katherine Waterston : Porpentina « Tina » Goldstein

Dan Fogler : Jacob Kowalski

Alison Sudol : Queenie Goldstein

Colin Farrell : Percival Graves

Ezra Miller : Croyance Bellebosse

Samantha Morton : Mary Lou Bellebosse

(2016)

 

1926, Etats-Unis, New-York.

Gellert Grindenwald, un mage noir redouté, a disparu depuis deux ans. Une scission s'opère entre les sorciers qui pensent que les moldus devraient connaître l'existence du monde de la magie, et ceux qui pensent le contraire.

En ces temps troublés, Norbert Dragonneau, sorcier britannique, arrive sur le sol américain avec une valise un peu spéciale contenant tout un monde dans lequel il recueille et soigne des créatures magiques. Malheureusement, certaines s'échappent et sèment la pagaille...

Les Animaux fantastiques, dont J.K. Rowling a écrit le scénario, est dans la continuité de l'univers de Harry Potter. Cela se passe des décennies plus tôt, mais ce n'est pas pour autant une préquelle : il s'agit d'une autre histoire, toujours dans ce même univers de la sorcellerie, et cette fois en Amérique. Par contre, sont présents des personnages évoqués à certains moments dans la saga Harry Potter, à commencer par le personnage principal lui-même, Norbert Dragonneau, ou encore Gellert Grindelwald par exemple. Mais une personne n'ayant absolument pas connaissance de l'univers de Harry Potter peut, je pense, voir ce film sans être perdue.

Et je dois dire que cela fait bien plaisir, de retrouver cet univers si riche et créatif. Que cela passe par des sorts que l'on reconnaît, des éléments que l'on a déjà vu (les plumes qui écrivent toutes seules dans les bureaux, pour ce qui me revient à l'esprit là tout de suite), et j'en passe... C'est un univers qui nous est familier, quand on a vu les 8 films de la saga et/ou lu les livres, et honnêtement je pensais bien que cela me ferait plaisir de retomber dedans, mais je n'imaginais pas autant ! C'était assez nostalgique en même temps, comme sentiment, et c'était vraiment cool.

Un gros bon point tout de suite pour le protagoniste lui-même, Norbert Dragonneau, qui m'a beaucoup plu d'emblée. Sa réserve, sa timidité et sa bonté envers toute vie en général, font de lui quelqu'un de bien, humainement parlant. Il est un peu maladroit mais il a un grand cœur et son désir de préserver les espèces qu'il garde dans son endroit secret et dont il s'occupe avec beaucoup de soin, cela me parle. C'est avec ce film que j'ai découvert Eddie Redmayne, que je ne connaissais que de nom jusque là, et dont j'ai aimé la prestation pleine de sensibilité et très charismatique. Cela m'a donné envie de me pencher sur la carrière de cet acteur, ce que j'ai d'ailleurs commencé à faire, puisque je vous parlais il y a peu de « The Theory of everything » ^^.

J'ai un peu moins accroché à Tina je dois dire, avec qui il va bon gré mal gré former une équipe. L'actrice n'est pas en cause, c'est vraiment le personnage, finalement très froid, qui ne m'a pas trop parlé. Cependant la fin du film me laisse espérer que cela sera différent dans le second volet... Je l'espère en tous cas. Contre toute attente, j'ai mieux aimé sa sœur Queenie, qui sur le papier n'est pourtant pas mon style de personnage. Jolie blonde charmeuse et charmante, elle en a plus dans la cervelle que ce que l'on pourrait penser au premier abord. Elle n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur et elle est vraiment utile, et attachante. Et puis sa petite romance avec Jacob, le moldu de la bande qui est mêlé à tout cela par le fruit du hasard, était touchante.

Je l'ai vraiment bien aimé, Jacob. Cet aspirant boulanger qui n'a pas les fonds pour son commencer son commerce et qui rencontre Norbert par hasard, va vivre une grande aventure. Et la dynamique entre lui, bon vivant et très chaleureux, et Norbert, pas très sociable et causant, est à mon avis l'un des bons points du film. Leur duo est une réussite, et voir Jacob s'extasier comme un enfant lorsque Norbert lui fait découvrir ses créatures et l'environnement dans lequel il les garde précieusement, restera une des scènes les plus féeriques, pour moi.

5 films sont annoncés au total. Et l'on sent bien que celui-ci est une introduction. Il y a l'intrigue de base (cf le synopsis) et une autre que je n'évoquerai pas pour ne pas gâcher le plaisir, mais qui sera probablement au centre du film suivant, et qui sera plus palpitante. Ce film-là est surtout un émerveillement sur ce qu'accomplit Norbert, et il y a de la noirceur aussi, surtout à la fin (au passage et sans en dire plus, les personnages de Colin Farell et Ezra Miller, tous deux excellents, sont particulièrement intéressants). Mais en tous cas si les enjeux, on le sent, ne sont pas si vibrants qu'ils le seront sûrement dans les films suivants, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce premier volet. Beaucoup, même. Pour les personnages, pour l'univers en tant que tel bien sûr, pour la découverte de plein de créatures, et pour ce côté un peu plus sombre, ce volet avec les sorciers qui souhaitent affirmer leur domination en révélant aux humains l'existence du monde de la magie...

Le début du film est un peu long à se mettre en place, mais une fois l'introduction passée, j'ai vraiment pris plaisir à le regarder de bout en bout. J'avais 10 ans, et comme Jacob, je m'extasiais de tout ce que je voyais à l'écran. Il n'y en a pas énormément, des films qui provoquent cela, et je trouve ça vraiment chouette. Alors bien sûr, je serai là pour le second volet !

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