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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 23:15

De retour -assez rapidement quand même, je ne suis pas peu fière !- pour poursuivre le décorticage de la saison 6 de Game of Thrones. Enfin « décorticage »... Je ne fais que m'extasier sur ce qui me plaît et jeter des cailloux sur ceux qui sont trop méchants, mais enfin j'aime ça ^^ ! Et aujourd'hui sans plus attendre, on parle de l'épisode 2, intitulé « Home ».

Game of Thrones, 6x02, "Home"Game of Thrones, 6x02, "Home"

Et ça attaque fort puisque nous commençons l'épisode avec... Bran Stark ! Youhou ! Absent de la saison 5, j'avais très envie de le revoir, parce que bon, tout ce qui l'entoure est quand même fort intriguant, disons-le ! Je vous avouerai que vu qu'on ne l'avait pas vu depuis plus d'une saison, je ne savais plus trop où on en était (y a tellement de personnages déjà, alors si en plus on ne nous les montre plus, moi je perds le fil ^^). Mais cela m'est revenu presque aussitôt ^^ ! Nous retrouvons donc Bran Stark qui fait un petit tour dans le passé avec la Corneille à trois yeux. Rien que ça. Ces petits « voyages » (qui seront récurrents durant cette saison) sont bien sympas puisque Bran s'y trouve réellement (même si personne ne peut le voir) et se tient debout, n'étant plus paralysé. On apprend ainsi tout un tas de choses. Ici, la scène à laquelle il assiste lui montre son père, Ned Stark et son frère Benjen, ainsi que leur sœur Lyanna, alors enfants à Winterfell. On reconnaît alors, sous les traits du jeune garçon d'écurie appelé Wylis, notre bon Hodor ! Sauf qu'il parle, et a l'air bien différent du Hodor que l'on connaît... Evidemment à ce stade des événements -et sauf si l'on lit les bouquins je suppose-, difficile de voir où ces scènes nous mènent. Le passé c'est cool, on peut éventuellement apprendre des trucs, mais en quoi ça nous aide ? C'est ce que je me disais un peu bêtement au début, mais très vite on comprend que ces scènes nous apprennent des choses capitales, et le mot est faible (la fin de l'épisode 5, les gens !). Mais pour l'heure, on reste sur notre faim puisque Bran est ramené malgré lui au présent. Il est toujours avec Meera d'ailleurs, et ce brave Hodor donc. Evidemment cette scène maintenant a plus de sens, une fois que l'on a terminé la saison, mais c'est ça qui est bon ^^! 

Game of Thrones, 6x02, "Home"Game of Thrones, 6x02, "Home"

A Castleblack, Ser Davos et les fidèles de Jon Snow veillent toujours le corps de ce dernier, tandis que Thorne les somme de sortir, assurant que personne ne mourra... Ils se font dérouiller, lui et ses hommes, par les sauvageons, et cela commence à sentir le sapin, puisque ces fameux sauvageons décident qu'il est temps de brûler Jon Snow (en même temps, on va pas le garder comme ça éternellement...). C'est pas bien cool, parce que à ce stade du coup, le peur d'espoir que j'avais (le fameux « mais ils peuvent pas tuer Jon Snow ! ») a sérieusement pris du plomb dans l'aile >< !

On va ensuite faire un petit tour du côté de Port-Réal, où un gugusse se fait littéralement exploser la tête par la Montagne. Littéralement. Faut pas dire du mal de Cersei, à bon entendeur... Faut dire que la Montagne, déjà à la base on n'avait pas franchement envie de l'énerver, mais là, c'est même plus la peine... 

Ladite Cersei d'ailleurs, s'apprête à assister aux funérailles de sa fille (la douce Myrcella, morte empoissonnée, pour ceux qui auraient oublié...), mais on lui interdit l'accès. En effet, le roi Tommen lui ordonne de rester cloîtrée, « pour sa propre sécurité », à ce qu'il parait. On imagine donc bien l'état de Cersei, qui ne peut même pas dire au revoir au second enfant qu'elle perd... Elle qui, pour rappel, aime ses enfants plus que toute autre chose. C'est quelque chose de très cruel pour elle.

Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;

D'ailleurs du coup, Jaime, en bon « tonton », sermonne un peu le Tommen. Il essaie de lui dire d'être un bon gamin, et de faire un pas vers sa mère, tout ça... On s'en doutait déjà depuis belle lurette, mais c'est vrai que dans ce genre de moment, on comprend bien que le pauvre Tommen n'a clairement pas les épaules pour ça. Contrairement à son psychopathe de frère, c'est un vrai gentil, mais justement. Il est paumé, et pas assez fort pour se dresser contre toutes les menaces qui pèsent, ou pèseront. Mais bref. Jaime tombe ensuite sur le Grand Moineau (vous savez, le papa d'Elizabeth dans Pirates des Caraïbes ^^') et en substance (je résume mais c'est quand quand même l'idée), il lui fait bien comprendre que ça ne l'empêcherait pas de dormir la nuit, s'il le zigouillait proprement. Notez bien que pour le coup, je serai assez d'accord avec Jaime, parce que bon le Grand Moineau et ses sbires, hein, on en a soupé...

Mais du coup, Jaime n'a pas prêché dans le vide puisque Tommen va de ce pas visiter sa mère et s'excuser de l'avoir empêché de venir à l'enterrement de Myrcella (ben oui m'enfin c'est un peu tard mon p'tit bonhomme...). Tommen avoue son incapacité à les aider, elle et Margaery, mais bien sûr Cersei ne le blâme pas, puisqu'elle l'aime de façon inconditionnelle (et puis elle n'a plus que lui maintenant...). A ce point des événements, on se dit que le jour où Cersei va péter une pile, ça va faire mal... On lui zigouille sa fille, on l'empêche de venir à son enterrement... Ajoutez à ça la mort de Joffrey et la marche de la honte la saison passée... Faudrait pas trop tirer sur la corde, là... Puis de la voir si calme, moi ça me glace...

Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;

Une scène que j'ai beaucoup aimé, c'est celle où Tyrion, avec Varys sur ses talons, rend visite aux dragons de Daenerys, qui ne mangent plus. Tyrion a un petit coup dans le nez, ce qui lui fait un peu perdre toute prudence puisqu'il souhaite leur retirer leurs chaînes. Oui, Tyrion a déjà eu de meilleures idées, nous sommes d'accord. Et voilà qu'il s'approche des dragons, en leur racontant une histoire, lorsqu'il était enfant et que les dragons le fascinaient. J'ai beaucoup aimé ce monologue, principalement parce que Peter Dinklage continue de me clouer sur place entre son charisme, son phrasé et le timbre de sa voix... Quel acteur, sans déconner ! C'était assez drôle aussi, quand il s'en va tout intimidé et qu'il dit à Varys de l'empêcher de faire ce genre de choses. Mais c'était surtout une scène vraiment chouette, j'ai trouvé.

Et pendant ce temps-là, me demanderez-vous ? Et bien pendant ce temps-là, ailleurs, Arya Stark se prend une dérouillée. Etonnant, non ? C'est pas qu'on se lasse, m'enfin cet apprentissage où la gosse devient aveugle et se mange mandale sur mandale à chaque coin de rue, c'est quand même assez violent, vous admettrez... Mais bon, ça porte ses fruits puisque Arya passe le test : quand Jaqen H’ghar lui propose de lui rendre la vue (bien aimable, ce garçon...), elle refuse. Si. Bon, je ne vous cache pas que revoir ces scènes là une seconde fois ne me passionne pas plus que la première... J'aime beaucoup Arya, là n'est pas la question, mais je me demande tellement où tout cela nous mène...

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Mais nous nous dirigeons ensuite vers les riants Roose et Ramsay Bolton, qui apprennent que les soldats qui étaient partis à la poursuite de Sansa et Theon, ont tous été tués. Haha. Si en plus vous saviez que c'est une nana qui les a dessoudé...

Mais bonne nouvelle, Roose est de nouveau papa ! Sa chère et tendre vient de mettre au monde un beau fils... Un garçon... Un héritier, quoi. Et ce cher Ramsay, qui à ce stade de l'intrigue ne laisse plus de doute sur son côté cinglé et sa vilenie, poignarde son cher papa, sous couvert de le féliciter. Ecoutez franchement, ça n'a rien de bien surprenant : ce type est un déchet qui est tout excité quand il mutile des gens, et là en plus son père pond (enfin pas littéralement, m'enfin) un héritier, alors que lui à la base, est quand même un bâtard... C'était sûre que le vieux Bolton ne verrait pas l'hiver (en même temps l'hiver, depuis le temps qu'on nous le promet, vous me direz...). Mais Ramsay ne s'arrête pas en si bon chemin : il livre en pâture à ses chiens (thème récurrent de la saison, on vous dit) Lady Walda et le bébé. Si. Et là je vais être franche : bien qu'on ne voit rien en soi, on a les bruitages et tout, et c'était trop pour moi. La scène m'a vraiment dérangée, même s'il n'y avait rien de visible. Ce type est bon pour l'asile, quoi. Enfin non, on n'en est même plus là ><.

De leur côté, Brienne explique à Sansa qu'elle a rencontré Arya, mais qu'elle n'a pas pu honorer la promesse faite à Catelyn Stark (faut dire, elle a son caractère, Arya). Mais bon au moins Sansa a des nouvelles de sa sœur, c'est au moins cela de pris. Theon quant à lui, décide de repartir chez lui, tandis que Sansa met le cap sur Castleblack, autrement dit, sur Jon Snow, ouiiiii !! Ah mais... Il est mort Jon Snow au fait ><. Tss... J'en étais blasée d'avance rien qu'à m'imaginer la déception de Sansa une fois arrivée à destination, tiens. Ca fait des années qu'on attend qu'un Stark en recroise un autre (même si c'est un Snow ^^), on nous a même fait des blagues (oui oui, Bran et Jon qui passent à 3 mètres l'un de l'autre, je digère toujours pas...), et là que Sansa est motivée et que c'est jouable, Jon a eu la mauvaise idée de mourir ! Ca me tue ça, c'est le cas de le dire !

Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;

En parlant de Theon justement, son père Balon se fait assassiner. Ce qui laisse donc un trône à prendre, or cela tombe à pic, puisque Theon rentre au pays. C'est pas beau ça ?! Bon, il y aurait comme qui dirait un souci pour nous faire un héritier, vu ce que Theon a subi (merci Ramsay !), mais sur le principe, hein... Quoique la frangine de Theon, Yara, a l'air de vouloir se positionner elle-aussi... Ce qui ne va pas être facile vu qu'elle est une femme, n'est-ce pas...

C'est à Castleblack que l'on finit l'épisode, et voilà-t-y pas que Ser Davos va chercher Melisandre et lui demande si dans sa grande bonté, elle ne voudrait pas nous ramener Jon Snow, des fois. Voilà une bonne idée, moi je dis !! Pourtant Davos ne porte pas Melisandre dans son cœur, c'est certain, mais sur ce coup-là, si elle pouvait y mettre du sien, ça nous arrangerait bien... Mais Melisandre doute de ses pouvoirs, elle est déprimée, tout ça... Elle essaie quand même, elle met tout son tintouin en place, mais rien ne se passe. Et purée je vous jure, j'y croyais. Je crois même que j'en ai cessé de respirer un moment ^^'. J'y ai tellement cru qu'à la limite, je n'imaginais pas qu'on puisse me la faire à l'envers. Et puis Melisandre s'en va, dépitée, et tout le monde quitte la pièce, et Jon est toujours mort. Et là j'étais, mais dé-goû-tée XD.

Game of Thrones, 6x02, &quot;Home&quot;

Et c'est donc sous le seul regard de Ghost, que Jon finit par ouvrir les yeux. Haha je le savais !! J'ai même pas (presque pas) douté !! Huhu ! Suite au prochain épisode, comme on dit...

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 22:51

Alors voilà comment ça s'est passé. J'en ai pris plein les mirettes durant cette saison 6 de Game of Thrones (surtout les derniers épisodes), et j'ai eu envie d'en parler. J'ai réalisé que je n'avais pas encore réellement fait d'article sur la série, alors je me suis dit « pas grave, je vais quand même en faire un sur la saison 6 ». Et de fil en aiguille, en me remémorant certaines scènes dont j'avais vraiment envie de parler, j'en suis venue à la conclusion que ce serait mieux de parler de chaque épisode dans le détail. Carrément. La longueur des articles sera sûrement variable, selon les épisodes et ce que j'ai à en dire. Quant à la fréquence, je ne promets rien, comme ça je ne risque pas de me planter ^^. Inutile de dire que ces articles spoilent, donc passez votre chemin si vous souhaitez garder la surprise...

 

Ce premier épisode de la saison 6 intitulé « The Red woman », comme tout premier épisode, va un peu faire le tour des personnages, histoire qu'on se souvienne de comment/où et dans quel état on les avait laissé. Qu'on rigole un coup, quoi.

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

Et pour rappel, Jon Snow était mort, non mais sans blague ! Lardé d'on ne sait plus combien de coups de couteaux, étiqueté de l'appellation de « traître », le lord commandant de la garde de nuit était bel et bien mort. Et ça, même un an après, ben ça passe toujours pas, je vous avouerai... C'était un tel traumatisme, la mort de Jon Snow l'année dernière ! C'était l'un de mes personnages favoris depuis le début, et pour tout dire, un de ceux que je pensais intouchables. Bon, ça c'est mon erreur : personne n'est intouchable dans cette série, je devrais pourtant le savoir, à force. Bref. C'est donc bien mort (oui, j'insiste), que Davos trouve notre Jon. Et la situation n'est guère brillante puisqu'il n'y a qu'une poignée de fidèles (et Ghost) avec eux, tandis que Thorne va prendre le commandement de la Garde de nuit, ce qui n'augure rien de bon... Même la « Red woman » en question, est stupéfaite. Elle avait pourtant bien vu autre chose pour Jon, il ne devait pas mourir ici (tu parles, ça nous fait une belle jambe !). Il faut dire pour le coup que, au-delà du fait que j'étais dégoûtée par la mort de ce personnage, je trouvais cela aussi très étrange car il était clair que l'on ne nous avait pas encore tout dit sur Jon Snow (à commencer par ses origines). Du coup, tuer un personnage qui avait encore des choses à raconter, cela me semblait très bizarre. Et frustrant, surtout, il faut bien le dire.

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

On va ensuite du côté de Winterfell, où pour rappel, Ramsay Bolton (qu'il brûle en Enfer !) a pris possession des lieux et pleure sa chère et tendre. Tellement tendre qu'il va la donner à bouffer à ses chiens, tiens (un thème récurrent avec cet homme si délicat, comme on le verra plus avant dans la saison). Un romantique ce garçon, j'vous jure... Quand je pense que Iwan Rheon était mon héros dans Misfits... Enfin bref. Ce cher Ramsay donc, est bien embêtée depuis que Sansa s'est fait la malle. Car sans épouse, difficile d'avoir un héritier, pas vrai ? Et sans héritier... La fameuse Sansa justement, court dans la nature, histoire de mettre de la distance entre elle et son époux, le susnommé psychopathe Ramsay Bolton (le mec que tu attends qu'il crève, et qu'il ait mal, et que ça dure longtemps...). Elle est aidée dans sa fuite par Theon Greyjoy, qui certes a fait pas mal de fourberies depuis qu'on le connaît, mais qui les a bien payé au centuple. Même que vu qu'il aide Sansa, on lui pardonnerait presque, tiens. C'est vous dire si on a fait du chemin depuis les débuts de la série. Non blague à part, ça fait plaisir de les revoir, vu que la saison dernière, on les avait laissé en train de sauter par la fenêtre pour s'échapper. Bref, la situation n'est pour autant pas très brillante puisqu'ils ont froid, ils sont crevés, et ils ne vont pas tarder à se faire chopper.

Mais alors que l'on croit que tout est perdu, que ça y est, ils vont se faire prendre, voilà que surgissent Brienne et Podrick, qui vont mettre les hommes de Bolton au pas et sauver nos deux fugitifs. Enfin, surtout Brienne. Cette femme est merveilleuse, tout simplement. Et autant je suis nostalgique de tous les épisodes où elle était avec Jaime Lannister, parce que c'était un duo aussi improbable que réussi, autant la voir mettre la main sur Sansa, ça file une de ces patates, d'un coup ! Et la voilà, un genou à terre, en train d'offrir ses services à Lady Sansa, qui accepte bien sûr. Une jolie scène, qu'on a UN PEU attendu ! Bon, soit dit entre nous, je crois bien avoir applaudi devant mon écran, à cet instant ^^'.

Sans aussi, a fait du chemin depuis les débuts de la série. Quand on pense à la gourdasse qu'elle était (si si, quand même...), rêvant d'épouser son beau prince charmant... C'est sûr que l'épisode Joffrey l'a bien calmé, et la seconde couche avec Ramsay Bolton, n'en parlons pas. Et j'aime bien ce qu'on voit d'elle aussi cette saison. Clairement, ce n'est plus la même jeune femme, et elle a la tête dure, même si elle ne peut s'en sortir seule, c'est évident. L'épée de Brienne est donc plus que bienvenue. Et du coup, ce brave Theon décide de ne pas la suivre, mais de s'en retourner chez les siens. Sur le coup j'ai été vachement déçue, car leur association me plaisait bien, mais vu les épisodes suivants, le chemin que Theon suit me plaît bien comme ça, en fait. 

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

Et sinon, parce que bon, 'faut pas oublier qu'on a des acteurs fabuleux dans cette série (tellement qu'honnêtement, on ne peut plus les compter), on bifurque du côté de Port Réal, pour se trouver face à Lena Headey, alias Cersei (qui en avait un peu bavé la saison passée, avec sa marche de la honte, hein...), qui nous file le premier pincement au cœur de la saison. Enfin pour moi, en tous cas. Cette femme est une raclure de la pire espèce, c'est acté. Mais il y a une chose qu'on ne peut pas lui enlever : elle aime ses 3 enfants. Et c'est probablement ce qui fait que malgré les bassesses qu'elle peut commettre, on peut avoir de la compassion pour elle, par moments. Or donc, là voilà toute guillerette à l'idée de revoir sa chère Myrcella que son frère bien aimé lui ramène de Dorne. Myrcella qui est morte empoisonnée sur le bateau la saison dernière, hein, mais cela bien sûr, Cersei l'ignore encore lorsqu'elle va les accueillir, tout sourire. Et le visage de Lena Headey... Son changement infime d'expression, son regard, lorsque Cersei comprend ce qui se passe à mesure que le bateau s'approche d'elle et qu'elle distingue le visage fermé de son frère, et le corps derrière lui sous le drap... Qu'elle comprend que sa chère Myrcella n'est plus. Cette actrice est tellement incroyable. On a beau détester son personnage, ce regard à ce moment, noue l'estomac. Qui plus est contrairement à Joffrey (une raclure qui valait bien Ramsay Bolton), Myrcella était une jeune fille très bien, pure. Cersei est donc dévastée, de perdre ainsi son second enfant.

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

Le dernier de ces 3 enfants, Tomen, est lui-aussi un enfant innocent, qui est maintenant Roi, et qui on le verra par la suite, n'aura pas forcément plus de bol, ahum... Déjà, sa femme Margaery Tyrell, est enfermée par le Grand Moineau, tout comme son frère Loras, et doit avouer ses pêchés, se repentir, enfin tout ça quoi... Bon je reconnais que le délire avec le Grand Moineau m'a parfois un peu perdue, mais rien que pour la façon dont ça se finit, ça valait le coup d'attendre, franchement XD ! Mais on en reparlera en temps voulu, restons focalisés sur cet épisode.

Petit détour ensuite chez les Martell, où un coup d'Etat se fait gentiment, puisque Ellaria Sand poignarde le prince. Voilà, en toute simplicité. Les nanas sont au pouvoir cette saison, comme on le verra, mais ici on ne fait pas dans la dentelle, ma foi. Bon j'avoue que ces scènes là m'intéressent moins, à ce stade de l'histoire. Ce n'est pas ce qui me passionne le plus, disons. Surtout lors d'une reprise de saison, où j'ai envie de revoir certains personnages en particulier.

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

Et youhou, on nous emmène ensuite à Meereen (voilà précisément les personnages que je voulais revoir), où l'on croise Tyrion et Varys qui se baladent en papotant gaiement comme deux vieux compères... Jusqu'à ce qu'ils voient la flotte en flammes. Ce qui est fâcheux car comme le dit Tyrion, ce n'est pas demain qu'ils pourront donc se rendre à Westeros. En plus, Daenerys est bien loin, parce que pour rappel la saison passée, elle avait atterri dans les bras (ou presque) d'un autre Khal.

Daario et Jorah la cherchent toujours, et à ce stade de l'histoire, on se dit que ça va nous prendre la saison. Ce qui est un peu chiant car j'aime l'histoire de Daenerys, et le fait qu'elle soit éloignée de Meereen m'a un peu saoulée, sur le coup. Je me suis dit qu'on n'allait encore pas avancer d'un pouce cette saison... Mais ce qui est chiant aussi, c'est quand mine de rien, Jorah surveille l'avancée de sa maladie... Je veux dire, ce personnage n'en a pas assez bavé ? Il se meurt d'amour pour cette gamine qui l'a renvoyé, et voilà qu'en plus on veut nous le faire mourir lentement, de façon bien cruelle ? Mon pauvre Jorah -_-... Moi il me rend triste depuis le début, ce personne de toute façon...

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

Et pendant ce temps-là, Daenerys, les mains liées (au sens premier du terme) est conduite devant un certain Khal Moro. La bonne nouvelle, c'est qu'en tant que veuve d'un Khal, Khal Moro promet qu'il ne la touchera pas, et que personne ne le fera d'ailleurs. La mauvaise, c'est qu'en tant que veuve d'un Khal, Daenerys sera amenée je ne sais où pour y vivre reclus avec les autres veuves de Khal comme elle. You-pi... Ce n'était pas exactement ce qu'elle avait en projet, quoi... Mais bon, on se doute qu'elle ne va pas y aller docilement, hein...

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

Je croyais qu'on ne la verrait pas dans ce premier épisode mais si, nous avons des nouvelles d'Arya Stark. Elle mendie dans les rues, et elle est aveugle. Tout va bien, quoi. Une journée normale dans la vie d'Arya Stark... Sérieusement, elle les enchaîne, cette gosse, je vous jure... Bon, pour être franche, au début j'étais vachement intriguée par Arya, son entraînement, cette histoire de sans-visages etc... Mais j'ai fini par trouver cela long en fait, et mon intérêt a diminué je dois dire... J'aime toujours autant Arya en tant que telle par contre, c'est un de mes personnages favoris aussi depuis le début, et le parcours d'Arya depuis la saison 1 est vertigineux, et hyper intéressant... Mais bon voilà, elle passe la majeure partie de cette saison à se faire bastonner comme il faut, si bien qu'on se demande comment elle peut encore tenir debout... et c'est juste ce que l'on verra d'elle pour cette fois. 

Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;Game of Thrones, 6x01, &quot;The Red Woman&quot;

En effet, nous finissons l'épisode là où nous l'avons commencé : auprès de la Garde de nuit, avec un Ser Davos sommé de se rendre, avec les 2-3 pèlerins qui se sont barricadés avec lui, et Thorne de l'autre côté qui leur dit que sinon, ça sent mauvais pour eux. A 1 contre 100, tu m'étonnes... Autant dire que ça sent le roussi, mais Ser Davos, qui pourtant ne la porte pas dans son cœur, songe à la « Red woman », pour leur filer un coup de main, assurant ses camarades qu'elle a de grands pouvoirs (même que si elle pouvait nous ramener Jon Snow, chose que je me suis dit dès la saison dernière, on l'aimerait énormément d'abord !)... Ladite femme rouge au même moment, se dénude dans sa chambre, et révèle sa véritable apparence, celle d'une vieille femme toute flétrie...

Et voilà, fin de l'épisode. On n'aura donc pas (encore ?) revu Bran, qui était aux abonnés absents la saison dernière. A ce stade, je suis donc fort impatiente de le revoir, ce gaillard qui, vu l'âge de l'acteur, a dû bien pousser encore ! Bon épisode de reprise donc, avec comme toujours des musiques au poil, des acteurs de folie (sérieusement, ils méritent tous un oscar, moi je vote pour !). On avance un petit peu pour certains (Sansa, quand même), moins pour d'autres, mais ce n'est encore que le 1er épisode !

A bientôt pour la review du second (mais je ne sais pas quand, parce que c'est vachement long à faire, ce genre d'articles ^^)

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:08

Un téléfilm de Mark Gatiss, avec :

David Bradley : William Hartnell (le premier Docteur)

Jessica Raine : Verity Lambert (la première productrice de la série)

Brian Cox : Sydney Newman (le créateur de la série)

Sacha Dhawan : Waris Hussein (le premier réalisateur de la série)

Jemma Poweel : Jacqueline Hill (Barbara Wright, la première compagne)

Londres, en 1963. Sydney Newman, depuis son bureau à la BBC, souhaite montrer autre chose à la télévision. Une série pour les enfants serait parfaite, et la science-fiction est un genre en plein essor. Il imagine un homme nommé « le Docteur » qui voyage dans le temps et l'espace... Il ne veut pas de « monstres et de robots avec de gros yeux », mais il veut du neuf.

Il confie la production de cette série à une toute jeune femme, Verity Lambert. Pour le rôle principal, elle jette son dévolu sur William Hartnell, un comédien âgé, habitué aux films de guerre et qui n'a pas un caractère facile... William accepte finalement, et bientôt, on met en chantier le premier épisode de Doctor Who...

 

En juillet 2013 à la Japan Expo à Paris, Mark Gatiss donnait une conférence... En exclusivité mondiale, il nous a alors dévoilé la bande-annonce de ce téléfilm qui devait sortir pour les 50 ans de la série (en décembre dernier, donc), ainsi que quelques informations. Premier constat à la vue de ces quelques images : David Bradley fait un fantastique William Hartnell ! Même si la saison 3 de Game of Thrones nous l'a rendu un peu moins sympathique ^^', David Bradley est un très bon acteur et on pouvait déjà tabler sur le fait que sa performance serait bonne. Fort heureusement non seulement ça a été le cas, mais en plus le téléfilm est excellent.

Mark Gatiss est un amoureux de Doctor Who et cela se ressent tout le long. Il aime cette série et il aimait beaucoup le premier Docteur aussi. C'est pour cela que malgré le caractère de chien de William Hartnell, ses humeurs et la difficulté qu'il y avait à travailler avec lui, An adventure in space and time pose malgré tout un regard plein de tendresse sur le personnage, et d'admiration aussi. On le sent.

Ce téléfilm va durant 1h30, nous montrer les débuts de la célèbre série, qui 50 ans plus tard, existe toujours. On voit germer l'idée initiale, l'idée de l'acteur principal, puis le tournage du premier épisode, avec les décors (celui du Tardis surtout)... Et on va aller comme cela jusqu'à la fin de l'ère William Hartnell, alors qu'on n'imaginait pas que la série puisse survivre à un changement de l'acteur principal (qui était devenu très populaire, qui plus est). Du coup cela nous donnera l'occasion d'apercevoir le Docteur n°2, Patrick Troughton (l'acteur qui l'incarne est bien choisi également), ainsi qu'une guest star inattendue sur la fin, mais dont je tairai le nom pour ne pas gâcher la surprise ^^'. En tout cas c'était bien pensé !

William Hartnell est donc mis en avant. C'est un acteur d'un certain âge lorsqu'il décroche le rôle. La télé, la SF, le fait d'être regardé par les enfants... tout cela est nouveau pour lui. Le succès de la série, qui dépasse tout le monde, va évidemment le combler, mais cela entraîne aussi un rythme de vie effréné, pour son âge... A ce sujet j'aime bien aimé le voir avec sa femme et sa petite-fille. Cela le rendait très attachant. William Hartnell est un bonhomme bougon, et le téléfilm ne manque pas de le montrer à travers plusieurs scènes. Il cherche à se faire pardonner (comme quand il offre des fleurs à sa co-star après avoir été désagréable avec elle), mais souvent on se dit que travailler avec lui ne doit pas être évident ! C'est d'ailleurs pour cela que j'ai aimé sa relation avec Verity. La jeune femme a beaucoup d'affection pour lui, et elle sait comment se comporter avec lui... Il partagent vraiment de jolis moments, comme quand Hartnell lui avoue ne pas être sûr que ce rôle, tout ce charabia débité à toute allure, soient pour lui... David Braley fait un super boulot dans ce rôle. Physiquement déjà, la ressemblance est là. Mais en plus il prend l'allure, le ton... C'est très troublant de le voir jouer des scènes de la série d'origine, quand on a vu les vrais épisodes...

J'ai beaucoup aimé Verity aussi. C'est une femme, et c'est son principal souci. Quand Sydney la met en charge de la production de la série, on voit bien qu'elle doit gagner sa place et se faire respecter, parce qu'elle est jeune et que c'est un milieu d'hommes. Du coup j'ai aimé sa ténacité. Elle veut que les choses soient faites d'une certaine façon et elle ne recule pas. Quand, après les audiences désastreuses du premier épisode, elle tient tête à Sydney, c'est tout à fait le personnage. Une vraie battante, qui non seulement veut percer dans cet univers, mais qui croit fermement à ce projet. J'ai bien aimé, comme je le disais, sa relation avec Hartnell, le fait qu'elle le soutienne et sache lui parler mieux que tout le monde... J'ai bien aimé aussi sa relation professionnelle avec Waris, le réalisateur. Lui aussi est jeune, et indien. Il doit donc faire ses preuves tout comme elle, dans ce milieu. Et comme elle, il va croire au projet et se démener pour ça.

 

En fait avec ce téléfilm, dans les grandes lignes on n'apprend rien de neuf : on sait bien que la série va avoir du succès, tout comme on sait aussi qu'elle ne mourra pas avec le départ de William Hartnell. Mais on peut sans doute apprendre plein de petites choses (notamment sur les bruitages et certaines idées de base qu'on nous révèle, comme le bruit du Tardis par exemple, c'était assez marrant ^^). clairement, An adventure in space and time est destiné aux fans de Doctor Who, je ne vois pas en quoi cela intéresserait les autres...

Il y a également quelque chose de très émouvant dans tout cela. C'est dû à William Hartnell bien sûr, mais pas seulement. C'est aussi le fait que quelques personnes, à partir de rien et avec juste l'idée de divertir les enfants, vont créer LA série qui est devenue une institution en Angleterre. C'est assez hallucinant, quand on y pense deux minutes. Et de voir ce processus être mis en place sous nos yeux comme cela, ça remue un peu je trouve, quand on est fan de la série. J'adore ce moment au tout début de la diffusion, où Verity est dans le bus et entend des enfants qui ont vu l'épisode la veille au soir, se balancer des « exterminate » et qu'elle n'en revient pas. Ça montre vraiment le phénomène de société en devenir ^^'. Ce que je trouve assez énorme aussi, c'est comment la série a pu survivre au départ de tous ceux qui étaient là à la base : acteur principal (et secondaires), productrice, réalisateur, créateur, et j'en passe... L'oeuvre est plus forte que les créateurs. C'est une chose que l'on sait quand on suit la série, mais quand on y pense, ce n'est pas rien.

An adventure in space and time fournit plusieurs éléments de compréhension intéressants et est, encore une fois, à réserver à ceux qui suivent la série. Mais pour ceux-là, c'est un super moment dont il serait dommage de se priver !

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 00:06

Pour la seconde fois cette semaine, je vais causer de Doctor Who. Ce n'est pas très diversifié, mais tant pis ^^ ! Nous sommes dans une semaine sur les aliens, alors quoi de mieux ?

Quand je refais un épisode de Doctor Who (ce qui arrive euh... de temps en temps disons ^^), je constate que les mêmes épisodes reviennent assez souvent. Et parmi eux -il n'est bien sûr pas le seul-, Midnight est en bonne position. Il s'agit de l'épisode 10 de la saison 4, saison avec David Tennant dans le rôle du Docteur et Catherine Tate dans le rôle de Donna Noble (celle-ci n'apparaissant qu'à la toute fin de l'épisode), son amie.

Causons un peu de l'épisode, donc, pusique c'est celui-là que j'ai choisi !

Le Docteur se trouve à bord d'une navette, en partance pour une planète en orbite autour d'un soleil, et dont la lumière est mortelle... Le voyage est assez long et il le fait seul, puisque Donna a préféré rester sur place, se reposer. Il est rare de voir le Docteur sans son compagnon, mais cela change un peu le schéma, et puis rappelons-nous de l'excellent épisode « Blink » en saison 3, où le Docteur et Martha étaient pratiquement absents ! Comme quoi...

Mais revenons à nos moutons. Pour tuer le temps, le Docteur va papoter avec d'autres passagers... On notera 6 personnes, 7 plutôt, avec l'hôtesse de la navette (et les pilotes, mais je ne crois pas qu'on les voit, ou alors c'est très rapide, ça je ne sais plus). Il y a une famille -la mère, le père et leur fils Jethro-, un scientifique et son assistante, et une femme d'affaires. L'épisode démarre réellement lorsque la navette s'arrête tout à coup, sans raison apparente. De là jusqu'à la fin de l'épisode, on sera dans un huis-clos et de base, ce genre m'enchante. C'est aussi pour cela que j'aime cet épisode. Ça et son ambiance.

Les secours sont appelés pour que l'on vienne les dépanner, mais on semble bien parti pour attendre... Sauf que c'est Doctor Who, et qu'on n'attend jamais bien longtemps, dans cette série (enfin nan, ça dépend pour quoi...). Mais voilà qu'on frappe à la porte, ce qui est légèrement flippant puisque la navette est quand même dans l'espace, que personne ne semble frapper les parois depuis l'intérieur, donc... La tension monte donc d'un cran, et là forcément, comme dans tout bon film d'horreur, les lumières s'éteignent brutalement. L'autre partie de la navette où se trouvaient les pilotes, part voir ailleurs si c'est pas mieux, donc les passagers sont livrés à eux-mêmes. Voyez un peu le tableau : seuls au milieu de nulle part, avec une navette qui part en morceaux, des bruits bizarres et plus de loupiotes... Ca donne envie d'y passer ses vacances, tiens.

Les lumières revenus, on s'aperçoit que l'un des passagers, Sky -la femme d'affaires-, est recroquevillée dans un coin. Le Docteur commence à lui parler et Sky se met à répéter tout ce qu'il dit, ainsi que les autres personnes présentes. Sky init même par parler en même temps qu'eux, comme si elle savait à l'avance ce qu'ils allaient dire. Evidemment la panique s'accroît tandis que le Docteur est très intéressé... A ce stade, j'ai envie de dire deux choses. La première, c'est que cette idée d'une personne qui répète tout ce qu'on dit, et qui finir même par parler en même temps, est assez géniale je trouve. C'est très simple sur le principe, mais c'est vraiment flippant. La seconde, c'est que Lesley Sharp, qui joue Sky, est assez terrible. L'idée est bonne, mais c'est aussi elle, qui sait merveilleusement bien la mettre en oeuvre. Elle a vraiment un regard flippant je trouve !

Ici, les réactions sont très intéressantes à observer, et pas très flatteuses pour les humains. Le Docteur a toujours apprécié les êtres humains, mais là, ils ne sont pas sous leur meilleur jour. En effet, Sky leur fait si peur à présent que certains ne sont pas contre la balancer purement et simplement par-dessus bord. A présent -et c'est dingue pour moi de ne pas en avoir parlé avant-, citons quand même dans le rôle de Jethro, le fils « gothique » du couple, Colin Morgan. Lequel s'est plus tard distingué dans le rôle de Merlin, dans la série anglaise du même nom. Et sachez que colin Morgan, il est génial lui-aussi (bon pas ici, car dans Midnight il n'a qu'un rôle mineur, mais en général il l'est !). Voilà, ça c'est fait.

Donc, alors que tout le monde est à pas grand chose de jeter Sky hors de la navette, le Docteur essaie évidemment de les calmer, et ce faisant, braque les regards sur lui. Voilà donc que certains commencent à se demander qui il est, finalement, ce type qui leur donne des directives et qui ne donne pas de vrai nom... D'autant que c'est le moment que choisit Sky pour ne plus répéter que ce que dit le Docteur. Et là arrive ma scène préférée, parce qu'elle me fait marrer et que j'adore Tennant et ses yeux de dingue ^^. Il se met à parler à toute vitesse, à dire n'importe quoi et plein de choses en vrac (comme le nom de ses anciens compagnons par exemple), et non seulement Sky parle en même temps que lui, mais en plus elle parle avant lui, désormais. Super bizarre. Et ce n'est pas fini : les choses finissent par s'inverser : Sky redevient celle qu'elle était au début de l'épisode, tandis que c'est le Docteur maintenant, qui répète ce qu'on lui dit. Et du coup, c'est lui que les passagers veulent jeter par-dessus bord maintenant ! C'est une idée fixe, ma parole ! Seules l'assistante du scientifique (qui est juste imbuvable, en passant) et l'hôtesse de la navette semblent plus futées car elles pensent toujours que c'est Sky qui est à l'origine de tout ceci... Du coup, l'hôtesse ouvre la porte de la navette et saute, en emportant Sky avec elle. J'ai toujours eu l'impression que cette scène se passait en un battement de cil, tant tout semblait mal barré. J'adore ça parce que techniquement on est à peu près sûrs que le personnage principal d'une histoire ne va pas mourir (quoique certaines séries ont montré que...), mais pourtant l'épisode arrive quand même à nous faire craindre pour sa vie. Quand ils attrapent le Docteur, on sait qu'ils iront jusqu'au bout et qu'ils le jetteront dehors sans vergogne et la situation est vraiment stressante je trouve !

Le reste de l'épisode se passe dans le silence, le temps que les secours viennent sortir de là tout ce petit monde, et que le Docteur retrouve une Donna qui ignore tout de ce qu'il vient de vivre.

A noter encore pour la petite histoire que dans cet épisode comme dans d'autres de la saison 4, Rose Tyler, la compagne des saisons 1 et 2 apparaît furtivement sur les écrans de télé.

J'aime cette épisode parce que le décor est unique, petit, et que ce genre d'ambiance me plaît toujours. Je l'aime aussi parce qu'il est oppressant, original et unique, dans la trame de la saison 4. et ce qui me plaît aussi, c'est de montrer comment sont les hommes, quand ils affrontent ensemble une situation critique, enfermés de la sorte. Et ce n'est pas très joli à regarder, mais c'est à mon sens assez juste... C'est vraiment un épisode que j'aime revoir parce qu'il résiste aux multiples visionnages : à chaque fois, je suis toujours aussi stressée ! ^^

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 00:05

Doctor Who (nouvelle série)

 

Le samedi 19 mai, a eu lieu sur France 4 la « nuit Doctor Who ». Interviews de personnes diverses (dont Moffat, Russel T. Davies et Matt smith), retour aux sources de la vieille série, diffusions de vieux épisodes avec le 1er et le 4ème Docteur... Bref, nous avons été gâtés ^^ ! Et nous avons embarqué en début de soirée pour les 4 premiers épisodes de la saison 6, encore inédite en France (depuis, les autres ont suivi). Je suis restée devant -bien que ce soit en VF- et j'ai eu envie comme cela, de faire une review du premier épisode « en temps réel ».

 

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Pourquoi celui-là ? D'abord parce que je le faisais tandis que je le regardais, ce qui facilitait pas mal les choses car je ne l'ai vu qu'une fois, au moment de sa diffusion, donc les détails étaient un peu flous. Ensuite parce qu'au moment de sa diffusion l'an passé, je l'avais attendu avec impatience. Après le départ de l'excellent David Tennant, Matt Smith s'était montré à la hauteur, mais la saison 5 restait faible dans sa globalité. Changement de scénariste principal, d'acteur principal, des acteurs secondaires... La saison 5 était une transition évidente, on ne peut pas dire le contraire. Et donc quand la 6 a débuté, j'en attendais énormément, je voulais que la série se montre à la hauteur. Je voulais voir ce qu'on pouvait vraiment faire maintenant, avec cette équipe et une fois les bases posées. « The impossible astronaut » partie 1, ainsi que s'intitule le premier épisode, a relevé le défi avec un brio certain. Et puis le revoir maintenant que j'ai tout vu et que je sais ce qui se passe après, c'est intéressant aussi.

 

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L'épisode démarre en grandes pompes. Amy et Rory sont sans nouvelles du Docteur depuis un bail, quand arrive un courrier mystérieux dans une enveloppe « bleu Tardis ». Un lieu, un jour, un rendez-vous. River Song reçoit la même chose dans sa cellule (elle est emprisonnée pour un meurtre -lequel ?- on le rappelle). Et sur le lieu du rendez-vous, c'est l'apparition du Docteur, qui porte le Stetson et tout. Bref, entrée classe comme il se doit (et puis on se souvient de Tennant avec les lunettes de soleil, le chapeau et le collier de fleurs alors bon forcément, là c'est plus classe quoi XD). Une classe que lui vole River presque aussitôt d'ailleurs, qui apparaît colt en main. Les échanges entre elle et le Docteur sont toujours savoureux quoi qu'il arrive. L'alchimie était déjà bonne avec David Tennant en saison 4 quand River est apparue, mais forcément c'est plus développé avec Matt Smith. Et je trouve que plus ça va, meilleur c'est. Les répliques fusent, la répartie est bonne, et on ne sait jamais quoi penser. Quelle est leur relation en définitive ? Quoi qu'il en soit, les voir ensemble est toujours la promesse d'une bonne scène (et puis la tête de ce grand dadais quand elle l'embrasse à la fin, dans la seconde partie je crois, c'est juste génial XD).

 

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Mais revenons à nos moutons. Le petit groupe pique-nique au bord d'un lac, très tranquillement, quand paf, un astronaute sort du lac (mais WTF?) et assassine le Docteur sous les yeux horrifiés des trois autres. Oui, vous avez bien lu. Alors là bon, forcément on n'en mène pas large, hein. Même qu'on se fend d'un « noooooon ! » devant son écran, d'abord ><. On attend bêtement la lumière dorée qui va bien, la régénération et tout... Et rien ne vient. Le Docteur est mort. Ah oui quand même. Permettez-moi de vous dire que pour un début de saison, il y va fort, le Moffat ! Donc forcément, débriefing dans un café, avec une Amy abattue... River commence un bon raisonnement, disant que le Docteur ne peut de toute façon faire confiance qu'à une seule personne... et voilà que le Docteur lui-même franchit la porte, tranquille, comme si rien ne s'était passé ! Forcément, à qui aurait-il pu faire confiance à part lui-même ? Voilà donc un Docteur bien vivant, rendu ici parce qu'on lui a donné rendez-vous avec la même invitation que les autres ont reçu, et qui ignore bien sûr que quelques heures plus tôt (ou plus tard, on ne sait plus très bien du coup), il mourrait sous les yeux effarés de ses amis... Voilà donc le but du jeu : empêcher son assassinat futur (et puis qui était dans la combinaison spatiale et est sorti du lac pour lui coller une balle entre les deux yeux, qui a osé, quoi ?). Et puis on est partis pour les États-Unis, en 1969. Une année qui parle à tout le monde.

 

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A noter la petite référence directe à la saison 4 et plus précisément au fameux épisode nommé « Blink », lorsque Matt Smith dit : « le temps ne suit pas une ligne continue, c'est plutôt comme un méli-mélo très complexe »... Une phrase que le Docteur joué par David Tennant à l'époque répétait pas mal sur la vidéo qui passait en boucle dans l'épisode ^^. Moffat aime bien s'auto-citer, dans cette saison 6 ^^.

On arrive donc à une scène où l'on repère dans le rôle du conseiller du Président, une tête bien connue des fans de Supernatural -que je suis-, ce qui ne mange pas de pain ^^. Sauf que là il ne s'appelle pas Crowley et que ce n'est pas un démon... Enfin bref ça fait bizarre de le voir dans autre chose que Supernatural quoi ^^'.

Voilà donc le Docteur à la Maison Blanche, rien que ça, auprès du Président himself. Coup de fil d'une mystérieuse fillette qu'ils écoutent tous ensemble. Bon il faut bien la petite intervention du FBI (au cas où on aurait oublié dans quel pays on se trouve ^^'), parce que bon quand même, un type qui sort d'une boîte bleue directement devant le Président des USA, on comprend que ça inquiète un brin ^^'... Intervention vite stoppée d'ailleurs car le conseiller nommé Canton, demande à ce qu'on suive le Docteur. Enfin il lui donne 5 minutes, quoi ^^'. Et top départ, le Docteur rentre en action, en mode « débit de paroles soutenu » et tout ce qui fait le personnage quoi... Là le Docteur énumère la liste de tout ce dont il a besoin, ce qui incluse, vous serez contents de le savoir, des sablés à la confiture et un fez. Le final de la saison 5 avait montré le Docteur avec son fez ('faut pas chercher à comprendre...) donc on a là une référence directe. Et d'ailleurs petit aparté : l'an passé à la Japan Expo, à la conférence de Steven Moffat, la moitié au moins du public portait un fez (ça a marqué tout le monde ce truc XD) et un tournevis sonique. Bon ça faisait un peu secte vu de l'extérieur, mais ça a fait rire Moffat XD. Fin de l'aparté.

 

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Ca a dû être là à peu près, que je me suis dit « mince, ça fait bizarre en français ». Oui parce qu'autant Tennant, j'ai suivi des épisodes en français à une époque (en plus le doubleur a une bonne voix), autant Matt Smith, je ne connaissais que sa vraie voix. En plus j'aime bien son débit rapide et ce côté très british dans l'intonation, donc ça m'a un peu manquée je l'avoue...

Mais revenons à nos moutons. C'est aussi là qu'Amy commence à avoir comme des sortes de flashs de la scène de la mort du Docteur au bord du lac. Elle voit une sorte d'alien au faciès peu engageant et qui ne parle pas. Il semble que chaque personne qui croise ces êtres oublie aussitôt tout souvenir de la scène en fait (on en veut pour preuve la dame qui est dans les toilettes avec Amy, qui voit l'alien et a tout oublié dès qu'elle se retourne). Bizarre. Intriguant.

Là-dessus, nouveau coup de fil au Président d'une fillette qui appelle au secours (bon ce ne sera jamais plus effrayant que les « Mummy ? Are you my mummy ? » de la saison 1, mais il faut bien dire que ce n'est pas franchement jovial, tout cela.

 

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Ensuite toute la fine équipe se rend à l'endroit « où se croisent les rues », indiqué par la fillette dans son message. Canton a embarqué à bord du Tardis et se fend du célèbre mais toujours attendu : « c'est plus grand à l'intérieur » :). Commence alors l'exploration de lieux assez sombres... On notera ici l'humour de River Song, un personnage très piquant que j'adore (et qui est construit de façon tout à fait remarquable, même si à ce stade de la série, on n'a aucune idée de jusqu'à quel point) ! Mais elle renverse un peu la vapeur en disant « un jour bien plus sombre m'attend », ce qui laisse encore présager qu'évidemment elle en sait plus et surtout, que son avenir n'est pas franchement radieux... Evidemment cela fait sourire de regarder tout cela alors que maintenant, on sait qui elle est vraiment ! Enfin bref, elle explique une fois de plus qu'elle et le Docteur voyage dans des directions opposées, et on sait que cela lui cause de la peine... Et à ce stade de la série, c'est toujours la même rengaine : mais qui est River Song, bon sang ?! :D.

 

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Enfin, Amy et le Docteur tombent sur l'astronaute (celui qui a tué le Docteur en début d'épisode) et à l'intérieur il s'avère qu'il y a... une petite fille. Et Amy tire, afin de sauver la vie du Docteur. Et la première partie de l'épisode s'achève ainsi.

 

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Que peut-on en dire au final ? Que c'est un excellent lancement pour la saison. Tout y est : d'une Amy très utile à une River mystérieuse en passant par un Docteur survolté... Une scène très accrocheuse en ouverture, et une grande envie d'enchaîner avec la suite à la fin... Qui plus est on découvre les Silence, qui font partie de ces extraterrestres qui n'existent pas dans l'ancienne série et qui ont été créés par Moffat (comme les Anges pleureurs ou les Oods par exemple). Des personnages muets et assez effrayants pour cette raison et aussi bien sûr, parce qu'ils effacent la mémoire après chacune de leur apparition (c'est pourquoi le Docteur décide de leur greffer à tous un enregistreur dans la main, afin qu'ils le déclenchent dès que l'alien apparait, pour se souvenir). Une bonne trouvaille. Très bon épisode.

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:57

Comme dirait Jean-Louis Aubert : voilààà c'est fini... Arf purée, et Moffat de nous sortir un jour après la diffusion la bouche en cœur « ah au fait y aura une 3ème saison, si si, elle a été commandée au même moment que la 2. Je vous l'avais pas dit ? ». Ce scénariste est un grand malade, je vous dis ! :D.

Donc vous connaissez le principe : des spoilers à foison et puis un article long. Très.

Sherlock (série anglaise)

Sherlock : Saison 2, Episode 1 "Un scandale en bohème"

Sherlock, Saison 2 Episode 2 : 'Le Chien des Baskerville'

 

2x 03 : Les chutes de Reichenbach

 

Steve Thompson (scénariste pour Doctor Who également) n'avait que moyennement convaincu les esprits il y a un peu plus de 18 mois en signant le scénario de l'épisode 2 de la saison 1. Beaucoup ont donc pâli en apprenant qu'il serait sur celui de cet épisode 3. Et bien ils ont dû reprendre des couleurs en voyant la merveille qu'il nous a pondu. Ca, il s'est bien racheté.

 

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Ce qu'il y a de bien (ou pas) c'est que dès la toute première scène, on est dans l'ambiance. Là on sent le côté « tu vas chialer comme un gamin devant cet épisode et tu vas hurler quand le générique de fin tombera, tout en t'arrachant les cheveux ». Et ce qui est bien (ou pas, toujours), c'est que c'est tout à fait ça qui se passe. Et de fait, j'ai bien versé ma larme comme il faut (traduction : j'ai reniflé bruyamment et embué mes lunettes avant de ridiculement exploser en sanglots 5 minutes avant la fin) et voilà. Petit cœur brisé, une fois de plus. Pfff, scénariste en fait, c'est un mot sympa pour sadique, je suis sûre.

Je crois qu'il y a beaucoup de choses à retenir de cet épisode incroyable. Déjà c'est l'affrontement avec Moriarty, dont l'ombre plane depuis 6 épisodes, qui se termine dans un face-à-face intense à souhait. C'est l'apogée de la relation entre Watson et Holmes, dans ce qu'elle a de plus profond. C'est l'occasion pour Martin Freeman de jouer la carte du drame. Et, par le parapluie de Mycroft, qu'il est bon là-dedans ! C'est aussi le moment où plus que jamais, Sherlock nous semble humain, et quoi de plus humain que de vouloir protéger les gens qu'on aime au péril de sa propre vie ? Mais on va tenter de développer un peu tout cela sans trop se perdre. « Tenter », j'ai dit ^^.

 

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Je le disais en fin de review sur l'épisode d'avant, mais à mon humble avis, je pense que le fait d'avoir lu « The Final Problem », la nouvelle qui a inspiré cet épisode, va jouer. Moi par exemple, je l'ai lu (et croyez-moi que quand on l'a lu, on l'oublie pas...). Bon. Alors je savais ce qui se passerait (comment, dans quelles circonstances, c'est accessoire, mais je savais ce qu'il adviendrait de nos protagonistes). Mais le gars qui n'a pas lu la nouvelle... A mon avis ce gars là, il doit juste avoir envie de s'ouvrir les veines à l'issue de la première scène, non ? Notez qu'en fait ce raisonnement ne tient pas debout puisque même en ayant connaissance du truc, la première scène m'a retournée comme une crêpe. Foutu Martin Freeman, va. On perçoit le... C'est même plus du désespoir à ce stade. Le vide, la tristesse insondable qui est celle de Watson quand il prononce ces mots terribles « My best friend... Sherlock Holmes is dead » à sa psy. On en a la gorge qui se serre rien qu'à le voir si mal. Mais ceci n'est qu'échauffement, puisque dans le dernier quart d'heure, le même Martin Freeman m'acheva totalement. Mais n'allons pas trop vite.

Donc tranquilou, après une scène telle quelle, on nous balance le générique et quantité de scènes rigolotes histoire de nous faire oublier la gravité de l'introduction. Ca marche et on a le retour du chapeau célèbre (j'imagine tellement Moffat et Gatiss comme deux gamins en train de se dire « oh ouais hihi si on recasait ça... ». De vrais gosses, ces mecs :D). Mais Watson alias la voix de la raison, est inquiet : le détective n'est plus anonyme : son visage est connu et il serait bon qu'il se fasse un peu oublier.

Et lors là, arrive cette scène incroyable (oui, le mot revient souvent) avec un Moriarty givré (mais le mec, il est juste bon pour la camisole) qui va juste s'attaquer aux joyaux de la couronne, à la prison, à la banque... Bref avec pour ainsi dire rien (ou presque), Moriarty sème une panique... J'en profite d'ailleurs pour dire qu'au moment où Donovan prévient Lestrade qu'on a un peu cambriolé quelque chose, ce bon Lestrade avec son donut, son café et son « not my division ! » fait typiquement flic américain bien cliché, pour le coup :D. Bref en musique, avec une extravagance folle, Moriarty fait son show et il s'en donne à cœur joie. Et Andrew Scott... Je n'ai pas encore eu l'occasion d'en parler, mais cet acteur est prodigieux aussi. Déjà c'était super bien joué de la part des deux loustics de caster un type à l'apparence d'un gosse pour jouer la nemesis de Sherlock Holmes... Et si le jeu de Scott n'avait pas convaincu tout le monde à l'issue de la saison 1 (trop excessif), je pense que peut-être là, il aura gagné des points. Mais je reviendrai sur cet acteur un peu plus tard (ah oui, servez-vous un café, un thé ou autre parce que là, l'article n'en est qu'à ses balbutiements :D). On notera le délire complet du gars qui se colle les bijoux et la couronne sur la tête et attend tranquilou qu'on l'embarque (allusion finement jouée au « Napoléon du crime », qui dans le canon, est le surnom que Holmes donne à Moriarty).

 

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Très bonne séquence du procès, et un Sherlock à qui on ne la fait pas : Moriarty a fait tout cela non pas pour l'argent ni quoi que ce soit. Ce n'est pas ça qui l'intéresse. Et alors s'ensuit la scène que tous on attendait depuis que le teaser était tombé il y a quelques mois : Moriarty et Sherlock qui prennent le thé au 221B Baker street (et là je m'imaginais tellement Mrs Hudson débarquer au milieu et appeler Lestrade à la rescousse en hurlant :D). Avec un Moriarty qui se la joue calme (et finalement c'est bien comme cela, plus que quand il piaille, qu'il est le plus flippant). Là c'est du cérébral, on comprend bien qu'on a deux grands esprits qui se sondent (et Moriarty qui parle du "problème final", encore un clin d'oeil à l'oeuvre direct ^^). « Tu es du côté des anges », lui dit Moriarty. Finalement pour simplifier, Moriarty ne serait qu'un Sherlock Holmes qui aurait mal tourné. D'ailleurs souvent dans la saison 1 on nous suggère (notamment Donovan) que Sherlock pourrait basculer du côté obscur de la force, quoi. Ils sont si proches, dans leur ennui, dans leur intelligence sans pareille... Et cet épisode met vraiment le doigt là-dessus : puisqu'il n'a aucun sentiment particulier, qu'est-ce qui fait que Sherlock est au service du bien, finalement ? Sauf que des sentiments, il en a en fait.

 

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A cela, j'ajouterai deux choses histoire de relier tout ceci au canon. La première c'est que cela me fait toujours un peu rigoler de voir que pour les néophytes et même les autres, Sherlock Holmes (les aventures), la base c'est Moriarty. Il faut quand même savoir que Conan Doyle a créé Moriarty dans « The final problem » afin de se débarrasser de Sherlock, parce qu'il en avait assez du personnage (avant de le ressusciter quelques années après dans « la maison vide »). Moriarty, sur la soixantaine d'oeuvres composant le canon, est juste dans cette nouvelle là. Alors oui le perso est réussi et il a marqué les esprits en tant que premier ennemi à tenir tête à Sherlock et à causer sa mort, mais ça me fait toujours bondir quand on parle de Sherlock Holmes dans une conversation et qu'il s'en trouve toujours un pour caser Moriarty aussi sec, comme si c'était LE pilier de l'oeuvre et qu'il faille la réduire à cela. Point du tout, enfin ! Et seconde chose, c'est que le côté siphonné vient de Moffat et Gatiss uniquement. Moriarty en fait dans le bouquin n'est pas obsédé par Holmes : il veut, pour simplifier, le détruire parce que Holmes l'empêche de réaliser ses plans, c'est tout. Le côté obsessionnel et frappé du gars n'existe que dans cette série. Mais de mon point de vue c'est très bien joué ainsi. Et d'ailleurs sans trouver des parallèles là où il n'y en a pas, on ne peut quand même pas nier la filiation entre Moriarty et le Maître de Doctor Who, interprété par John Simm, non ? Même ambition démesurée, même calme avant de hurler d'un coup, même folie... Il y a beaucoup en commun chez ces deux personnages, sauf qu'il manque peut-être un peu de background à Moriarty (mais peut-être la saison 3 nous en dira-t-elle plus à ce sujet?).

Mais tout cela pour dire que j'aime ce qu'ils ont fait de Moriarty, surtout à cet épisode. Et l'acteur réalise notamment une scène (mais j'y reviendrai) avec une performance géniale.

 

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Et bref, en fait l'épisode continue avec l'enlèvement de deux enfants, mais tout ceci n'est que prétexte à cet affrontement entre Sherlock et Jim. On a envie de citer le Dragon de la série Merlin en disant que ces deux-là sont les deux faces d'une même pièce (je prends mes citations où je veux ! :D). Supérieurement intelligents, les deux êtres partagent des scènes totalement géniales tant par les dialogues que le jeu des acteurs.

Alors bien sûr on n'oublie pas de nous faire marrer et ça marche. J'ai un gros faible, personnellement, pour cette scène mythique de la fuite de John et Sherlock, menottés l'un à l'autre avec un Watson qui rame pour suivre le rythme du grand machin qui fait un pas quand lui en fait deux et qui marmonne « cette fois les gens vont vraiment parler »:D, en référence à la scène de la piscine. Et le pauvre chou, plus petit, n'arrive pas à passer la grille. « Sherlock, il va falloir qu'on se coordonne »:D. Exceptionnel :D. Heureusement qu'il y a ce genre de scènes pour souffler un peu d'ailleurs, parce que pfiouh, quoi.

 

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Ah j'aime beaucoup aussi le moment où il y a ce dialogue que John commence :

« - non arrête avec ce regard...

- Quoi, quel regard ?

- Celui-là.

- Et bien c'est mon visage, je ne peux pas le voir n'est-ce pas ?

- C'est ton regard 'nous savons tous ce qui se passe ici '

- Et bien oui.

- Non ce n'est pas le cas, et c'est pour ça que ce visage est ennuyeux » :D

Bon mais quand on a ce genre de moments, je vous suggère de rire doublement. Aux éclats, même. Parce que ce qui se prépare va nous faire passer l'envie de rire pour un bout de temps.

Je l'avais vu venir. Cela se captait de loin, le piège de Moriarty. Faire croire que Sherlock a payé un acteur pour endosser le rôle de Moriarty afin de berner tout le monde en résolvant énigme sur énigme. Afin que Sherlock soit un imposteur. En plus non seulement c'est un plan terrible en tant que tel, mais il est d'une cruauté sans nom puisque Sherlock, bien qu'il refuse les honneurs et tout et tout, aime quand même bien qu'on sache qu'il est intelligent et résout tout. On touche directement à son ego, là. Quand Donovan y pense, à cette possibilité que Sherlock soit le coupable, ça paraît si logique, avec la gamine enlevée qui crie devant Sherlock, tous les éléments (plus le fait qu'elle ne peut pas le sentir évidemment)... Mais alors on a beau le savoir... Mille millions de mille sabords, j'en suis bien tombée de mon canapé, quand on a un Jim Moriarty qui passe la porte et se fait appeler Richard, qui joue le mec terrorisé par Sherlock (afin que la journaliste marche)... qui explique cette histoire incroyable... J'en suis restée baba. Et le jeu d'Andrew Scott, avec son regard qui change selon que seul Sherlock le regarde ou que la journaliste le regarde... qui passe du « je me fous de ta gueule » à « je suis terrorisé »... Purée le piège incroyable. Très très bonne performance d'Andrew Scott à ce moment là (c'est bien la scène à laquelle je faisais allusion ci-dessus), ça je crois qu'on ne pourra pas le lui enlever. Et comme le dit Sherlock : il y a une part de vérité donc tout le monde peut y croire parce que ça a l'air très crédible. Et puis ce que réalise Sherlock avec ses déductions est si incroyable que finalement, savoir que c'est un tour peut convaincre bien des gens. A ce sujet d'ailleurs j'ai aimé Lestrade, en proie au doute mais qui ne veut pas y croire, qui veut réfléchir à ça calmement (et en cela, il est un Lestrade plus intelligent que celui des livres).

 

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Je crois que c'est plus ou moins là que je me suis dit que Watson était le meilleur ami qu'on puisse avoir. Sans parler du final, le mec ne doute pas. Bon on imagine bien qu'au fond du dedans de lui-même, il y a bien dû avoir au moins une infime seconde de doute. Mais qu'importe : le mec se prend cette histoire très crédible en pleine face et il ne moufte pas : Sherlock n'a rien inventé, rien simulé, il le croit. Fin de l'histoire. Sérieusement... C'est quand même magnifique. Le nombre de scènes et de répliques dans cet épisode qui nous montrent combien la relation entre Sherlock et John est particulière et forte... il ne s'agit plus de plaisanter avec les « we are not a couple ! ». Là on est dans du super sérieux. Il n'y a qu'à voir Sherlock lui dire qu'il voit qu'il doute de lui, qu'il croit que toute cette histoire est vraie et qui en a l'air meurtri... Ou Watson qui pète le pif du commissaire parce qu'on ne parle pas mal de Sherlock devant lui... :D. Mais on n'a encore rien vu.

Je crois que ce qui restera à jamais une de mes répliques préférées de la saisons voire probablement une de mes répliques favorites toutes séries confondues, c'est ce « vous avez l'air triste, quand vous pensez qu'il ne vous regarde pas », que Molly dit à Sherlock. Le reste de la scène est joli (et important quant au rôle que Molly va jouer). Mais cette réplique... C'est tellement bien dit et si vrai, que je n'ai même rien à ajouter, tiens. Et puis en plus de la réplique en soi, juste après Sherlock lève les yeux de son microscope et regarde John immédiatement, qui vaque à ses occupations. Et je ne sais pas, j'ai trouvé ça chouette. Il aurait pu nier, faire semblant de ne pas comprendre... Mais sans réfléchir, il le regarde, parce qu'il sait que c'est vrai. Mon Dieu comme c'est beau !

 

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Dans cette même scène évidemment on a Molly qui sait bien qu'elle n'a aucune chance avec Sherlock et même, qu'elle ne compte pas. Et c'est désespérant -non pas que je veuille le caser, surtout pas !- de la voir faire presque des signaux de fumée pour qu'il la regarde et comprenne qu'elle est là pour lui... et lui qui ne comprend rien de tout ça. Le « merci ? » à la fin de la scène, est brillamment placé, tant il se doute qu'il doit dire ça mais il ne voit pas trop pourquoi le faire... Pauvre Molly.

Et on a la réponse à cette scène comme un écho, un peu plus tard lorsqu'il revient la voir et qu'il lui dit « Tu comptes. Tu as toujours compté et je t'ai toujours fait confiance ». My God, Sherlock, dire cela à quelqu'un ! Imaginez ce pas en avant. Mais il a un truc à lui demander, aussi... et Molly se fait un plaisir de l'aider. Quoi qu'il advienne, quel que soit le plan de Moffat pour expliquer tout ce bordel en saison 3, Molly est de la partie, et pas qu'un peu, c'est clair et net. J'en veux pour preuve (entre autres choses) ce passage où Moriarty dit à Sherlock que s'il ne saute pas du toit il tuera ses amis. Sherlcok les énumère : John, Mrs Hudson, Lestrade.. et Jim d'acquiescer à chaque nom. 3 balles, 3 tireurs, conclue-t-il. Et Sherlock oublie soigneusement de citer Molly, là où 10 minutes avant encore, il lui disait qu'elle comptait. Elle est une amie mais Jim l'ignore et donc il ne l'a pas mentionné. C'est l'atout de Sherlock, en fait.

J'en profite pour dire qu'introduire un personnage tel que Molly, qui n'existe pas dans les bouquins, et le rendre aussi attachant, aussi mignon et surtout, important... Ca a dû faire dresser les cheveux sur les têtes des puristes, mais pour moi c'est une preuve de maîtrise du scénario. Et puis qui aurait pu soupçonner en saison 1, que la fragile Molly serait celle qui aiderait Sherlock au moment crucial ? Chapeau, les gars... Je l'aime bien cette jeune fille.

 

D'ailleurs puisqu'on y est, cette scène de la toute fin avec la chute de Sherlock (non, c'pas vrai, j'ai pas pleuré). Je ne sais pas trop ce que Moffat a prévu et je ne vais pas trop spéculer dans l'année qui vient (enfin je vais essayer), mais bon deux-trois trucs sont vachement louches. Déjà comme par hasard, le type à vélo qui fait tomber Watson, alors que ce dernier se précipite pour aller vers le corps du détective. Coïncidence ? Ensuite le camion garé pile comme y faut dites donc. Sherlock qui insiste pour que Watson le regarde dans les yeux tandis qu'il lui parle depuis le toit... pour détourner son attention sur ce qui se passe au sol, peut-être ? Et pour finir tous ces gens qui empêchent Watson de s'approcher du corps... Et évidemment notre Molly qui est dans le coup. Je ne sais pas comment, mais ces éléments ne sont pas anodins, c'est sûr. Scène forte s'il en est.

Mais remontons un peu le temps jusqu'à cette scène sur le toit. L'affrontement tant attendu entre Jim et Sherlock. La scène sera longue, et très importante. Je suis soulagée que la fameuse clef ne soit qu'une blague en fait, ça aurait été simple cette histoire. Simple, c'est d'ailleurs ce que fut le plan de Jim. Payer des gars pour l'affaire de la prison, du trésor etc. L'enfance de l'art ! Tellement simple qu'évidemment, Sherlock cherchait au plus compliqué, pas étonnant qu'il se soit fait avoir. Et puis vient la menace. À nouveau « tu es du côté des anges ». « Il se peut que je sois du côté des anges, mais ne crois pas une seconde que je sois l'un d'entre eux ». Si Sherlock ne fait pas le grand saut, alors ses amis mourront. « John ? «  demande-t-il, puis Lestrade, Mrs Hudson... On note au passage le regard de Sherlock, qui n'a pas trop trop envie qu'on lui flingue sa petite famille. C'est tout con mais j'ai adoré à chaque nom, le « everyone » chuchoté sadiquement par Moriarty ^^'. Bref. Il est clair que Sherlock a joué sa réputation et maintenant sa vie, pour préserver ses amis. Alors donc Sherlock le chope, veut le balancer dans le vide. Sauf que si Moriarty meurt, et bien ses trois amis aussi. Choix cornélien, donc. Et donc (j'abrège autant que je peux, je vous promets) Moriarty se flingue. Lui au moins on est à peu près sûr qu'il ne reviendra pas, vu comme le caisson a explosé. Petite parenthèse pour dire que dans le bouquin, Sherlock a ensuite pour nouvel ennemi Moran, un homme de main de Moriarty. Vont-ils nous l'introduire en saison 3 ? pourquoi pas même si on ne l'a jamais vu, cela permettrait de faire des épisodes de nouveau liés par un fil rouge. Mais on verra bien, on n'y est pas encore.

 

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Et donc alors là on commence gentiment à attaquer la falaise, avec LE coup de fil de Sherlock à John. Son « message », sa « note », comme il dit. Je dois dire que j'ai trouvé le moment aussi beau sur le fond que sur la forme. Sur la forme c'est très bête, mais ces effets du genre leurs bras qui se tendent comme s'ils voulaient se toucher, alors qu'ils sont loin... C'est remarquablement filmé, au niveau des plans et de la lumière. Sur le fond et bien c'est cruel. Sherlock applique son plan et il dit à Watson que tout est vrai. Il n'est qu'un imposteur, etc etc. Parce qu'il croit sans doute que Watson fera mieux de le haïr, plutôt que de le pleurer. Et Watson s'entête, il lui rappelle leur première rencontre, quand Sherlock a tout su sur lui rien qu'en le regardant. « Personne ne peut être aussi intelligent » rétorque Sherlock. « Tu peux », répond John, sûr de lui. Bref toujours aucun doute sur l'intégrité de son ami, c'est proprement renversant. Et je les ai trouvé terribles, tous les deux. Martin Freeman dont on sent les sueurs froides le parcourir, alors qu'il sait ce que Sherlock va faire et qu'il parle à un mur, puisque Sherlock s'entête... Son regard lorsqu'il le voit tomber dans le vide. On le voit pâlir à vue d'oeil, c'est dingue. On imagine la nausée qui le prend et les palpitations qu'il ressent. Le regard de Sherlock aussi, et sa voix pleine de larmes... Ce n'est pas la première fois qu'il fait le coup : Sherlock fait bien le coup des larmes, si besoin. Mais là ça a l'air si vrai... Vraiment c'était un crève-cœur sans nom. Une scène pleine de suspens parce qu'on sait ce qui va arriver, mais quand ?

 

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La confusion de Watson, bon sang, quand il arrive au pied de l'immeuble... C'est très bien filmé et on sent le type glacé à l'intérieur, au bord de la nausée, qui ne peut pas croire que Sherlock ait fait une telle chose, et sous ses yeux en plus. Un Watson de retour chez la psy ensuite, comme au début de l'épisode, à qui les mots manquent. Il ne peut pas en parler. C'est vrai après tout. On imagine bien qu'en Afghanistan il a dû voir mourir beaucoup d'hommes. Mais jamais un ami, et jamais comme ça. Ah rien que d'en reparler, j'en ai les larmes aux yeux -_-.

Et donc à ce moment où on a juste envie de se pendre avec le fil de sa souris, voilà qu'arrive la scène du cimetière. P'tain la seconde fois que je l'ai vue, laissez-moi vous dire que j'ai pris une sacrée inspiration avant de l'attaquer, parce que dans le genre abominable, ça se pose là. J'ai souri, quand Mrs hudson commence à s'énerver après Sherlock, au pied de sa tombe et que John l'arrête d'un « je ne suis pas autant en colère »:D. Mrs Hudson est tellement triste elle aussi... Elle qui pestait devant tout ce que son encombrant locataire lui faisait vivre, mais qui l'aimait bien... L'actrice était impeccable, comme toujours, dans sa dignité. Et voilà que Watson se retrouve seul, et qu'il me lâche les deux répliques qui ont longtemps tourné dans ma tête après. Ce terrible « un dernier miracle pour moi Sherlock... Ne sois pas mort ». Terrible. Comme si quelque part, il croyait encore à un tour dont Sherlock a le secret. Et puis ce merveilleux « i was so alone and i owe you so much »... Si je savais faire des wallpaper, je la collerai partout cette phrase :D. Martin Freeman a la voix si brisée, si étranglée quand il dit cela que c'est terriblement poignant, déjà. Et surtout, on a contenu là, l'existence de Watson. Ce qu'il était et ce qu'il est. A son retour de la guerre il était en manque, sans le sou et finalement pas destiné à une vie en pantoufles. Il était très seul en effet, autant que Sherlock, sous ses allures d'homme aimable et abordable. Et aux côtés de Sherlock il a connu l'aventure, l'excitation, le danger. Il avait une place, un ami, un endroit ou vivre et une vie géniale. Et puis Sherlock lui demandait son avis, il tenait compte de son opinion mine de rien. Et là il n'a plus rien de tout ça. Et après avoir connu ça, comment pourrait-il retourner à avant ? Il lui doit tellement, oui. Et on perçoit le vide que sera sa vie désormais. J'adore cette réplique, je vous jure *_*

 

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Mais en fait tout son monologue est à garder. Par exemple quand il dit « tu étais le plus humain des hommes que j'ai rencontré et personne ne me fera jamais croire que tu m'as menti ». Jusqu'au bout et même en l'entendant de sa propre bouche, John ne peut pas croire que Sherlock se soit joué de tout le monde. Voilà jusqu'où va sa foi en lui. John est merveilleux, je vous dis.

Et puis il y a ce terrible moment très bien pensé où on voit la pierre tombale et le reflet de John dessus, qui pleure... Sobre, pudique, mais si intense. Du sacrément bon boulot d'écriture, de réalisation et de jeu d'acteur. Avec tout ça, voilà que la caméra fait le tour et paf, voilà notre Sherlock bien vivant, qui observe son ami partir, avant de s'en aller à son tour... Il se ramollit le Moffat ! Avant il n'aurait jamais montré Sherlock, il aurait dit à Thompson de finir sur Watson xD.

Bon ce n'est pas un scoop, il reviendra en saison 3. Il faut juste nous expliquer comment. Vont-ils coller au bouquin, qui nous le fait revenir après 3 années (et John s'est marié, et ça c'est hors de question qu'on me le fasse dans la série hein !! xD) ? Quelle que soit la façon dont ils font ça, je suis sûre d'un truc au moins : les retrouvailles John/Sherlock vont être géniales. Je vois bien notre John lui coller son poing dans la figure pour lui apprendre à vivre, tiens :D. On verra bien. Entre la saison 1 et la 2, on nous avait très vite balancé les titres des oeuvres qui seraient adaptées, alors là je guetterai. Bon là j'imagine que pour le premier ce sera « La maison vide », mais sinon j'attends avec impatience les premières infos (et puis si Mark Gatiss continue à twitter comme un fou cette année, il va bien nous lâcher un truc :D)

 

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En parlant de Gatiss justement, j'ai adoré cette brève scène de fin où on voit Mycroft abattu devant son journal... On sent toute la culpabilité du gars qui avait à cœur de protéger son frère et qui a échoué. Enfin qui a merdé, plutôt (d'ailleurs quand Watson vient le voir à un moment donné, j'étais épatée par son calme). La scène est toute bête mais on le ressent bien je trouve. Après normalement dans le canon je crois (mais à prendre avec des pincettes car là je ne suis plus sûre de mon coup) que Mycroft était dans le coup et qu'il avait aidé Sherlock à disparaître, ce qui n'a pas l'air d'être le cas ici ? On verra bien.

 

Beaucoup de choses à retenir de cet épisode, donc, et de la saison. Un Sherlock fidèle à lui-même mais qui a pourtant bien évolué et dont on ressent de plus en plus l'importance que tout son petit monde, son entourage a pour lui. Un développement magnifique de sa relation avec le docteur Watson (où on voit que ce n'est pas seulement Watson qui est demandeur, mais que vraiment Sherlock y tient), mais bon ça si je m'écoutais je vous redirais tout ce que j'en ai dit depuis 8 pages, donc voilà ^^'... Chaque acteur de cette série, récurrent ou occasionnel (là je pense à Henry ou Irene Adler) est exceptionnel. Et là je pèse mes mots. Je regarde beaucoup de séries et étant très bon public, j'en apprécie énormément. Mais rares, très rares sont les séries pour lesquels je suis bluffée à ce point par le casting. Ça doit se compter sur les doigts d'une main, pour ainsi dire. Benedict Cumberbatch est pour moi un acteur d'une finesse et d'un talent sans égal (et je l'affirme d'autant plus facilement que je suis en train de me faire sa filmographie). C'est un type avec une gestuelle étonnante, chez qui le langage du corps est fondamental, et qui a en plus deux atouts pour lui : son regard très intense et sa voix de baryton aisément reconnaissable.

 

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Quant à Martin Freeman, j'avais lu une interview de Moffat qui disait en gros que Freeman avait une tête à jouer les types à l'allure ordinaire, mais qui sont en réalité exceptionnels à l'intérieur. C'est un peu ça. Freeman a en effet un physique passe-partout, banal presque (bien que charmant ^^), mais on aurait tort de croire que le bonhomme est faible en terme d'émotions ou de puissance de jeu. Et clairement, s'il y a bien un épisode qui le prouve, c'est celui-là. Freeman tombe dans le dramatique, mais le dramatique sobre, digne, non dépourvu d'intensité. Épatant.

 

À part « vivement la troisième saison ! », que dire ? Je guetterai la moindre miette d'info à ce sujet comme je l'ai fait cette année, et puis voilà. En attendant j'en profiterai pour chroniquer également les épisodes de la saison 1, au nombre de 3 également. Je ne sais pas trop quand, mais bon ça ne devrait pas trop tarder ^^. D'ici là et pour ceux qui auront eu le courage d'aller au bout de cet article, merci de l'avoir fait, et je vous rends l'antenne ;).

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Published by Marluuna - dans Reviews d'épisodes
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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 01:00

Sherlock : Saison 2, Episode 1 "Un scandale en bohème"

Sherlock (série anglaise)

 

2x02 : Le chien des Baskerville

 

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Après un premier épisode remarquable, Mark Gatiss nous propose un second épisode que beaucoup ont jugé moins bon que son prédécesseur (et un peu comme dans la saison 1 d'ailleurs, même si le scénario n'est pas de la même main, le deux est « le moins bon des trois »). Alors attention, précisons les choses tout de suite : du « moins bon » pour Sherlock, cela veut quand même dire « très bon » à l'échelle d'une autre série de toute façon, surtout que le premier épisode était réellement extra. Ce second épisode comporte, pour le dire vite, un scénario bien plus simple qu' « Un scandale en bohème », mais il compense par son ambiance réussie au-delà de toute espérance. C'est le truc de Mark Gatiss ça, délaisser les dialogues voire un scénario trop complexe, au profit d'une ambiance hyper travaillée... Et voilà, une fois de plus il fait mouche. Parce que le Dartmoor, ce village, ce labo, cette forêt... Croyez-moi que j'en menais pas large en regardant tout ça, du fond de mon canapé. On n'aurait pas envie de s'y promener seule la nuit, quoi.

 

Précisons encore (mon dieu cet article va juste être trop long aussi !) qu'adapter le Chien des Baskerville, l'histoire la plus célèbre du détective, celle que même ceux qui n'ont jamais lu le moindre bouquin du canon (canon = les 4 romans et 56 nouvelles écrits par Sir Arthur Conan Doyle, ce qui exclue donc tout autre bouquin que d'autres écrivains ont pu faire après) connaissent au moins de nom, c'était couillu. Parce qu'honnêtement jusqu'ici (et sans avoir tout vu naturellement, hein) je n'ai pas vu grand chose dans les adaptations passées qui soit très convaincant, par rapport au livre (qui lui est une merveille). The Hound of Baskerville est un livre où c'est pratiquement l'ambiance qui fait tout, donc il s'agissait de ne pas se louper (et aussi de réussir le coup du chien en tant que tel, quand même un peu ^^). Alors voilà, je lui ai préféré le 1 et le 3, n'empêche que bon... C'était 'achement bien aussi, quoi. Et même en le voyant une seconde fois et donc en connaissant la chute, ben ça m'allait encore bien ^^ .Bref le pari est remporté par notre Mark Gatiss préféré. Et heureusement parce que vu que môssieur préférait écrire le scénario, et ben on a du Mycroft un dixième de secondes dans l'épisode, ce qui est scandaleux (oui, ça n'a aucun rapport, c'est juste que Mycroft n'avait aucune raison d’apparaître, mais na !)

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 (quels yeux, nom de Lui, quels yeux !)

 

On a donc un jeune homme, Henry, qui vient chercher Sherlock Holmes (qui d'ailleurs ferait mieux de fumer, ça lui éviterait de passer pour un dangeureux maniaque :D) afin de résoudre une enquête. Là d'où il vient, il y a un chien gigantesque dans la forêt. Rien que ça. Ce chien aurait tué son père des années plus tôt, et Henry se sent menacé, persuadé qu'il est de l'existence de cette créature fantastique. D'abord réticent, Sherlock Holmes trouve l'affaire intéressante et il part pour le Dartmoor avec Watson, afin de voir ce qu'il en est. Il découvre sur place un curieux laboratoire de recherches nommé Baskerville, une zone interdite aux civils...

 

Le scénario n'est pas exempt de défauts, même si on peut trouver que je chipote. Mais sincèrement le mot de passe « Maggie », j'avais envie de dire... Really ?? Moi ça m'inquiète un peu, ces hauts gradés si prévisibles xD. De même que la coïncidence avec le lapin est un peu tombée du ciel. Pareil, le coup du pass de Mycroft qui ouvre tout partout comme par magie, c'est quand même vachement pratique ça m'sieur Gatiss xD. Voilà il y a deux-trois trucs comme ça pas très très cohérents, un peu comme Henry totalement mort de trouille, pas loin de la folie, qui passe une soirée tranquille chez lui.... bien à côté de l'immense baie vitrée donnant sur ce décor lugubre ! Je veux dire... Sans faire de la psychologie de comptoir, on peut tabler sur le fait que normalement le gars devrait plutôt se barricader dans une pièce, au fond de son lit, mais pas s'exposer ainsi, non ? Enfin voilà, la qualité de l'épisode passe de 9,5/10 au lieu de 10/10, je pense qu'on s'en remettra quoi xD. C'est juste que ces détails m'ont fait tiquer.

 

Bon je ne reviendrai pas des plombes sur l'ambiance parce que voilà, mais au risque d'insister avec mes gros sabots, vraiment c'était bien joué. Peut-être un peu déçue par le chien en tant que tel (visuellement parlant) à la fin, mais le reste... Nickel. Bon le jeu des acteurs aide à trouver la forêt sinistre, mais même sans cela, le Dartmoor apparaît de façon vraiment peu engageante. Déjà en soi ce serait là un excellent point, mais comme je le disais, cette atmosphère fait tout le sel du livre, donc on a une bonne adaptation dudit bouquin, avec ce second épisode. Vive Mark Gatiss \o/. Notons toutefois que cette qualité a son revers immédiat et qui apporte (à raison) de l'eau au moulin de ceux moins convaincus par l'épisode : à force de scènes d'ambiance, contemplative et lentes, on perd en rythme. Forcément. Honnêtement ça ne m'a pas dérangé mais il faut bien admettre qu'après un premier épisode très rythmé, lui, il est possible que cela choque, même si ce n'est pas vraiment mon cas. Et puis je crois que c'est bien, ces plans où on prend le temps de poser le décor, comme Sherlock qui admire la vue sur son rocher (ce qui fait très Cap'tain Jack d'ailleurs xD), ou lorsqu'ils explorent la forêt de nuit. Ajoutez à cela un Sherlock qui panique (si madame !), un Henry qui nous donne un bel aperçu d'un type en train de sombrer dans la folie, et vous aurez tous les ingrédients réunis.

watson & sherlock saison 2

 

On a toujours ces références plus ou moins cachées, au canon. Déjà le coup du chapeau a dû les faire marrer vu qu'ils en remettent une couche (et idem dans l'épisode 3 d'ailleurs XD). Ensuite on a la cultissime phrase tirée du bouquin « quand l'impossible a été écarté, ce qui reste, même improbable, doit être la vérité », nous livre Sherlock dans un moment de confussion. Haha je voulais qu'elle soit dans l'épisode cette phrase, alors j'étais ravie. On a aussi ce moment où Sherlock dit à Watson qu'il est un « conducteur de lumière », qu'il stimule le génie chez les autres, sans en être un lui-même... Je ne sais plus si cela vient vraiment du bouquin The Hound of Baskerville, mais cela vient d'une histoires du canon en tout cas. Et il y en a plein d'autres encore, mais je n'ai pas tout repéré. Ah si il y a le moment où Sherlock fait semblant de parier avec Watson, afin d'intéresser le guide. Ca aussi, c'est dans le bouquin par exemple.

La mise en en scène a toujours ses petits moments d'originalité pure et j'ai encore une fois bien apprécié ce qui se passe ici. En effet cette scène du « mind palace », outre le fait d'être amenée de façon comique grâce à Watson (« oui, il dit 'palace', c'est bien son genre, non ?' ») m'a vraiment plue par évidemment le jeu de Cumberbatch (qui bouge les bras de façon super gracieuse en plus je trouve... quoi, je le complimente si je veux ^^), mais surtout la mise en scène justement, qui dure juste ce qu'il faut et sans tout saisir, on comprend que Sherlock est en train de résoudre l'énigme... Certains ont trouvé ça « trop », mais pas moi. J'aime vraiment bien cette scène.

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Côté références, Mark Gatiss s'est fait plaisir. De l'image d'optique du Tardis (Dr Who) dans les landes (que j'ai jamais pu retrouver d'ailleurs, s'il n'y avait pas les commentaires de gens sur des forums, j'aurais cru l'avoir rêvé...), à la conférence « WHO » à laquelle Bob et Sherlock se seraient rencontrés :D... Sans oublier le « Trust me, I'm a doctor », bien placé l'air de rien par Watson... Les références à Dr Who sont nombreuses dans cet épisode, mais en même temps ce n'est pas surprenant quand on sait qui est derrière la série... Surtout qu'il a vraiment quelque chose de très doctoresque en lui, ce cher Benny. Oui, tout le monde (autant sur internet que dans la vie, à commencer par Moffat) l'appelle "Benny" alors je vois pas pourquoi pas moi ! (parce que je ne le connais pas personnellement ? Mais je ne demande que ça ! Bref...) Et évidemment ces références au canon, comme cité plus haut.

 

J'ai envie de dire que j'ai piaillé gaiement dès les premières secondes... La guest star de l'épisode, Henry, est notre cher Russell Tovey. Enfin « notre »... Le mien, quoi. J'aime cet acteur et je l'ai déjà dit dans son article il y a quelques jours, mais il joue la tristesse comme personne (enfin à part quelques uns xD) et il est toujours dans le ton. Ce type gagne à être connu, vraiment. Et là il était encore très juste, nous montrant un Henry qui vient chercher de l'aide auprès de Sherlock, mais qui craque de plus en plus... Cette fameuse scène où il est chez lui devant sa grande baie vitrée n'est pas seulement absurde dans le sens où elle l'expose, elle lui permet aussi de vraiment bien jouer. Même chose à la fin, au moment de la révélation. Mais je crois que là où Henry est le plus flippant, c'est quand il rentre après la première virée de nuit en forêt et qu'il dit à Watson « c'est bien, Sherlock a vu le molosse, c'est une bonne chose, je ne suis pas dingue »... En gros. Le mec a l'air tellement à bout, tellement... je sais pas... Que quand Watson lui dit qu'il va lui donner un truc pour dormir, moi j'étais en train de me dire que le pauvre garçon allait lâcher prise et devenir réellement dingue, avec tout ça. Et Russell Tovey, toujours sur le fil, fut extra.

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Que dire de plus ? C'était un plaisir de revoir Lestrade -bronzé comme une noix, donc- en ballade dans le coin, ma foi. Vu qu'on est privé de Mycroft et de Mrs hudson durant tout l'épisode ou presque, un peu de Lestrade ne se refuse pas. Il est même dommage qu'on le voit si peu, parce que l'acteur est plutôt bon, même si éloigné des romans. D'ailleurs j'aimerais bien voir un Lestrade bien présent en saison 3, parce qu'à mon avis Watson va avoir besoin de soutien...

Le Chien des Baskerville est une aventure un peu particulière dans le sens où on a une nouveauté, très bien exploitée ici par Gatiss. Pour la première fois de sa vie, Sherlock Holmes a peur. Pire, il doute. Dit comme ça, ça ne semble rien, mais il faut le voir... Il faut voir l'excellent Benedict "Benny" Cumberbatch dans la scène où il pleure presque après avoir vu le chien et que Watson voit qu'il a peur. Sherlock est un être rationnel qui observe, analyse et déduit ce qu'il faut. Voilà sa méthode. Or comme il le dit, il a vu le chien, il l'a vu de ses propres yeux. Mais il ne peut pas croire que ça puisse exister. Et donc il ne peut pas faire confiance à ses yeux. Il doute de ce qu'il voit, pour la première fois. Et ce trouble le fout en l'air. Le voir trembler, les larmes aux yeux, expliquant tout cela à un Watson qui lui n'a pas vu le chien et ne peut pas concevoir qu'un tel monstre existe, c'était... wow, quoi. Franchement je crois que c'est la scène de l'épisode où Cumberbatch m'a le plus marquée. C'est tellement peu Sherlock, cette attitude paniquée, cette émotion... au point de finir par dire à Watson qu'il n'a pas d'amis (ce qui m'a brisé le cœur, je vous l'avoue). C'était tout à fait brillant dans les répliques, dans l'échange entre les deux hommes.

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Et puis comment pourrais-je ne pas retenir cette scène où Sherlock retrouve Watson et lui explique pourquoi il était si nerveux, si désorienté la veille... Et il sent qu'il n'y a pas moyen de briser la glace. Alors il a cette phrase merveilleuse qui a fait le tour des forums (XD) : « Je pensais ce que j'ai dit hier. Je n'ai pas d'amis. Je n'en ai qu'un ». Alors là forcément, le John il est tout penaud (et moi-même, je gagatise bêtement) et il accepte de revenir sans demander son reste, que voulez-vous. Mais plus sérieusement, ce qui passe par cette phrase est énorme. C'est un petit peu le prolongement de la fin de l'épisode 3 de la première saison si vous voulez, quand dans la piscine, Watson apparaît chargé d'explosifs. Vue la tronche de Sherlock, on devine le « boum » au cœur que cela lui fait. Leur amitié est le fil conducteur de la série (ça et la menace Moriarty) et elle atteint son apogée à l'épisode 3. Néanmoins ici, ce n'est pas rien, comme avancée.

 

Du coup j'aime assez l'idée, comme dans le bouquin, que Watson prenne des initiatives et mène l'enquête de son côté (en interrogeant la psy, en essayant de déchiffrer les signaux lumineux aperçus -haha c'te fausse piste toute naze XD-, en chopant des papiers à l'hôtel -hôtel où d'ailleurs il ya le Petit Jean du Robin Hood de la BBC, ce qui m'a un peu perturbée-... ). Cela le pose une fois de plus en vrai personnage intelligent et non pas en faire-valoir. Si sa relation avec Sherlock le définit, il n'en reste pas moins une personne, même sans lui. Et du reste, le fait qu'il voit toute cette aventure sous un angle très rationnel durant une bonne partie de l'épisode, montre un peu l'homme de science derrière tout cela, celui qui ne peut décemment pas croire au surnaturel. Watson n'est peut-être qu'un « conducteur de lumière », mais il est loin d'être un homme banal, ça c'est certain. Et je vous ai déjà dit que j'aimais Martin Freeman, sa bouille et ses pulls tout moches surtout les soirs de réveillon ? Ahlala et dire que le monde entier va me le voler d'ici un an, parce que les hobbits ont la cote... Bref, on s'égare.

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Sinon, un mot sur la toute dernière scène, qui évidemment a du sens maintenant qu'on a vu toute la saison, mais la première fois, c'est un gros « WTF » ? qui nous vient à l'esprit ! Je veux dire... Mycroft a Moriarty en prison, il le tient... et il le laisse partir oO ? Mais argh, quoi ! Grand frère Holmes a encore merdé dans les grandes largeurs, quoi... Sans compter que les « Sherlock » griffonnés partout dans la cellule ne dénotent PAS DU TOUT le côté légèrement obsessionnel du gars ! Côté obsessionnel que d'ailleurs le Professeur Moriarty n'avait pas vraiment dans le bouquin, mais ça on y reviendra dans l'épisode suivant.

 

Sinon l'intrigue en tant que telle, malgré donc quelques trucs un peu faciles (ben oui mais moi quand on me sert une série de cette qualité, après je pinaille facilement hein :D), fut plutôt bien menée. Toujours cet humour, ces répliques qui marchent bien (j'adore notamment quand ils entrent à Baskerville et que Sherlock lui demande « tu as aimé abuser de ton grade ? »... Sacré Watson :D). Et puis changer de décor, oublier Londres pour un épisode a eu un petit côté rafraîchissant, tiens.

Bon. Ben je crois avoir dit l'essentiel. Ah si tiens, dans la catégorie « je suis la seule que ça intéresse et que ça a fait trop rigoler » (mais j'ai l'habitude ^^), au début quand Sherlock explique que la seule affaire qu'il peut avoir lui est proposée par une gamine qui dit que son lapin brille dans le noir « like a fairy ! »... Franchement la voix aiguë de notre cher Benedict et les mains qui s'agitent de façon hyper précieuse, j'ai trouvé ça trop fun. Non ? Juste moi ? Tant pis -_-

 

Donc voilà voilà, plus qu'un épisode et c'est la fin (purée les gars si vous me pondez pas la suite dans un an jour pour jour -ou plus tôt, ça marche aussi-, je sors mes poupées vaudou !!). Et comment vous dire ? Quand on voit que l'épisode s'appelle The Reichenbach Fall... Qu'il sort tout droit de la nouvelle « The Final problem »... Quand on a lu la nouvelle (et pour le coup, pour la première fois dans la série, je pense que ça peut jouer sur l'appréciation de l'épisode), et ben je peux vous dire qu'on passe une semaine bien longue à l'attendre, l'épisode. Et que quand il arrive, on fait péter les kleenex (même que la deuxième fois qu'on le voit, c'est encore pire).

En attendant, Mark Gatiss a signé un épisode de qualité qui a pour seul tort de se situer entre deux épisodes géniaux. C'est quand même pas de pot.

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:30

J'ai prévu d'éditer mes articles Séries en fin de nouvelle saison (ou en fin de série, s'il n'y a rien à en dire avant). Mais je savais déjà que pour Merlin et Sherlock, par exemple, ce serait carrément un nouvel article bien à part : il y a trop à dire et j'ai besoin de m'extasier xD. Et Sherlock ne comportant que 3 épisodes, pourquoi est-ce que je me gênerai pour parler dans le détail de chacun ? Je ferai des liens ça et là dans les articles afin qu'on puisse tous s'y retrouver à terme ^^

Ainsi, si vous voulez lire l'article sur la saison 1 (qui à lui seul est plus petit que celui-ci :D), c'est par là : Sherlock (série anglaise)

 

Précisons évidemment qu'ainsi que l'article l'indique, je parlerai de la saison 2, épisode 1 (non, sans rire) et en cela, l'article contiendra des spoilers de toutes sortes. A éviter donc, pour ceux qui projettent de voir l'épisode et souhaitent se garder la surprise. Et précisons aussi que l'article sera long, alors d'avance pardon ^^

 

2x01 : Un scandale en Bohème

 

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Souvenez-vous, il y a 18 mois (ouais, je me demande comment j'ai pu survivre tout ce temps...), ce cher Steven Moffat (showrunner de Docteur Who et de Jekyll, entre autres méfaits) et son acolyte Mark Gatiss (scénariste pour le même Docteur Who et interprétant ici Mycroft Holmes) nous laissaient sur un suspens de fou (les cuistres !) : Watson, Holmes, Moriarty à la piscine (oui dit comme ça, ça fait un peu Martine à la plage :D), Moriarty qui revient sur sa décision et semble bien parti pour un bon feu de joie (et sans chamallow)... Bref, in-sou-te-na-ble.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la tension est vite désamorcée (premier fou rire en mois de 2mn : la sonnerie de portable de Moriarty :D). Bref, Moffat nous promène, et il en sera ainsi pendant 1h30. Il nous perd, il nous emporte dans son histoire tordue mais à la fin tout s'emboîte, preuve une fois de plus que le scénariste sait toujours où il va, même si on se pose la question en cours d'épisode. Vous l'aurez compris : Sherlock nous revient en bonne forme, avec un premier épisode d'une qualité folle qui m'a fait espérer le meilleur pour la suite. C'est-à-dire qu'on a vraiment l'impression de voir un film, non un épisode de série (en plus il fait 1h30) tant le niveau est haut. Sherlock pour moi, c'est un grand moment de télévision, à plusieurs égards.

 

Pour ceux qui auraient la mémoire courte, rappelons brièvement l'intrigue : notre détective préféré est appelé en haut lieu pour résoudre une affaire épineuse : récupérer des photos compromettantes pour une personne de qualité, auprès d'Irene Adler, aussi connue sous le nom de Dominatrix. Je vous laisse en déduire le genre de services qu'elle propose.

Mais Irene Adler ne veut faire chanter personne : ces photos sont une simple garantie aussi elle entend bien les conserver dans son précieux téléphone, qui contient bien plus que ces photos... Commence alors une joute entre Sherlock Holmes et Adler, qui pourrait bien être un adversaire à la mesure du détective.

Adapté de la très courte nouvelle du même nom, l'épisode se révèle être énormissime (rien que ça, oui). A tel point que je flippais presque de voir la suite, maudissant Moffat et Gatiss de nous avoir sorti ce que je pensais être leur meilleur carte, dès le début. Je me fourvoyais complètement, mais ça, comme disait Kipling il me semble, c'est une autre histoire.

 

irene adler

 

J'ai énormément ri. Je sais, on ne s'attend pas à ce que ce soit la grande marrade avec Sherlock, mais pourtant c'est le cas : l'humour était bien présent en saison 1, et là j'ai encore plus rigolé. Je ne vous citerai pas le nombre de répliques qui m'ont fait rire parce qu'il y en a trop et que je n'ai pas encore revu l'épisode assez de fois pour toutes les retenir, mais ça viendra), mais je retiens deux-trois passages bien fun, comme notamment le « Shut up, Mrs Hudson ! » de Mycroft, ce qui lui vaut un regard outré de la part de nos trois compères (tellement choqués que leur flegme en prend un coup dis donc :D). Je retiens aussi le super clin d'oeil au couvre-chef célèbre de Holmes, subtilement posé. Et évidemment, je retiens (mais de ce que j'ai pu voir ça et là sur les blogs et forums, on l'a tous retenue), la désormais culte scène dans Buckingham Palace, avec un Sherlock tout de drap vêtu et un Mycroft à deux doigts de faire un infarctus : « bon junior, t'es un peu chez la Haute là, alors enfile un futal, nom d'un chien ! » XD. Du grand art, j'en ris encore.

 

Pour ce qui est de l'histoire en tant que telle, je l'ai dit : honnêtement à un moment donné je m'y suis perdue. Mais je connais le boulot de Moffat alors j'ai suivi sans décrocher (impossible en même temps) et j'ai raccroché les wagons à un moment donné. Puis alors moi, je suis probablement le public que Moffat visait totalement parce que j'y suis allée à coups de « ohhh !!, « ahhhh !! », « noooon ? » au moment de la révélation finale (que d'ailleurs, une fois qu'on nous le dit, ce foutu code, ça paraît juste super évident sauf que j'ai rien vu venir quand même xD), donc bon xD. Mais c'est super bien rythmé, plein de rebondissements et de retournements de situation et franchement, c'est passé super vite ! Conquise, je suis. Émerveillée, même. Mention spéciale d'ailleurs, à ce dernier quart d'heure où on atteint l'harmonie parfaite : le jeu des acteurs est hallucinant, la musique tue tout, et les dialogues sont à pleurer tant c'est bien écrit. Le pied quoi, comme dirait Marty McFly.

 

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Bon, il ne fallait clairement pas se tromper sur Irene Adler, THE Woman. Et l'actrice (vue dans le Robin Hood de la BBC d'ailleurs) est tout bonnement parfaite. Elle est séduisante en diable, sulfureuse mais tellement classe... et surtout, elle a de l'esprit. Un esprit qui faillit mettre Holmes en échec, on n'est pas passés loin quand même. Leurs joutes verbales, ce fut un pur régal. Et puis Irene Adler apporte énormément de choses à notre héros. On avait déjà un Holmes qui s'humanise un peu plus grâce à Watson (et d'ailleurs à la fin quand il ne dit pas à Watson qu'il sait qu'il lui ment... C'est bien parce qu'il comprend que Watson veut le protéger et qu'il accepte cela, donc il progresse), mais là on découvre quelque chose d'autre. Et il était très très important de ne pas se louper là-dessus non plus. Il fallait que Holmes soit fasciné, attiré par Adler... mais Holmes amoureux ? De but en blanc, ça ne serait pas passé, ça aurait été trop brutal, pas dans le ton du personnage... Alors cette relation, cette fascination mutuelle est un pur délice, parce que le ton est exceptionnellement juste. On sent que comme toujours, Sherlock est ravi d'être tiré de l'ennui et il admet le potentiel d'Irene Adler... Bon évidemment on a des scènes crève-coeur, comme celle où on le voit partir en douce alors que Watson et Irene discutent, confirmant ainsi qu'elle est bien vivante... Cette fascination mutuelle est maîtrisée de main de maître par un Moffat inspiré. Sherlock a enfin trouvé un égal, quelqu'un d'intelligent (d'où sa déception lorsqu'à la fin, il comprend qu'elle aussi, elle s'est laissée manipulée par ses sentiments...) et Irene Adler finit par ne plus savoir où est la limite entre le jeu et la réalité, en ce qui concerne cet homme et son « funny hat ».

 

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 (hihi ^^)

 

Bref, humainement parlant, Sherlock a beaucoup gagné dans cet épisode. Et pas uniquement par rapport à Irene, d'ailleurs. On remarquera aisément que lorsqu'il retrouve Mrs Hudson et qu'on l'a maltraité, il voit un peu rouge, le bougre ! Disons qu'il y tient, à sa logeuse. Au point de méchamment refaire le portrait du type qui a osé la maltraiter.

Notons aussi -et cela prend dis fois plus de valeur une fois qu'on a vu l'épisode 3- ce passage lors du soir de Noël où Holmes se comporte comme un couillon avec Molly et qu'il finit par s'excuser et l'embrasser sur la joue. Molly ne savait pas encore qu'elle jouerait un rôle capital par la suite, mais c'est encore une scène où le personnage s'humanise.

 

On a aussi un développement (encore faible) de la relation entre les frères Holmes. Mycroft se préoccupe de son petit frère, ainsi que la scène dans l'avion le montre bien... Il merdouille un peu (comme dans l'épisode 3), mais on ne doute pas de sa réelle envie de protéger son petit frère. Mais qu'a-t-il bien pu se passer entre eux dans leur enfance pour que leurs rapports soient ainsi aujourd'hui ? Il s'agit là bien plus que d'une rivalité intellectuelle... J'ai aimé, à ce sujet, ce passage après la mort d'Irene où Sherlock demande à Mycroft ce qui cloche entre eux... Mycroft est un personnage peu présent dans les livres, mais le duo Moffat/Gatiss en fait vraiment quelque chose. Et Mark Gatiss (vu notamment dans « l'expérience Lazarus », un épisode de Doctor Who) le joue avec tellement de classe... A part cela, je nourris donc le secret espoir que la saison 3 approfondira la relation entre les frères Holmes, car leurs échanges sont toujours savoureux.

 

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Bon par contre la fin je suis contente : autant on m'a eue sur le code, autant la toute dernière scène était prévisible, dès le moment où Mycroft dit à Watson en gros « mais si elle est morte, seul Sherlock aurait pu me blouser sur ce coup là »... Bon là on capte que Sherlock a bel et bien mis son nez là-dedans. N'empêche que... Les yeux bleus, le sabre, le « when i say run : run ! »... et cette musique qui est juste trop bien à ce moment là (mais que diable attend l'OST 2 pour sortir?!)... brrr mes enfants, j'en frissonne encore.

 

Sinon... Magnifique Benedict Cumberbatch ! C'est bon, j'attendais la saison 2 pour avoir bonne conscience en me disant « rah mais ne juge pas trop vite », mais là je le sais : j'ai trouvé là un de mes acteurs favoris. Ce type est juste formidable. Du reste, il a vraiment un physique intéressant. Ce n'est pas une question d'être beau ou pas, c'est vraiment qu'il a un faciès original, je trouve ^^. Cette démarche féline, ce regard de glace et ces traits vraiment bizarres (et la voix grave, par-dessus le marché, grrr... bref). C'est vraiment un visage qu'on n'oublie pas. Il fait un Sherlock tout à fait convaincant, mais les reviews des épisodes 2 et 3 me donneront l'occasion d'en reparler plus amplement. En tout cas loin de n'être qu'un personnage froid et rigide, il nuance son jeu (et ce n'est qu'un début). Honnêtement pour moi, il s'agit là de l'une des meilleures incarnations du détective à l'écran (avec Basil Rathbone et Jeremy Brett).

 

Je n'oublie évidemment pas Watson (mais lui, il aura toutes ses éloges lors de la review sur l'épisode 3 où là mes enfants je vous promets un paragraphe d'une longueur...  parce que... wow, quoi!). Dieu sait que j'aime Watson. Je ne pense jamais à le citer quand je parle des personnages secondaires que je préfère dans la littérature, mais pourtant il est dedans. J'ai toujours aimé les amitiés bien construites, et j'adore l'ami du héros (souvent plus sympa que le héros lui-même). Il reste dans l'ombre, il n'a pas beaucoup de reconnaissance... N'empêche que le héros ne serait pas grand chose sans lui. Et Watson c'est tellement ça... Trop souvent réduit à un rôle de faire-valoir destiné à raconter les histoires de Sherlock Holmes, John Watson est un vrai second rôle, dans bien des adaptations. Pas ici. Véritable atout, véritable ami, Watson est un personnage attachant dès ses balbutiements en saison 1, qui a une force de caractère et une ouverture d'esprit énormes. C'est lui, le côté humain de Sherlock Holmes. Je reviendrai là-dessus avec le prochain épisode, mais la saison 2 met l'accent sur la relation entre le détective et son assistant, et elle le fait très bien. Martin Freeman est épatant dans ce rôle. Brillant, aurait dit le Docteur.

 

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Enfin, un mot sur la mise en scène. J'aime le principe tout bête de nous montrer à l'écran les pensées de Sherlock : ce qu'il voit lorsqu'il regarde une personne, ce qu'il déduit... Cela apparaît sous forme de mots imprimés à l'écran et j'aime le principe. La mise en scène se permet d'innover un peu et de nous proposer des choses vraiment sympa, comme cette scène où Holmes et Irene parlent de l'histoire du promeneur et de la voiture qui fait du bruit, et qu'ils se retrouvent transposés dans la campagne, en même temps que Holmes explique le cas (bon c'est très flou dit comme ça, mais si vous avez vu l'épisode, vous saurez de quoi je parle). J'ai trouvé cela très créatif. Je suis par ailleurs toujours fan du générique et de l'OST dans son ensemble, surtout lors de la fin de l'épisode !

 

"Sherlock" a frappé un grand coup avec ce premier épisode, puisqu'il est d'une telle qualité qu'on a presque peur de voir la suite, tant cela ne pourrait être que « moins bien » se dit-on, après un tel niveau. « Un scandale en Bohème » était une petite nouvelle de très peu de pages, et Steven Moffat en a fait quelque chose d'énorme. J'avais dès lors, hâte de voir ce que Mark Gatiss nous réservant, en prenant les commandes de l'épisode 2...

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