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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 20:00

« Pourquoi pas Evans ? » est un roman policier d'Agatha Christie publié en 1934.

 

Durant une partie de golf, Bobby découvre un homme manifestement tombé d'une falaise, qui agonise. Juste avant de mourir, l'homme murmure « Pourquoi pas Evans ? », ce que Bobby trouve être de bien curieuses dernières paroles... Dans la poche de l'homme, une photo d'une belle jeune femme.

La sœur de la victime et son époux furent retrouvés grâce à la photo et identifient le corps. Mais Bobby trouve étrange que cette soi-disant sœur ne ressemble pas du tout à la photo. L'enquête conclue à un accident, mais lorsque l'on tente d'empoisonner Bobby, les choses prennent une autre tournure.. Son amie Frankie décide d'enquêter, persuadée qu'il s'agit d'un meurtre...

 

Dans ce roman, point de Miss Marple ni de Hercule Poirot. Ce sont deux détectives amateurs qui vont mener l'enquête : Frankie et Bobby. Deux jeunes gens amis d'enfance : elle est de situation sociale plus élevée, et lui est le fils du pasteur du village. Bobby est amoureux d'elle, mais leur condition sociale différente ne lui permet pas de se déclarer. Le hasard va les faire se rapprocher. En effet, Bobby est témoin de ce qui passe au départ pour un simple accident, par le fruit du hasard. Mais il soupçonne petit à petit un meurtre, à cause de l'attitude curieuse du couple venu réclamer le corps, et bien sûr de la tentative d'empoisonnement dont il est victime... Il aurait donc vu, entendu, appris quelque chose sur cette affaire, sans s'en rendre compte ?

Leur enquête les amène, lui et sa téméraire amie, dans la demeure d'une famille qui semble liée à tout cela. Frankie organise un faux accident pour se faire recueillir dans cette demeure durant quelque temps, et Bobby passe pour être son chauffeur. L'enquête va prendre des détours multiples durant ce roman qui n'est pourtant pas bien long, si bien qu'à la fin, on ne sait plus quoi penser exactement ! Bien sûr dans un coin de ma tête j'avais toujours cette phrase prononcée par le mort : « Pourquoi pas Evans ? », qui donne son titre au roman, et plus on avançait, moins je voyais comment on allait y répondre. On ne rencontre pas d'Evans parmi les suspects, donc qui est-il ? Et pourquoi est-il important au point qu'une personne qui agonise pose cette question au lieu de toute autre parole ? Même à la fin, quand le coupable est démasqué et que, par amusement, il ne veut pas révéler à Bobby et Frankie le mystère derrière Evans, j'étais frustrée ^^' ! Heureusement ils finissent par le découvrir après coup. Bien malin, qui aurait pu deviner tout cela !

Malgré l'absence des célèbres détectives habituels d'Agatha Christie, l'enquête n'en est pas moins intéressante pour autant. Au contraire même, elle est de bonne facture. C'est très dynamique, car les deux personnages sont jeunes et énergiques, ils agissent beaucoup, jouent la comédie, se mettent en danger... Le charme très anglais et l'humour par petites touches, fonctionnent toujours à merveille.

L'intérêt de ce roman aussi, réside dans la personnalité du coupable. Si son identité peut ne pas surprendre, son caractère en revanche, est bien vu. Cruel, cynique, nonchalant et brillant, cet homme est dangereux et en même temps, plein de charme et d'allure, et ce jusqu'au bout. Pour le moment, un des coupables les plus intéressants que j'ai pu voir dans l'oeuvre de la grande Agatha, je pense...

L'intrigue est certes un peu complexe, plus alambiquée que sur d'autres romans, par contre. Les rebondissements sont nombreux, ce qui n'est pas un souci en soi, mais ils sont complexes et parfois un peu invraisemblables... C'est le point négatif que je soulignerai sur ce livre, par contre. Ce n'était pas le meilleur, mais c'était une agréable lecture et le duo d'enquêteurs en herbe est vraiment sympathique !

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 22:02

Les Quatre est un roman d'Agatha Christie publié en 1927.

 

Hastings trouve son grand ami Hercule Poirot, intéressé par une affaire mettant en scène ce qu'il appelle « Les Quatre » : n°1 serait le cerveau de la bande, un Chinois, n°2 un riche Américain, n°3 une Française, et le n°4 est celui dont on sait le moins de choses, si ce n'est qu'il est appelé le « Destructeur ». Il s'agit d'une organisation criminelle internationale dont personne ne mesure l'envergure.

Dans plusieurs affaires, Poirot reconnaît le signe des Quatre, et fait les liens. Obsédé par eux, il va chercher à les faire tomber, mais ses adversaires sont redoutables, et le complot est de taille...

 

De manière générale, tous les romans que j'ai lu ces derniers temps m'ont plu, mais je dois avouer que, tout comme « Cartes sur table » il y a quelque temps, « Les Quatre » m'a tout particulièrement plu et rejoint sans peine le haut de mon petit classement personnel. Et pourtant l'intrigue de départ, sur fond d'espionnage, ne me parlait pas spécialement, quand j'ai attaqué le livre. J'ai été vite détrompée. Happée comme toujours dans l'histoire, encore plus que d'habitude même, j'ai vraiment adoré cette intrigue au final !

On se doute que Hercule Poirot ne peut pas mourir dans ce roman, mais pour autant plus d'une fois, on n'en sera pas loin... Et quand on craint pour le héros alors que l'on sait pertinemment qu'il ne peut pourtant pas mourir, c'est déjà que le livre fonctionne bien... Le suspens est entier tout le long de l'aventure, et je devais me faire violence pour ne pas continuer à lire jusque tard dans la soirée/nuit ^^'... Je n'ai jamais autant craint pour lui, ni pour Hastings d'ailleurs, qui se retrouve en fâcheuse posture par deux fois.

Qui plus est dans cette affaire, tout est un trompe-l'oeil, notamment avec le n°4, le Destructeur. Il s'agit en fait d'un homme capable de changer son apparence et ainsi de passer inaperçu. Mais pas seulement : sa voix, ses manières, tout est différent, tant c'est un acteur hors pair. Et ainsi, Poirot l'aura eu sous le nez plusieurs fois, sans jamais le reconnaître sous ses multiples identités. Ce personnage là est de loin le plus intéressant finalement, le plus intriguant, les autres étant des antagonistes assez basiques dans leur façon d'être. C'est leur association, qui font d'eux de grands adversaires.

Ils ont un coup d'avance sur Poirot, à chaque fois. On sait combien l'intelligence du détective est grande, mais pourtant ceux-là sont coriaces. Même quand Poirot croit mener la danse (par exemple quand il fait infiltrer Hastings auprès de celui qu'il pense être n°2), en réalité ce sont les Quatre qui tirent les ficelles. C'est tout à fait passionnant, de bout en bout et jusqu'au final explosif.

Qui plus ici, on n'est plus dans la tradition du roman policier, à savoir « qui a tué ? » et accessoirement, « pourquoi ?» et « comment ?». Ici, on sait assez vite finalement, l'identité de ceux qui se cachent derrière ces numéros (à part pour n°4, où son identité est plus longue à être dévoilée), et ce ne sont pas des personnages connus du lecteur (pas comme dans un roman classique où le tueur est un proche ou un suspect déjà aperçu). Ce n'est pas le propos et le suspens ne réside pas là. L'idée, c'est de savoir comment ils opèrent et de les stopper. Ainsi on s'écarte du schéma classique et on tend un peu plus vers le roman d'espionnage. Ce qui fait que Les Quatre est un roman différent des autres et en cela, original. L'intérêt n'est pas l'énigme comme d'habitude, mais l'aventure en elle-même.

Je recommande donc la lecture de ce très bon roman, qui sort nettement du lot !

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 21:18

A.B.C. contre Poirot est un roman policier d'Agatha Christie, paru en 1936.

 

Hercule Poirot a reçu une curieuse lettre lui annonçant qu'à une date bien précise, quelque chose se passera dans la ville d'Andover. Et effectivement, une femme y est violemment assassinée, au jour indiqué. Les lettres signées ABC se suivent, et chaque fois le nom de la ville ainsi que celui de la victime, suivent l'ordre alphabétique.

Qui est ce mystérieux ABC ? Quel lien peut-il y avoir entre les différentes victimes ? Et pourquoi annonce-t-il ses intentions à Poirot ?

 

Dans ce roman, qui a la particularité de comporter des chapitres aussi bien écrits à la première personne qu'à la troisième d'ailleurs, nous cherchons un meurtrier des plus étranges. Il annonce ses meurtres en écrivant au préalable à Hercule Poirot, mais dans quel but ? Il tue ses victimes de manière violente, mais pas identique non plus, en suivant l'ordre alphabétique aussi bien pour choisir la ville suivante, que la personne. Et il ne semble pas y avoir de lien évident entre ces personnes... De plus, il « signe » ses crimes en laissant un exemplaire ABC sur place (qui contient les horaires des trains). Quel est son but, pourquoi tous ces meurtres sans mobile apparent ?

On retrouve une nouvelle fois le capitaine Hastings, aux côtés de Poirot, chose qui m'a plu d'entrée de jeu, comme j'aime bien ce personnage et sa dynamique avec le détective. On retrouve Japp aussi, l'inspecteur de Scotland Yard qui laisse toujours Poirot aider sur ses enquêtes particulières.

Quoi qu'il en soit c'est une enquête assez particulière, car elle ne nous amène pas devant un drame familial cette fois, ou bien encore devant des suspects clairement établis et que l'on va côtoyer régulièrement tout le long de l'histoire. Ici, bien sûr on va rencontrer les familles/l'entourage des victimes (qui d'ailleurs vont finir former une alliance, ce qui était plutôt intéressant), mais on ne passe pas non plus énormément de temps avec eux, en-dehors de l'interrogatoire classique qui suit chacun des meurtres... Et surtout, il semble difficile d'établir un lien quelconque entre ces victimes : elles ne sont pas forcément du même sexe, pas du même milieu social non plus, elles n'habitent pas la même ville, ne se connaissent a priori pas... Dur de trouver un fil conducteur, ou du moins, quelque chose de commun à chacun des crimes. Poirot finira par trouver ce quelque chose cependant, et remontera patiemment la piste du meurtrier.

Et comme souvent il y a le rebondissement final, lorsque l'on croit avoir tout compris, qui vient tout remettre en cause et nous apporter la véritable solution. Au final le meurtrier (pas forcément son nom, mais ses motivations on va dire) n'est pas si étonnant, mais pour autant je dois bien avouer que je ne l'avais pas deviné avant qu'on me le dise ! Et une fois de plus, j'ai trouvé tout cela très ingénieux.

Elément intéressant aussi, ces quelques chapitres nous mettant en scène une personne totalement étrangère à l'histoire, que l'on suit dans son quotidien et qui potentiellement peut être une future victime, un témoin, un suspect voire le meurtrier lui-même. On comprend au bout d'un moment de qui il s'agit, mais au début on se demande bien qui il est et ce qu'il vient faire dans cette histoire, c'est vrai !

La psychologie du meurtrier est toujours primordiale dans les romans d'Agatha Christie ; elle l'est pour Poirot, du moins, donc par extension... Et ici c'est d'autant plus important que les indices sont minces pour ne pas dire inexistants. Lorsque la solution nous est donnée, comprendre comment fonctionnaient les personnages était essentiel pour tout saisir. Et puis il est machiavélique, ce coupable ! C'était tout de même un plan peu banal, qu'il avait monté là !

Sans que ce soit mon histoire préférée, j'ai -encore une fois- passé un bon moment de lecture ^^.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 22:19

La Maison du péril est un roman policier écrit par Agatha Christie, paru en 1932.

 

En vacances, Poirot et son ami Hastings font la connaissance de Nick Buckley, une jeune femme pleine d'énergie qui est depuis quelque temps victime d'accidents.

Bientôt, Poirot est persuadé qu'on cherche plutôt à la tuer. Mais Nick n'est pas riche, elle n'a qu'une vieille demeure familiale sans valeur aucun mobile d'aucune sorte n'apparaît. Poirot offre sa protection à la jeune femme, alors que les menaces se font réellement sérieuses...

 

L'ennui quand l'on parle d'un roman d'Agatha Christie, c'est qu'il vaut mieux éviter de révéler le nom du coupable et tout ce qu'il y a autour, sans quoi on déflore vraiment l'intrigue. C'est le cas avec toutes les histoires remarquez (j'ai horreur qu'on me gâche la surprise quand je commence un film/livre/etc...), c'est encore plus le cas avec les intrigues policières, forcément.

C'est bien dommage car encore une fois ici -une parmi tant d'autres-, la révélation finale était surprenante. Les révélations sont données par Poirot en présence des protagonistes de l'affaire et on arrive petit à petit, au fil de l'exposé de ses déductions, à avoir le nom de l'assassin, la façon dont il s'y est pris, et son mobile. Souvent, on comprend aussi que tout ce que l'on croyait savoir, ou du moins une bonne partie, était un leurre et que l'on est tombé dans le panneau. C'est toujours un moment assez théâtral avec le détective belge, et j'adore cela ^^.

Comme toujours, le livre se lit facilement et rapidement. Le suspens est savamment distillé, on se laisse entraîner dans cette histoire encore une fois bien menée et diablement efficace. Il n'y a pas à dire, ma cure d'Agatha Christie me manquera quand j'aurais épuisé les romans (du moins, ceux que ma mère possède ^^).

J'aime beaucoup le capitaine Hastings, et comme à chaque fois qu'il est présent dans une histoire, c'est lui qui en assure la narration, avec ses commentaires personnels. Cela nous permet d'avoir son point de vue d'une scène et ses sentiments. Grand ami de Poirot dont il reconnaît les défauts comme les qualités, il lui est profondément attaché et réciproquement, ce qui ne fait donc pas de lui uniquement un simple faire-valoir. Hastings n'est pas un brillant enquêteur, mais il a bon cœur et aime agir, et c'est aussi souvent en lui faisant part de ses réflexions, que Poirot avance dans ses réflexions.

Il n'y a pas énormément de personnages dans La Maison du Péril, quand on regarde bien. Nick bien sûr, ses 3 amis, sa cousine et son cousin, et à de plus rares occasions les deux personnes qu'elle emploie et ceux à qui elle loue un pavillon dans sa propriété. Sans compter Hercule Poirot et le capitaine Hastings, évidemment. Le nombre de suspects n'est donc pas très étendu et tour à tour, les soupçons se portent plus sur telle ou telle personne, selon qu'elle dissimule ses propres secrets et mensonges, qui n'ont pas toujours de rapport avec ce qui nous préoccupe d'ailleurs.

Je note toutefois que Poirot est particulièrement vaniteux dans ce roman. Il l'est toujours, mais il y a des romans où cela est un peu moins mis en avant, et le personnage (même si cela fait partie de lui) n'en est que plus sympathique. Ce ne sera donc pas le roman dans lequel je préfère le détective, pour le coup.

Mais la lecture comme je l'ai dit, fut plaisante, et une bonne découverte ^^.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 21:28

Le Train de 16 h 50 est un roman policier d'Agatha Christie, paru en 1957.

 

Mrs McGillicuddy rend visite à son amie Miss Marple, par le train de 16h50. Alors qu'un autre train roule à la hauteur du sien, elle est persuadé de voir furtivement un homme étrangler une femme. La scène ne dure qu'un instant, mais elle est sûre de ce qu'elle a vu.

Miss Marple est vite convaincue par les dires de son amie et se décide à enquêter, alors que la compagnie des trains assure qu'un tel incident ne s'est jamais produit. Trop vieille pour agir elle-même, Miss Marple se place à proximité de la zone qui se situe à peu près vers l'endroit où le meurtre a eu lieu, et où se trouve une demeure habitée par une famille assez curieuse. Elle y fait entrer une jeune femme de sa connaissance, Lucy, comme gouvernante, pour enquêter sur place...

 

Voici mon troisième roman lu et mettant en scène Miss Marple, après Le Major parlait trop et La Plume empoisonnée (mais dans ce dernier, son rôle était très réduit). Et je dois dire que j'ai nettement plus aimé celui-là encore. Le train de 16h50 était un romain des plus intrigants dès le début et j'ai bien accroché à l'histoire et à tous ses détours. Par contre le personnage de Miss Marple en lui-même, ne me plaît pas plus qu'avant, pour le moment. Disons qu'elle ne m'est pas plus sympathique que cela, et que ses prouesses sont moins impressionnantes que celles d'un Hercule Poirot, à mes yeux. On verra si cela évolue mais pour le moment, j'en suis un peu là avec Miss Marple ^^.

Mais elle n'apparaît pas non plus tout le temps et de toute façon je ne la déteste pas non plus, donc j'ai pu apprécier une bonne histoire. Une de ses amies qui lui rend visite, assiste à un assassinat. Celui-ci se passe dans le train qui roule parallèlement au sien. Autant dire qu'elle ne voit la scène qu'une fraction de seconde, et n'en retire qu'une simple impression, concernant l'agresseur. Mais elle a assisté à un meurtre, de cela, elle en est persuadée. Et Miss Marple aussi. Elle mène donc sa petite enquête -car pour le reste du monde, que ce soit la police ou la compagnie des trains, ce meurtre n'existe que dans l'imagination d'une femme impressionnable- et elle réduit le champ des recherches.

Là, une demeure attire son attention, alors elle persuade une jeune femme de sa connaissance du nom de Lucy, d'y entrer comme gouvernante et d'enquêter sur la curieuse famille qui y vit. Bien sûr on sait que le coupable est forcément ici, sans quoi ce serait « tout ça pour ça ». Mais tout l'intérêt va être de trouver qui (et même, qui est la victime, d'ailleurs) il est et pourquoi il a tué. L'identité de la victime est supposée, et les fausses pistes en découlent. Et je dois dire que j'ai bien aimé Lucy. Il ne me déplairait pas de la revoir dans un autre roman, même. J'ignore totalement si elle réapparaît dans d'autres histoires, mais j'aimerais bien. C'est une jeune femme courageuse, intelligente et perspicace. Elle suit les directives de Miss Marple et lui rapporte ses trouvailles et impressions, mais elle sait aussi agir et penser par elle-même, et cela, j'ai bien aimé.

On retrouve certains ingrédients classiques qui ont fait leurs preuves : la demeure isolée de tout, la famille dont les membres sont bien différents les uns des autres et pas forcément des plus unis... Il est comme toujours, difficile de trouver le coupable au milieu de tous ces profils pas forcément avenants (à part le veuf et son fils, deux personnages que j'ai beaucoup aimé). La recette fonctionne une fois de plus. Le Train de 16h50 n'est certes pas le meilleur roman, mais il reste comme toujours, efficace, et donne un bon moment de lecture.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 22:14

Le Couteau sur la nuque est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1933.

 

Hercule Poirot et son ami Hastings assistent à un spectacle de Carlotta Adams, une célèbre imitatrice qui prend entre autres les traits de Jane Wilkinson, une grande actrice. Plustard, ils dînent avec les deux femmes et d'autres invités.

Wilkinson engage Poirot dans le but de persuader son mari, Lord Edgware, de lui accorder le divorce, qu'il lui a toujours refusé selon elle. A la grande surprise du détective, Lord Edgware accepte facilement. Le lendemain, ce dernier est retrouvé assassiné, poignardé à la nuque.

 

Encore un autre roman d'achevé ! Et un autre avec Hercule Poirot. J'aimerais bien lire un peu plus de Miss Marple afin de me faire une vraie idée mais pour le moment et bien que je pioche au hasard, je tombe sur des Poirot (ce qui n'est pas pour me déplaire, j'en conviens).

Celui-là était encore une fois de bonne facture. Classique dans son déroulement, avec une surprise à la fin. Comme souvent, Agatha Christie surprend son lecteur avec un retournement de situation : le coupable n'est pas celui que l'on croyait, la victime visée n'était pas celle que l'on pensait non plus, ou bien encore les choses ne se sont pas déroulées exactement dans l'ordre que l'on pensait... Ce genre de retournements, on y a souvent droit (pas tous en même temps ceci dit), et c'est vrai que le tour de force est souvent là). On se promène tranquillement au gré des découvertes recueillies par Poirot et alors que l'on croit avoir tout cerné, il y a ce rebondissement qui survint et surprend toujours, soit que l'on ne s'y attende pas du tout, soit que ce soit vraiment bien fait dans la façon de traiter. En l'occurrence ici, le coup de la lettre de la victime (ceux qui ont lu me comprendront), c'était vraiment une astuce simple en soi, mais diablement efficace ! Ce que j'adore, c'est aussi le fait qu'une fois que tout nous est expliqué, on se dit « bon sang mais c'était évident » ou « c'était simple » ! Alors qu'avant qu'on nous dise tout, bien sûr, on n'y a vu que du feu... J'adore cette impression en refermant un des bouquins d'Agatha Christie !

A vrai dire je ne m'en lasse pas. Même ici alors qu'en soi, j'ai déjà lu des romans meilleurs encore, celui-là reste quand même très bon, objectivement. On est pris au jeu, peu importe l'intrigue de départ, on veut savoir qui a tué, pourquoi, et comment. Et puis comme toujours, j'aime le fait que Poirot se concentre davantage à « faire fonctionner ses petites cellules grises » comme il le dit, autrement dit à recueillir les témoignages et à étudier la personnalité de chacun (encore que là, les divers personnages ne sont pas forcément des plus surprenants ; il y a des romans où ils sont plus hauts en couleur), plutôt qu'à trouver des preuves ou des indices (travail exécuté par la police, ceci dit). Cela rend la traque du meurtrier nettement plus palpitante, je trouve.

J'aime bien le fait que l'histoire soit racontée (ce n'est pas le seul roman dans ce cas bien sûr) par le capitaine Hastings, un excellent ami de Poirot, qui le suit encore une fois dans son enquête. Pas aussi perspicace que son ami, Hastings est quelqu'un de bien qui, selon le propre aveu du détective, stimule ses réflexions grâce à son imagination débordante et sa compagnie. C'est intéressant d'avoir ses réflexions personnelles, notamment celles qui concernent Poirot.

Bref, encore un bon moment de lecture :) !

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 16:15

Un, deux, trois... est un roman policier d'Agatha Christie, paru en 1940.

 

Hercule Poirot se rend chez son dentiste, Mr Morley, ce qui l'angoisse un peu.

Plus tard dans la journée, il apprend que ce dernier a été retrouvé mort à son cabinet. La police conclue à un suicide, mais Morley n'avait semble-t-il aucune raison de commettre un tel acte... Pour Poirot, il s'agit bel et bien d'un meurtre. La disparition d'une autre des patientes du dentiste ce matin-là, le conforte dans cette idée...

 

Comme elle avait pu le faire (d'une façon un peu différentes cependant), avec « Dix petits nègres », Agatha Christie s'inspire également d'une comptine anglaise pour ce roman : « One, Two, Buckle My Shoe ». L'intrigue et son découpage collent ainsi plus ou moins aux différents vers de la comptine.

Une intrigue qui s'ouvre pour le coup, sur un événement des plus banals : Hercule Poirot va chez le dentiste, et comme tout le monde, tout Harcule Poirot qu'il soit, il n'est pas enchanté à cette idée. Mais même alors que rien ne laissait supposer une affaire criminelle à venir, voilà que le dentiste en question, Mr Morley, est retrouvé mort le jour même dans son cabinet. L'inspecteur-chef Japp, ayant vu Poirot sur la liste des patients du jour, se fait fort de le mettre au courant et de le faire participer à l'enquête.

Pendant un bon moment d'ailleurs, l'inspecteur-chef Japp ne croit pas à la théorie du meurtre, et privilégie celle du suicide, pensant que Poirot complique tout à loisir. Bien sûr, on se doute que le détective belge a raison, sans cela il n'y aurait pas d'intrigue. Et puis il y a trop de choses étranges qui se passent autour de ce dentiste : disparition d'une de ses patientes, mort d'un autre... Tous des patients qui, comme Poirot, avaient consulté le dentiste le jour où il est mort. Il ne peut s'agir de simples coïncidences. Il s'agit donc, classiquement, de trouver qui a fait cela, comment et pourquoi.

L'originalité de ce roman, c'est qu'il est légèrement teinté d'espionnage par ailleurs. L'un des patients du dentiste le jour où il est mort, est en effet Alistair Blunt, puissant banquier dont la disparition est souhaitée par certains milieux qui souhaitent que le système du Royaume-Uni change et soit plus moderne. Ainsi Poirot en vient-il à se demander si Blunt n'était pas la victime visée, en réalité. Et Morley ne serait qu'un dommage collatéral. Cela semblerait plus logique que d'en vouloir à la vie d'un dentiste sans histoires, en tout cas. Il y a donc en toile de fond, des théories élaborées avec Mr Barnes, familier de ces histoires d'agent secret et autres, qui teintent un peu ce roman policier d'espionnage, ce qui change un peu.

Et puis la fin est vraiment intéressante, au sens où elle remet en cause tout ce que l'on croyait savoir sur les événements, leur ordre et leurs causes. Je n'en dis pas plus, mais cela fait maintenant plusieurs fois que je suis confrontée à cela dans ses romans, et c'est ce qui fait qu'Agatha Christie est vraiment la reine du crime ! Ce n'est pas seulement le fait que la solution finale soit étonnante, ou que l'on ne s'attendait pas à l'identité du meurtrier, c'est que souvent, elle renverse vraiment la situation et on réalise qu'on s'est complètement fait avoir depuis le début. Et je trouve cela vraiment chouette !

Ainsi, même si ce roman n'est pas le meilleur que j'ai pu lire, il n'en reste pas moins qu'il est bien ficelé, comme toujours, et accrocheur à souhait.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:44

Cartes sur table est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1936.

 

M.Shaitana, homme riche et très spécial, invite à un dîner chez lui 8 personnes qu'il connaît plus ou moins bien. Il y a d'un côté les limiers : Hercule Poirot, Ariadne Oliver -auteur de romans policiers-, le colonel Race et le superintendant Battle, et de l'autre 4 personnes que Shaitana soupçonne d'avoir commis un meurtre dans leur passé, et de s'en être tirés sans être inquiétés.

Les deux groupes se scindent en deux dans la soirée pour jouer au bridge, sous l'oeil observateur de Shaitana. En fin de soirée, les invités constatent que ce dernier est mort, poignardé. Le coupable est forcément l'un des 4 inconnus...

 

Et bien voilà, je tiens le roman qui entre dans mon top 3, parmi ceux écrits par la grande Agatha Christie ! Qui plus est celui-là, je suis sûre que je ne l'avais jamais lu auparavant, c'était donc une vraie découverte. Après « Dix petits nègres » et « Le Crime de l'Orient-express », « Cartes sur table » fait donc partie de mes favoris (bien que je sache pertinemment en avoir seulement lu une petite partie pour le moment, comparé à tout ce qu'elle a écrit...).

J'ai vraiment adoré. Pas tout de suite, mais au final j'ai adoré. Le début du roman (mais je remarque que c'est encore assez souvent le cas) ne m'a pas accroché plus que cela. Mais on rentre rapidement dans le vif du sujet (et puis après tout, cela reste des petits livres, rapides à lire), et dès les fameuses parties de bridge (jeu auquel je ne connais rien d'ailleurs, et parfois certaines explications sur la façon de jouer était des plus obscures pour moi ^^'), l'histoire m'a plu et j'ai lu assez vite la suite et fin.

Ce qui est génial, c'est que dans le prologue, l'auteur nous explique un peu son idée, comment l'histoire va « fonctionner » en quelque sorte. Mais bien sûr en lisant, on n'y pense plus (enfin moi, en tout cas) et on se fait royalement avoir au bout du compte. Surtout que la solution finale en elle-même est faite de rebondissements pas possibles qui à la fin, donnaient presque le tournis. Plus que jamais, l'enquête repose sur la psychologie des protagonistes, thématique si chère à Hercule Poirot.

Il y a là 4 personnes qui potentiellement ont commis un crime dans leur passé et dont l'une d'elle a aussi commis celui qui nous intéresse ici, à savoir le meurtre de M. Shaitana. Et en face, les 4 limiers (Poirot, un policier officiel, une auteur de romans policier et un colonel -ce dernier ayant toutefois un rôle plus effacé que les 3 autres-). Ils vont enquêter tous à leur manière, et découvrir des éléments plus ou moins importants, mais qui au moins, les aident à comprendre un peu mieux les personnalités qu'ils ont en face d'eux. Et puis la solution est dans leur passé, aussi. M. Shaitana avait convié ces 4 personnes par jeu, car il était convaincu qu'ils avaient commis un meurtre autrefois, et sans jamais se faire prendre. En admettant qu'il ait vu juste, c'est dans leur passé qu'il faut donc fouiller. Là-dessus, Poirot est convaincu que le meurtre de M. Shaitana ressemble à celui que l'assassin aurait commis dans le passé, car on ne peut tuer que selon son caractère, dit-il.

Nous allons donc pas à pas suivre son raisonnement et ses conversations avec les suspects, plus encore que les indices, comme toujours. Les personnages sont très intéressants, tous les 4. et la dernière partie du roman est vraiment explosive, avec ces multiples rebondissements qui nous perdent complètement, nous faisant soupçonner les 4 tour à tour, plus que jamais. Et quand on croit avoir compris, quand on pense qu'on sait tout, c'est pour mieux se faire avoir de plus belle et que l'histoire prenne encore un autre tournant. Franchement, c'était extra ! Je pense que le plafond aurait pu s'écrouler, j'aurais continué ma lecture, à ce stade :D.

Cartes sur table a donc été pour moi un excellent moment de lecture !

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:44

Un roman policier d'Agatha Christie publié en 1942.

 

Jerry Burton a été sérieusement blessé dans le crash d'un avion. Son médecin l'envoie se reposer à la campagne dans le petit village de Lymstock avec sa sœur Joanna, afin qu'il se remette.

La vie semble paisible ici, mais les premières lettres ne tardent pas à arriver, y compris là où résident Jerry et sa sœur. Des lettres anonymes odieuses, grossières et pleine de rumeurs. La police s'empare de l'affaire lorsqu'une femme se suicide après en avoir reçu une...

 

Dans ce roman, c'est Miss Marple qui intervient. Mais son rôle est très effacé, en réalité. En effet, elle arrive à Lymstock à la demande d'une amie à elle qui estime que pour démasquer la personne qui écrit les lettres anonymes, il faut quelqu'un qui connaît l'esprit humain, ses travers, et qui puisse ainsi percer à jour le ou la coupable... Mais Miss Marple arrive tardivement dans le récit (à plus de la moitié du livre, je pense), et même une fois qu'elle est là, elle apparaît peu en fin de compte. Deux ou trois scènes lui font croiser la route de Jerry, notre protagoniste (le récit est raconté par lui), et bien sûr il y a l'inévitable passage où Miss Marple livre ses conclusions et explique le pourquoi du comment. Mais cela reste un rôle limité en terme de participation, et c'est bien Jerry que l'on suit de bout en bout.

Il est l'étranger, celui qui débarque dans ce village et n'a aucune idée préconçue sur personne. Il apprend à connaître les habitants, et nous les fait découvrir au passage. Du pasteur et sa femme au notaire en passant par le médecine et sa sœur, et j'en passe, quelques personnages vont régulièrement croiser son chemin dans cette affaire. Une affaire qui l'intéresse particulièrement, au-delà du fait que lui-même a reçu une lettre peu de temps après son arrivée. Car Jerry pourrait partir. Après tout il n'est pas d'ici, il finit par se rétablir convenablement, donc il pourrait rentrer chez lui et partir loin de ces lettres déplaisantes. Mais il veut savoir qui est derrière tout ceci, et il s'investit pleinement. D'ailleurs l'inspecteur Nash, qui est en charge de l'enquête, le fait contribuer chaque fois qu'il le peut. C'est intéressant, car Jerry est un homme bien. Quelqu'un de perspicace, d'intelligent et de raisonné, sans pour autant être comme Miss Marple ou Hercule Poirot. C'est-à-dire qu'il n'enquête pas à proprement parler, il se renseigne, déduit, observe, mais il ne collabore pas avec la police comme Poirot peut le faire en interrogeant les témoins ou en menant réellement l'enquête, par exemple. C'est un bon personnage en tout cas, qu'il est plaisant de suivre.

Je dois bien avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au début, sans trop savoir pourquoi. L'histoire du « corbeau » en soi n'est pas nouvelle, mais je n'ai rien contre pourtant. Ce principe d'un être inconnu (mais qu'en réalité tout le monde connaît) qui dévoile les secrets de tout le monde (car « il n'y a pas de fumée sans feu », comme on dit) et met la pagaille, est toujours un bon point de départ. Mais ici, il m'a fallu un moment avant d'être accrochée, véritablement intéressée par l'histoire, avec l'envie d'en connaître le fin mot. Ceci étant c'était quand même un bon moment de lecture, c'est juste que comparé aux romans que j'ai lu récemment, il n'est pas le meilleur, en fait ^^.

J'ai bien aimé certains personnages (outre Jerry, donc), comme le docteur par exemple, ou encore Megan. L'intrigue amoureuse, ou plutôt les intrigues pour être exacte, qui concernant Joanna d'un côté et Jerry de l'autre, sont mignonnes et judicieuses, et ne nuisent en rien à l'histoire, au contraire.

Une histoire qui va prendre de plus graves proportions au fil des pages. Car si les lettres sont désagréables et colportent -du moins c'est ce que disent ceux qui les reçoivent- des mensonges, on passe à la vitesse supérieure lorsque qu'une femme se suicide après en avoir reçu une. Dès lors, l'auteur des lettres -que la police pense être une femme- n'est plus seulement coupable de troubler la tranquillité des habitants, mais il ou elle, est aussi responsable de la mort de cette femme... Je pense que c'est là que le livre m'a vraiment intéressée. Tant qu'on n'était qu'au stade des lettres, je ne voyais pas tellement où tout cela nous conduisait, mais quand l'affaire prend une autre dimension, j'étais plus investie. Et j'ai bien aimé aussi, le piège final qui permet de démasquer le coupable et que -comme d'habitude, je dirai-, je n'avais pas vu venir !

Bref, « La Plume empoisonnée » est un bon roman, même si pas mon préféré. Il reste efficace et bien écrit, avec comme toujours une étonnante conclusion.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 23:44

« Le major parlait trop » est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1964.

 

Miss Marple est en vacances aux Antilles sur les conseils de son neveu, et elle discute régulièrement avec un autre vacancier qui loge au même hôtel qu'elle, le major Palgrave. Il lui raconte toutes ses aventures aux quatre coins du monde... et commence à lui en raconter une, qu'il tient d'un membre de son club, qui aurait croisé un jour un meurtrier resté impuni. Mais il s'interrompt avant de montrer à miss Marple la photo dudit meurtrier, alors que d'autres personnes approchent...

Le lendemain, le major est retrouvé mort, semble-t-il, le plus naturellement du monde, à cause de son hypertension. Mais tout cela chiffonne miss Marple...

 

Cela n'a rien à voir avec le fond du livre, mais comme ça m'a surprise, je voulais l'évoquer... J'ai lu ce livre en version de poche, et j'étais très étonnée du nombre de fautes d'orthographe (des mots au pluriel auxquels il manque le « s », par exemple) et autres... Jane Marple qui, une fois ou deux est appelée « Jeanne » dans le bouquin, en bonne traduction littérale ^^... Bon ce n'est pas gênant en soi pour comprendre, mais ça m'a vraiment interpellée, c'est la première fois que je lis un livre avec autant d'erreurs !

Sinon, ceci est mon premier roman avec Miss Marple, dans ma (re)lecture récente des Agatha Christie (quoi que je me demande si j'ai déjà seulement lu un roman mettant en scène Miss Marple auparavant... J'avoue que je ne m'en rappelle pas). J'avoue que comme cela, ce personnage me parle peut-être un peu moins qu'Hercule Poirot, mais bon je vais quand même attendre d'en lire un peu plus pour me prononcer définitivement.

En attendant, ce roman-là m'a bien plu, une fois encore. On est un peu dépaysée, puisque l'action se situe aux Antilles, où Miss Marple prend un peu de repos, loin du climat anglais (qu'elle regrette d'ailleurs). On ressent bien la douceur de vivre, les gens en vacances, le soleil... Bon bien sûr, un meurtre va gâcher un peu les vacances des uns et des autres, ainsi que du couple qui tient l'hôtel où ils séjournent tous. Dans un premier temps, ce meurtre passe pour une mort naturelle (le major en question, était âgé et souffrait d'hypertension, semblait-il), mais cette mort dérange Jane Marple malgré tout, sans qu'elle puisse tout de suite étayer ses soupçons. Il va donc déjà falloir prouver qu'il s'agit bien d'un meurtre, et ensuite découvrir la réponse aux habituellement questions « qui » et « pourquoi ». D'autant que cela ne s'arrêtera pas à un seul et unique meurtre.

Le major Palgrave effectivement, parlait trop. À force de raconter aux autres vacanciers toutes sortes d'histoires, et notamment qu'il connaissait le visage d'un meurtrier, qui en plus ne s'était jamais fait pincer, on a fini par lui clouer le bec. Miss Marple est dans la première moitié du livre, assez passive j'ai trouvé. Enfin disons que cela m'a étonnée, étant habituée ces temps-ci à voir Poirot prendre les choses en main, la voir elle installée dans son fauteuil et tricoter sans collaborer avec la police comme peut le faire Poirot, m'a donnée l'impression de quelqu'un de plus passif (il est vrai qu'elle est plus âgée aussi). Il y a même des passages entiers où elle n'apparaît pas, et cela m'a un peu surprise. Mais c'est tout de même elle qui va avoir les clés de l'affaire au final. Elle soupçonnait depuis le début qu'il y avait bien meurtre, et elle va tirer tout cela au clair, à sa façon. En fait elle va choisir des gens avec lesquels discuter de l'affaire. Le médecin de l'hôtel dans un premier temps, qui va assez vite comprendre qu'il s'agit bien d'un meurtre, et puis après un vieil homme riche, Mr Rafiel (et sur la fin, la jeunesse et la validité de son masseur, Mr Jackson, va lui être bien utile). Et je dois avouer que les déductions que partagent Mr Rafiel et Miss Marple, sans langue de bois aucune car ce sont chacun deux personnes de caractère, comptent parmi mes scènes favorites du livre ! C'était un duo pour le moins intéressant.

Pour le coup, je n'ai pas vu venir la conclusion. Pas mal de personnages faisaient un ou une coupable crédible, mais je n'avais pas démêlé tous les fils. Je me doutais un peu que ce ne pourrait pas être Molly, car son comportement et ses crises en faisaient une coupable trop évidente, mais à part cela, j'étais dans le flou et j'ai commencé à comprendre environ une page avant qu'on nous l'explique, donc autant dire que je n'ai rien vu venir ^^.

Encore une bonne lecture, même si pour le moment, rien ne détrône encore « Dix petits nègres » et « Le Crime de l'Orient-Express »:) !

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