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Takeuchi Ryoma : Tamura Shin

Eikura Nana : Sano Kazuko

Ueno Juri : Sano Yuki

Suzuki Ryohei : Sano Bungo

Aso Yumi : Kimura Satsuki

Kanjiya Shihori : Tamura Suzu

 

10 épisodes

2020

 

Tamura Shin est marqué par un fait qui s'est déroulé plus de 30 ans plus tôt. Son père, Sano Bungo, policier dans un petit village, a été accusé du meurtre de nombreux enfants de l'école locale et depuis, il est dans le couloir des condamnés à mort, d'où il clame son innocence... Sa mère, Kazuko et ses deux frère et sœur, Suzu et Shingo, ont dû toute leur vie, fuir les médias et le regard accusateur des autres, pour appartenir à la famille d'un meurtrier...

Alors qu'il devient père à son tour, poussé par sa femme Yuki, Shin décide d'aller voir son père en prison pour la première fois, et de tenter de lui faire confiance... Mais tandis qu'il s'arrête vers son village natal, Shin est soudainement transporté en 1989, quelques semaines avant les meurtres, et il va alors tout tenter pour les empêcher et ainsi, sauver sa famille.

 

Je n'ai jamais pris le temps de lire « Le Bateau de Thésée », le manga qui est à l'origine de cette histoire, alors pourtant qu'il m'intéressait. Je pense que je m'y mettrai, d'autant que l'histoire est terminée et comporte 10 tomes, donc cela se fait. J'ignore donc, la fidélité du drama par rapport à l'histoire originale.

En tous cas, c'est vraiment un bon drama japonais, tel que je n'en avais pas vu depuis un moment. Il y a un vrai suspens (si l'on se doute que Sano Bungo est innocent, qui alors, a commis ces crimes odieux et pourquoi le faire accuser lui spécialement ?), de vrais enjeux (Shin veut à tout prix changer le futur de sa famille) et en même temps, la famille Sano en 1989, est attachante, c'est une maison où l'on rit beaucoup, donc c'est un drama où l'on sourit aussi.

Shin est tout de suite quelqu'un qui semble être une bonne personne. Finalement sa femme Yuki, journaliste, (Ueno Juri, qu'il est toujours agréable de retrouver) n'a pas trop de mal à le convaincre de l'innocence de son père -ou au moins, de lui accorder le bénéfice du doute-, et c'est ainsi qu'il part rencontrer ce père qu'il ne connaît pas personnellement. Depuis sa plus tendre enfance, sa mère répétait, à lui, son frère et sa sœur, « vous n'avez pas de père, dites-vous bien ça ». Une mère aigrie par les attaques incessantes des journalistes qui ont traqué sa famille, qui a passé sa vie à s'excuser pour les crimes de son époux et à fuir le harcèlement que les gens lui faisaient subir. On voit donc dès le début du premier épisode, combien cette famille a souffert.

Sauf que quand Shin se retrouve propulsé en 1989, passée la méfiance bien compréhensible qu'il ressent lors de ses premiers contacts avec Sano Bungo, il est bien obligé de se rendre à l'évidence : il est impossible que son père ait tué qui que ce soit. Ce policier intègre, qui désire plus que tout protéger son village et ses habitants, qui est un mari en or, un père dévoué et aimant, prêt à se mettre en danger pour autrui... Shin est rapidement convaincu de son innocence, et le spectateur aussi.

Shin a un atout majeur pour lui : le carnet que sa femme Yuki a dressé et qui recense tout ce qu'il y a à savoir sur l'affaire. Ainsi, Shin se met-il en tête d'empêcher les meurtres et les incidents qui les ont précédé et qui doivent y être liés. Evidemment il va se rendre compte que même en ayant un coup d'avance, changer le passé n'est pas si aisé...

Le drama de manière surprenante, propulse Shin à un moment donné de nouveau à son époque, mais dans une réalité qui à la fois n'est pas celle qu'il a laissé en partant, mais n'est pas non plus ce qu'il espérait, car finalement ses actions de 1989 n'ont, non seulement rien changé, mais ont empiré les choses pour sa famille... Je ne m'attendais pas à cela, je pensais que nous ferions tout le drama en 1989, mais finalement ce rebondissement redonne de nouveaux enjeux car en prime, Shin lui-même a perdu des choses en route et cette nouvelle réalité est encore pire pour lui, qui en plus se souvient de celle d'origine.

Ce qui est émouvant, c'est que Shin se liant avec la famille Sano -la sienne, finalement-, découvre sa mère d'une manière qu'il n'aurait pas cru possible. Une femme gaie, qui rit souvent, qui a le cœur sur la main et accueille Shin comme un membre de sa famille. Quand il repense à sa mère telle que lui la connaissait, il peine à y croire. Son frère et sa sœur aussi sont des enfants intelligents, rieurs, choyés par leurs parents... A cette époque, Kazuko est enceinte de son troisième enfant -Shin, donc-, et on a vraiment cette image d'une famille idéale, comblée. À force de les côtoyer et plus particulièrement son père, Shin a de plus en plus l'envie de permettre à cette famille de perdurer.

Lorsque le drama dévoile qui est le coupable, on peine à y croire, tant cela semble fou. Ca semble n'avoir aucun sens, et pourtant... Mais là aussi, le drama a encore des rebondissements à offrir pour que même en ayant connaissance du coupable, l'histoire ne soit pas encore terminée.

Il y a des choses que j'ai trouvé un peu faciles ou expédiées, comme le rôle de la maîtresse, Kimura Satsuki, dont je n'ai pas toujours bien compris les motivations (notamment dans le futur). C'est un peu le problème des histoires de voyage dans le temps : tout n'est pas toujours compréhensible ou du moins, expliqué. Mais honnêtement et quand bien même j'ai conscience des quelques défauts de Theseus no fune, l'histoire m'a tellement intéressée, les personnages m'ont tellement plu, que ce n'est pas grave. J'ai vraiment beaucoup aimé ce drama, qui mélange pas mal de genres avec brio et qui pour moi, est vraiment une réussite.

Tag(s) : #J-Dramas-J-movies
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