Un film de Robert Stromberg, avec :
Angelina Jolie : Maléfique
Elle Fanning : Aurore
Sharlto Copley : Stéphane
Sam Riley : Diaval
Imelda Staunton : Hortense
Lesley Manville : Florette
Juno Temple : Capucine
(2014)

Maléfique est une fée qui protège son royaume, en conflit avec celui des humains. Enfant, elle rencontre Stéphane, avec qui elle se lit bien qu'il soit humain.
Mais sa trahison lorsqu'ils grandirent transforme Maléfique en fée avide de vengeance. Pour lui faire payer, elle va s'attaquer à sa petite fille, Aurore, en lui jetant un sort : avant l'aube de ses 16 ans, elle se piquera le doigt sur un fuseau et tombera dans un profond sommeil... Seul un vrai baiser d'amour pourra l'en sortir...

Et ben j'ai bien aimé ! Je le dis sur un ton réellement surpris, car je ne m'y attendais pas du tout. Je me l'étais mis en bruit de fond comme cela, pensant que ça allait me passer le temps pendant un peu plus d'1h30, et au final j'ai vachement accroché. Comme quoi, des fois on a des bonnes surprises, ma foi.
On connaît tous -je pense- l'histoire de La Belle au bois dormant. Grosso modo pour ceux qui n'auraient pas vu le Disney ou qui ne s'en rappelleraient pas trop, on a donc le roi Stéphane dont la fille Aurore vient de naître. Maléfique, une sorcière/méchante fée, vexée de ne pas avoir été conviée à l'événement, jette un sort à l'enfant : avant l'aube de ses 16 ans, elle se piquera le doigt à la pointe d'une quenouille et en mourra. Une gentille fée altère quelque peu cette malédiction, en disant qu'au lieu de mourir, Aurore tombera dans un profond sommeil dont elle ne pourra être réveillée que par le baiser d'un prince charmant. En attendant, le roi confie sa fille à trois bonnes fées qui vont l'élever loin de tout dans la forêt, et qui ont pour consigne de la ramener à ses parents une fois ses 16 ans passés. Voilà pour l'histoire de base. Ici, bien qu'évidemment certaines choses soient reprises, l'histoire diffère cependant. Sur la malédiction en tant que telle, et sur divers autres éléments tout au long du film.

Déjà, Maléfique s'ouvre sur l'enfance de la protagoniste, une fée chargée de protéger le royaume des fées, en perpétuel conflit avec celui des Hommes. Elle fait la connaissance d'un jeune garçon humain, Stéphane, avec qui elle va se lier. La trahison de ce dernier, dévoré par l'ambition de devenir roi, les séparera et fera de Maléfique cet être sombre et qui pour se venger, s'attaquera à la fille de Stéphane. Tout de suite, on a plus d'affection pour Maléfique. Là où dans le Disney elle n'était que la méchante un point c'est tout, ici elle devient un être plus complexe, capable de bonté comme de cruauté. Et ce qui l'a changé, c'est bien cette trahison dont elle a été victime. Evidemment elle commet des actes qu'on ne peut cautionner, quand bien même elle a été victime en premier lieu, mais enfin elle est plus facile à comprendre, et même à apprécier. Tout ce passage où elle surveille Aurore qui grandit dans la forêt, et apprend à l'apprécier, montre bien que tout n'est pas perdu pour elle, qu'elle n'a pas un cœur de pierre. Elle se laisse charmer par la beauté et la gentillesse de la petite princesse et en devient proche, sans bien sûr qu'Aurore ne sache qui elle est réellement.
Angelina Jolie est superbe dans ce rôle. Il est très théâtral c'est certain, car Maléfique ménage ses effets et est un personnage surréaliste. Mais là où Angelina Jolie surprend, c'est dans la douceur dont elle sait faire preuve quand les scènes requièrent cela. Elle n'est pas le personnage froid que l'affiche du film laissait paraître, elle joue de façon plus nuancée que cela, avec beaucoup de présence en plus, et le résultat est bon.

Mais du coup, et c'est la seule critique que je pourrai faire au film, même si cela ne m'a pas dérangée outre mesure, les autres personnages sont clairement secondaires. Maléfique est omniprésente et c'est un personnage tellement haut en couleurs que les autres restent derrière. Pour autant j'ai aimé la performance de Sharlto Copley en roi Stéphane (je le connaissance du film L'Agence tous risques, puisqu'il jouait Looping). Elle Fanning était radieuse dans le rôle d'Aurore, même si pour le coup je n'ai pas grand chose à en dire car la prestation ne m'a pas semblée très compliquée à jouer. Cela dit, l'inversion des tendances était un élément intéressant : ici la grande méchante est la victime, le bon roi est en fait le méchant, et même les bonnes fées sont plus idiotes qu'autre chose.
Un personnage que j'ai beaucoup aimé par contre, c'est celui de Diaval, le corbeau que Maléfique transforme en humain. Dans le Disney, elle a bien avec elle un corbeau qui espionne pour son compte, mais c'est vrai que là, l'idée de le rendre humain et de le transformer à sa guise était intéressante. Diaval est à ses côtés durant 16 ans et il semble être la seule personne capable de lui dire certaines choses. J'ai bien aimé en tout cas, la relation qui existait entre eux.

Par contre les trois bonnes fées ici, sont vraiment tournées en dérision. Elles passent plus pour des incapables qu'autre chose ^^'. On notera au passage que l'une d'elle n'est autre que l'actrice vue dans Harry Potter, dans le rôle de la détestable Dolores Ombrage ^^ !
D'un point de vue esthétique, j'ai trouvé Maléfique très joli. Les êtres qui peuplent la Lande sont réussis, de même que le dragon à la fin et la fameuse barrière d'épines. Les effets spéciaux se posaient là, qui plus est. Je n'y connais rien à tout ceci alors je me contenterai d'un commentaire de néophyte en disant que j'ai vraiment trouvé le film joli ^^.
Plus qu'un remake ou une simple relecture du conte, Maléfique propose une vision bien différentes des personnages que l'on connaît bien. Et comme vous avez pu le lire, cela ne m'a pas déplu, bien au contraire. J'ai été charmée par la beauté des images, par cette Maléfique triste avant d'être méchante. Une bonne surprise.