Une série d'animation franco-américaine, créée par Michael Green et Amber Noizumi.
(2023)
Série en 8 épisodes.
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Japon, ère Edo. Mizu est une jeune femme qui se fait passer pour un homme. Habile au sabre, elle dissimule ses yeux bleus hérités de sa condition de métisse, derrière des lunettes teintées. Elle n'a qu'un seul but : trouver et tuer 4 occidentaux entrés illégalement dans le pays après la fermeture des frontières. L'un d'entre eux est son père, et responsable de son malheur.
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L'année n'est certes pas terminée, mais Blue eye samurai sera sans conteste un de mes gros coups de cœur de 2026. J'ai rarement vu une série d'animation de cette qualité, aussi bien sur le plan scénaristique que s'agissant de l'animation. J'ai été happée dès les premières minutes et les 8 épisodes passent bien trop vite je dois dire.
A noter qu'une seconde saison serait en préparation, ce qui est une très bonne nouvelle, notamment eu égard à la façon dont se termine cette 1ère saison, qui promet forcément une suite.
Moi qui regarde surtout des animes japonais et qui est très peu vu de séries d'animation d'autres nationalités, j'ai été frappée par l'animation, qui change des codes typiquement japonais évidemment. Cette animation est de grande qualité, tant sur le design des personnages que des décors. Mais c'est surtout la qualité des combats qui vaut le détour. Les combats sont en effet nombreux puisque notre protagoniste est samouraï, et il va donc croiser le fer assez régulièrement avec toutes sortes d'ennemis ou de rivaux. À ce sujet d'ailleurs, les combats sont assez sanglants, donc la série n'est pas forcément recommandée à un public très jeune. Mais on en prend vraiment plein les yeux, tant ils sont réussis.
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Le scénario n'est pas en reste. Nous suivons donc Mizu, samouraï fort habile au sabre, dont finalement seul Ringo ce cuisinier sans mains très enjoué qui décide de la suivre, est au courant qu'elle est une femme. Mizu n'a qu'une idée en tête : sa vengeance. Depuis toute petite, ses yeux bleus de métisse l'ont exposée aux railleries voire pire. Et puisque l'ère Edo a vu le Japon fermer ses frontières, seuls quatre occidentaux, dont l'un d'eux est son père, séjournent illégalement au Japon. Elle est décidée à tous les tuer et clairement, rien d'autre ne compte. Quand l'histoire débute, elle en déjà tué un et pourchasse le second, Fowler, un irlandais allié au shogun. Mizu n'est pas forcément un personnage sympathique : solitaire, obsédée par sa vengeance, elle ne tient pas spécialement à se lier aux autres, et elle renvoie plusieurs fois Ringo avant de l'accepter à ses côtés, ce dernier se montrant parfois très utile. C'est au détour d'un épisode particulièrement réussi qui nous raconte son passé, alors qu'elle vivait pour le coup comme une femme, qu'elle gagne en humanité. Cet épisode était vraiment intéressant pour comprendre mieux le personnage, même s'il était particulièrement cruel. C'est d'ailleurs l'un des traits de l'anime, qui n'épargne pas grand chose aux personnages. Ils souffrent, physiquement mais aussi moralement, et on comprend vite que les personnages sont en réel danger.
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Sur sa route, Mizu va aussi croiser Taigen, un sabreur plutôt doué mais assez arrogant, que Mizu a battu en duel. Désireux de retrouver son honneur, Taigen va la suivre pour la défier à nouveau. Taigen est un personnage étonnant car au début on le prend pour un beau-parleur arrogant bien que plutôt doué, et il se révèle au final plus intéressant. Ingénieux, très courageux, il va combattre aux côtés de Mizu et ils vont finir par se respecter a minima. On a aussi Akemi, une princesse que son père veut marier de force mais qui ne rêve que d'épouser Taigen. Lorsque celui-ci se lance à la poursuite de Mizu, Akemi s'échappe pour le retrouver et échapper à son sort. Loin d'être une jeune demoiselle en détresse, Akemi ne manque ni de courage ni de ressource et sait user de ses charmes pour parvenir à ses fins. C'est assez sympa de voir dans ce contexte et à cette époque, une jeune femme noble avec autant de caractère. J'ai aussi bien aimé madame Kaji, tenancière de maison close désireuse de protéger ses « filles » et j'étais ravie qu'on la retrouve en fin de saison. Tous les personnages ont une certaine profondeur, qu'ils apparaissent durablement ou pour un temps plus court.
Mêlant vengeance, combats mais aussi intrigues politiques, Blue eye samouraï est une série résolument adulte jamais complaisante et jonchée de scènes très fortes. L'histoire est riche, les antagonistes forts (Fowler est très réussi je trouve) et toutes les thématiques abordées le sont avec brio. Franchement, c'est une vraie pépite et il me tarde de découvrir la seconde saison, actuellement en préparation !