Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Une série américaine réalisée par James Ponsoldt, avec :

Jason Segel : Jimmy Laird

Jessica Williams : Gaby Evans

Luke Tennie : Sean

Michael Urie : Brian

Lukita Maxwell : Alice Laird

Christa Miller : Liz

Harrison Ford : Paul Rhoades

Ted McGinley : Derek

 

Série en cours, 3 saisons.

 

Jimmy, psychologue de son métier, se laisse complètement aller depuis la mort de son épouse Tia. Sa fille adolescente, Alice, doit gérer sa propre douleur en plus de ce père qui ne peut être présent pour elle.

Jimmy va mettre à mal toutes les conventions de son métier en se rapprochant de ses patients : il va être plus franc avec eux, s'immiscer dans leur vie personnelle et les faire entrer dans la sienne, les voir hors de son cabinet... Cette nouvelle méthode n'est pas sans conséquences sur sa propre existence.

 

Ma foi, j'ai regardé cette série un peu sur un coup de tête (la présence d'Harrison Ford a aidé, aussi). J'étais assez frileuse au départ en raison de la présence de Jason Segel dans le rôle principal, mais également à l'écriture du scénario. C'est un acteur que j'ai vraiment aimé il y a quelques années dans How I met your mother pour le coup, et il dégage un je-ne-sais-quoi d'attachant je trouve. Mais je dois bien avouer que depuis la fin de cette série, je le vois à l'affiche de films qui ne me font vraiment pas rêver... Ce qu'on appelle des « comédies populaires », mais qui me font l'effet de cet humour un peu lourdingue... Et en même temps je me fourvoie peut-être, peut-être y a-t-il d'autres choses sympas dans sa filmographie, ou peut-être que ces comédies sont réussies après tout.

Mais bref, je partais avec cet a priori en tout cas. Un a priori que la première saison a plutôt conforté en un sens je dois dire, et il m'a quand même fallu plusieurs épisodes pour me laisser prendre au jeu.

Shrinking oscille constamment entre drame et comédie. C'est vraiment son ton, son approche. Et je n'ai rien contre, au contraire même, le concept me plaît bien. Le problème c'est que je trouve la série largement meilleure dans le drame, généralement. Le côté comédie a de bonnes trouvailles et je ne vais pas dire que je n'ai jamais rigolé ou même souri, ce serait faux. Mais on reste quand même sur un humour un peu gras, très tourné vers le sexe, notamment avec le personnage de Gaby. Et je trouve ça dommage, parce que ça vient casser une dynamique, ça n'apporte rien je trouve, et par ailleurs le personnage de Gaby a beaucoup de qualités et se montre très touchant à plusieurs reprises, quand elle sort un peu de ce truc là. J'imagine que cela peut plaire, mais personnellement je préfère de loin la dimension plus sérieuse voire plus dramatique de la série en tout cas. Mais il faut reconnaître aussi je pense, que je l'apprécie certainement aussi parce que justement il y a cet humour, ces moments de légèreté qui donnent de l'air, qui contrebalancent.

Le postulat n'a rien de drôle en effet : Jimmy a perdu sa femme Tia dans un accident de voiture il y a un an je crois, quand commence la série. Depuis il part en vrille : il boit, se drogue, invite moult femmes chez lui... Sa fille Alice ne peut pas compter sur son père, qui ne gère plus rien et elle trouve refuge auprès de leur voisine Liz, qui s'occupe d'elle à la place de Jimmy. Thème majeur de la série : le deuil. Le déni, la colère, l'acceptation... Tout y passe au cours de ces 3 saisons, où l'on voit Jimmy se ressaisir, s'occuper de lui, de sa fille, des autres, réapprendre à vivre tout simplement, alors que sa femme lui manque toujours autant pourtant. C'est très chouette de voir sa relation avec sa fille, inexistante au démarrage, se reconstruire aussi. Il y a de beaux moments entre eux, d'autant que les deux acteurs sont bons. Jason Segel est en effet très touchant et quand il a les larmes aux yeux, j'avoue que je ne suis pas loin aussi ^^. Une scène qui m'a marquée, est quand Alice oublie l'anniversaire de sa mère. Pas qu'elle oublie cette dernière évidemment, mais preuve que le temps fait son office et que son deuil avance. Elle s'en veut tellement d'avoir oublié, que sa réaction crève le cœur.

La série va exploiter cette thématique et va le faire de belle façon je trouve, notamment en incluant aussi l'idée du pardon, lorsque l'homme responsable de la mort de Tia se présente à Jimmy.

Autre relation très forte de la série, celle qui lie Jimmy à Paul, psychologue avec lequel il travaille (avec Gaby aussi) et qui est à la fois son mentor et son père de substitution. Harrison Ford est excellent évidemment, il cabotine à mort dans le rôle de ce mentor jamais avare de cynisme et qui se prétend associal. Autant Jimmy est expressif (et excessif) dans ses sentiments, autant Paul est réservé, et le premier cherche toujours l'approbation dans les yeux du second. J'ignore si Harrison Ford sera de la partie pour la suite, la saison 3 permettant toutes les pistes avec son personnage, mais ce serait un gros manque pour la série à mon sens.

Shrinking propose outre ce noyau dur, une galerie de personnages secondaires savoureux. Ma préférence va sans conteste à Liz et son mari Derek. Christa Miller, je l'avais adorée dans Cougar town, mais surtout dans Scrubs, et elle retrouve ici ce type de personnages qui lui va si bien : à la fois raffinée mais à la langue acérée. Mais comme Jimmy, Liz a un côté plus touchant et les épisodes dans lesquels on la voit sombrer, alors qu'elle se sent enfermée dans sa vie, montrent une facette d'elle plus humaine. En plus j'adore son mari Derek, le type même du gars sympa et dévoué à sa femme, un personnage hyper chaleureux !

Gaby est un personnage aussi qui mérite qu'on aille au-delà de son langage un peu cru, de ses manières un peu vulgaires parfois (enfin perso je n'adhère pas). Femme de caractère, elle a en réalité beaucoup de failles, que l'on va découvrir petit à petit et qui font d'elle un personnage plus profond qu'il n'y paraît, très dévoué aux autres et pas si tendre avec elle-même. Il y a aussi Brian, avocat survolté et meilleur ami de Jimmy, qui lui pour le coup me fait bien marrer ^^. Et naturellement Sean, un patient que Jimmy va prendre sous son aile et qui va littéralement entrer dans la famille.

La première saison surtout (mais pas que), s'attache aussi aux patients que Jimmy rencontre dans son cabinet. Alors qu'il cherche à reprendre pied dans sa vie, il va profondément vouloir aider ses patients. Ses méthodes peu conventionnelles heurtent Paul, plus académique et rationnel, qui voit tout de suite les dérives possibles, à se montrer trop proches de ses patients. Mais c'est une façon pour Jimmy, en aidant les autres, de s'aider lui-même.

Après une première saison un peu passable exception de ses derniers épisodes, j'ai trouvé que la série se bonifiait d'épisode en épisode. Je reste résolument plus attachée à son ton plus sérieux qu'à son humour, mais encore une fois je pense que le premier fonctionne bien parce qu'il y a le second. Shrinking n'est pas inoubliable, mais elle se regarde avec plaisir et mine de rien, on s'attache aux personnages.

Publicité
Tag(s) : #Séries occidentales
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :