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L'an dernier, j'avais fait les épisodes de séries en huis clos. Ma sœur m'avait suggéré de le faire avec les films, voilà qui est fait :).

 

Douze hommes en colère

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Un jeune homme est accusé d'avoir tué son père. Un groupe de 12 jurés doit alors statuer sur son cas : s'il est reconnu coupable, ce sera la peine de mort. Alors qu'ils doivent statuer à l'unanimité, 11 d'entre eux votent coupable, tandis que l'un d'eux vote non coupable. Il a des doutes concernant les preuves et il va alors tenter de convaincre un par un ses onze camarades...

Un classique du genre, évidemment. A tel point que nombre de séries télé policières/judiciaires notamment, lui rendent hommage forcément, au détour d'un épisode. L'essentiel du film se déroule dans cette pièce où les jurés doivent parvenir à un verdict. On s'intéresse peu aux personnages (qui n'ont d'ailleurs pas de nom, la majeure partie du film), tout l'intérêt c'est de voir le juré n°8 exposer son doute quant à la culpabilité de l'accusé, et de voir comment petit à petit il va amener ses camarades à le rejoindre de ce côté-là... Magistral.

 

Fenêtre sur cour

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Jeff Jeffries est un photographe qui a l'habitude de parcourir le monde pour ses reportages... Mais suite à un accident, le voici cloué chez lui en chaise roulante, avec une jambe dans le plâtre. Ses seules distractions sont les visites de Stella, son infirmière et de Lisa, sa petite amie qui malheureusement pour lui, voudrait bien l'épouser au plus vite... N'ayant rien de mieux à faire, Jeff passe ses journées à observer ses voisins d'en face et bientôt il commence à soupçonner l'un d'eux, Thorwald, d'avoir tué sa femme... Mais comment le prouver alors qu'il ne peut pas bouger de chez lui ?

Encore un classique, lui-aussi repris dans pas mal d'autres œuvres... Là encore, l'intérêt ne réside pas tant dans la conclusion que dans le déroulé et la façon dont les choses s'imbriquent... Il fallait le faire puisque non seulement le film se déroule dans une seule pièce, mais en plus notre protagoniste, cloué dans son fauteuil roulant, ne peut pas bouger !

 

Le Dîner de cons

Chaque mercredi, Pierre et ses amis font un « dîner de cons » : ils invitent un con (d'après eux) pour le faire parler et se moquer de lui. Pierre est aux anges : celui qu'il a dégoté est exceptionnel. Mais un tour de reins le force à annuler ce dîner, et le « con » se présente à sa porte...

Tiens donc, je n'ai jamais fait d'article sur ce film que j'adore ! Il faudra que j'y remédie... En même pas 1h30, ce film qui se déroule pratiquement totalement dans la même pièce, est un festival de répliques cultes, servies par des acteurs impeccables (à commencer par l'excellent Jacques Villeret). Même après l'avoir vu des dizaines de fois, je ris toujours autant !

 

La Corde

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Brandon et Philip sont deux étudiants qui ont un bel appartement à New York. Le film s'ouvre alors qu'ils tuent à l'aide d'une corde un de leur camarade, David. Suivant la théorie de leur professeur, Rupert Cadell, ils pensent que les êtres supérieurs ont le droit de tuer les êtres inférieurs, chose qu'ils ont donc mis en pratique. Si Philip a du mal à gérer ses émotions après le meurtre, Brandon reste très calme et comble du cynisme, il convie le soir-même son professeur, les parents et la petite amie de la victime ainsi qu'un autre camarade à un dîner chez eux, le corps étant toujours dans la pièce. Au cours du dîner, si Brandon reste toujours maître de lui-même, Philip est de plus en plus nerveux et petit à petit, alors que David reste tarde à venir -et pour cause !-, Rupert va commencer à soupçonner des choses...

Même un Hitchcock dit « mineur » reste toujours meilleur que la plupart des films ^^. Et je l'aime bien celui-là car il y a une vraie tension qui fonctionne (après tout, le corps et l'arme du crime se trouvent dans la pièce même dans laquelle se déroule toute l'action). Film dérangeant par le motif même du meurtre (tuer par jeu, pour prouver qu'on est un être supérieur alors que la victime elle, est inférieure) qui dénote face aux motifs plus habituels, La Corde est un film efficace, dont le suspens fonctionne bien que l'on sache dès le départ qui est l'assassin.

 

Panic room

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Meg est séparée de son mari depuis peu. Elle vient de s'installer avec sa fille Sarah dans une immense maison à New York. Celle-ci est équipée d'une panic room, une sorte de chambre de survie en cas d'attaque. Alors qu'elles passent leur première nuit dans la maison, trois cambrioleurs entrent par effraction... Meg et Sarah courent se réfugier à l'intérieur de la panic room. Malheureusement ce que sont venus chercher les voleurs se trouvent dans cette pièce... Les cambrioleurs vont alors s'armer de patience pour faire sortir Meg et Sarah, puisqu'eux ne peuvent rentrer...

Bien qu'il ne soit pas sans défauts, Panic room fonctionne grâce à un casting solide et une tension qui donne envie de savoir comment tout cela va se terminer. Le film se passe dans la maison (pas que dans la fameuse pièce), et le suspens fonctionne bien alors que l'on a d'un côté les cambrioleurs et de l'autre une mère et sa fille, dont on ne voit pas très bien comment elles pourraient s'en sortir...

 

Garde à vue

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Le corps d'une petite fille violée et étranglée a été retrouvé. Quelques semaines plus tard, le soir de la Saint Sylvestre, l'inspecteur Gallien reçoit pour un interrogatoire Martinaud, notaire, qui connaissait bien la fillette et est celui qui a trouvé son corps. Commence alors une longue nuit pour les deux hommes...

Face à face entre Lino Ventura, impeccable comme toujours et Michel Serrault, étonnant dans un rôle à contre-emploi, Garde à vue comme le nom l'indique, se passe dans une poste de police, alors que le premier cherche à faire craquer le second. Centré sur les deux personnages -et par là même, leurs interprètes-, le film n'est jamais ennuyeux alors pourtant qu'il y a peu de personnages et que le décor est réduit. Au contraire, il est intéressant de bout en bout jusqu'à sa fin, surprenante.

 

8 femmes

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Une grande maison isolée en pleine campagne... Un matin, le maître de maison est retrouvé mort dans sa chambre, un couteau planté dans le dos. Autour de lui, gravitaient 8 femmes... Isolées dans la maison par la neige, la fille aînée mène l'enquête à sa façon, dévoilant ainsi de sombres histoires, car comme il est dit : chacune ment, mais pour des raisons autres que le meurtre... Qui peut être la coupable ? Suzon, la fille chérie qui vient de rentrer à la maison pour les vacances, Gaby, la veuve, Augustine, la tante aigrie, la grand-mère infirme, Catherine, la plus jeune fille qui rêve d'être vue comme une grande, Pierrette, la soeur du défunt, Louise, la femme de chambre, ou bien plutôt Chanel, la cuisinière ?

J'ai toujours beaucoup aimé ce film, au casting réussi. Il y a un côté très théâtral dans la mise en scène et les répliques je trouve, et j'ai toujours trouvé que c'était un film avec une forte identité. Ces 8 femmes vont petit à petit révéler leur véritable nature, alors que leurs secrets sont dévoilés, et outre la fait de savoir qui a tué le père, on a envie de tout connaître d'elles...

 

Le Père Noël est une ordure

Le soir du réveillon, à la permanence de SOS détresse Amitié, les bénévoles voient leurs bureaux envahis par tout un tas de personnages perdus, fantasques, violents pour certains...

Je triche un peu car ce n'est pas un vrai huis clos, mais enfin la majeure partie de l'action se situe quand même dans un appartement... Et ma foi qu'il est drôle, ce film. J'ai beau l'avoir vu des dizaines de fois, je ne m'en lasse jamais. C'est un enchaînement de répliques bien trouvées, de situations toutes plus improbables les unes que les autres... Les comédiens se font plaisir et ça se sent. En base il s'agissait d'une pièce de théâtre (même si le scénario du film a été revu) et cela se sent, je trouve. Ils sont rares finalement, ces films où l'on ne peut pas choisir une seule scène ni une réplique que l'on préfère, tant tout est drôle.

 

Room

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Dans la chambre où vivent Joy et son fils Jack, il n’y a qu’une lucarne qui donne sur le ciel. Au-delà des murs de la chambre, pour Jack, c’est un « dehors » qu’il ne connaît que par la télé, et auquel il ne croit pas forcément. Enlevée il y a des années par Nick, Joy a donné naissance à Jack dans cette pièce qu’ils n’ont jamais quitté. Nick vient de temps à autres leur apporter de quoi se nourrir, et Joy protège et éduque son fils, malgré cette situation. Mais un jour, Jack a 5 ans. Etant devenu un grand, Joy décide de lui expliquer de quoi est fait le monde extérieur, et de faire en sorte que tous deux parviennent à s’échapper…

Je triche aussi car même si je n'ai pas revu le film depuis sa sortie (en même temps, il faut pouvoir...), j'ai souvenir que la seconde partie se déroule hors de la fameuse pièce. Mais dans mes souvenirs, la première partie est plus longue. C'est un film incroyable, d'une intensité folle, exacerbée évidemment par le sujet en tant que tel, et par cette vie dans cette minuscule pièce, qui représente tout l'univers connu de ce jeune enfant... Le huis clos est en cela, bien plus que le cadre du film. Poignant, sobre mais percutant, Room est de ces films que l'on n'oublie pas.

 

Le Crime de l'orient-express

Lien vers l'article et aussi, la version 2017

Hercule Poirot voyage à bord de l'Orient-Express, un célèbre train, dans lequel un meurtre a lieu une nuit au nez et à la barbe du détective. Ratchett, l'un des passagers est en effet retrouvé mort dans sa cabine, de plusieurs coups de couteau. Dans un train immobilisé, Poirot mène l'enquête sur les passagers d'origines et de milieux différents. Une enquête qui passe avant tout par la découverte de la véritable identité de Ratchett...

Ma foi je me souviens davantage du film de 1974, pour la bonne raison que je l'ai vu plus d'une fois, là où je n'ai vu l'adaptation de 2017 qu'une fois, au cinéma (ceci étant je l'avais apprécié donc à la rigueur, voyez les deux :) ).

Le film se passe dans le fameux train, où le célèbre Poirot devra résoudre un meurtre forcément commis par l'un des passagers. Sa conclusion étonnante fait tout le seul de cette histoire évidemment, mais c'est aussi cette enquête dans ce train dont personne ne peut s'échapper, qui est intéressante. Je suis fan des aventures de Poirot, mais le côté huis clos ajoute indéniablement à la qualité de l'histoire.

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Tag(s) : #Les TOP & bilans
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