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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:50

Articles sur les autres saisons ICI, ICI et ICI.

 

Ainsi s'achève une série discrète, méconnue peut-être même, mais tellement intéressante. 4 courtes saisons seulement, toutes aussi bonnes les unes que les autres, toutes aussi intenses. Une vraie maîtrise en terme d'écriture et d'évolution de personnages, et pratiquement un sans faute (pratiquement, parce que rien n'est jamais parfait de toute façon).

Cette saison, nous allons suivre la nouvelle vie de Daniel. Ayant accepté l'accord la saison d'avant, il est donc banni et loge dans une structure avec d'anciens détenus comme lui, qui essaient de s'adapter à la vie en liberté et qui partagent leurs expériences autour de réunions. Il a un petit boulot, et surtout, il va rencontrer une femme. Une femme charmante, intelligente, excentrique... Et c'est passionnant de voir Daniel s'attacher à elle mais en même temps avoir ses barrières, inévitables, qui feront que cette femme va le pousser à suivre une thérapie. Daniel, s'il veut vraiment vivre, doit s'autoriser à être heureux. Puisque lui-même à force, ne sait plus ce qu'il a fait ou non concernant sa culpabilité, il doit trouver le moyen de se pardonner et d'être heureux, et pour cela il doit évacuer ce qu'il a pu vivre en prison (les quelques scènes où il en parle devant son psy sont saisissantes...). C'est aussi intéressant de le voit avec ses camarades avec qui il loge, parce qu'il a du mal à s'intégrer au groupe. Il parle toujours peu, s'enthousiasme rarement, et du coup les autres lui reprochent un peu de ne pas assez s'intéresser. Mais sur ce point aussi, Daniel va évoluer tout au long de la saison.

A la maison, sa mère vit mal son départ. Parfois son attitude peut sembler ingrate, surtout envers son mari Ted, qui est un homme bon. Mais quand on pense à ce que cette femme a vécu en tant que mère, c'est compréhensible aussi... Elle a fait de la dépression, c'est tout. Et maintenant elle doit accepter l'idée que son fils, tout juste sorti de prison, va vivre sa vie loin d'elle, car il ne peut plus revenir. Un fils qui est peut-être adulte sur le papier, mais qu'elle n'a pas vu grandir auprès d'elle et pour lequel elle s'inquiète constamment. La discussion qu'elle va avoir avec lui, tout comme celle qu'elle aura avec son mari aussi, sont essentielles pour ce personnage, pour qu'elle puisse avancer. Et j'ai bien aimé aussi que la lumière soit mise, même pour un court moment, sur les sentiments de son mari Ted, qui jusque là n'avait pas eu beaucoup de place. Sur ce qu'il ressent, ce qu'il veut, ce à quoi il a droit, caché dans l'ombre de cette famille touchée par un drame depuis plus de 20 ans... Le personnage le méritait.

Amantha quant à elle, est moins haute en couleur cette saison, elle se cherche moins et est moins à la dérive qu'avant, on dirait. Elle n'a finalement qu'un moment avec Daniel, c'est vers la fin, quand ce dernier l'appelle et parle avec elle un moment. Cela m'a un peu manqué d'ailleurs, ces quelques scènes entre eux comme il y a pu en avoir par le passé dans la série...

On n'oublie pas Tawney, qui décidément me touche de moins en moins. Son côté passif, les questionnements qu'elle a m'agacent en fait. Peu importe à quel point elle est perdue, son mari Teddy, l'aime profondément et ce n'est pas juste pour lui. Son histoire avec son patient bougon m'a touché bien sûr, et Tawney est vraiment faite pour un métier dans lequel elle pourra s'occuper des autres, c'est certain. Mais en-dehors de cela, le personnage ne me touche plus vraiment, je la trouve bien trop passive... J'avais commencé à apprécier Teddy la saison passée par contre, et cela s'est confirmé cette saison. Le personnage est touchant dans ce qu'il accepte pour sauver son couple, la patience dont il s'arme... Et il m'a brisé le cœur dans cette scène où il décide une fois pour toute, à la place de Tawney, ce qu'il faut faire pour eux deux. Pour lui épargner de décider et d'être la méchante. C'était vraiment intense.

J'étais réellement persuadée que la série s'achèverait sans que l'on sache jamais si Daniel était finalement bien coupable ou non. Et à la limite, cela ne me gênait pas puisque cela n'a jamais vraiment été le propos central dans Rectify. Mais cette dernière saison revient sur le sujet, par le biais de l'ancien avocat de Daniel et du shérif, qui creusent cette affaire au regard des nouveaux éléments qu'ils ont trouvé. Les autorités tendent de plus en plus vers l'innocence de Daniel, mais bien sûr cela veut dire qu'il va falloir encore remuer cette histoire. Et j'avais peur que Daniel veuille avancer et ne veuille plus se défendre, pour ne justement pas tout remuer. J'ai donc été surprise quand il dit qu'il ne reculera pas, pour toutes les personnes qui l'ont soutenu depuis tout ce temps et qui croient en lui. Qu'il leur doit cela, parce que dans son sillon quand cette affaire a éclaté, il a emporté plein de monde avec lui. Je ne m'attendais pas à cela, et j'étais contente. Il m'aurait déplu que l'on s'acharne à prouver son innocence et que lui ne s'y intéresse pas, en quelque sorte.

Quoi qu'il en soit, la série se conclue de belle manière. J'aurais peut-être aimé une scène réunissant tout le monde, notamment pour voir Amantha et Daniel dans la même pièce, mais on ne peut pas tout avoir ^^. La fin est à l'image de la série : sobre, touchante.

Reste, comme j'ai pu le faire en parlant des saison passées, à saluer le talent des acteurs et en particulier celui d'Aden Young, remarquable comme toujours, et tout en subtilité. Rectify est une série que je recommande fortement, parce qu'elle ne peut laisser indifférent.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 22:41

Un film d'animation sorti en 2016.

Buster Moon possède un théâtre qui autrefois a eu son petit succès, mais qui maintenant est au bord de la faillite. Pour se sauver de la ruine, Buster décide d'organiser un concours de chant ouvert à tous. Mais suite à une erreur de sa secrétaire, les affiches promouvant ce concours annonce une récompense de 100 000 $, somme que bien sûr, Buster n'a pas.

Mais un tel prix attire une foule de monde et réveille chez certains des vocations enfouies...

Tous en scène est un film d'animation qui m'a plus plu que prévu ! Et j'aime bien quand c'est comme ça : quand je vais voir un film un peu « comme ça », avec dans l'idée de passer un bon moment, sans guère plus, et qu'au final je passe un très bon moment, parce que le film est plus que bon. C'est ce que l'on appelle une bonne surprise, et ça c'est cool !

Après le très sympathique « Comme des bêtes », nous sommes montés d'un cran ici en matière de film d'animation mettant en scène des animaux (sans atteindre à mes yeux le niveau d'un Zootopie, mais ce dernier était tellement réussi que bon, il est hors catégorie...).

Tous en scène parle d'un koala propriétaire d'un vieux théâtre, complètement aux abois et qui monte un concours de chant en faisant (suite à un malentendu) miroiter aux participants un premier prix exorbitant. Et qu'il n'a pas du tout les moyens d'honorer, évidemment. Le pauvre est en plus affublé d'une secrétaire volontaire mais maladroite (et ô combien hilarante ^^'). C'est ainsi que l'on se retrouve à voir défiler les candidats dans ce théâtre, sous les yeux de Buster Moon et de sa fameuse secrétaire, lui redonnant ainsi de la vie.

On baigne donc de bout en bout dans un univers musical, chantant, dansant, et coloré. Gai, quoi. Et cela fait un bien fou. Le tout avec beaucoup d'humour, et aussi de jolis passages quand même. Moi qui aime beaucoup la musique, j'étais ravie. Même si parfois en soi je n'étais pas fan des chansons car ce n'était pas forcément mon style (encore qu'il y a du choix), globalement les voix étaient vraiment bonnes, voire très bonnes, et cela donnait quelque chose de vraiment sympa (franchement « I'm still standing » était extra !). Cela vaudrait le coup de s'offrir la bande son, tiens ! Et puis j'ai un faible pour le moment des auditions au début, où l'on voit défiler toutes sortes de performances, certaines très bien mais d'autres improbables et/ou hilarantes (franchement ça doit durer 5 secondes, mais les araignées qui chantent Las Ketchup, je m'en remets pas ^^'!).

De manière générale, j'ai pas mal ri tout au long du film. Principalement grâce à Günther, l'un des participants du concours, qui est un cochon auquel Laurent Gerra prête sa voix dans la version française (et il s'amuse bien, on dirait, avec son accent allemand ^^') et grâce à la secrétaire farfelue de Buster Moon aussi. La scène où Rosita danse au milieu des rayons du supermarché était géniale aussi ! Il y en a pas mal comme cela, que ce soit des numéros musicaux ou autres, qui sont des scènes soit drôles soit jolies. Globalement le film réussit bien dans les deux tons. Je pense qu'il peut plaire aux enfants comme aux adultes qui plus est.

L'animation est des plus soignées. Les animaux sont tous très réussis (et bien trouvés, en fonction des caractères de leurs personnages) et pas seulement leur tête, leurs mouvements aussi. Il y a une vraie dynamique, et c'est tant mieux vu le propos du film, et certaines de ses scènes. Et puis c'est coloré, plein d'énergie. Franchement en sortant de le voir au cinéma, j'avais la pêche !

Chaque personnage vient participer à ce concours dans un but bien précis. La récompense bien sûr, pour certains, mais pas uniquement. Rosita veut s'échapper de son quotidien, entre une ribambelle d'enfants et un mari usé par son travail. Meena a une voix puissante mais sa timidité l'empêche d'en faire quelque chose. Johnny aussi, ne veut pas suivre les traces de son gangster de père et préfère chanter, etc etc... Tous, ils sont là avec leur propre objectif et ils vont se découvrir tout au long des répétitions finalement, découvrir de quoi ils sont réellement capables...

En fin de compte, Tous en scène n'est pas exceptionnel en soi, mais il est d'une efficacité redoutable. On rit, on chante, on tape du pied en rythme... On est pris dedans, en somme. Une suite a été annoncée, paraît-il... Et personnellement, l'idée me réjouit !

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 22:03

Une autobiographie de Jean-Paul Belmondo, sortie en 2016.

 

« Sur un fil, entre deux immeubles, de l’aile d’un avion au toit d’une voiture ou d’un métro, Jean-Paul Belmondo a pris tous les risques. Des années plus tard, il en rit encore, l’oeil brillant. Ces éclats de rire tonitruants, il s’en est toujours servi pour garder ses secrets : sa vie, ses rencontres, sa famille, ses amours, ses joies immenses et ses peines les plus grandes.

Jean-Paul Belmondo a aujourd’hui décidé de tout raconter. Son enfance marquée par la guerre, sa mère courage, l’atelier de son père, et ses premières amours.

Il nous entraîne dans les pas dilettantes de son service militaire en Algérie. Il nous invite aux comptoirs de la rue Saint-Benoît, pour y faire les quatre cents coups avec ses copains de toujours, Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Michel Beaune, Pierre Vernier, Charles Gérard. Jean-Paul Belmondo se raconte ici pour la première fois, nous livrant la certitude que, oui, mille vies valent mieux qu’une. »

 

Pour la première fois, ce grand acteur prend la plume pour parler de lui. De sa vie, depuis son enfance jusqu'à récemment. Et bien sûr de sa carrière aussi, en évoquant quelques films d'importance pour lui, que ce soit à titre personnel ou par leur succès. Il raconte, aussi bien les choses dont il n'est pas fier que celles qui l'ont rendu heureux. Ses grandes joies, comme ses peines.

Une des choses qui frappent le plus à la lecture de ce livre assez rapide à lire, c'est l'optimisme qui l'enveloppe. C'est-à-dire que Belmondo a vécu une vie incroyable et il en est pleinement conscient d'ailleurs, mais il a aussi connu des douleurs, des drames. Et pourtant il ne se plaint pas, répétant à plusieurs reprises qu'il a passé sa vie à s'amuser comme un petit fou, comme s'il n'avait jamais grandi. Il ne se pose pas non plus en exemple de force de vie et de caractère (alors que pourtant...), on a l'impression qu'il est simple en fait, et qu'il a traversé les quelques drames qui ont jalonné sa vie « comme ça », sans s'en vanter ni se plaindre. Rendu à l'âge qu'il a et avec les soucis de santé bien connus qu'il a eu, je trouve cela fort. Mais les drames sont évoqués seulement, il ne s'attarde ni sur son AVC ni sur la mort tragique d'une de ses filles, préférant plutôt parler de toutes les farces qu'il a pu faire ou des bons moments qu'il a pu vivre.

Et deuxième chose notable aussi, l'écriture. Parfois on a l'impression de l'entendre, car il y a un style « parlé » qui lui est quand même propre. Et d'autres fois c'est plus littéraire, avec des phrases marquantes, des réflexions générales pertinentes. Quoi qu'il en soit, la lecture est plaisante abordable.

Belmondo s'attarde beaucoup sur son enfance et sa vie de jeune adulte, alors qu'il cherchait à percer sur les planches. Bien sûr il va nous parler aussi de « L'Homme de Rio » et de tout un tas d'autres de ses films (et il y a de quoi faire, quand on regarde la filmographie !), mais une large part est consacrée à ses tribulations de jeune homme, avant qu'il ne perce réellement. Et à chaque fois, il nous parle de ses copains : Marielle, Rochefort et toute la clique, qui eux-aussi sont devenus de grands acteurs, mais aussi de réalisateurs et d'autres personnes qu'il a côtoyé et qui ont toujours fait partie de sa vie, donnant ainsi le sentiment de quelqu'un des plus fidèles en amitié.

Il s'agit donc d'une suite d'anecdotes à plusieurs moments de sa vie. Sans surprise, Belmondo est casse-cou depuis le plus jeune âge, il apprécie les belles femmes et la bonne chaire, et sans surprise toujours, il donne l'impression de quelqu'un de réellement sympathique. Ce qu'il est, je pense.

Concernant sa carrière, je n'ai pas appris grand chose, ayant vu ou au pire entendu parler, des films évoqués. Sur sa vie en revanche, j'en ai appris un peu plus. L'énergie étant communicative, j'ai pas mal souri en lisant certains passages où il faisait l'idiot.

Belmondo est un incontournable du cinéma français. Il n'y a jamais eu et il n'y aura probablement jamais d'acteur qui lui ressemble. Même si, comme il l'évoque lui-même, il avait du mal à se faire apprécier dans des rôles plus sérieux (alors que pourtant il était bon), il n'en reste pas moins qu'il a plusieurs cordes à son arc, même si la première image qui vient en tête, c'est celui de l'homme qui réalisait ses cascades avec brio. Entre tous les grands films qu'il a fait, difficile de choisir, mais ce qui est sûr c'est qu'en terminant ce livre, j'ai eu furieusement envie d'en revoir certains ^^ !

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 22:46

Hello les gens ! Cela fait longtemps ! Beaucoup de boulot ces derniers temps, donc je n'ai pas eu le temps d'écrire, et même, de regarder des choses. Mais enfin j'avais commencé 2-3 choses en janvier, donc j'ai tout de même un peu de matière pour causer ! Je lorgne aussi sur pas mal de dramas qui ont débuté il y a peu et qui m'intéressent bien, donc il y a de quoi faire, et je devrais maintenant avoir plus de temps pour me mettre à jour ^^. Pour le moment, voici ce que j'ai débuté depuis ce début d'année !

Séries :

Grimm, saison 6 :


Nous sommes dans la dernière saison (qui sera plus courte, si j'ai bien suivi) de Grimm. Une saison qui poursuit sur la bonne lignée des précédentes, avec du mystère, de l'action, du folklore, le tout bien dosé... A titre personnel, je regrette que l'on ne voit plus guère Trubel, que j'aimais beaucoup, mais bon c'est plus pour chipoter ^^'.
Franchement, j'espère bien que Grimm finira en apothéose, avec un final à la hauteur de ses ambitions. C'est toujours délicat, de finir une série, et j'espère que Grimm ne faillira pas à la tâche. Pour le moment, je suis à la moitié de la saison environ, et c'est toujours aussi chouette en tous cas, même si je trouve que ça ne sent pas du tout la fin de série, encore ^^'.

Les Enquêtes de Morse :


Après avoir vu Grantchester récemment, j'ai eu envie d'une autre série policière anglaise, avec de courtes saisons. Je me suis décidée pour celle-là, qui remplissait les critères ^^'.
Morse est un jeune inspecteur plutôt cultivé et perspicace, pris sous l'aile de son supérieur direct, dont on va suivre les enquêtes.
Je n'ai jamais vu la série « Inspecteur Morse », c'est donc sans point de comparaison que j'ai attaqué celle-ci, qui nous raconte les débuts de cet inspecteur que le public a pu suivre dans la première série des années 80. Le premier épisode (seul que j'ai vu pour le moment) m'a bien plu. Morse a l'air d'être un type intéressant et je suppose que l'on en saura un peu plus sur lui au fur et à mesure, et l'enquête était bien menée, avec ce charme typique que j'aime dans ces séries là. A voir sur la durée, mais je poursuis en tous cas.

Rectify, saison 4 :


Dernière saison aussi pour Rectify, cette excellente série si bien écrite. On suit Daniel dans sa nouvelle vie, son petit boulot, l'endroit où il réside avec d'autre ex-détenus... Et l'on suit aussi le reste de sa famille, notamment sa mère, qui doit se faire à son départ...
Que dire ? C'est toujours aussi bien : bien écrit, bien interprété... Rectify ne semble toujours pas décidée à nous dire si oui ou non, Daniel est bien coupable et cela ne m'étonnerait même pas que l'on ne le sache définitivement pas. Après tout quelle importance ? Pour le moment, Daniel doit trouver le moyen de vivre sa vie en interagissant avec les autres, lui qui a été seul dans le couloir de la mort durant 19 années et qui ignore tout de la vie en société... Et c'est passionnant.

Riverdale :


A Riverdale, tout le monde est choqué par la mort tragique de Jason Blossom, un lycéen. Veronica Lodge, une nouvelle élève arrive en ville après un scandale qui a touché sa famille. Tout de suite, elle va se lier d'amitié avec Betty et Archie, qui sont amis depuis toujours... Mais chacun se demande qui a pu tuer Jason Blossom...
Bon, mon résumé est un peu pourri mais grosso modo c'est une série pour ado typique avec la bande de potes qui se connaît bien puisqu'ils ont grandi ensemble dans la même petite ville, et la jeune fille qui vient « de la grande ville » et va pimenter un peu tout cela. Il y a pas mal de points communs avec Dawson en un sens (Veronica est un peu Jen, et Betty et Archie ressemblent un peu à Dawson et Joey)... Mais en plus il y a cette mort mystérieuse et vraiment intrigante, et ces secrets qui semblent hanter pas mal de personnages (secrets j'imagine, qui ne sont pas toujours en lien avec la mort de Jason). Je trouve cela accrocheur et après deux épisodes, je dois dire que j'ai vraiment envie de connaître la suite !

Supergirl, saison 2 :


J'ai tranquillement attaqué la saison 2, alors qu'elle a déjà quelques épisodes à son actif. La série essaie de se renouveler en changeant un peu la donne pour certains personnages (Cat, Kara, James...). Elle s'intéresse aussi à Alex, en ce début de saison. Il y a du bon et du moins bon en fin de compte, même si je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler. Et il y a aussi des éléments intrigants, comme l'introduction d'une nouvelle Luthor par exemple, et j'espère que ce pan là ne me décevra pas. Pour le moment, la série est égale à ce que l'on a connu l'an dernier, avec ses qualités et ses défauts, et elle a toujours ce côté sympathique quand même...

Teen wolf, saison 6 :


Encore une série qui s'achève cette année. Teen wolf n'a eu de cesse de s'améliorer d'année en année et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intrigue de cette ultime saison est vraiment excellente, je trouve ! C'est bien pensé, bien construit, et il y a beaucoup de belles scènes, très touchantes et/ou marquantes. Et bien sûr on touche de près à mon personnage favori, Stiles, alors ça ne peut que me ravir.
J'ai en même temps hâte de voir la suite, et pas envie que cela se termine ^^'...

Dramas :

Missing 9 :


Ra Bong Hee est la seule survivante du crash d'un avion à bord duquel se trouvaient plusieurs célébrités et les membres de leur staff.  En réalité, tous sont en vie mais bloqués sur une île, et ils doivent s'organiser pour survivre... Mais seule Ra Bong Hee réapparaît 4 mois plus tard, avec des souvenirs flous, ce qui explique qu'elle soit considérée comme la seule survivante. L'enquête commence alors, pour savoir ce qui est arrivé à ses compagnons...
Intrigant premier épisode (seul que j'ai vu pour le moment), je dois dire. Pour le moment on pose les bases seulement, comme tout premier épisode, mais je suis séduite par ce drama car ce n'est pas le genre d'histoire que j'ai l'habitude de voir sous ce format, et j'espère vraiment que ce sera quelque chose d'intense et de bien fait. Il est bien sûr trop tôt pour le dire, mais j'ai de grandes attentes... Nous verrons bien ce qu'il en est ^^.

Animes :

Spirit Pact :


Yo Keika, héritier ruiné d'une grande famille d'exorcistes, est poursuivi par la malchance depuis la mort de ses parents. Un jour, il rencontre Tanmoku Ki, un exorciste qui affronte un démon et suite à un accident, Keika meurt et devient un esprit. Commence alors un étrange partenariat avec Tanmoku...
J'aime bien les animes avec des exorcistes. Je ne suis pas toujours tombée sur des trucs bien mais globalement, j'aime bien et il y a eu plus de bonnes pioches au final ^^. Concernant Spirit pact je n'en suis encore qu'au début donc j'attends de voir mais j'aime bien le ton, plein d'humour, et en même temps avec quand même un vrai scénario derrière. J'accroche, pour le moment.

 

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Published by Marluuna - dans Blabla divers
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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 00:58

Une série télévisée créée par Cheo Hodari Coker, avec :

Mike Colter : Luke Cage

Simone Missick : Mercedes « Misty » Knight

Mahershala Ali : Cornell « Cottonmouth » Stokes

Alfre Woodard : Mariah Dillard

Theo Rossi : Hernan « Shades » Alvarez

Erik LaRay Harvey : Willis Stryker/Diamondback

Rosario Dawson : Claire Temple

 

Série en cours. Actuellement une saison diffusée.

 

Luke Cage a une forcé surhumaine, et il semble indestructible.

Il vit à Harlem, où il joue profil bas. Du moins jusqu'à ce qu'il décide d'utiliser ses capacités pour débarrasser Harlem du crime.

 

Après l'excellente Marvel's Daredevil, et la non moins réussie Marvel's Jessica Jones, nous parlons aujourd'hui de Luke Cage, un personnage introduit dans Jessica Jones justement. Il était secondaire, mais c'est ici en héros de sa propre série qu'on le retrouve, cet homme indestructible.

Autant dire que vu la qualité des deux séries citées ci-dessus, je ne me suis pas trop posée de questions : il était même évident que j'allais regarder celle-là aussi. C'est chose faite pour cette première saison, et c'est de cela donc, que l'on va causer.

L'ennui, et comme ça au moins il n'y aura pas trop de suspens, c'est que Luke Cage n'est pour moi, pas du niveau de ses petites sœurs. Je ne sais pas si ce n'était juste pas fait pour moi, si je suis passée à côté du truc ou si c'est juste moyen, mais le fait est que durant la première moitié de la saison, je me suis sérieusement demandée si j'allais poursuivre. J'ai dû voir les 5-6 premiers épisodes avec des semaines d'intervalles entre chacun, tant je n'étais pas emballée, et l'idée de lancer un nouvel épisode ne me transportait pas plus que cela. Sûrement d'ailleurs, que procéder de cette manière ne m'a pas aidée davantage à rentrer dans l'histoire, mais aussi, c'est parce que je n'accrochais pas, que j'avais ce rythme. C'est le serpent qui se mord la queue. La deuxième partie de la saison par contre, m'a davantage plu. Et du coup, je l'ai vu plus rapidement, avec moins d'écart entre les épisodes. Au final ce n'est pas dingue non plus, mais je veux noter quand même cette deuxième partie qui m'a plus convenue, déjà.

Le principal souci je pense, réside dans le héros. On est censé craindre pour ce type, mais comment avoir peur de ce qui peut potentiellement lui tomber dessus, alors que le type est à l'épreuve des balles et semble résister à tout ? Bon c'est plus nuancé que cela par la suite et sans parler de sa vie, Luke Cage risque quelque chose quand même, ne serait-ce que parce qu'il a un passé qu'il semble résolu à garder pour lui. Mais même sans parler de cet aspect, il n'est pas exactement sympathique. C'est quelqu'un de bien assurément, qui met son extraordinaire capacité au service de Harlem, cet endroit qu'il aime profondément, et des gens qui y vivent. Il veut que les choses changent et il s'y emploie par ses propres moyens. Il est donc dans le camp des « gentils », sans l'ombre d'un doute.

Mais là où j'aimais assez le personnage dans Jessica Jones, ici, alors qu'il est les 3 quarts du temps à l'écran, je n'ai pas accroché. Comme si une fois seul, le personnage perdait de son intérêt. Et donc comme je n'accrochais pas à lui, sa croisade aussi, me passait un peu au-dessus, si noble soit-elle... Le souci principalement, c'est que j'avais du mal à le trouver sympathique. Qu'il ne soit guère avenant n'est pas un souci, mais je n'avais rien pour m'attacher à lui, comme si le personnage était sans émotions, sans l'étincelle qui devait me faire dire « ah oui, je veux suivre ce gars là où qu'il aille ! ». Ca vient peut-être de l'acteur, encore que dans The Good wife (où il tenait un rôle récurrent), il ne me déplaisait pas. Je ne sais pas, mais je le trouvais fade, en un mot.

Je retrouve ce souci chez l'antagoniste, Cottonmouth. J'aime beaucoup l'acteur, que j'avais vu dans The 4400, et qui est très bon. Mais Cottonmouth, même s'il a de la classe et de l'allure, fait pâle figure quand même, quand on songe un instant aux antagonistes respectifs de Daredevil et de Jessica Jones. Je ne veux pas comparer les séries, mais quand même... Après il y d'autres opposants qui se dresseront en-travers du chemin de Luke Cage, et notamment Mariah Dillard, qui était plus sournoise et intéressante déjà, c'est vrai. Son personnage était assez bien construit et voir de quelle manière elle s'enfonce petit à petit, du mauvais côté et s'en trouve dépassée quelque part, était intéressant.

J'ai bien aimé Misty aussi, cette inspectrice forte tête, qui croit dur comme fer à l'utilité, la nécessité même, de son travail et qui le prend très à cœur. Et j'étais ravie du retour de Claire, vue dans les deux autres séries, et qui fait un bon duo avec Luke. La dynamique fonctionne vraiment bien, et je pense que cela fait partie des éléments qui m'ont plus fait apprécier la suite de la saison. Il faut dire que j'aime déjà bien Claire à la base, donc c'était plutôt cool de voir que ça fonctionnait très bien avec Luke.

Une des réussites de la série, c'est assurément son ambiance rétro. La réalisation est soignée, il n'y a pas de doute et l'ambiance, sombre, est riche. On est plongée complètement dans l'histoire par ce biais et sur ce point, la série n'a pas à rougir, bien au contraire.

Pour moi la série décolle en son milieu (je ne sais plus exactement à partir de quel épisode). A cause des soucis de personnages évoqués, mais aussi à cause de l'histoire, simplement. Il ne semblait pas y avoir de lien, de direction. On avait un thème (enfin plusieurs, la série est riche dans les sujets qu'elle aborde), mais c'est comme si à un moment tout cela prenait forme et devenait enfin intéressant, moins dispersé. Donc en soi c'est plutôt cool, mais c'est dommage qu'il faille attendre un moment pour que cela prenne un sens et décolle... Mais encore une fois, c'est peut-être moi qui suis passée à côté du propos. Quoi qu'il en soi cela ne m'empêchera pas de regarder la prochaine série, mais j'espère qu'elle me plaira davantage.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 23:43

1er février 2017, je me suis fait une virée express à Dijon, pour aller voir Renaud au Zénith en bonne compagnie (ma sœur, sa belle-mère et mon tonton). Je l'avais vu deux fois lors de la Tournée d'enfer, puis une troisième lors de la tournée Rouge-sang, qui avait suivi l'album du même nom. Et ces dernières années, Renaud avait replongé, laissant peu d'espoir pour un nouvel album, et encore moins pour une tournée. Ne restait plus qu'à écouter les anciens albums, en espérant secrètement, mais de moins en moins je l'avoue, un retour façon Boucan d'enfer en son temps...

Lorsque j'ai appris qu'un album, sobrement intitulé « Renaud » sortait en avril dernier, et qu'une grosse tournée suivait dans la foulée (plus une autobiographie aussi), je me suis jetée sur l'un et l'autre sans hésiter une seconde. C'était il y a pratiquement un an, c'est dire si l'attente fut longue ! Pour moi, c'était hors de question de ne pas aller voir mon chanteur favori sur scène une fois de plus, presque pour compenser toutes ces tournées manquées comme j'étais trop jeune, ou carrément pas encore née ! Je suis tombée dedans quand j'étais petite, à coups de cassettes entendues en boucle dans la voiture de mon parrain, et ça n'a jamais cessé, me faisant acquérir au fil des anniversaires et Noëls, la quasi totalité des CD du chanteur.

Bien sûr il y a beaucoup d'artistes aussi différents les uns que les autres, dont les textes me touchent ou me plaisent (en vrac Goldman, Bénabar, Brassens, pour ne citer que ceux-là par manque de temps et de place), mais Renaud a toujours été au-dessus pour moi, de loin. Des textes plein de verlan, d'argot, plein de révolte, d'humour, de tendresse, selon le cas... Des textes qui me parlent, alors même que la plupart des anecdotes ou des portraits dépeints n'ont rien à voir avec moi. Des titres cultes connus de tous, des autres seulement des fans, il y a finalement peu de chansons qui ne me plaisent pas, quand on fait le compte. Le dernier album m'avait plu aussi, avec des chansons encore une fois bien écrites et touchantes notamment (Héloïse est jolie comme tout, et Les Mots est une pépite). C'était la résurrection, le « Phénix », comme Renaud s'est autoproclamé et a appelé sa tournée. Celle à laquelle on ne croyait plus, sauf j'imagine, les irréductibles. Hors de question donc, de manquer cela. Et l'attente, longue, interminable, a commencé.

Mais on y est finalement arrivé, à ce 1er février ! Avec pour commencer, un détour par la boutique, où les t-shirt, badges et autres accessoires sont plutôt pas mal fait. Je vais opter pour un t-shirt plutôt neutre et un bracelet orné du phénix. Mais j'aurais pu prendre plus de choses, il y avait vraiment des trucs sympas :) !

Peu avant l'heure annoncée du concert, débute la première partie. Gauvain Sers, coup de cœur de Renaud que j'avais découvert en fin d'année dernière lors d'une émission télé consacrée au chanteur, m'était du coup un peu familier. Je connaissais 2-3 chansons, que j'ai pu fredonner. Pour une fois qu'une première partie est bien ! J'aime beaucoup la plume de Gauvain Sers. Ses chansons, dans lesquelles la filiation avec Renaud est évidente, sont bien construites, bien écrites. J'espère vraiment que cela ne s'arrêtera pas là pour lui, mais j'imagine que faire les premières partie de Renaud, c'est déjà quelque chose de fou pour lui !

Alors que Gauvain Sers se tenait sur le devant de la scène avec son acolyte devant un rideau, ce dernier tombe autour de 20h30 et laisse apparaître Renaud, qui ouvre le concert de Dijon avec Toujours debout, la chanson qui avait marqué son retour quelques mois plus tôt. Logique. J'aime bien ce titre. Il n'est pas le meilleur de Renaud ou le plus chiadé, mais il passe un message qui quelques mois plus tôt m'avait fait verser une larme à la première écoute (oui, moi je verse une larme facilement sur certains sujets, dont les chansons de Renaud) : Renaud était toujours en vie, bien vivant et n'en déplaise à ceux qui l'avaient enterré. Ce passage surtout, m'émeut beaucoup : « et pour ceux à qui j'ai manqué, vous les fidèles je reviens vous dire merci, vous m'avez manqué vous-aussi... ». Bah un peu ouais, qu'il nous a manqué !

La voix est ce qu'elle est, on n'est pas surpris si l'on a vu des émissions avec Renaud ces derniers temps, ou même pour ceux qui auront vu des vidéos d'autres concerts de la tournée. On n'a jamais trop été voir Renaud pour la voix, il le dit lui-même d'ailleurs, et là c'est vrai que ce n'est plus comme les précédentes tournées. Je pense donc que si on y va sans savoir ou pour découvrir ou accompagner quelqu'un, on sera déçu peut-être. Pour les autres, s'ils sont là, c'est qu'a priori ils ne s'arrêtent pas à cela. Et puis c'est quelque part assez joli, ce type qui revient du 36ème dessous, qui se tape une tournée de plus de 100 dates à son âge, qui fait un show de 2h30 bien tassées (rares sont ceux qui font de tels concerts)... qui donne tout, en somme. Et ça se sent. La voix va un peu mieux plus le concert avance, et elle va souvent mieux sur les anciennes chansons aussi, allez savoir... Renaud est généreux de son temps, et de son énergie, et il donne sans compter. Et j'ai trouvé cela vachement chouette. A moi, ça m'a suffi.

Un mot sur les décors qui défilaient derrière lui, et les lumières (jaunes et rouges principalement) que j'ai trouvé des plus réussis. Renaud a toujours eu des décors sympas pour ses concerts et cette tournée ne fait pas exception. Le phénix qui apparaît à la fin notamment, était superbe.

Grosse surprise, une bonne, sur la setlist. L'artiste a reconnu que les gens préféraient globalement les vieilles chansons (sans blague ^^), alors il n'a pas été avare en la matière. Bien sûr il y a eu quelque chansons du dernier album (J'ai embrassé un flic, Hyper Casher, Les mots, Héloïse, en plus du titre principal) et d'autres des années 90 et 2000 (Marchand de cailloux, La Médaille, Manhattan-Kaboul et j'en passe et des meilleures), mais on a eu droit à de vieux morceaux, comme Germaine, Marche à l'ombre, La Pêche à la ligne, Dans mon HLM... En plus des incontournables style En cloque, Mistral gagnant, Manu... Une setlist variée avec un bon fond de nostalgie, et un pot-pourri pour conclure... Comme si on avait balayé en ces 2h30 la discographie ma foi bien fournie du chanteur énervant. Encore que, comme rien n'est parfait et qu'on en veut toujours plus, j'aurais adoré entendre des pépites peu connues comme Mimi l'ennui, ou encore J'ai la vie qui m'pique les yeux, pour ne citer que ces deux-là... Mais comme il le dit lui-même là-aussi, à ce compte-là on tient toute la nuit, s'il faut toutes les jouer ^^ !

Et puis les musiciens étaient vraiment bons ! Et ça c'est important quand même, un peu. Ils proposaient des arrangements vraiment ingénieux qui donnaient un petit coup de neuf à certains titres, et c'était assez sympa !

Le public était vraiment top aussi, et ça c'est important. De toute façon, et ce n'est pas parce que j'en suis, Renaud a un public hors norme. Bien sûr j'ose espérer que dans tout concert de n'importe quel artiste, il y a des purs fans, des débuts et tout, des gens motivés à mort. Mais, même si je n'ai pas vu énormément de concerts comparés à des gens que je connais, pour moi Renaud a un public particulièrement fort. Il y a un vrai lien entre l'artiste et ce public constitué de gosses, de jeunes hommes et femmes, de quadras et d'autres qui n'ont pas loin de l'âge de Renaud ou équivalent, portant le bandana et le perfecto. Il rassemble des gens de différents âges et sans doute de différents milieux aussi. Des gens qui l'aiment et le lui ont montré ce soir là (et les autres soirs aussi je n'en doute pas) en chantant à tue-tête les morceaux, en remplaçant Axelle Red sur Manhattan-Kaboul (j'adore ce moment), en se mettant debout à la fin, et simplement, en ayant rempli au taquet le zénith. Et ça, c'est vraiment chouette.

Et entre des chansons des fois, il parle à ce public, de façon improvisée ou pas, cela se sent. Il est comme d'hab : cash, râleur, des fois amusant... Moins chaleureux peut-être, j'ai trouvé, que sur les autres concerts où j'ai pu le voir il y a quelques années, mais ce n'est plus le même homme non plus.

Alors bon, je n'ai plus exactement en tête la setlist, et surtout son ordre. Ce n'est donc pas un rapport complet du concert façon journalistique, mais en même temps ce n'était pas mon but. Je voulais juste partager mes impressions le plus objectivement possible (si si, j'vous jure) sur cette soirée. Et sinon, je suis preneuse d'un nouvel album et d'une prochaine tournée (ouais, j'en redemande sans même le laisser souffler, j'suis comme ça). Le truc avec Renaud c'est que quand il disparaît (et pour de mauvaises raisons, les dernières fois), il manque vraiment. Donc moi je dis : faut plus qu'il s'en aille. Hop, affaire résolue.

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 14:44

Un film réalisé par David Yates, avec :

Eddie Redmayne : Norbert Dragonneau

Katherine Waterston : Porpentina « Tina » Goldstein

Dan Fogler : Jacob Kowalski

Alison Sudol : Queenie Goldstein

Colin Farrell : Percival Graves

Ezra Miller : Croyance Bellebosse

Samantha Morton : Mary Lou Bellebosse

(2016)

 

1926, Etats-Unis, New-York.

Gellert Grindenwald, un mage noir redouté, a disparu depuis deux ans. Une scission s'opère entre les sorciers qui pensent que les moldus devraient connaître l'existence du monde de la magie, et ceux qui pensent le contraire.

En ces temps troublés, Norbert Dragonneau, sorcier britannique, arrive sur le sol américain avec une valise un peu spéciale contenant tout un monde dans lequel il recueille et soigne des créatures magiques. Malheureusement, certaines s'échappent et sèment la pagaille...

Les Animaux fantastiques, dont J.K. Rowling a écrit le scénario, est dans la continuité de l'univers de Harry Potter. Cela se passe des décennies plus tôt, mais ce n'est pas pour autant une préquelle : il s'agit d'une autre histoire, toujours dans ce même univers de la sorcellerie, et cette fois en Amérique. Par contre, sont présents des personnages évoqués à certains moments dans la saga Harry Potter, à commencer par le personnage principal lui-même, Norbert Dragonneau, ou encore Gellert Grindelwald par exemple. Mais une personne n'ayant absolument pas connaissance de l'univers de Harry Potter peut, je pense, voir ce film sans être perdue.

Et je dois dire que cela fait bien plaisir, de retrouver cet univers si riche et créatif. Que cela passe par des sorts que l'on reconnaît, des éléments que l'on a déjà vu (les plumes qui écrivent toutes seules dans les bureaux, pour ce qui me revient à l'esprit là tout de suite), et j'en passe... C'est un univers qui nous est familier, quand on a vu les 8 films de la saga et/ou lu les livres, et honnêtement je pensais bien que cela me ferait plaisir de retomber dedans, mais je n'imaginais pas autant ! C'était assez nostalgique en même temps, comme sentiment, et c'était vraiment cool.

Un gros bon point tout de suite pour le protagoniste lui-même, Norbert Dragonneau, qui m'a beaucoup plu d'emblée. Sa réserve, sa timidité et sa bonté envers toute vie en général, font de lui quelqu'un de bien, humainement parlant. Il est un peu maladroit mais il a un grand cœur et son désir de préserver les espèces qu'il garde dans son endroit secret et dont il s'occupe avec beaucoup de soin, cela me parle. C'est avec ce film que j'ai découvert Eddie Redmayne, que je ne connaissais que de nom jusque là, et dont j'ai aimé la prestation pleine de sensibilité et très charismatique. Cela m'a donné envie de me pencher sur la carrière de cet acteur, ce que j'ai d'ailleurs commencé à faire, puisque je vous parlais il y a peu de « The Theory of everything » ^^.

J'ai un peu moins accroché à Tina je dois dire, avec qui il va bon gré mal gré former une équipe. L'actrice n'est pas en cause, c'est vraiment le personnage, finalement très froid, qui ne m'a pas trop parlé. Cependant la fin du film me laisse espérer que cela sera différent dans le second volet... Je l'espère en tous cas. Contre toute attente, j'ai mieux aimé sa sœur Queenie, qui sur le papier n'est pourtant pas mon style de personnage. Jolie blonde charmeuse et charmante, elle en a plus dans la cervelle que ce que l'on pourrait penser au premier abord. Elle n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver sa sœur et elle est vraiment utile, et attachante. Et puis sa petite romance avec Jacob, le moldu de la bande qui est mêlé à tout cela par le fruit du hasard, était touchante.

Je l'ai vraiment bien aimé, Jacob. Cet aspirant boulanger qui n'a pas les fonds pour son commencer son commerce et qui rencontre Norbert par hasard, va vivre une grande aventure. Et la dynamique entre lui, bon vivant et très chaleureux, et Norbert, pas très sociable et causant, est à mon avis l'un des bons points du film. Leur duo est une réussite, et voir Jacob s'extasier comme un enfant lorsque Norbert lui fait découvrir ses créatures et l'environnement dans lequel il les garde précieusement, restera une des scènes les plus féeriques, pour moi.

5 films sont annoncés au total. Et l'on sent bien que celui-ci est une introduction. Il y a l'intrigue de base (cf le synopsis) et une autre que je n'évoquerai pas pour ne pas gâcher le plaisir, mais qui sera probablement au centre du film suivant, et qui sera plus palpitante. Ce film-là est surtout un émerveillement sur ce qu'accomplit Norbert, et il y a de la noirceur aussi, surtout à la fin (au passage et sans en dire plus, les personnages de Colin Farell et Ezra Miller, tous deux excellents, sont particulièrement intéressants). Mais en tous cas si les enjeux, on le sent, ne sont pas si vibrants qu'ils le seront sûrement dans les films suivants, cela ne m'a pas empêché d'apprécier ce premier volet. Beaucoup, même. Pour les personnages, pour l'univers en tant que tel bien sûr, pour la découverte de plein de créatures, et pour ce côté un peu plus sombre, ce volet avec les sorciers qui souhaitent affirmer leur domination en révélant aux humains l'existence du monde de la magie...

Le début du film est un peu long à se mettre en place, mais une fois l'introduction passée, j'ai vraiment pris plaisir à le regarder de bout en bout. J'avais 10 ans, et comme Jacob, je m'extasiais de tout ce que je voyais à l'écran. Il n'y en a pas énormément, des films qui provoquent cela, et je trouve ça vraiment chouette. Alors bien sûr, je serai là pour le second volet !

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 22:30

Un dessin animé des studios Disney.

(2016)

 

Maui, demi-dieu du vent et de la mer, vole le cœur de Te Fiti, grâce auquel elle créait la vie. Dès lors, le chaos s'empare de la Terre, après que Maui ait perdu son hameçon magique qui lui permet de changer d'apparence, contre Te Ka.

Un millénaire plus tard, Vaiana, alors enfant, est choisie par l'océan pour restituer son cœur à Te Fiti. Au grand désespoir de son père, chef du village et qui veut qu'elle lui succède, Vaiana a toujours été attirée par l'océan. Elle décide alors de retrouver Maui et de l'aider à rendre son cœur à Te Fiti...

 

Vaiana, la légende du bout du monde, est un dessin animé que j'ai vu durant les vacances de Noël, et que j'ai beaucoup aimé, à vrai dire. Il est très joli (sur le fond et la forme), il est drôle, et efficace. Je n'ai pas vu le temps passer tant il se passe toujours quelque chose, finalement. Dans ces dernières années (jusqu'à très récemment), il y en a eu d'autres que je lui préfère, mais cela n'enlève rien à la qualité ni à mon appréciation de celui-là.

Premier point appréciable, d'ailleurs : Vaiana elle-même, le personnage principal. C'est une jeune fille qui vit sur une île de rêve mais qui désire plus que tout voir ce que l'océan a à offrir, en dépit de ce que pense son père, qui refuse catégoriquement qu'elle s'en approche. Elle est optimiste, courageuse, un peu inconsciente aussi, et c'est foncièrement une bonne personne, surtout. Contrairement à d'autres héroïnes, ici point de prince charmant : ce n'est pas l'objet de la quête de Vaiana et même en toile de fond, il n'y a aucune romance, ce qui change, ma foi. Tout ce qu'elle veut, en tant que future chef de son village, c'est assurer la prospérité des siens (dont les ressources s'épuisent), et c'est pourquoi elle s'aventure dans cette quête : trouver le demi-dieu Maui et l'aider à rendre le cœur de Te Fiti qu'il a volé 1000 ans plus tôt (on en apprendra la véritable raison en cours de route). J'aime bien Vaiana parce qu'elle est énergique, piquante, et elle ne s'en laisse pas compter.

Elle forme comme attendu, un duo improbable avec Maui, qui n'a pas l'intention dans un premier temps, de l'aider dans sa quête. Comme on s'y attend aussi, il changera progressivement d'avis et ils vont former une super équipe, puisque lui est bien sûr très fort, et il a ce que Vaiana n'a pas aussi : il sait naviguer. Il cabotine pas mal, Maui, mais c'est une bonne personne aussi. Les autres personnages secondaires le sont vraiment : ils ne sont pas inintéressants (le père de Vaiana, sa grand-mère, entre autres), mais le duo principal est quand même très présent.

Le dessin animé est drôle, bien sûr. On y retrouve la fameuse bestiole rigolote (ici un poulet avec une case en moins) qui suit les personnages de bout en bout et que l'on croise dans tout bon Disney qui se respecte, et puis Maui en lui-même, m'a fait rire. Il parle fort mais au fond il a bon cœur, et ses tatouages qui bougent, produisent un effet comique assez original je trouve. Le running gag avec l'océan qui renvoie immanquablement Vaiana sur le bateau dès que Maui la balance par-dessus bord, était comique aussi ^^ ! De toute façon il m'en faut peu, je suis bon public, je le sais ^^'.

Et puis c'est joli, aussi. Par exemple, j'ai particulièrement aimé la relation entre Vaiana et sa grand-mère, qui elle, l'encourage à écouter l'appel de l'océan. Cela m'a rappelé d'un certain point de vue, Pocahontas et Grand-mère Feuillage, j'ai trouvé ^^. Les moments de sincérité de Maui sont touchants aussi, sans parler de la fin, que j'ai particulièrement apprécié.

Pour la forme, le film ne déçoit absolument pas. Les paysages sont grandioses, qu'il s'agisse de la verdure ou des effets de l'eau. Je pourrai lister un moment tout ce que j'ai aimé : la bouille de Vaiana enfant, les nuits quand Vaiana et Maui naviguent, toute la fin avec Te Fiti... C'était vraiment particulièrement joli et ensoleillé. Et tout le folklore en provenance de la Polynésie ajoute un charme supplémentaire. Les chansons m'ont plu également, deux d'entre elles en particulier : celle sur les explorateurs, et celle que Vaiana chante sur son désir de naviguer. Bref, l'emballage est chouette aussi, vous l'aurez compris ^^.

Et puis Vaiana nous parle tout simplement de l'importance de la famille et aussi de savoir qui l'on est et d'où l'on vient (la séquence sur l'origine du peuple de Vaiana était vachement bien aussi). Des valeurs déjà vues dans d'autres films du studio sont ainsi à l'honneur : le courage, la volonté, la bienveillance... Le tout sur fond d'aventure et de mythologie. Des « bons sentiments », comme on dit, mais cela fait du bien, de temps à autres.

Pourtant sorti autour de Noël, Vaiana nous met du soleil dans la tête, et on en ressort plein d'énergie et d'enthousiasme, en fredonnant les chansons entendues tout le long. Encore une réussite pour le studio aux grandes oreilles :).

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 22:53

Le Crime de l'Orient-Express est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1934.

 

Hercule Poirot s'apprête à faire du tourisme à Istanbul, quand on le rappelle à Londres pour une affaire. Il prend alors l'Orient-Express, train dans lequel il retrouve M. Bouc, l'un de ses amis qui est un des directeurs de la compagnie.

Une nuit, M. Ratchett, l'un des passagers, est assassiné sauvagement dans sa cabine, lardé de plusieurs coups de couteau. Le docteur du train, Constantine, s'étonne des blessures qu'a reçu la victime et qui dénotent à la fois de la force et de la faiblesse. Comme s'il y avait deux personnes, qui avaient frappé Ratchett.

Rapidement, Poirot découvre la véritable identité de Ratchett : Casetti, un gangster qui avait enlevé et tué Daisy Armstrong, une fillette. Une affaire qui avait fait beaucoup de bruit et causé la mort de sa mère, le suicide de son père et d'une servante. Poirot commence alors, avec M. Bouc et le docteur Constantine, l'interrogatoire des différents passagers de l'Orient-Express...

 

Je poursuis tranquillement mes (re)lectures des romans d'Agatha Christie. Il y a du choix, ce n'est rien de le dire, alors dans l'absolu, j'en ai pour un moment ^^. Et j'ai envie de voir les adaptations maintenant (films et/ou séries), alors je ne suis pas arrivée au bout ! ^^. D'autant que j'ai appris récemment qu'une nouvelle version du film tiré de ce roman, de et avec Kenneth Branagh (et plein d'autres gens bien au casting), allait voir le jour prochainement ! Ca fait envie, et je vais garder un œil là-dessus ! Mais bref, parlons du livre, pour l'heure.

Le Crime de l'orient-express est sans doute l'un des plus connus et appréciés, et c'est vrai qu'il est excellent ! Je me suis replongée dedans avec bonheur, de bout en bout jusqu'à cette fin surprenante (on la sent venir au bout d'un moment, mais c'est tellement bien fait). L'explication même, fait tout le sel du roman. Plus que dans d'autres encore, parce qu'il y a quelque chose d'assez émouvant dans la résolution de cette énigme, dans l'explication certes, mais aussi dans les actes de Poirot... Outre le simple fait qu'il est mis fin à notre suspens puisque tout nous est dévoilé de fond en comble, j'ai trouvé l'histoire des personnages attachante d'un certain point de vue, et cela m'a marqué. Cela vaudrait le coup de le lire une seconde fois, d'affilée, tant qu'on a tout bien en tête, pour justement avoir cette seconde lecture maintenant que l'on connaît le fin mot ^^ ! Bref, j'ai adoré ^^'.

Déjà, c'est pratiquement un huis-clos complet : à part les premières pages du livre, toute l'action se passe dans le train, et même, dans un wagon déterminé. Et j'aime bien les huis-clos, cela ajoute du piquant aux enquêtes policières je trouve, quand c'est bien fait (ce qui est le cas ici). Bloqués par la neige, les passagers ne peuvent en effet sortir du train, et donc le coupable s'y trouve également. En attendant l'arrivée de la police locale, c'est donc Hercule Poirot qui va mener l'enquête, assisté de M. Bouc, un des directeurs de la compagnie et ami du détective, et du médecin du train, le Docteur Constantine. Le détective partagera avec eux ses réflexions et découvertes, tandis que ses deux acolytes seront présents lors des interrogatoires des différents passagers (le Docteur apporte également son expertise médicale bienvenue, quant aux blessures de la victime). Mais c'est bien sûr Poirot qui va démêler toute l'histoire, avec rien d'autre que son œil exercé et sa logique.

Car dans ce train, ils n'ont pas de contact avec l'extérieur. Autrement dit, impossible de vérifier les identités des suspects, leurs antécédents, ni quoi que ce soit d'autre. Poirot doit donc déduire les choses, à partir des indices qu'il trouve (et encore, certains indices semblent avoir été posés là juste pour brouiller les pistes).

La première difficulté, c'est que les blessures de Ratchett, la victime, indiquent clairement deux assassins, un homme et une femme, probablement. Et comme toujours, reviennent les mêmes questions : qui l'aurait tué, et pour quelle raison ? Il apparaît assez vite, le « pourquoi ». Ratchett, sa véritable identité et son passé, sautent rapidement aux yeux du détective belge, et ainsi, le motif semble tout trouvé. Ratchett ou plutôt Casetti de son vrai nom, était un ravisseur d'enfants et l'une d'elle, la petite Daisy Armstrong, fut tuée après son enlèvement (cette histoire est inspirée d'un fait réel). Et Ratchett s'en tira, malgré tout. On imagine donc aisément le « pourquoi », il semble évident qu'il ait un lien plus ou moins étroit avec cette sombre histoire. Le « qui » bien sûr, demeure un mystère jusqu'au bout, tandis que le « comment » nous est expliqué par bribes, progressivement, entre les éléments que Poirot découvre et les témoignages des passagers du train...

Ces passagers sont assez hauts en couleurs, entre la vieille américaine qui ne jure que par sa fille, la jeune femme froide et détachée, le vieux colonel de retour des Indes, etc... Ils sont de nationalités et de classes différentes. Des anglais, des italiens, des américains, des militaires, des nobles, des valets et bonnes, et j'en passe... Ce petit monde réuni dans ce train donne un étrange assemblage, des plus intrigants ! Poirot lui-même le constate dès le début, d'ailleurs, avant même que le crime ne se soit produit, si ma mémoire est bonne.

J'ai été passionnée par ce roman, que j'avais du mal à lâcher le soir ^^'. Le fait que Poirot ne puisse pas envoyer de télégramme ou obtenir des renseignements de l'extérieur constitue un élément qui m'a particulièrement plu dans la progression de l'enquête, qui du coup ne se fait qu'à base de témoignages (qui sont décortiqués dans tous les sens) et d'indices. C'est vraiment une bonne histoire.

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 21:45

Un film réalisé par Danièle Thompson, avec :

Guillaume Canet : Émile Zola

Guillaume Gallienne : Paul Cézanne

Alice Pol : Alexandrine Zola

Pierre Yvon : Baptistin

Déborah François : Hortense Fiquet

(2016)

 

Un jour à l'école, Paul vient au secours d'Emile, malmené par des camarades de classe qui se moquent de ses origines italiennes.

Depuis, même une fois adultes, Paul Cézanne et Emile Zola, l'un qui se rêve peinte et l'autre écrivain, n'ont jamais cessé d'être amis. L'un est resté à Aix-en-Provence, l'autre est monté à Paris, mais ils sont toujours en relation...

 

J'ignorais que Zola et Cézanne avaient été amis, et en fait je l'ai appris en m'intéressant au film. Et de grands amis même. Apparemment une brouille aurait eu lieu entre eux au moment où Zola a écrit « L'Oeuvre », un roman mettant en scène un peintre raté et dans lequel Cézanne se serait reconnu, ce qui ne lui aurait pas plu. La « légende » veut qu'ils ne se soient plus revus ni écrits après cet épisode et ce jusqu'à la mort de Zola, qui partit le premier. Mais depuis quelque temps, cette thèse est remise en cause : cette fameuse brouille n'aurait en fait jamais eu lieu. Quoi qu'il en soit, le film prend le parti d'évoquer justement cette dispute qui mis fin à leur relation. C'est même là que démarre le film : Cézanne rend visite à Zola et critique son roman, l'accusant de le mettre en scène dedans, lui ainsi que certains moments de leurs vies. Le film revient régulièrement à ces moments où ils s'expliquent, mais entre-temps il nous raconte leur enfance, de leur rencontre à tous leurs moments passés ensemble, de leur adolescence à Paris, où ils côtoient d'autres artistes, jusqu'à après, quand Zola devient le grand auteur que l'on sait, reconnu et estimé de tous, tandis que Cézanne ne parvient jamais vraiment à percer (du moins, de son vivant), son mauvais caractère lui fermant beaucoup de portes.

Sur le papier, c'était tout de même plus qu'alléchant. Même si je montre plus d'intérêt pour Zola que pour Cézanne en soi, un film traitant de ces deux grandes figures, chacune dans leur domaine, était prometteur. Avec par-dessus tout cela une belle amitié avec ses hauts et ses bas... Guillaume Canet d'un côté, Guillaume Gallienne de l'autre, cerise sur le gâteau... J'étais conquise avant même d'avoir lancé le film, pour un peu ! Et je me suis ennuyée ferme. En un mot déception.

Déception parce qu'il y avait toute la matière pour un grand film, et que ce n'est même pas un bon film, à mes yeux. Pour une raison principalement. Deux, en fait. La première : tout film qui se respecte doit avoir un scénario. Je veux dire par là un début, une fin, et 2-3 qui se passent entre les deux. Pas forcément en terme d'action, je m'en moque pas mal, mais il doit se passer quelque chose, au moins. Et là, on n'a pas de but en soi. Alors si, on peut me dire que le but est de parler de ces deux grands hommes, de leur amitié, d'accord. Mais l'ennui c'est qu'on ne semble pas avoir de point à atteindre et donc, on a l'impression d'un enchaînement de scènes, mais qui pourrait continuer ainsi des heures durant puisqu'il ne semble pas y avoir de fin programmée, de but à tout ceci. Impression renforcée par mon point n° 2 : pendant tout le film, nombreuses sont les discussions entre Cézanne et Zola, à différents moments de leurs vies. Et on a l'impression d'assister sans cesse à la même discussion (ou dispute, peu importe). Mêmes reproches, mêmes réparties, même ton... C'est la même conversation encore et encore (et encore). Alors les 2-3 premières fois bien sûr j'étais à fond (d'autant que Cézanne ne mâche pas ses mots), mais après plus d'1h30 de film, je me lassais... Cela ne semblait pas avoir de fin.

Autre problème aussi, on dirait que même les acteurs s'en sont rendus compte. Les deux Guillaume sont des acteurs talentueux que j'apprécie en temps normal, mais Cézanne et moi ne restera pas parmi leurs meilleures performances, à mon sens. Gallienne cabotine pas mal et son accent du sud n'est quand même pas très naturel (même s'il a ses moments de grâce, notamment ceux où son personnage lit des passages de L'Oeuvre à Zola pour étayer ses accusations (oui, cet homme lit merveilleusement bien, je trouve)). Et Canet est quand même très... ou pas assez consistant. Comme s'il manquait de conviction, un peu. C'est quand même couillon, quand on sait combien l'un et l'autre peuvent être bons par ailleurs. Reste Laurent Stocker, furtive apparition sur la toute fin du film, que j'ai pris plaisir à avoir car il m'est très sympathique, ce monsieur (son rôle dans Ensemble c'est tout m'a marqué ^^). Restent aussi, de beaux paysages, de belles images.

Il y a aussi des choses intéressantes (et justes, je pense), à propos de la vie de l'un et de l'autre. Comment se construisent (ou pas, justement) leurs « carrières », et puis l'évocation vers la fin du film, de l'épisode « Dreyfus » pour Zola par exemple, qui m'a toujours passionnée. Mais malheureusement cela ne suffit pas à contrebalancer toutes les choses bancales, à mes yeux. Et c'est dommage, car je ne demandais qu'à aimer ce film au départ. Tant pis pour moi.

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