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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 00:53

Lee Min Ho : Heo Joon Jae

Jun Ji Hyun : Shim Cheong

Lee Hee Jun : Jo Nam Du

Shin : Tae Oh

Shin Hye Sun : Cha Si Ah

Choi Jung Wu : Heo Il Jung

Na Yung Hee : Mo Yu Ran

Lee Ji Hoon : Heo Chi Hyun

 

20 épisodes

2016

 

14/20

 

Shim Cheong est une sirène qui rencontre Heo Joon Jae, un escroc. Il ressemble fortement à un noble de la dynastie Joseon, que Shim Cheong aimait.

Elle va finir par vivre sous son toit, où il habitait déjà avec ses deux associés.

 

The Legend of the blue sea partait d'une idée un peu fantasque, à savoir raconter l'histoire d'amour entre un escroc et une sirène (en sachant qu'en plus, ils sont liés par leur passé, eux et bien des personnages secondaires de l'histoire). Je ne cours pas nécessairement après les dramas de ce style à la base, mais il faut avouer que ces dernières années, certains dramas avec une dose de fantastique se sont révélés excellents. Et notamment, My Love from the Stars, qui racontait la romance entre une actrice célèbre et un alien. Ce drama là était très réussi, et du coup The Legend of the blue sea nous proposait un nouveau drama qui rassemblait la même scénariste, ainsi que la même actrice principale : Jun Ji Hyun. C'est sans doute pour cela que j'ai voulu le voir notamment : je me disais que même si en soi le synopsis ne m'attirait pas forcément, peut-être que cela ferait comme My Love from the stars, et que ce serait bon.

Force est d'avouer que même si la romance est jolie, même s'il y a de bonnes histoires annexes, Legend of the blue sea est un drama que je rangerai dans la catégorie des « pas mal, sans plus », au final. 20 épisodes, c'était un peu trop long à mon goût. Je pense que le format 16 épisodes aurait été bien suffisant, car on sentait des passages entiers peu utiles en l'état.

En fait, ce n'est pas un mauvais drama. C'est juste que le scénario est finalement assez faible, et pas assez marquant ou pas assez solide plutôt, pour garder un intérêt permanent. Surtout sur 20 épisodes. Je pense que, plus condensé, le scénario y aurait sûrement gagné.

Mais il y a de bonnes choses, et on va les lister d'ailleurs. Il y a cette histoire avec la famille de Joon Jae (d'un côté sa belle-mère et ses manigances, et de l'autre sa vraie mère, qu'il recherche et qui n'est pas si loin de lui), qui a mis du temps à décoller, mais qui notamment sur la fin, était intéressante. Il y a cette chouette histoire, discrète mais mignonne, entre Cha Si Ah et Tae Oh, que l'on n'attend pas au début, mais qu'il est plaisant de suivre par petites touches ensuite ^^. J'ai bien aimé aussi Jo Nam Du, avec qui Joon Jae travaille et habite, et surtout à partir du moment où il découvre le secret de la sirène et qu'elle lui efface la mémoire... Son personnage est devenu bien plus intéressant à compter de ce moment.

Et puis il y a Lee Min Ho et Jun Hi Hyun, qui incarnent respectivement Joon Jae et Shim Cheong, et qui sont tous deux de bons acteurs. Elle surtout, rayonne. Elle est à la fois tellement drôle et tellement charmante, notamment dans les premiers épisodes, quand elle découvre petit à petit le monde moderne... Elle prend vraiment toute la lumière, tant son jeu est à la fois subtil et expressif. Lui, il joue un personnage un peu moins fantasque en soi, mais il le fait bien. Il réussit à être touchant lorsqu'il le faut, et c'est vrai que l'histoire de ce couple regorge de moments qui font sourire bêtement et/ou gagatiser, il faut bien le dire ^^.

Mais c'est vrai que, si mignon que cela soit, le scénario à côté de cela, n'était pas assez étoffé pour que le drama passe du « pas mal, sans plus » à « bon ». Pourtant il y en avait, des histoires et des personnages secondaires, quand on y regarde de plus près ! Peut-être trop ? Je ne sais pas vraiment... Ce n'est pas comme si je pouvais dire froidement « tel ou tel point sont mauvais, donc le drama n'est pas bon »... Il n'est pas mauvais, c'est juste qu'il manque le « je ne sais quoi » qui fait que la magie opère. Ce n'est pas quantifiable, et ce n'est même pas forcément objectif, en plus.

Même si il y a des arguments objectifs pour étayer mon point de vue aussi bien sûr (et heureusement). Déjà, et peu importe le fait que j'apprécie Lee Min Ho, son personnage n'est pas très énervé, selon moi. Et curieux de rien. C'est-à-dire que grosso modo, le gars découvre que la nana qu'il a invité à vivre sous son toit est une sirène et il n'est guère plus choqué que si on lui avait dit « bah tiens, il s'est mis à pleuvoir ! ». Je veux dire, autant elle, elle est curieuse du monde « des humains », elle s'émerveille de tout... Autant lui, il ne sait même pas d'où elle vient ni comment c'est chez elle, et on dirait que peu lui importe. Même chose quand il retrouve sa mère finalement, il ne lui pose pas les questions qu'il aurait été légitime de lui poser. Enfin je pense. Et c'est con parce que le personnage n'est pas bête, il a de l'allure et tout, et -comme je l'ai dit-, sa relation avec Shim Cheong fonctionne parfaitement, mais c'est vrai que des fois, je n'ai pas compris sa façon d'agir (ou de ne pas agir, plutôt). Mais ça, c'est vraiment un souci d'écriture, pour le coup. Ca et le fait que le drama ne soit finalement pas très accrocheur, je dirai que ce sont les points principaux.

Alors même si à côté il y a plein de trucs sympas, et on en a parlé, bah voilà, force est de dire que le drama est oubliable. Même sans le comparer à My Love from the stars (parce que là c'est perdu d'avance ^^). Mais il n'est pas déplaisant non plus donc tentez votre chance et peut-être que pour vous, la magie opérera pleinement ^^ !

 

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:44

Un roman policier d'Agatha Christie publié en 1942.

 

Jerry Burton a été sérieusement blessé dans le crash d'un avion. Son médecin l'envoie se reposer à la campagne dans le petit village de Lymstock avec sa sœur Joanna, afin qu'il se remette.

La vie semble paisible ici, mais les premières lettres ne tardent pas à arriver, y compris là où résident Jerry et sa sœur. Des lettres anonymes odieuses, grossières et pleine de rumeurs. La police s'empare de l'affaire lorsqu'une femme se suicide après en avoir reçu une...

 

Dans ce roman, c'est Miss Marple qui intervient. Mais son rôle est très effacé, en réalité. En effet, elle arrive à Lymstock à la demande d'une amie à elle qui estime que pour démasquer la personne qui écrit les lettres anonymes, il faut quelqu'un qui connaît l'esprit humain, ses travers, et qui puisse ainsi percer à jour le ou la coupable... Mais Miss Marple arrive tardivement dans le récit (à plus de la moitié du livre, je pense), et même une fois qu'elle est là, elle apparaît peu en fin de compte. Deux ou trois scènes lui font croiser la route de Jerry, notre protagoniste (le récit est raconté par lui), et bien sûr il y a l'inévitable passage où Miss Marple livre ses conclusions et explique le pourquoi du comment. Mais cela reste un rôle limité en terme de participation, et c'est bien Jerry que l'on suit de bout en bout.

Il est l'étranger, celui qui débarque dans ce village et n'a aucune idée préconçue sur personne. Il apprend à connaître les habitants, et nous les fait découvrir au passage. Du pasteur et sa femme au notaire en passant par le médecine et sa sœur, et j'en passe, quelques personnages vont régulièrement croiser son chemin dans cette affaire. Une affaire qui l'intéresse particulièrement, au-delà du fait que lui-même a reçu une lettre peu de temps après son arrivée. Car Jerry pourrait partir. Après tout il n'est pas d'ici, il finit par se rétablir convenablement, donc il pourrait rentrer chez lui et partir loin de ces lettres déplaisantes. Mais il veut savoir qui est derrière tout ceci, et il s'investit pleinement. D'ailleurs l'inspecteur Nash, qui est en charge de l'enquête, le fait contribuer chaque fois qu'il le peut. C'est intéressant, car Jerry est un homme bien. Quelqu'un de perspicace, d'intelligent et de raisonné, sans pour autant être comme Miss Marple ou Hercule Poirot. C'est-à-dire qu'il n'enquête pas à proprement parler, il se renseigne, déduit, observe, mais il ne collabore pas avec la police comme Poirot peut le faire en interrogeant les témoins ou en menant réellement l'enquête, par exemple. C'est un bon personnage en tout cas, qu'il est plaisant de suivre.

Je dois bien avouer que j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire au début, sans trop savoir pourquoi. L'histoire du « corbeau » en soi n'est pas nouvelle, mais je n'ai rien contre pourtant. Ce principe d'un être inconnu (mais qu'en réalité tout le monde connaît) qui dévoile les secrets de tout le monde (car « il n'y a pas de fumée sans feu », comme on dit) et met la pagaille, est toujours un bon point de départ. Mais ici, il m'a fallu un moment avant d'être accrochée, véritablement intéressée par l'histoire, avec l'envie d'en connaître le fin mot. Ceci étant c'était quand même un bon moment de lecture, c'est juste que comparé aux romans que j'ai lu récemment, il n'est pas le meilleur, en fait ^^.

J'ai bien aimé certains personnages (outre Jerry, donc), comme le docteur par exemple, ou encore Megan. L'intrigue amoureuse, ou plutôt les intrigues pour être exacte, qui concernant Joanna d'un côté et Jerry de l'autre, sont mignonnes et judicieuses, et ne nuisent en rien à l'histoire, au contraire.

Une histoire qui va prendre de plus graves proportions au fil des pages. Car si les lettres sont désagréables et colportent -du moins c'est ce que disent ceux qui les reçoivent- des mensonges, on passe à la vitesse supérieure lorsque qu'une femme se suicide après en avoir reçu une. Dès lors, l'auteur des lettres -que la police pense être une femme- n'est plus seulement coupable de troubler la tranquillité des habitants, mais il ou elle, est aussi responsable de la mort de cette femme... Je pense que c'est là que le livre m'a vraiment intéressée. Tant qu'on n'était qu'au stade des lettres, je ne voyais pas tellement où tout cela nous conduisait, mais quand l'affaire prend une autre dimension, j'étais plus investie. Et j'ai bien aimé aussi, le piège final qui permet de démasquer le coupable et que -comme d'habitude, je dirai-, je n'avais pas vu venir !

Bref, « La Plume empoisonnée » est un bon roman, même si pas mon préféré. Il reste efficace et bien écrit, avec comme toujours une étonnante conclusion.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 23:03

Beaucoup de boulot ces derniers mois, et c'est vrai que les articles s'en ressentent... Mais cela est -un peu- plus calme maintenant, et surtout je vais prochainement avoir un peu de vacances, donc je vais pouvoir me remettre à écrire ! C'est qu'il y a de la matière ! En attendant, faisons le point sur ce que j'ai réussi à attaquer depuis la dernière fois...

 

Séries :

 

13 reasons why :

Clay reçoit un colis contenant des cassettes audio. Dessus, Hannah, l'une de ses camarades de classe, parle. Elle explique les 13 raisons qui l'ont poussé à mettre fin à ses jours. Car en effet, Hannah s'est suicidée il y a quelques semaines... Et bien qu'il ignore pourquoi, Clay serait l'une des raisons...

Cette série s'avère bien construite et passionnante... Le sujet est des plus sérieux et le héros, Clay, ne le prend pas à la légère d'ailleurs. Il écoute les propos de sa camarade décédée, et cela n'est pas facile on s'en doute. A chaque épisode, Clay attaque une autre face d'une des cassettes, et découvre une autre raison... Le tout entrecoupé de flashbacks du temps où Hannah était encore en vie... Le concept est un peu déroutant au début, mais je trouve que c'est vraiment bien fait, et pour le moment j'accroche bien.

 

Bates motel, saison 5 :

Dernière saison pour Norman Bates. La saison précédente marquait un véritable tournant pour la série et par là même, pour le personnage de Norman.

Les premiers épisodes montrent bien la folie dans laquelle le personnage s'enferme et nul doute que cette dernière saison sera passionnante, à ce sujet. On va définitivement faire le lien avec le film Psychose, afin que tout concorde. Freddie Highmore, on ne le dira jamais assez, est épatant dans ce rôle ! Il est à vous glacer le sang...

 

Big little lies :

Madeline et Celeste, toutes deux mariées et mères, rencontre une mère célibataire, Jane, fraîchement arrivée dans leur ville, et elles vont se lier d'amitié avec elle. Mais lorsque le fils de Jane est accusé d'avoir violenté la fille d'une des mères les plus influentes de l'école, les choses commencent à prendre une fâcheuse tournure...

Reese Witherspoon, Nicole Kidman, Alexander Skarsgard, et j'en passe... Un casting alléchant, et David E. Kelley aux manettes. Je ne pouvais pas passer à côté de cette série.

Une série bien particulière, avec une drôle d'ambiance, parce que certaines scènes nous font vite comprendre qu'il y a eu un meurtre dans la ville, mais on ne sait même pas encore qui est la victime (enfin du moins, là où j'en suis). Il y a quelque chose de très accrocheur qui fonctionne bien, et c'est vrai que le casting est plutôt excellent (Reese Witherspoon notamment, est excellente)... Pour le moment ça me parle bien.

 

Death in paradise, saison 6 :

L'inspecteur Humphrey Goodman revient pour une 6ème saison, avec son équipe. Si le premier épisode n'était pas particulièrement génial, le second en revanche, m'a bien plu. Globalement de toute façon, dans cette série, il y a plus de bons épisodes que de moyens, je trouve. Et c'est toujours un plaisir de retrouver ces personnages si sympathiques, ces beaux paysages, et ce côté so british que j'adore...

J'aime vraiment beaucoup cette série !!

 

Marvel's Iron Fist :

Dans une grande entreprise tenue par un frère et une sœur, fait irruption un jeune homme aux allures de vagabond. Il prétend être Danny Rand, fils d'un des deux hommes qui a créé cette entreprise. Or, Danny et ses parents ont disparu des années plus tôt dans le crash de leur avion, aussi personne ne croit ses propos...

En espérant qu'elle me plaise davantage que Luke Cage, j'ai commencé cette série, sur ce personnage que je ne connaissais pas. Le premier épisode, seul que j'ai vu pour le moment, m'a plu. Le personnage principal, Danny, me parle bien (en plus on redécouvre totalement cet acteur, à des kilomètres du rôle qu'il tenait dans Game of Thrones), et le ton général de ce premier épisode m'a bien plu. On sent les intrigues de couloir arriver, et le côté arts martiaux, que maîtrise Danny, m'intrigue aussi. J'ai hâte de progresser dans la série, et d'en savoir plus...

 

The 100, saison 4 :

The 100 revient pour une 4ème saison, où le sujet est la fonte du cœur des centrales nucléaires, qui éradiquera l'humanité dans 6 mois tout au plus.

J'ai enchaîné les 3 premières saisons, The 100 ayant quelque chose de très addictif je trouve ! Et maintenant cela me fait tout drôle, de devoir suivre la 4ème saison au rythme de sa diffusion... Une 4ème saison dont les enjeux sont nettement établis, et qui met encore une fois Clarke dans une position terrible : elle doit faire des choix difficiles pour la survie des siens, une fois de plus.

The 100 n'a jamais eu peur de mettre ses personnages dans de délicates positions ni de prendre des décisions difficiles et c'est ce qui en fait une série palpitante. J'espère que cette saison encore, sera réussie !

 

Dramas :

 

Strong woman Do Bong Soon :



Do Bong Soon est une jeune femme qui a une force surnaturelle, comme toutes les femmes de sa famille. Elle tente tant bien que mal de protéger son secret, sans se servir de sa force à des fins personnelles... Elle rencontre par hasard An Min Hyuk, Président d'une grande compagnie qui reçoit des menaces depuis un moment, et qui, ayant vu de ses propres yeux la force de Bong Soon, décide de l'engager comme garde du corps.
Malgré un sujet un peu bizarre, c'est vraiment un drama sympa ! Une comédie romantique qui remplit son office : elle fait sourire car il y a des scènes impayables, et en même temps la romance (pour l'instant inexistante ou presque là où j'en suis) promet quelque chose de mignon aussi. C'est vraiment mon drama-doudou du moment, il fait un bien fou ^^ !

Animes :

Koutetsujou no Kabaneri :


Dans un monde chaotique, les humains sont la proie des Kabane, des créatures qui les dévorent et les infectent... La population s'est donc réfugiée dans des forteresses pour résister... Nous suivons  Ikoma, qui cherche à trouver un moyen de stopper l'infection...
Le graphisme et l'animation sont de grande qualité, c'est un régal de ce point de vue. Pour le reste, l'intrigue est intéressante, l'action est d'emblée présente et les enjeux ne sont pas difficiles à cerner. Cela promet du suspens et du palpitant ! Pour le moment, j'adhère.

Vampire princess Miyu :


Miyu est une jeune vampire qui ne mord que des personnes consentantes et ne craint ni la lumière du jour, ni les croix. Elle est là pour débarrasser la terre de ceux qui menacent les humains. Son serviteur sans visage ni voix, est un démon qui a trahi les siens et reste auprès d'elle...
Il date un peu cet anime, et naturellement cela se voit à l'animation, mais cela ne me dérange jamais du moment que l'histoire est bonne. Pour ces premiers épisodes, on suit Miyu dans ses diverses tâches et c'est assez intéressant. J'imagine qu'au bout d'un moment on en apprendra plus sur elle et son serviteur, car c'est cela aussi, qui m'intéresse ^^.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 23:44

« Le major parlait trop » est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1964.

 

Miss Marple est en vacances aux Antilles sur les conseils de son neveu, et elle discute régulièrement avec un autre vacancier qui loge au même hôtel qu'elle, le major Palgrave. Il lui raconte toutes ses aventures aux quatre coins du monde... et commence à lui en raconter une, qu'il tient d'un membre de son club, qui aurait croisé un jour un meurtrier resté impuni. Mais il s'interrompt avant de montrer à miss Marple la photo dudit meurtrier, alors que d'autres personnes approchent...

Le lendemain, le major est retrouvé mort, semble-t-il, le plus naturellement du monde, à cause de son hypertension. Mais tout cela chiffonne miss Marple...

 

Cela n'a rien à voir avec le fond du livre, mais comme ça m'a surprise, je voulais l'évoquer... J'ai lu ce livre en version de poche, et j'étais très étonnée du nombre de fautes d'orthographe (des mots au pluriel auxquels il manque le « s », par exemple) et autres... Jane Marple qui, une fois ou deux est appelée « Jeanne » dans le bouquin, en bonne traduction littérale ^^... Bon ce n'est pas gênant en soi pour comprendre, mais ça m'a vraiment interpellée, c'est la première fois que je lis un livre avec autant d'erreurs !

Sinon, ceci est mon premier roman avec Miss Marple, dans ma (re)lecture récente des Agatha Christie (quoi que je me demande si j'ai déjà seulement lu un roman mettant en scène Miss Marple auparavant... J'avoue que je ne m'en rappelle pas). J'avoue que comme cela, ce personnage me parle peut-être un peu moins qu'Hercule Poirot, mais bon je vais quand même attendre d'en lire un peu plus pour me prononcer définitivement.

En attendant, ce roman-là m'a bien plu, une fois encore. On est un peu dépaysée, puisque l'action se situe aux Antilles, où Miss Marple prend un peu de repos, loin du climat anglais (qu'elle regrette d'ailleurs). On ressent bien la douceur de vivre, les gens en vacances, le soleil... Bon bien sûr, un meurtre va gâcher un peu les vacances des uns et des autres, ainsi que du couple qui tient l'hôtel où ils séjournent tous. Dans un premier temps, ce meurtre passe pour une mort naturelle (le major en question, était âgé et souffrait d'hypertension, semblait-il), mais cette mort dérange Jane Marple malgré tout, sans qu'elle puisse tout de suite étayer ses soupçons. Il va donc déjà falloir prouver qu'il s'agit bien d'un meurtre, et ensuite découvrir la réponse aux habituellement questions « qui » et « pourquoi ». D'autant que cela ne s'arrêtera pas à un seul et unique meurtre.

Le major Palgrave effectivement, parlait trop. À force de raconter aux autres vacanciers toutes sortes d'histoires, et notamment qu'il connaissait le visage d'un meurtrier, qui en plus ne s'était jamais fait pincer, on a fini par lui clouer le bec. Miss Marple est dans la première moitié du livre, assez passive j'ai trouvé. Enfin disons que cela m'a étonnée, étant habituée ces temps-ci à voir Poirot prendre les choses en main, la voir elle installée dans son fauteuil et tricoter sans collaborer avec la police comme peut le faire Poirot, m'a donnée l'impression de quelqu'un de plus passif (il est vrai qu'elle est plus âgée aussi). Il y a même des passages entiers où elle n'apparaît pas, et cela m'a un peu surprise. Mais c'est tout de même elle qui va avoir les clés de l'affaire au final. Elle soupçonnait depuis le début qu'il y avait bien meurtre, et elle va tirer tout cela au clair, à sa façon. En fait elle va choisir des gens avec lesquels discuter de l'affaire. Le médecin de l'hôtel dans un premier temps, qui va assez vite comprendre qu'il s'agit bien d'un meurtre, et puis après un vieil homme riche, Mr Rafiel (et sur la fin, la jeunesse et la validité de son masseur, Mr Jackson, va lui être bien utile). Et je dois avouer que les déductions que partagent Mr Rafiel et Miss Marple, sans langue de bois aucune car ce sont chacun deux personnes de caractère, comptent parmi mes scènes favorites du livre ! C'était un duo pour le moins intéressant.

Pour le coup, je n'ai pas vu venir la conclusion. Pas mal de personnages faisaient un ou une coupable crédible, mais je n'avais pas démêlé tous les fils. Je me doutais un peu que ce ne pourrait pas être Molly, car son comportement et ses crises en faisaient une coupable trop évidente, mais à part cela, j'étais dans le flou et j'ai commencé à comprendre environ une page avant qu'on nous l'explique, donc autant dire que je n'ai rien vu venir ^^.

Encore une bonne lecture, même si pour le moment, rien ne détrône encore « Dix petits nègres » et « Le Crime de l'Orient-Express »:) !

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 22:35

Une série créée par Dan Fogelman, avec :

Milo Ventimiglia : Jack Pearson

Mandy Moore : Rebecca Pearson

Sterling K. Brown : Randall Pearson

Chrissy Metz : Kate Pearson

Justin Hartley : Kevin Pearson

Susan Kelechi Watson : Beth Pearson

Chris Sullivan : Toby

Ron Cephas Jones : William Hill

Jon Huertas : Miguel

 

Série en cours de diffusion, une saison. Renouvelée pour une saison 2 et 3.

 

Kevin est acteur et quitte la série qui a fait de lui un homme célèbre. Kate est obèse et décide fermement de perdre du poids, tandis qu'elle rencontre Toby à une réunion de groupe. Randall est marié et père de deux enfants et travaille bien trop... Tous trois forment une fratrie. Des triplés, nés le même jour, bien que Randall ait été adopté par les parents de Kate et Kevin, qui ont vu là un signe du destin (leur dernier triplé étant mort à la naissance).

La série nous montre aussi les difficultés comme les joies, de leurs parents Jack et Rebecca, alors qu'ils doivent simultanément élever trois enfants...

 

Quand j'ai lu le synopsis de This is us, je n'y ai pas vu quoi que ce soit qui pourrait me convaincre de me mettre à cette série, pour être honnête. J'ai déjà vu quelques séries où l'on suivait une famille comme cela, mais c'est vrai que je n'avais pas forcément envie de cela à ce moment là. Et puis sur un ou deux blogs que je suis quotidiennement, j'ai vu des avis enthousiastes (et encore, le mot est faible) dès le début. Et ça m'a intriguée, alors j'ai voulu jeter un œil. Il ne m'a pas fallu longtemps avant de comprendre pourquoi This is us recueillait tous les suffrages ! Et de ce fait, je suis maintenant en train, moi-aussi, de partager mon enthousiasme quant à ce petit bijou, ce coup de cœur sériesque. Il s'agit -pour moi- sans conteste de l'une des séries les plus touchantes, les plus marquantes, que j'ai vu depuis un moment.

This is us va nous faire suivre une famille, la famille Pearson, mais à plusieurs époques. Le tout au sein d'un même épisode, à chaque fois. C'est-à-dire que nous allons suivre les péripéties de Kate, Kevin et Randall, des triplés (en sachant que Randall fut adopté par les Pearson, comme il fut abandonné à l'hôpital le jour même où ils ont perdu leur dernier triplé ; ils y ont vu là un signe du destin). Leur vie de couple, leur travail, leurs problèmes personnels... Sur le papier, ça n'a peut-être rien d'original, mais c'est le traitement qui fait tout. C'est fait avec une telle douceur, une telle empathie... Peu importe ce que This is us nous raconte, on suit. Et c'est vrai qu'en un rien de temps, on s'attache à tous les personnages, on rit et on pleure avec eux. C'est vraiment appréciable, une écriture aussi fine et aussi percutante.

Mais nous allons suivre aussi, des années plus tôt évidemment, l'histoire de leurs parents, Jack et Rebecca, qu'il s'agisse de leur rencontre ou bien de leur vie de jeune parents de triplés (et ce n'est pas de tout repos, on s'en doute). Et bien sûr souvent le propos de l'épisode trouve un écho dans l'histoire des parents, à leur époque. C'est aussi une belle histoire d'amour, qui nous est racontée là.

Ce vas-et-viens qui a lieu plusieurs fois par épisode, n'est pas du tout gênant, comme on serait tentée de le penser. On glisse sans problème d'une scène de la vie de Jack et Rebecca, à un épisode de celle de Kate, Kevin ou Randall sans aucun souci, tout se fait très naturellement. Et puis bien sûr il y a des scènes de groupe, notamment à l'occasion de Thanksgiving par exemple, qui sont savoureuses. C'est aussi intéressant de suivre à travers tout cela, la relation entre Kevin et Randall, qui n'ont pas exactement été en bons termes durant leur adolescence et qui, maintenant adultes, essaient de réparer un peu les choses (ce qui donnera lieu à quelques scènes fortes, et notamment une que j'ai trouvé magnifique).

On a aussi un espèce de mystère qui plane. En effet dans le présent, Rebecca semble mariée avec Miguel (qui est le meilleur ami de Jack), et si l'on comprend assez rapidement que Jack est décédé, on ne sait ni exactement quand, ni comment cela a pu se produire. Et la saison 1 ne lève pas le voile sur ce mystère, il nous faudra encore attendre.

This is us est une série remarquable et une excellente surprise, pour deux choses : ses acteurs, et son écriture, comme je l'ai déjà évoqué.

Les acteurs font tous un boulot hallucinant, et surtout il y a de très bonnes alchimies entre eux. Milo Ventimiglia (Jack) et Mandy Moore (Rebecca) forment un couple plus vrai que nature. Il s'aiment tant et se le prouvent de belle façon, sans niaiserie aucune... Et leurs disputes ont un impact terrible, du même coup. Même chose pour Chrissy Metz (Kate), Justin Hartley (Kevin) et Sterling K. Brown (Randall), tous excellents (le dernier notamment, m'a fait pleurer lors d'une scène de fin d'épisode...). Mais même le casting plus secondaire est bon, en particulier Ron Cephas Jones (William), très émouvant. Et j'aime aussi beaucoup Chris Sullivan (Toby). A noter aussi que le casting enfants et ados est réussit et rend justice aux acteurs adultes.

Ces acteurs sont justes et sont aidés en cela, comme je l'ai déjà dit, par une écriture des plus soignées. Sans trop en faire, en ayant toujours le bon équilibre pour être émouvante sans l'être trop, la série fait passer tout un tas de choses de façon très simple, mais pas simpliste. Et c'est pour cela qu'elle touche d'ailleurs, parce qu'elle sonne juste et ne force rien. Et c'est assez fou de voir que, épisode après épisode, This is us maintient le cap sans fléchir. Parce que lorsque ça démarre fort comme cela, on s'attend presque à être déçue à un moment ou à un autre, et là c'est loin d'être le cas. La saison entière est de qualité. Le fait que la série soit déjà renouvelée pour deux saisons de plus est donc une excellente nouvelle. Je l'ai fini il y a peu, mais les Pearson me manquent déjà.

Si j'ai un conseil à donner, c'est de regarder cette série. Bien sûr si vous êtes en quête de séries d'action, de séries foncièrement originales ou autres, cela ne semble pas pour vous. Mais si vous voulez quelque chose de sentimental sans être niais, de vrai, de touchant, alors vous succomberez probablement au charme de cette belle série.

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 21:50

Une série de Matt Miller, avec :

Damon Wayans : Roger Murtaugh

Clayne Crawford : Martin Riggs

Keesha Sharp : Trish Murtaugh

Kevin Rahm : Capitaine Brooks Avery

Jordana Brewster : Dr Cahill

Dante Brown : Roger Murtaugh Jr.

Chandler Kinney : Riana Murtaugh

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

D'après la série de films du même nom.

 

Roger Murtaugh est un bon flic, malheureusement cardiaque, qui doit se ménager. On lui affecte comme partenaire Martin Riggs, traumatisé par la mort de sa femme dans un accident, alors qu'elle était enceinte de leur enfant, et qui depuis, semble n'avoir peur de rien et prend des risques inutiles dans son travail.

Le duo semble mal assorti, mais il va se révéler très efficace.

 

J'adore les 4 films qui composent la saga originelle au cinéma. Pour le coup, c'est l'une des rares où je trouve les 4 films bons (même si bien sûr j'ai mes préférences). Je les ai vu bon nombre de fois et c'est typiquement le genre de films où je ne voyais personne d'autre que les acteurs choisis, Danny Glover et Mel Gibson dans les rôles principaux.

Au début donc, je n'avais pas spécialement envie de voir la série télé. Je pensais que même si elle était bien, je n'allais pas aimer justement, voir deux autres acteurs dans les rôles principaux. Et puis aussi, quand on voit ce que donnent récemment les adaptations de films en séries, ça n'était guère engageant. La dernière fois que j'avais tenté l'expérience, c'était avec la série Rush Hour, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'était guère concluant...

Mais après une saison entière de 18 épisodes (et même avant d'ailleurs, je n'ai pas attendu d'avoir fini la saison pour avoir un avis), je dois bien reconnaître que Lethal weapon, la série, est réussie. Vraiment. Elle arrive, je ne sais pas trop comment, à rester fidèle à l'esprit des films, tout en ayant sa propre patte, et en étant capable de développer des histoires sur une saison. Elle développe ses personnages en leur restant fidèle quand même, et elle donne un peu plus de temps d'antenne à d'autres, qui eux sont différents des films (la psychologue de Martin, le capitaine, etc...). ou du moins plus développés. Une vraie réussite.

Déjà, et c'était le point crucial, le duo principal fonctionne à merveille. Et franchement, sans cela, la série aurait été ratée puisque tout repose sur eux. Les enquêtes ne sont pas forcément originales en soit, c'est une série policière classique. Ce qui fait la force de Lethal Weapon, c'est le duo Murtaugh/Riggs. Le flic plus âgé, plus posé, avec une famille, qui a pour partenaire ce flic complètement taré, avec un comportement autodestructeur depuis la mort de sa femme. Ils ne pourraient pas être plus différents et pourtant à force, ils vont former un duo du tonnerre. Martin va aimer passer du temps avec Roger et sa famille qui l'accueille à bras ouverts et Roger va se soucier de lui et essayer de le comprendre... Leur dynamique fonctionne assez bien, parce qu'on retrouve ce mélange d'action exagérée avec des explosions, des courses poursuites infernales... et en même temps il y a beaucoup d'humour, comme dans la saga. Et bien sûr cela fonctionne aussi parce que les deux acteurs sont bons.

J'ai tout de suite été bluffée par Clayne Crawford, dans le rôle de Martin Riggs. Et pourtant Mel Gibson a marqué le rôle. Mais Clayne Crawford, à côté duquel j'étais un peu passée dans Rectify -il faut dire que son rôle était moins haut en couleurs-, est étonnant. Il a à la fois ce côté complètement déjanté, autodestructeur, mais en même temps très fragile. Il ne se remet pas de la perte qu'il a vécu et cela se ressent certes au quotidien mais aussi inévitablement, dans ses rapports avec les femmes. C'est un homme brisé qui ne sait comment remonter la pente, et les moments où on l'entrevoit, derrière l'humour dont il fait preuve en temps normal, marquent. Ils le rendent sincère. Et l'acteur est vraiment bon dans les deux registres, c'est une révélation pour moi. J'ai mis un peu plus de temps à accrocher avec Damon Wayans, alias Roger Murtaugh. Lui je le trouvais un peu trop comique justement, un peu « trop », alors que je voulais un poil plus de sagesse dans ce rôle. Mais plus j'y pense, plus je me dis que ça n'est pas nécessairement la faute de l'acteur : le personnage était écrit ainsi par les scénaristes aussi, sûrement. Quoi qu'il en soit cela s'est arrangé après quelques épisodes, où le personnage aussi a des moments plus touchants quand il commence à comprendre à quel point Riggs est mal, et finalement je l'ai apprécié aussi.

Il y a aussi des relations autres intéressantes : celle entre Roger et sa femme Trish par exemple, celle entre Martin et sa psy aussi, ou bien encore la relation fraternelle entre Roger et le capitaine Avery... La série prend vraiment le temps de poser tout cela en parallèle des traditionnelles enquêtes du jour, et c'est vraiment sympa. Pour le reste comme je le disais, c'est efficace, avec une solide dose d'humour et d'action par-dessus.

Je me demande bien de quoi sera faite la seconde saison, vu comment se termine la première. Cela m'« effraie » un peu je dois dire, et en même temps je suis assez impatiente de voir comment les scénaristes vont gérer cela, en sortant de leur zone de confort. Pour l'heure, je peux dire que c'est une adaptation réussie, et qui mérite que l'on y jette un coup d'oeil, car elle vaut mieux que les préjugés que l'on peut avoir (en tout cas que moi j'avais) ^^.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 21:55

Les Vacances d'Hercule Poirot est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1941.

 

Hercule Poirot prend des vacances dans un hôtel isolé dans le Devon. Mais il y a de l'animation depuis l'arrivée d'Arlena Marshall, célèbre actrice venue avec son mari et qui pourtant, se rapproche d'un autre vacancier, Patrick Redfern, lui-même venu avec son épouse Christine.

L'épouse délaissée fait peine à voir et Poirot soupçonne un drame à venir. Il se se trompe pas puisqu'un jour, Arlena est retrouvée assassinée. Son mari est forcément soupçonné, s'il n'ignorait pas les infidélités de sa femme. Il incombe donc à Hercule Poirot de faire la lumière sur cette affaire...

 

Les Vacances d'Hercule Poirot était le dernier roman avec Poirot pour héros que j'avais sous la main pour le moment (mais j'en récupérerai d'autres !), les prochains que j'ai à lire pour l'instant sont avec Miss Marple ^^.

Pour l'heure, celui-ci, comme le titre l'indique -du moins en français parce qu'en anglais c'est autre chose, « Evil under the sun »-, nous situe un détective qui prend quelques congés au calme. Dans un hôtel sur une petite île isolée, où se trouvent d'autres pensionnaires d'âges différents, certains venus en couple. Et bien qu'il soit réellement présent à la base pour le repos, Poirot va sans surprise être mêlé à une sordide affaire de meurtre : Arlena Stuart, épouse Marshall, est retrouvée étranglée un beau jour dans un coin à l'abri des regards. Connue pour attirer et jouer avec les hommes, chacun pense rapidement que ses frasques ont fini par la tuer. Son mari fait un suspect idéal, ou bien, pense-t-on, cela pourrait aussi être un amant délaissé. Poirot va donc tranquillement démêler cette histoire en assistant la police locale.

Ici, contrairement aux romans que je viens de lire, on n'a pas trop encore de gens qui mentent pour d'autres raisons, pour cacher des secrets sans grand rapport avec le meurtre. Moins que dans les autres romans, j'ai trouvé. Il y a bien au milieu une histoire de drogue, que l'on pense dans un premier temps liée au meurtre d'Arlena, mais bon.. Cela n'empêche pas l'affaire d'être palpitante puisque comme toujours, Hercule Poirot s'intéresse moins aux indices qu'aux personnalités, à la psychologie des protagonistes. Il étudie les témoignages des résidents de l'hôtel sur la matinée du meurtre, leur personnalité aussi... Bien sûr le mobile, l'opportunité sont des choses importantes, mais il ne va pas à la pêche aux indices non plus. Mais personnellement cette façon de faire me passionne encore plus finalement.

Et puis souvent, les gens ne sont pas forcément ce qu'ils semblent être. C'est le cas du coupable bien sûr, puisque forcément il a trompé tout le monde, jusqu'au moment où Poirot le démasque. Mais pas uniquement lui : il y a d'autres gens parmi les vacanciers que l'on va petit à petit mieux connaître.

Il y a un décalage entre le décor idyllique qui nous est dépeint (la mer, le grand ciel bleu, le soleil, les vacances...) et bien sûr, le drame qui va un peu suspendre les vacances de chacun. Pour le coup, je n'avais absolument pas trouvé la solution. Je ne cherche pas spécialement, comme je le dis toujours, mais autant dans Mort sur le Nil cela me paraissait plutôt évident, autant là la révélation du coupable a été une réelle surprise. Si j'avais des soupçons sur telle ou telle personne à un moment ou un autre, ils se sont avérés erronés au final. C'est bien aussi, de se faire surprendre. Et puis il y a pas mal de suspects potentiels et autant de motifs expliquant le meurtre, qui se tiennent, donc ce n'est pas si simple.

J'ai aimé aussi que Poirot cherche autant à connaître la victime. Je n'en dirai pas trop sur le sujet pour ne pas déflorer l'intrigue, mais le détective cherche à comprendre qui était Arlena, comment elle fonctionnait, car comme il l'est dit à un moment, souvent la personnalité de la victime explique les causes de sa mort. Et j'ai trouvé ce point particulièrement intéressant à explorer.

L'intrigue est efficace, et l'intérêt a été de mon côté, présent tout du long. Quand Poirot explique comment le coupable s'y est pris pour tuer sa victime point par point, j'avoue avoir trouvé cela un peu tiré par les cheveux quand même, notamment car ce plan, si intelligent soit-il, comportait pas mal d'aléas, mine de rien. Il y a des points de détails dont on peut dire qu'ils ont heureusement servi le criminel, car ils allaient dans son sens, mais c'est quand même de la chance. C'est pourquoi ce roman ne sera pas mon favori, même si je le répète, il est très efficace, comme toujours.

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 23:16

Mort sur le Nil est un roman policier d'Agatha Christie publié en 1937.

 

Linnet Ridgeway est riche à millions, belle et intelligente. Elle épouse peu de temps après l'avoir rencontré, Simon Doyle, qui était pourtant fiancé à sa meilleure amie, Jacqueline de Bellefort, dite Jackie.

Cette dernière, folle de rage, poursuit le couple jusqu'en Egypte où ils font leur voyage de noces, afin que sa présence gâche leur bonheur.

Une nuit, sur le bateau à bord duquel ils voyagent ainsi que d'autres passagers, Linnet est assassinée dans sa cabine. Tous les soupçons se portent évidemment sur Jackie, qui ne cachait pas sa souffrance ni sa rancoeur. Hercule Poirot, présent à bord avec son ami Race, va mener l'enquête....

 

Après avoir lu Le Noël d'Hercule Poirot et Le Crime de l'Orient-Express, j'ai attaqué Mort sur le Nil. Je l'ai lu assez rapidement, parce que l'écriture est comme toujours fluide, et que le livre n'est pas épais. Il m'a fait moins forte impression que Le Crime de l'Orient-Express, que j'ai particulièrement aimé, mais cela reste un très bon roman quoi qu'il en soit.

 

J'y retrouve ce décor pratiquement unique, celui du bateau à bord duquel sont nos voyageurs. Au début et même ensuite (lorsqu'ils font escale), ils se situent parfois dans d'autres lieux, mais la majorité de l'intrigue se passe tout de même sur le bateau. On retrouve donc ce souci de non-communication avec l'extérieur du fait de la situation (comme dans Le Crime de l'Orient-Express), même si cette fois il n'y est pas tellement fait allusion finalement, et encore une fois, Poirot -et son comparse, Race, qui mène l'enquête avec lui-, observe et déduit, analyse les témoignages et les personnalités des différents passagers (plutôt que de recueillir des indices ou d'être dans l'action pure et dure, car c'est ainsi que le détective préfère fonctionner), et c'est ainsi qu'il va finir par trouver la solution.

Linnet Ridgeway, la victime, avait tout pour elle : elle était belle, riche, intelligente, amoureuse... Inutile de dire qu'une situation aussi parfaite ne peut qu'attirer les convoitises de toutes sortes. Un mobile n'est pas difficile à imaginer, dès lors. Pour ma part, j'ai fini par deviner -dans les grandes lignes, pas dans le détail- la résolution de l'histoire, parce que cela me semblait assez évident. Je ne parvenais pas à comprendre le « comment » exactement, mais l'identité du coupable ne me faisait guère douter. Pour autant j'ai comme toujours été passionnée par l'enquête dans son déroulement et par la résolution exposée par Poirot devant témoins, point par point, de cette façon théâtrale que j'adore. Il lève le voile sur tous les mystères, grands ou petits, explique ses hypothèses, celles qui se sont avérées fausses et celles qui ont pu être vérifiées, et on arrive petit à petit à la solution. Et puis il y a une petite touche, concernant deux personnages en particulier, que j'ai trouvé assez jolie ; Hercule Poirot est peut-être fier de sa personne, mais il a bon cœur. On le voit d'ailleurs à la façon dont il est vite concerné par Jackie et essaie de la raisonner, et aussi à l'affection qu'il porte à Rosalie Otterbourne.

Comme toujours, certains personnages ont l'air de cacher quelque chose (Rosalie, miss Van Schuyler, Pennington, etc...). Leurs raisons sont néanmoins personnelles et cela ne fait pas nécessairement d'eux les coupables, ni même ne leur donne un lien direct avec le meurtre. Mais il est tout aussi intéressant de voir Poirot percer ces secrets les uns après les autres et ainsi, apprendre des éléments qui le rapprochent de la solution qui l'intéresse en premier lieu. Certains personnages se dévoilent ainsi fortement intéressants ou attachants, comme Rosalie, qui est un beau personnage je trouve, ou encore Mrs Allerton, une femme pleine de compassion, par exemple.

En terme de suspect, on n'a naturellement pas fait mieux que Jackie -Jacqueline de Bellefort-, femme trahie par sa meilleure amie Linnet et son ex-fiancé Simon, que Jackie aimait éperdument. Elle les poursuit jusque dans leur voyage de noces en Egypte, apparaît à chaque endroit où ils sont pour les tourmenter, ne cache pas son désir de se venger ni le fait qu'elle possède un revolver et qu'elle finira par l'utiliser... Et pour couronner le tout, elle tire effectivement sur Simon en étant alcoolisée, lui brisant ainsi le genou. Elle semble être la coupable idéale et pourtant, son alibi est on ne peut plus solide et Poirot se résout immédiatement à la laver de tout soupçon. C'est donc à partir de là que les choses se compliquent.

Le coupable est forcément parmi les passagers, mais comment a-t-il pu faire son coup sans que personne ne le remarque ? L'interrogatoire des passagers sur la nuit du meurtre est aussi un moment que j'ai particulièrement aimé. Parce que certains détails reviennent dans la narration de pratiquement tout le monde (le bruit d'un éclaboussement, par exemple), parce que l'on sent d'emblée que certains ne disent pas forcément tout... et tout simplement, cela en dit long aussi sur le caractère de chacun. J'ai peut-être juste trouvé l'introduction un peu longue. Celle du roman, je veux dire. On nous présente tour à tour les personnages qui, on le comprend, vont faire partie de l'histoire que l'on s'apprête à découvrir. Alors c'est sûr cela fait qu'on les « connaît » déjà un minimum avant que l'action ne commence, mais j'ai malgré tout trouvé cela un petit peu long, je dois l'avouer, et ainsi je ne suis pas rentrée dedans tout de suite.

Mais en-dehors de cela, j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture, encore une fois. Je suis contente pour une fois, d'avoir découvert le coupable -et sans forcément le chercher, car je ne fais jamais cela, je me laisse porter-. Alors je vais poursuivre tranquillement, même si je n'ai pas encore décidé quel roman je vais lire ensuite :)...

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 20:30

Gong Yoo : Kim Shin/le Goblin

Kim Go Eun : Eun Tak

Lee Dong Wook : la Faucheuse

Yoo In Na : Sunny

Sung Jae : Deok Hwa

 

2016

16 épisodes

 

14/20

 

Voilà 900 ans que Kim Shin erre sur Terre, victime de son immortalité. A l'époque de Goryeo, il était un général respecté. Trahi par le Roi qu'il servait, il erre désormais la recherche de son épouse : la femme qui pourra lui permettre de redevenir poussière.

En attendant, il vit avec un faucheur qui n'a aucun souvenir de sa vie passée et qui doit conduire les âmes errantes dans l'autre monde.

Kim Shin rencontre un jour Eun Tak, une jeune fille à la vie difficile capable de voir les fantômes. Elle semble être la femme qu'il attendait...

 

J'attendais beaucoup de ce drama. Peut-être trop, en définitive. J'étais excitée de revoir Gong Yoo, que jusque là je n'ai vu que dans Coffee Prince (et cela commence à remonter à quelques années), et que je n'ai pas eu l'occasion de revoir depuis : il m'avait fait forte impression dans ce drama, je lui avais trouvé du charisme, de l'aisance et une sympathie naturelle. Qui plus est, j'aimais le soupçon de fantastique, le croisement entre les histoires présentes et celles d'il y a 900 ans... Sur la papier, le drama avait tout ou presque, pour me convenir.

Et il n'est pas désagréable, ce drama, pas du tout même. Simplement il ne m'a pas intéressée comme j'aurais aimé que ce soit le cas. Je me suis même ennuyée parfois, et je n'ai pas forcément eu d'intérêt pour les aspects principaux. A contrario, certains axes plus secondaires, m'ont plu (du coup je les aurais parfois voulu plus présents et/ou développés, forcément).

Le défaut majeur de Goblin, c'est sa longueur. Il ne comporte que 16 épisodes, mais ils font en moyenne 1h15 au moins (voire plus pour certains). Et c'est long, 1h15 d'épisode. Et je l'ai ressenti, sur certains (dans les derniers par exemple, je ne sais plus exactement lequel, mais on aurait pu enlever des minutes sans problème).

Autre souci pour moi, je n'ai pas adhéré comme j'aurais dû, à la romance entre Eun Tak et le Goblin. C'était joli, les acteurs étaient convaincants et je ne vais pas nier que certaines scènes m'ont touchées, c'est certain. Mais j'ai déjà été investie dans des romances pourtant moins épiques, dans d'autres dramas. Je crois que le truc qui a coincé dès le départ, c'est l'âge des protagonistes. Elle est lycéenne et lui est nettement plus vieux qu'elle (bon ok il a 900 ans dans l'histoire, mais vous voyez le truc ^^). Et du coup j'avais du mal parce que même si Eun Tak est intelligente et mature, loin d'être une gamine écervelée, ben on sentait qu'elle n'était pas de sa génération. Après j'ai fini par ne plus y penser, surtout quand il y a eu le bond de 9 ans dans le temps bien sûr, mais indépendamment de cela, je n'étais pas aussi investie que je l'aurais souhaité dans leur histoire, sans que je sache toutefois dire pourquoi. Et forcément, comme cette romance prend beaucoup de place, surtout plus le drama avance...

J'ai été 10 fois plus investie dans celle entre la Faucheuse et Sunny, il n'y a pas photo. Ils m'ont brisé le cœur plus d'une fois, et leur histoire, passée comme présente, m'a intéressée à coup sûr. C'était un peu cruel, mais il faut croire que je suis sadique ^^'.

Autre point négatif et j'en terminerai avec cela : la fin. Soit c'est moi qui ait loupé un truc, soit je ne m'explique vraiment pas le pourquoi du comment du recouvrement de mémoire des personnages. Il est soudain et je n'ai pas compris sa cause. Même chose, le côté répétitif, avec ce qui arrive à Eun Tak à la fin. J'ai bien compris pourquoi le drama partait comme cela, surtout depuis que Eun Tak avait souhaité n'en être qu'à sa première vie (si les humains en ont 4), mais je n'ai pas vu l'utilité de cet ultime rebondissement tragique et de la toute fin, qui pour moi était redondante avec ce que le drama avait déjà exploité. Là encore, l'ultime rencontre entre Sunny et la Faucheuse m'a plus émue.

Il faut dire que Yoo In Na, qui joue Sunny, je l'aime beaucoup. Je la trouve vraiment crédible et très naturelle, et même si je l'ai peu vu jouer, à chaque fois elle me fascine. Mais de toute façon, les 4 acteurs principaux étaient très bons, là-dessus il n'y a rien à redire.

Un grand soin est apporté à la réalisation, il faut le dire. Je ne suis pas du tout calée sur le sujet mais je sais quand même reconnaître quand c'est particulièrement notable ^^. La bande son n'était pas mal non plus. Je ne l'écouterai pas en-dehors du drama comme cela peut être le cas parfois, mais je n'ai rien à lui reprocher.

Finalement ce qui m'a le plus plu, ce sont comme je l'évoquais, des axes moins mis en avant. L'histoire entre Sunny et la Faucheuse bien sûr, mais même ces petites histoires rapides, sur des personnages liés au passé de Kim Shin et qu'il reconnaît dans le présent, par exemple (comme quand il croise celui qui était son bras-droit, et qui est aujourd'hui un homme qui cherche du travail). Et au-delà du reste, la relation entre la Faucheuse et Kim Shin était, elle, très bien exploitée. Kim Shin ne le reconnaît pas, et pourtant il s'agit du Roi qui lui a ôté la vie et qui est à l'origine de sa malédiction, même s'il a aujourd'hui perdu la mémoire. On redoute donc le moment où il la retrouvera et où Kim Shin le reconnaîtra. Mais leur relation et les personnages en soi d'ailleurs, ne sont pas qu'intenses : il y a aussi des moments très drôles, je dois dire ^^. Je n'oublie pas non plus la relation inattendue entre Eun Tak et Sunny (respectivement employée et patron), qui débouche sur une belle amitié.

Goblin est un beau drama, sur le fond et la forme et il sait faire preuve de finesse, et nous accrocher. Pourtant, et je pense que c'est en partie dû à la longueur des épisodes, et sans doute aussi à l'écriture, il y a eu trop de moments où je me suis ennuyée. Je n'ai pas été assez emportée, assez impliquée, alors que sur la papier il y avait tout. Mes attentes étaient peut-être trop fortes, quoi que quand je lis certaines critiques élogieuses, je vois que le drama a beaucoup plu ! J'en garde le souvenir d'un drama sympathique, que je suis contente d'avoir vu, mais qui ne me marquera pas.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 14:30

Genèse est le 7ème et dernier tome de la série Autre monde, de Maxime Chattam.

 

Traqués par le nouvel empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et ceux qui les accompagnent, fuient pour gagner le Moyen-Orient, à la recherche du dernier cœur de la Terre. Ils doivent passer par les souterrains, qui regorgent de dangers.

L'affrontement final approche.

 

Après avoir enchaîné sans interruption les 6 premiers tomes de la saga que l'on m'avait généreusement prêté, j'ai dû attendre un moment avant de lire le 7ème tome, qui lui n'était pas encore sorti. J'étais impatiente mais en même temps je n'avais pas envie de dire au revoir à ces personnages et à cet univers auxquels je m'étais attachée. Et maintenant que ça y est, j'ai fini ma lecture, je dois avouer que cela me manquera. J'attendrai avec impatience la série dérivée dont parle Maxime Chattam, car j'ai envie d'explorer encore cet univers et le personnage qui en sera le héros -Gaspar, d'après ce que j'ai pu lire- me semblait intéressant et méritait d'être développé, mais c'est vrai que cela ne sera pas vraiment pareil.

L'enjeu est simple en théorie : trouver le dernier Cœur de la Terre et faire qu'il soit absorbé par Ambre -qui en déjà un en elle-, afin de détruire Entropia une bonne fois pour toute. Les Pans ne savent pas si Ambre pourra seulement survivre à cela ni si elle pourra ensuite utiliser toute sa puissance, mais une chose après l'autre : ils doivent déjà le trouver avant Entropia, qui les talonne. Ils aviseront après. C'est donc encore un long périple pour le petit groupe qui passent par les souterrains et affronte des créatures énormes, mais surtout fait face à l'absence de soleil et de nourriture, les laissant ainsi extrêmement faibles. Sous terre, ils vont aussi faire la connaissance des Conteurs de Vrai, un peuple qui vit là-dessous et grâce auquel ils vont apprendre pas mal de choses.

Car qui dit dernier tome, dit aussi révélations. Nous allons apprendre, au détour du périple dans les souterrains, ce qu'est vraiment Ggl, ce qu'est Entropia. Comment sont-ils arrivés là, de quoi sont-ils faits. Et aussi l'origine de la Tempête, qui a bouleversé le monde en tuant la plupart des gens, dotant les Pans d'altérations et laissant les adultes en êtres dénués de mémoire, soit pervers, soit mauvais (à l'exception de certains comme Balthazar ou Jahrim par exemple). Les Pans pensaient jusque là que la Tempête n'était autre que la rébellion de la Terre, qui en avait eu assez de ce que les Hommes lui faisaient subir, et avait repris ses droits. Ils apprendront si leur théorie était juste ou non, ce que je ne dirai pas pour ne pas tout gâcher... Au final la révélation n'est pas forcément surprenante, mais elle est logique et explique tout. Elle nous renvoie aussi par là même, aux débuts de l'histoire, au moment où Matt et Tobias se sont réveillés après la Tempête et ont constaté la disparition des adultes, la mutation de ceux qui avaient survécu...

Tout ceci semble tellement loin maintenant. Dans l'histoire, c'était il y a plus de 2 ans, et c'est vrai que nos héros ont fait du chemin, depuis leur existence insouciante d'adolescents qu'ils vivaient avant. Même depuis leurs premiers pas dans ce nouveau monde, d'ailleurs. Ils maîtrisent parfaitement leurs altérations, ils ont livré bien des batailles, perdu beaucoup d'amis au cours de celles-ci, ils ont été éprouvés tant physiquement qu'émotionnellement... On mesure le chemin parcouru. Et il n'est pas encore achevé.

Matt a de plus en plus peur de grandir, de devenir un adulte avec le risque de perdre fondamentalement ce qui fait qui il est, de s'éloigner de ceux qu'il côtoie. Il s'en rend compte en constatant qu'il passe moins de temps avec Tobias et plus avec Ambre, dont la destinée lui fait peur. Il apparaît évident à tous qu'Ambre ne survivra pas à l'absorption du cœur de la Terre et qu'ainsi, Matt perdra celle qu'il aime. Il est doc difficile pour lui de se rapprocher certes de leur but, mais aussi de cette fin.

Même Dorine, la soigneuse de l'équipe, semble s'éloigner du reste du groupe et commencer à devenir adulte... Les Pans sont encore jeunes mais ce qu'ils vivent les fait nécessairement grandir, se durcir, il ne pourrait en être autrement. Et cet aspect est intéressant aussi.

On n'oublie pas aussi les révélations sur le traître qui se trouve au sein du petit groupe de Pans. L'Alliance des trois ne peut plus ignorer ce fait, alors ils se tiennent sur leurs gardes et n'en parlent pas à leurs amis, car ils sont incapables de dire qui parmi eux, les trahi. Et en même temps c'est difficile à imaginer : ils sont tous dans le même bateau, alors qui les trahirait, et pourquoi ? L'identité du traître en soi n'est pas surprenante tant les circonstances avaient conduit à cette conclusion, mais la manière dont la révélation est faite, était intéressante.

Genèse a la lourde charge de conclure la saga. Et ce n'est jamais facile, il faut que le livre soit intéressant en lui-même, et aussi qu'il apporte des réponses, et une conclusion pour les personnages. Je trouve qu'il remplit bien son office, en jouant sur plusieurs tableaux. On a d'un côté l'Alliance des Trois et leurs amis (Chen, Torshan, Dorine, Tania, Lily, Orlandia) qui avancent petit à petit vers leur objectif, on a le monde des esprits avec notamment Newton, qui tentent de jouer un rôle aussi, il y a le Buveur d'Innocence et Colin de l'autre côté... Le livre ne manque pas de perspectives ni d'action. La bataille finale est réussie, elle est vraiment forte quand l'on voit toutes les troupes (certaines inattendues) se rallier en Egypte pour combattre les troupes de l'empereur puis celles d'Entropia, avec Ambre qui n'intervient pas tout de suite pour ménager ses forces... Cela nous permet en plus de retrouver des personnages, certains pas vus depuis le premier tome (Doug et son petit frère par exemple), et c'était vraiment chouette. Voir combattre côte à côte les Pans d'Eden, de Neverland, les Maturs et plein d'autres... C'était vraiment chouette !

Cette bataille était un moment très fort j'ai trouvé, car qui plus est, Autre monde nous a plusieurs fois prouvé que tuer des personnages ne posait aucun problème... Donc on sait d'avance que dans cette bataille, on va perdre des gens que l'on apprécie... L'issue est incertaine, les pertes seront lourdes et cette guerre acharnée est vraiment épique je trouve. J'ai été particulièrement émue par le petit Johnny, resté seul à Neverland pour faire le lien avec le monde des esprits, alors que les créatures d'Entropia ont investi le château et que ses jours sont comptés. Son histoire et son courage m'ont beaucoup touchée je dois dire.

Voilà, j'ai dévoré ce dernier tome qui ne sera pas mon favori (je crois que Neverland gagne le titre ^^), mais qui était très bien, à l'image du reste de la saga. C'était plein d'action, d'humour aussi un petit peu, d'énergie, de révélations, d'amitié... Je suis bien triste de quitter ce petit monde je dois dire, c'est qu'on s'y attache, mine de rien... En tout cas j'attends avec impatience que Maxime Chattam nous reparle de cet univers, sous d'autres formes comme il l'a annoncé... Je serai au rendez-vous !

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