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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 22:14

Le Couteau sur la nuque est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1933.

 

Hercule Poirot et son ami Hastings assistent à un spectacle de Carlotta Adams, une célèbre imitatrice qui prend entre autres les traits de Jane Wilkinson, une grande actrice. Plustard, ils dînent avec les deux femmes et d'autres invités.

Wilkinson engage Poirot dans le but de persuader son mari, Lord Edgware, de lui accorder le divorce, qu'il lui a toujours refusé selon elle. A la grande surprise du détective, Lord Edgware accepte facilement. Le lendemain, ce dernier est retrouvé assassiné, poignardé à la nuque.

 

Encore un autre roman d'achevé ! Et un autre avec Hercule Poirot. J'aimerais bien lire un peu plus de Miss Marple afin de me faire une vraie idée mais pour le moment et bien que je pioche au hasard, je tombe sur des Poirot (ce qui n'est pas pour me déplaire, j'en conviens).

Celui-là était encore une fois de bonne facture. Classique dans son déroulement, avec une surprise à la fin. Comme souvent, Agatha Christie surprend son lecteur avec un retournement de situation : le coupable n'est pas celui que l'on croyait, la victime visée n'était pas celle que l'on pensait non plus, ou bien encore les choses ne se sont pas déroulées exactement dans l'ordre que l'on pensait... Ce genre de retournements, on y a souvent droit (pas tous en même temps ceci dit), et c'est vrai que le tour de force est souvent là). On se promène tranquillement au gré des découvertes recueillies par Poirot et alors que l'on croit avoir tout cerné, il y a ce rebondissement qui survint et surprend toujours, soit que l'on ne s'y attende pas du tout, soit que ce soit vraiment bien fait dans la façon de traiter. En l'occurrence ici, le coup de la lettre de la victime (ceux qui ont lu me comprendront), c'était vraiment une astuce simple en soi, mais diablement efficace ! Ce que j'adore, c'est aussi le fait qu'une fois que tout nous est expliqué, on se dit « bon sang mais c'était évident » ou « c'était simple » ! Alors qu'avant qu'on nous dise tout, bien sûr, on n'y a vu que du feu... J'adore cette impression en refermant un des bouquins d'Agatha Christie !

A vrai dire je ne m'en lasse pas. Même ici alors qu'en soi, j'ai déjà lu des romans meilleurs encore, celui-là reste quand même très bon, objectivement. On est pris au jeu, peu importe l'intrigue de départ, on veut savoir qui a tué, pourquoi, et comment. Et puis comme toujours, j'aime le fait que Poirot se concentre davantage à « faire fonctionner ses petites cellules grises » comme il le dit, autrement dit à recueillir les témoignages et à étudier la personnalité de chacun (encore que là, les divers personnages ne sont pas forcément des plus surprenants ; il y a des romans où ils sont plus hauts en couleur), plutôt qu'à trouver des preuves ou des indices (travail exécuté par la police, ceci dit). Cela rend la traque du meurtrier nettement plus palpitante, je trouve.

J'aime bien le fait que l'histoire soit racontée (ce n'est pas le seul roman dans ce cas bien sûr) par le capitaine Hastings, un excellent ami de Poirot, qui le suit encore une fois dans son enquête. Pas aussi perspicace que son ami, Hastings est quelqu'un de bien qui, selon le propre aveu du détective, stimule ses réflexions grâce à son imagination débordante et sa compagnie. C'est intéressant d'avoir ses réflexions personnelles, notamment celles qui concernent Poirot.

Bref, encore un bon moment de lecture :) !

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 22:27

Un film réalisé par Robert Schwentke, avec :

Shailene Woodley : Beatrice Prior/« Tris »

Theo James : Tobias Eaton /« Quatre »

Kate Winslet : Jeannine

Ansel Elgort : Caleb Prior

Miles Teller : Peter

Jai Courtney : Eric

(2015)

 

Tris, Quatre et quelques compagnons sont en fuite, après avoir mis à jour le complot mené par Jeannine.

Traqués par les soldats, qui ont en plus la charge de « tester » chaque personne et de repérer les divergents, leur situation et celle de Tris en particulier, devient délicate. En réalité, une ancienne boîte que Jeannine cherche à ouvrir et qui pourrait contenir toutes les réponses, doit être ouverte par un divergent...

 

On ne peut pas dire que j'ai été rapide sur ce coup là... Bien qu'ayant aimé le premier opus, j'ai mis du temps à voir le second. La faute à la flemme, à l'oubli et à plein d'autres choses à voir, mais pas parce que je n'avais pas envie en tout cas. Mais voilà, le mal est réparé (et je vais me motiver pour ne pas mettre des plombes à voir le troisième volet....).

Je dirai que ce second film, L'Insurrection, était grosso modo dans la veine du premier, la découverte en moins évidemment. Ceci dit j'ai plutôt préféré le premier, comme souvent, pour ce côté découverte justement (du monde, des enjeux, des personnages, etc.). L'Insurrection a l'avantage, dans sa seconde partie et surtout vers la fin, d'apporter des réponses essentielles. Pourquoi ce monde est tel qu'il est, pourquoi il y a un mur, pourquoi les factions existent, et ce que représentent exactement les divergents... Tout cela nous est laconiquement expliqué à la fin, apportant ainsi de nouveaux enjeux pour la suite. Il y a fort à parier (du moins je l'espère) que le troisième volet développera ces fameuses réponses, ce qui promet d'être intéressant !

Après, c'est vrai que hormis cet apport bienvenu, j'ai trouvé le scénario moins étoffé que pour le premier film, pour ne pas dire un peu pauvre. Je veux dire : les divergents sont traqués, ils sont donc tout un petit groupe (Tris, Quatre, etc...) à se réfugier ici et là pour échapper à Jeannine et la traque impitoyable qu'elle mène (leur passage chez les Fraternels au début, était sympa par exemple)... Les divergents sont récupérés car seuls eux peuvent ouvrir une mystérieuse boîte que Jeannine détient (on comprendra vite qu'il ne faut pas n'importe quel divergent, mais Tris bien sûr)... A partir du moment où Tris est attrapée et subit les espèces de tests pour ouvrir la boîte, c'était intéressant.

Mais avant cela (soit quand même une grande partie du film), je ne me suis pas ennuyée non plus, mais c'était plus plan-plan on va dire... En soi, le premier film avec son mélange d'explications et d'action, et même son scénario, m'avait plus accrochée. Là, on a de l'action, et tout, mais j'ai trouvé le scénario bien moins dense et par là même, moins accrocheur en fait. Comme si cet opus était un épisode de transition entre le premier, qui posait les bases, et le troisième, où les choses vont être un peu remises en question, d'après ce que livre la fin du 2. Je verrai quand j'aurais vu le 3 bien sûr, mais je l'ai un peu ressenti comme cela.

Tris est un personnage intéressant. Elle est apeurée, elle a de la culpabilité (à l'égard de sa famille), mais en même temps elle ne recule devant rien pour atteindre son objectif. Et ici, il est de détruire Jeannine, par vengeance et pour ce qu'elle représente. Mais bien qu'étant devenue forte (physiquement, mais pas que), elle reste marquée par les événements, les choix qu'elle fait et en cela, elle est très humaine. Son histoire avec Quatre, qui est très bien posée dans le contexte, est aussi très jolie. Dommage du coup, que les personnages secondaires soient un peu plus effacés. Sortis de Tris, de Quatre et de Jeannine, les autres sont quand même très réduits que ce soit dans leur temps de présence ou leur épaisseur.

Et du coup, tout cela mis bout à bout : peu de personnages secondaires, scénario assez basique et réduit surtout dans la première partie... fait que j'ai clairement préféré l'épisode d'avant... et que j'espère que le 3 sera meilleur, aussi. Nous verrons bien !

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 17:00

Une série créée par Jeff Astrof et Matt Miller, avec :

Matt LeBlanc : Adam Burns

Liza Snyder : Andi Burns

Kevin Nealon : Don Burns

Kali Rocha : Marcy Burns

Diana Maria Riva : Mrs. Rodriguez

Matt Cook : Lowell

Grace Kaufman : Kate Burns

Matthew McCann : Teddy Burns

Hala Finley : Emme Burns

 

Série en cours, une saison diffusée. Renouvelée pour une saison 2.

 

Andi et Adam sont les parents de trois enfants. Jusqu'ici, Adam travaillait dans le bâtiment avec son frère, et Andi élevait leurs enfants, mais elle décide de retourner travailler, après 13 années passées à s'occuper d'eux.

C'est alors à Adam d'assurer avec les enfants en s'en occupant davantage, ainsi que de la maison, tout en continuant à travailler.

 

Je ne pouvais pas manquer le retour de Matt LeBlanc dans une série comique ! Cela dit je ne l'avais pas quitté depuis bien longtemps, puisque j'avais suivi Episodes, une série originale dans laquelle il était très bien. Mais c'est toujours un plaisir de le revoir, et ce d'autant plus que cette série comique est, à mon goût, réussie ! J'ai pourtant lu bien des critiques mitigées, pour ne pas dire négatives, mais personnellement cela m'a plu. Je ne dis pas que c'est très original, mais j'ai accroché, et après tout il y a aura une saison 2, alors c'est que je ne dois pas être la seule ^^.

Sa principale qualité, c'est que l'on rit beaucoup, ce qui est un peu le but, donc c'est tant mieux. L'humour, c'est très subjectif, mais en ce qui me concerne celui-là me convenait. À chaque épisode, je riais ou gloussais régulièrement ^^. Après c'est sûr, il y a parfois des épisodes plus faibles, de même qu'il y en a des particulièrement drôles (dans les derniers, l'épisode où Andi et Adam suivent à la trace Kate, leur fille aînée, était bon ^^). J'aime bien le côté très excessif de cette famille : les petits mensonges -dont on sait qu'ils seront découverts tôt ou tard, en plus- prennent des proportions pas possibles, les quiproquos ont un effet papillon de fou (l'épisode où Adam et Don décident de s'accuser mutuellement auprès de leurs femmes quand ils font une bêtise, pour éviter leurs foudres, m'a fait marrer aussi).

Si je n'ai pas spécialement accroché plus que cela à Don (dont le personnage n'est vraiment pas fin, et apportait un humour que je n'appréciais pas spécialement), j'ai davantage aimé sa femme Marcy (surtout quand elle était confrontée à sa belle-mère ^^). Par contre, deux personnages secondaires que j'ai beaucoup aimé, c'est Lowell, le voisin précieux qui petit à petit, s'intègre bien dans les scénarios et que j'ai aimé voir davantage, et Mrs Rodriguez, la maîtresse d'Emme, qui est complètement déjantée et hilarante, et qui ne facilite pas la tâche à Adam en tant que parent d'élève !

Mais bien sûr, la série fonctionne avant tout parce que le duo Andi/Adam est excellent. Les deux acteurs ont un bon feeling je trouve, on sent une certaine complicité. J'ignore si c'est vrai bien sûr, mais je trouve qu'on ressent vraiment cela. Et puis entre Adam qui n'arrive jamais à contrer sa femme et se laisse parfois embarquer dans des absurdités avec son frère, et Andi qui arrive toujours à lui faire faire ce qu'elle veut et qui parfois pète un plomb tant elle est excessive, il y a vraiment des scènes extras.

Et en même temps il y a beaucoup de tendresse dans cette série. L'épisode final en est un bon exemple : il était vraiment adorable, mine de rien. On sent que ces deux-là forment un couple solide, et que leurs trois gosses sont très aimés.

Donc voilà, Man with a plan n'est certes pas une révolution dans le monde des séries comiques, mais pour autant elle est très sympathique et j'ai eu plaisir à la suivre !

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 16:15

Un, deux, trois... est un roman policier d'Agatha Christie, paru en 1940.

 

Hercule Poirot se rend chez son dentiste, Mr Morley, ce qui l'angoisse un peu.

Plus tard dans la journée, il apprend que ce dernier a été retrouvé mort à son cabinet. La police conclue à un suicide, mais Morley n'avait semble-t-il aucune raison de commettre un tel acte... Pour Poirot, il s'agit bel et bien d'un meurtre. La disparition d'une autre des patientes du dentiste ce matin-là, le conforte dans cette idée...

 

Comme elle avait pu le faire (d'une façon un peu différentes cependant), avec « Dix petits nègres », Agatha Christie s'inspire également d'une comptine anglaise pour ce roman : « One, Two, Buckle My Shoe ». L'intrigue et son découpage collent ainsi plus ou moins aux différents vers de la comptine.

Une intrigue qui s'ouvre pour le coup, sur un événement des plus banals : Hercule Poirot va chez le dentiste, et comme tout le monde, tout Harcule Poirot qu'il soit, il n'est pas enchanté à cette idée. Mais même alors que rien ne laissait supposer une affaire criminelle à venir, voilà que le dentiste en question, Mr Morley, est retrouvé mort le jour même dans son cabinet. L'inspecteur-chef Japp, ayant vu Poirot sur la liste des patients du jour, se fait fort de le mettre au courant et de le faire participer à l'enquête.

Pendant un bon moment d'ailleurs, l'inspecteur-chef Japp ne croit pas à la théorie du meurtre, et privilégie celle du suicide, pensant que Poirot complique tout à loisir. Bien sûr, on se doute que le détective belge a raison, sans cela il n'y aurait pas d'intrigue. Et puis il y a trop de choses étranges qui se passent autour de ce dentiste : disparition d'une de ses patientes, mort d'un autre... Tous des patients qui, comme Poirot, avaient consulté le dentiste le jour où il est mort. Il ne peut s'agir de simples coïncidences. Il s'agit donc, classiquement, de trouver qui a fait cela, comment et pourquoi.

L'originalité de ce roman, c'est qu'il est légèrement teinté d'espionnage par ailleurs. L'un des patients du dentiste le jour où il est mort, est en effet Alistair Blunt, puissant banquier dont la disparition est souhaitée par certains milieux qui souhaitent que le système du Royaume-Uni change et soit plus moderne. Ainsi Poirot en vient-il à se demander si Blunt n'était pas la victime visée, en réalité. Et Morley ne serait qu'un dommage collatéral. Cela semblerait plus logique que d'en vouloir à la vie d'un dentiste sans histoires, en tout cas. Il y a donc en toile de fond, des théories élaborées avec Mr Barnes, familier de ces histoires d'agent secret et autres, qui teintent un peu ce roman policier d'espionnage, ce qui change un peu.

Et puis la fin est vraiment intéressante, au sens où elle remet en cause tout ce que l'on croyait savoir sur les événements, leur ordre et leurs causes. Je n'en dis pas plus, mais cela fait maintenant plusieurs fois que je suis confrontée à cela dans ses romans, et c'est ce qui fait qu'Agatha Christie est vraiment la reine du crime ! Ce n'est pas seulement le fait que la solution finale soit étonnante, ou que l'on ne s'attendait pas à l'identité du meurtrier, c'est que souvent, elle renverse vraiment la situation et on réalise qu'on s'est complètement fait avoir depuis le début. Et je trouve cela vraiment chouette !

Ainsi, même si ce roman n'est pas le meilleur que j'ai pu lire, il n'en reste pas moins qu'il est bien ficelé, comme toujours, et accrocheur à souhait.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 22:51

Articles ICI et ICI.

 

Attention, spoilers sur la série, et plus particulièrement sur cette saison 4.

 

Je n'avais pas parlé de la saison 3 de The Blacklist, l'an dernier. Pourtant je l'avais bien aimé, en plus. Elle faisait ce que je voulais à l'issue de la saison 2 : que la série se mette un peu en danger, elle et ses protagonistes, en les plaçant dans des positions moins confortables et moins routinières, en-dehors du cas classique où chaque épisode présente le « méchant du jour ». Le côté « cavale » de l'an dernier m'avait ainsi plu, car il changeait un peu de ce schéma classique.

Cette année, on revient à ce fameux schéma. Ce n'est pas non plus un retour à ce que la série était en saison 1, car les personnages se sont nourris de ce qu'ils ont vécu, et cela pèse forcément -et heureusement-. Mais Elizabeth revient au FBI, Red redonne des noms de grands criminels après lesquels courent les membres de l'équipe... Mais je ne me suis pas ennuyée car l'année précédente avait apporté du renouveau à The Blacklist. Et puis il n'intervient qu'en cours de saison, ce « retour ». Pendant la moitié des épisodes, on explore encore autre chose.

La première partie de la saison se concentre en effet sur Kirk, qui apparaît comme étant le père d'Elizabeth, et la recherche d'Agnes par ses parents. Au début j'ai trouvé cela intéressant car on revenait aux origines d'Elizabeth, ce qui a toujours été un point crucial de la série, que l'on avait pas encore exploré en totalité. Et puis bon, cela remettait en cause ce que l'on croyait savoir, le fait que Red est le père d'Elizabeth et que c'est bien cela, le lien qui existe entre eux depuis le départ. Après, je dois avouer que cette partie de la saison ne m'a pas passionnée outre mesure, notamment parce que j'ai eu l'impression assez vite, que l'on tournait en rond et que l'on « faisait durer », un peu. Mes souvenirs sont moins net car cela fait plusieurs mois, depuis que je les ai vu, mais je me souviens avoir ressenti cela. Ce n'était pas mauvais, mais pas transcendant non plus. Après, Tom est moins présent dans la série, la « faute » à Redemption, le spin-off qui fait de lui le héros (et que je n'ai pas encore vu à l'heure où j'écris, d'ailleurs). Mais l'épisode final nous donne lieu de penser qu'il aura un rôle à jouer la saison prochaine (car la série est renouvelée pour une saison 5), et ça c'est une bonne nouvelle, Tom ayant toujours été un personnage intéressant.

J'ai par contre, été des plus emballée par la seconde partie de la saison. Quelqu'un essaie de détruire l'empire criminel de Red, et il semble qu'il soit proche de lui, qu'il le connaisse bien... On apprend finalement qu'il s'agit de Mr Kaplan, qui est bien vivante et qui, ayant été pendant des décennies la nettoyeuse et confidente de Red, a de quoi le faire trembler. Et effectivement, elle passe à la vitesse supérieure et ça déménage ! Franchement, j'ai adoré cet axe. Mr Kaplan a toujours été un bon personnage mais là, l'actrice s'est surpassée en plus, et c'était excellent.

On apprend son passé, et par là-même, un peu des origines d'Elizabeth, dont elle était la nounou quand elle était petite, engagée par sa mère. On voit ainsi Mr Kaplan un peu plus jeune (apprenant au passage l'origine de son patronyme), s'occupant d'Elizabeth, puis un bout de sa vie après cela, jusqu'à sa rencontre avec Reddington. Persuadée que ce dernier est néfaste pour Elizabeth, Mr Kaplan va ainsi tenter de le faire tomber en s'attaquant à son empire criminel petit à petit. Elle ne recule devant rien, tandis que Red, passée la surprise de la savoir en vie, sait qu'il ne pourra pas la tuer une seconde fois, et cherche à la stopper sans pour autant recourir à cette solution définitive qu'il avait tenté une première fois. On a donc droit à des scènes de face-à-face brillantes entre Red et Kaplan, les deux acteurs étant très bons. James Spader a toujours été le grand atout de la série de toute façon, et cette saison le confirme une fois de plus.

On n'oublie pas les seconds couteaux : Dembe notamment, du côté de Red, qui est tellement plus qu'un fidèle bras-droit. Et côté FBI, Ressler (dont la situation promet, la saison prochaine), Samar, Cooper et surtout Aram, qui est un personnage que j'ai beaucoup aimé et qui a plusieurs fois été au centre de l'intérêt cette saison, ce qui n'était pas pour me déplaire.

La saison se conclue sur une scène riche en émotions, un moment que l'on attendait depuis longtemps, entre Red et Elizabeth, le doute étant définitivement levé (s'il en restait un) sur leur lien. Un mensonge de Red qu'il entend désespérément lui cacher, sera forcément au coeur de la saison prochaine mais pour l'heure, la scène était fort jolie en tout cas.

The Blacklist reste une série qui n'est pas parfaite, mais honnêtement la seconde moitié de la saison m'a tant plu que pour moi, ça a été un plaisir de la suivre cette année encore, et je suis contente de savoir qu'elle sera encore présente au moins une année de plus.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 22:47

Une série créée par David E. Kelley, avec :

Reese Witherspoon : Madeline Mackenzie

Nicole Kidman : Celeste Wright

Shailene Woodley : Jane Chapman

Alexander Skarsgård : Perry Wright

Adam Scott : Ed Mackenzie

Laura Dern : Renata Klein

 

Saison 1, 7 épisodes.

 

A Monterey, Madeline Mackenzie et Celeste Wright, très amies, semblent chacune mener une vie parfaite. La première a deux filles et un mari aimant, et elle s'investit pleinement dans une pièce de théâtre qu'elle est en train de monter. La seconde a deux garçons et un mari souvent en voyage d'affaires, qui l'aime énormément.

Le jour de la rentrée, Madeline rencontre Jane, mère célibataire qui vient d'arriver en ville. Elle se lie d'amitié avec elle, surtout après que le fils de Jane soit accusé d'avoir voulu étrangler la fille d'une des femmes les plus influentes. Dès lors, l'intégration ne sera pas facile pour le fils de Jane, au grand désespoir de celle-ci...

 

Il est assez rare, à ma connaissance du moins, qu'une série américaine soit si courte (7 épisodes seulement), c'est plus le propre des séries anglaises, habituellement. Mais cela n'a pas affecté le propos, au contraire même. La série est allée à l'essentiel très vite, il y a eu le temps de suspens nécessaire pour que l'intérêt ne faiblisse pas (en plus des histoires parallèles), et de fait, ces 7 épisodes étaient des plus intenses. Petit bémol sur le premier, qui a la tâche ardue de tout mettre en place : intrigue, personnages, contexte... Ce qui n'est jamais facile je pense, et qui là, n'a pas été très excitant : ce n'est en effet qu'à partir du second épisode que j'ai commencé à accrocher, le premier ayant certes des qualités reconnaissables, mais étant un peu trop « mou » pour moi.

Via des témoignages de plusieurs personnes que l'on devine être des habitants de la ville -mais on se garde bien de nous montrer les protagonistes lors de ces séquences-, on comprend qu'un crime s'est produit. Mais qui est le coupable, et d'ailleurs, qui est la victime, on se garde bien de nous le dire jusqu'au dernier épisode. Sur la victime, au bout d'un moment, je me suis doutée assez vite de son identité. Sur le coupable, en revanche, je n'avais pas prévu cela comme ça. On va donc comprendre petit à petit ce qui a amené à ce crime, tandis que les histoires personnelles des protagonistes va nous être dévoilée (et elles ont plus ou moins de rapport avec le reste). Madeline, Celeste et Jane ont leur passé, et on va apprendre à le connaître d'épisode en épisode.

Jane, dès le début on sait que sa vie n'est pas rose. Elle veut prendre un nouveau départ ici avec son fils (qu'elle a eu alors qu'elle fut violée par un homme inconnu), et le fait que dès le début son fils soit accusé d'être violent, la décourage forcément... Madeline en réalité, souffre de ne pas être assez parfaite : sa fille aînée lui rend les choses difficiles, et son couple n'est pas exactement plein de passion... Quant à Celeste, sa vie si parfaite ne l'est pas : elle entretient avec son mari une relation violente (physiquement) qui dégénère vraiment parfois, et encore, on ne mesure pas tout de suite jusqu'où cela va... Petit à petit elles nous dévoilent qui elles sont, leurs souffrances, même celles qu'elles n'admettront pas les unes aux autres. D'ailleurs quand on y songe, il n'y a réellement que Jane, qui se confie aux autres et qui raconte son histoire. Madeline ne parle pas de ses problèmes, pas plus que Celeste. Au contraire même, elles font de gros efforts pour que personne ne soupçonne rien. C'est pour cela par exemple, que les séances de Celeste avec la conseillère conjugale ou psychologue, je ne sais plus vraiment, sont désarmantes : parce que cette femme va progressivement l'amener à se rendre compte de sa situation, qu'elle niait jusque là (et même sûrement, d'abord à elle-même).

Le casting est parfait, surtout les 4 figures de proue (qui faisaient partie de mes raisons pour regarder la série, avec le réalisateur, David E. Kelley, dont j'aime habituellement les séries) : Alexander Skarsgård est étonnant, en mari qui vénère sa femme et pour autant, lui colle des beignes dès qu'elle le contrarie (et il est souvent contrarié...). Nicole Kidman, dont pourtant je ne suis pas la plus grande fan habituellement, est pleine de fragilité et de blessures, elle en est vraiment troublante... Shailene Woodley est désarmante alors qu'elle se demande si la façon dont son fils a été conçu fait qu'aujourd'hui il est « bizarre »... Et enfin Reese Witherspoon m'a bluffée dans le rôle de cette femme presque hystérique, épuisante mais au final aussi touchée que les autres... Pour le coup elle était vraiment parfaite dans ce rôle.

La réalisation m'a plu aussi, avec des images aux couleurs assez « passées », qui donnent une ambiance mélancolique qui colle plutôt bien au scénario. Il faut bien dire aussi que la série a un côté « contemplatif », au sens où il n'y a pas d'action au sens strict du terme. Les événements se déroulent, les personnages (pour certains) agissent bel et bien, mais en soi, les amateurs de « série qui bouge » n'y trouveront pas leur compte, il me semble... Pour moi, mis à part le premier épisode, cela ne m'a pas dérangée. J'ai trouvé cela suffisamment intriguant pour poursuivre et plus la série avançait, plus j'avais envie de voir la suite.

Je ne veux pas trop en dévoiler sur chacune d'elle (Jane, Celeste et Madeline) car ce qu'on apprend au fur et à mesure est ce qui nous donne les clefs des personnages et par là même, celle du mystère final. Qu'on l'ait vu venir ou pas, je trouverai dommage de trop vous en dévoiler ici. Il n'y a que 7 épisodes, cela serait dommage de les déflorer. Disons que l'on touche à plusieurs thèmes : de l'adultère à la femme battue en passant par l'agression sexuelle, sans oublier les intrigues de pouvoir en quelque sorte, dans le sens où certaines personnes sont plus influentes que d'autres... C'est diversifié et intéressant, et pour être honnête je trouve que, sur le fond comme sur la forme, cela se démarque des autres séries américaines, et cela fait plaisir.

Je crois qu'une saison 2 n'est pas prévue au programme et je ne l'attends pas spécialement : tout est dit, à mon sens.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 20:30

Un film d'animation franco-canadien réalisé par Éric Summer et Éric Warin, sorti en 2016.

 

France, 1880.

Félicie vit avec son ami Victor dans un orphelinat en Bretagne. Elle rêve d'aller à Paris et de devenir danseuse étoile, tandis que Victor lui, espère devenir inventeur.

Tous deux finissent par s'enfuir et par arriver à la capitale dans l'espoir de concrétiser leurs rêves respectifs. Victor trouve un travail auprès de Gustave Eiffel, qui est en train de construire la fameuse tour, tandis que Félicie est prise sous l'aile d'Odette, femme de ménage, et se fait passer pour Camille, la fille de celle qui emploie Odette et qui vient d'une bonne famille. Son mensonge la fait entrer à l'Opéra et elle suit les cours qui permettront à une des jeunes filles présentes de jouer un rôle dans Casse-Noisette...

 

Ballerina est un film d'animation que j'aurais bien voulu voir au cinéma à sa sortie, mais cela ne s'était pas fait. Je suis donc bien contente d'avoir réussi à le voir finalement. C'est un joli petit film, pas un chef d'oeuvre, mais qui fait passer un moment sympa.

Comme attendu, l'emballage est joli. Le design des personnages est réussi, mais pas seulement. Ce que l'on voit de Paris est très beau : l'Opéra bien sûr, mais aussi la fameuse Tour Eiffel et la statue de la liberté, toutes deux alors en pleine construction, et plus largement, le Paris du XIXème siècle en général, reconstitué avec soin et détails. Cela me rappelle un peu certains vieux Disney où l'on voyait la capitale telle qu'elle était il y a des décennies, voire des siècles, et j'ai bien aimé. Cela dit, même l'orphelinat breton et les paysages, dégagent une impression de simplicité pas désagréable du tout.

Et puis bien sûr, côté animation, les séquences de danse (entraînement ou représentation) sont vraiment pleine de style. Cela aurait été dommage, vous me direz, pour un film qui a la danse classique comme sujet, de se louper sur ce point. Mais j'ai trouvé cela très réussi également. Apparemment les réalisateurs ont bénéficié, pour les chorégraphies, de l'aide notamment d'Aurélie Dupont, danseuse étoile.

Il y a quelques chansons aussi, finalement assez nombreuses, qui collent bien à l'histoire. Aucune ne m'a marquée comme cela peut être le cas régulièrement dans un Disney, mais elles n'étaient pas déplaisantes pour autant.

Côté histoire, c'est le classique de la jeune fille prête à tout pour poursuivre ses rêves (et non le prince charmant, pour le coup). Une chose m'a gênée cependant, c'est le fait que tout repose sur un mensonge. Félicie prend l'identité de Camille, qui certes est une gosse de riche insupportable, mais qui avait une lettre à son nom, lui permettant d'entrer à l'Opéra. Et même si au final, Félicie réussit grâce à son talent et au travail acharné qu'elle fournit pour être au niveau, et bien au départ elle est là parce qu'elle a menti et volé la chance de quelqu'un d'autre. Ce dont elle ne semble jamais culpabiliser, que ce soit avant ou après avoir été découverte. Je suis peut-être vieux jeu, mais cela m'a gênée car Félicie en soi est quelqu'un de bien et de persévérant, mais moralement, elle n'a pas vraiment de principes à ce sujet.

Après c'était drôle, de voir son éminent professeur la menacer de la jeter chaque jour hors de son cours (car effectivement face aux autres élèves, elle a beaucoup à apprendre), et en réalité convenir qu'elle progresse énormément. Odette, ancienne danseuse talentueuse qui a dû tout arrêter suite à un accident qui l'a laissé avec une jambe handicapée il y a des années, se charge de l'entraîner, de lui apprendre à plus miser sur l'émotion que la technique, car là est son point fort. Et Félicie progresse à force de travail, et gagne la place qu'au départ, elle avait volé.

Le film autour de cela, est énergique et bien rythmé, sans temps morts, et il y assez d'humour pour que l'on sourit, sans que cela ne soit de trop.

J'ai bien aimé Victor aussi, le meilleur ami de Félicie qui a un petit -gros- penchant pour elle, mais qui la regarde suivre son rêve et se rapprocher d'un danseur réputé -qui est un fameux bellâtre en plus-... Alors que Victor lui, ferait à peu près n'importe quoi pour elle. Odette bien sûr, était un personnage des plus touchants. Elle a la figure de mentor au premier abord, mais bien vite elle a surtout celle de mère de substitution pour Félicie. En-dehors de cela, la mère de Camille était une méchante classique, caricaturale et pas franchement subtile pour le coup, alors que le personnage de Camille, caricatural aussi au premier abord, réserve tout de même des surprises dans son développement.

J'ai passé un bon moment devant Ballerina, qui encore une fois ne brille pas par son originalité, mais qui était joliment conçu.

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 21:44

Cartes sur table est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1936.

 

M.Shaitana, homme riche et très spécial, invite à un dîner chez lui 8 personnes qu'il connaît plus ou moins bien. Il y a d'un côté les limiers : Hercule Poirot, Ariadne Oliver -auteur de romans policiers-, le colonel Race et le superintendant Battle, et de l'autre 4 personnes que Shaitana soupçonne d'avoir commis un meurtre dans leur passé, et de s'en être tirés sans être inquiétés.

Les deux groupes se scindent en deux dans la soirée pour jouer au bridge, sous l'oeil observateur de Shaitana. En fin de soirée, les invités constatent que ce dernier est mort, poignardé. Le coupable est forcément l'un des 4 inconnus...

 

Et bien voilà, je tiens le roman qui entre dans mon top 3, parmi ceux écrits par la grande Agatha Christie ! Qui plus est celui-là, je suis sûre que je ne l'avais jamais lu auparavant, c'était donc une vraie découverte. Après « Dix petits nègres » et « Le Crime de l'Orient-express », « Cartes sur table » fait donc partie de mes favoris (bien que je sache pertinemment en avoir seulement lu une petite partie pour le moment, comparé à tout ce qu'elle a écrit...).

J'ai vraiment adoré. Pas tout de suite, mais au final j'ai adoré. Le début du roman (mais je remarque que c'est encore assez souvent le cas) ne m'a pas accroché plus que cela. Mais on rentre rapidement dans le vif du sujet (et puis après tout, cela reste des petits livres, rapides à lire), et dès les fameuses parties de bridge (jeu auquel je ne connais rien d'ailleurs, et parfois certaines explications sur la façon de jouer était des plus obscures pour moi ^^'), l'histoire m'a plu et j'ai lu assez vite la suite et fin.

Ce qui est génial, c'est que dans le prologue, l'auteur nous explique un peu son idée, comment l'histoire va « fonctionner » en quelque sorte. Mais bien sûr en lisant, on n'y pense plus (enfin moi, en tout cas) et on se fait royalement avoir au bout du compte. Surtout que la solution finale en elle-même est faite de rebondissements pas possibles qui à la fin, donnaient presque le tournis. Plus que jamais, l'enquête repose sur la psychologie des protagonistes, thématique si chère à Hercule Poirot.

Il y a là 4 personnes qui potentiellement ont commis un crime dans leur passé et dont l'une d'elle a aussi commis celui qui nous intéresse ici, à savoir le meurtre de M. Shaitana. Et en face, les 4 limiers (Poirot, un policier officiel, une auteur de romans policier et un colonel -ce dernier ayant toutefois un rôle plus effacé que les 3 autres-). Ils vont enquêter tous à leur manière, et découvrir des éléments plus ou moins importants, mais qui au moins, les aident à comprendre un peu mieux les personnalités qu'ils ont en face d'eux. Et puis la solution est dans leur passé, aussi. M. Shaitana avait convié ces 4 personnes par jeu, car il était convaincu qu'ils avaient commis un meurtre autrefois, et sans jamais se faire prendre. En admettant qu'il ait vu juste, c'est dans leur passé qu'il faut donc fouiller. Là-dessus, Poirot est convaincu que le meurtre de M. Shaitana ressemble à celui que l'assassin aurait commis dans le passé, car on ne peut tuer que selon son caractère, dit-il.

Nous allons donc pas à pas suivre son raisonnement et ses conversations avec les suspects, plus encore que les indices, comme toujours. Les personnages sont très intéressants, tous les 4. et la dernière partie du roman est vraiment explosive, avec ces multiples rebondissements qui nous perdent complètement, nous faisant soupçonner les 4 tour à tour, plus que jamais. Et quand on croit avoir compris, quand on pense qu'on sait tout, c'est pour mieux se faire avoir de plus belle et que l'histoire prenne encore un autre tournant. Franchement, c'était extra ! Je pense que le plafond aurait pu s'écrouler, j'aurais continué ma lecture, à ce stade :D.

Cartes sur table a donc été pour moi un excellent moment de lecture !

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Published by Marluuna - dans Livres-contes
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 00:06

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Après 6 années, Grimm s'est achevée il y a peu, avec une dernière saison de 13 épisodes, soit un peu plus courte que toutes les autres.

Si au début, la première saison m'avait déçue, car je m'imaginais autre chose notamment, au fil des saisons la série n'a cessé de me prouver que j'avais eu tort, et qu'elle valait le coup d'oeil. Aujourd'hui, j'ai même peine à me souvenir que la première saison ne m'avait guère emballée ^^'. Grimm n'a eu de cesse de s'améliorer, de conforter ses points forts et de gommer ses défauts. Elle a créé une solide mythologie qui fait que cette série possède son propre univers, son histoire et ses codes, et est ainsi bien plus qu'une simple série policière avec du fantastique dedans. Je suis bien contente d'être passée au-dessus de ma première -mauvaise- impression et d'avoir persévéré, en tout cas.

Et voici donc venue la fin de Grimm. Qui s'achève sur une saison un peu rapide dans le déroulé des événements (la faute sûrement, aux 13 épisodes), ce qui est à la fois bien et pas bien. Bien, parce qu'on ne s'ennuie pas, c'est rythmé, c'est dense, mais moins bien parce que c'est peut-être un peu trop rapide justement, trop dense. Comme s'il fallait tout boucler d'ici le dernier épisode, comme si on lisait une sorte de précipitation, pour ainsi dire. Peut-être la saison s'en serait-elle aussi bien porté, si elle avait fait le même nombre d'épisodes que les autres ? Mais cela, on ne le saura jamais.

Mais cette 6ème saison reste bonne, attention. Elle contient beaucoup de suspens, beaucoup d'épisodes qui s'achèvent souvent sur un moment qui donne invariablement envie de voir la suite. Beaucoup de frayeurs pour ces personnages qu'on a appris à aimer (même ceux qu'on n'aurait pas cru !). Et puis il y a l'apothéose, avec les deux derniers épisodes où je me suis rongée les sangs tant c'était intense et flippant ^^'. Je ne dévoilerai évidemment rien sur la fin proprement dite, pour ne pas la gâcher. Mais je dirai juste qu'en ce qui me concerne, elle m'a plu. Par son déroulement en tant que tel, mais aussi par son esprit. Dans les dernières scènes, tout l'esprit de la série s'y retrouvait, et c'était à la fois intense et émouvant, en quelque sorte. Et pour la fin-fin (la dernière scène, quoi ^^), j'avais peur du happy end dégoulinant façon Charmed (ouais, autant j'ai aimé la série, autant je me suis jamais remise de ce happy end qui était tellement trop) ou tout simplement, d'une fin qui ne me satisferait pas, mais heureusement cela m'a convenu parfaitement. C'était sobre, c'était bien. Je n'attendais rien de spécial en plus, ni dans un sens ni dans l'autre, je voulais juste quelque chose qui colle à ce qu'a été Grimm tout du long. Et ça a été le cas à mes yeux, donc me voilà satisfaite ^^.

Grimm a compris rapidement ce que malheureusement certaines séries (policières notamment) ne font pas (ou peu, ou pas bien) : les personnages secondaires sont importants. Les antagonistes bien sûr, mais aussi les amis du héros, bref les personnages récurrents quels qu'ils soient. Ils sont importants parce qu'ils sont les éléments comiques pour certains, le côté romantique pour d'autres, le danger... Bref ils incarnent des choses diverses et nourrissent le héros, et à travers lui, la série. Nick en soi a sa part d'ombre, mais il reste quelqu'un de foncièrement bien, de droit et d'intègre. Et c'est important, côté boulot, qu'il y ait Hank par exemple, avec lui (qui en plus est l'élément « normal » du groupe, à savoir l'être humain sans pouvoirs ni capacités). Et la série a intégré petit à petit Wu, ce qui à mon sens a été une super idée ! Wu est un peu plus rigolo que Hank et toute cette partie, il y a quelques saisons, où il devenait dingue comme il s'approchait de la vérité, était vraiment un bon ajout.

Mais bien sûr j'ai une affection particulière pour Monroe et Rosalee, un petit couple absolument adorable et solide qui sont d'une grande aide dans les enquêtes des « monstres du jour » que mènent Nick et les autres. Leur couple en tant que tel prend une nouvelle importance cette saison, sans que ce ne soit de trop. C'est juste que Grimm, sans trahir ni se détourner de sa raison d'être principale, n'oublie pas de faire évoluer ses personnages, discrètement mais sûrement.

J'étais ravie aussi de retrouver Trubel, ce personnage arrivé plus tardivement que les autres dans la série, mais que j'ai tout de suite beaucoup aimé. Elle est plus « cash » que Nick, mais elle symbolise aussi la relève, la continuité du moins. Et la loyauté, à toute épreuve.

Et puis il y a Adalind, dont je pense, personne n'aurait pu soupçonner au début de la série, son évolution. Ni celle de sa relation avec Nick. C'était complètement inattendu, mais cela a été extrêmement bien fait, et j'ai adhéré complètement, sans m'en rendre compte ! Il faut dire que c'était bien écrit, ça n'allait pas trop vite, c'était un peu subtil. Autant Juliette est un personnage qui ne m'a jamais trop plu (pourtant je reconnais que le personnage a sacrément changé et gagné en intérêt avec les dernières saisons !), autant Adalind et son évolution récente vers l'autre camp, c'était quelque chose d'intéressant, j'ai trouvé. Mais bon je dois être objective et dire que Juliette aussi, m'a plus plu cette dernière saison dans cette nouvelle position qui est la sienne. Et j'étais contente aussi qu'elle s'humanise quand même un peu plus au fur et à mesure des épisodes, cela permettait quand même de s'attacher à elle.

J'ai un peu loupé le coche je crois, du moment où tout a changé comme cela avec Renard. J'ai dû avoir une absence à un moment ^^. Mais du coup c'est vrai qu'au début, toute cette histoire de campagne pour la mairie, je suis un peu passée à côté je l'avoue. J'ai plus aimé son rôle quand il s'implique dans l'histoire bizarre qui implique sa fille... Mais il reste un bon personnage quoi qu'il en soit.

Et voilà, juste comme ça, Grimm a pris fin. Avec l'intelligence de ne pas faire la « saison de trop », comme on dit. Et c'est vrai qu'ils me manqueront finalement, tous ces personnages. L'air de rien, je me suis attachée à ce petit groupe. Mais je préfère 100 fois leur dire au revoir maintenant, que voir la série dégringoler comme certaines, en enchaînant les saisons !

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 00:24

Un film réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, avec :

Pablo Pauly : Ben

Soufiane Guerrab : Farid

Moussa Mansaly : Toussaint

Nailia Harzoune : Samia

Franck Falise : Steeve

Samir El Bidadi : Samir

Rabah Nait Oufella : Eddy

Yannick Renier : François

Alban Ivanov : Jean-Marie

Anne Benoît : Christiane

(2017)

 

Ben est tétraplégique incomplet, alors qu'il a sauté dans une piscine qui n'était pas assez remplie.

Il arrive dans un centre de rééducation et y fait la rencontre d'autres patients handicapés, tous à des stades plus ou moins graves.

Alors que Ben fait des progrès, certains de ses camarades n'en font que peu, voire pas du tout... Entraide et espoir vont rythmer la vie de ce petit groupe qui tente de ne pas se laisser abattre.

 

D'après le roman autobiographique de Grand Corps Malade.

 

Je n'ai pas eu l'occasion de lire le livre de Grand corps malade, dont le film est tiré, même s'il m'intéressait. Ce n'est que partie remise, mais en attendant j'ai pu voir le film lors de sa sortie en salles !

Un film qui raconte bien sûr, quelque chose de tout sauf drôle à la base, mais qui réussit le tour de force de ne jamais tomber dans le tire-larmes. Bien sûr il y a des scènes pesantes, où l'émotion est inévitable. Certains se déchirent, d'autres perdent espoir car ils ne font aucun progrès dans leur rééducation... Il y a des moments pas faciles.

Mais globalement, les personnages aiment rire et n'hésitent pas à blaguer sur leur situation, la dédramatisant ainsi, et la rendant sans doute plus supportable pour eux. Ben, Steeve, Farid, Toussaint etc, se cherchent, se lancent des piques et c'est vrai que souvent, les scènes sont très drôles. Ça n'est pas « trop » non plus, c'est juste ce qu'il faut. Et mieux que tout, le film respire l'authenticité et l'honnêteté. C'est bien sûr « inspiré de faits réels » comme on dit, mais le ton employé fait la différence. Cela sonne juste, vrai, pas forcé. Et c'est pourquoi cela fonctionne.

On suit bien sûr la vie de ces patients (dont il apparaît que finalement, seul Ben présente des améliorations constantes dans ses exercices), et on apprend aussi à faire connaissance avec ceux qui s'occupent d'eux : les infirmiers et le kiné (François, qui va bien s'occuper de Ben). Et la vie au centre n'est pas rose : certains ne peuvent, au vu de leur état, espérer une amélioration de leur condition. D'autres luttent pour en voir une, même minime. Le moindre geste, comme tenir une fourchette ou se passer le sel à table, est une victoire en soi. Les batailles ne sont pas les mêmes dans ce centre, qu'en-dehors, forcément. Mais elles ont une grande valeur.

Le casting est largement à la hauteur, avec pour moi une mention spéciale à Soufiane Guerrab (Farid) et bien sûr Pablo Pauly (Ben), mais tout le monde est excellent, des patients au personnel médical. Et ça aide aussi, car même si le film est bien écrit, même si les scènes sonnent juste, c'est bien parce que les acteurs ont trouvé le bon ton, que cela passe aussi bien.

Personnellement je n'ai pas accroché à la bande son, qui n'est pas vraiment mon style de musique. Le seul moment que j'ai aimé à ce niveau, c'est le générique de fin, qui était de Grand Corps malade (en plus la chanson, « Espoir adapté » est très belle), et dont j'apprécie beaucoup le travail.

Patients est une ode à l'entraide, à l'espoir. On ne se sort pas d'une telle situation seul, mais en étant bien entouré. L'amitié est importante (d'ailleurs le fait que ses amis du Basket viennent voir régulièrement Ben, est quelque chose de très simple mais de chouette), la ténacité aussi. Au final le film délivre un beau message sans en avoir l'air, sans donner de leçons ni faire croire aux miracles (car certains ne s'en sortent pas comme Ben malheureusement). Il parle de handicap et d'amitié, les deux étant étroitement liés, et il est à voir rien que pour cela.

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