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Moon Geun Young : Shin Yun Bok/Hyewon

Park Shin Yang : Kim Hong Do/Danwon

Bae Su Bin : le Roi Jeong Jo

Moon Chae Won : Jeong Hyang

 

20 épisodes

2008

 

16/20

 

 

1776. Lorsqu’elle était encore une enfant, Yun Bok a perdu ses parents, assassinés tous les deux. Recueillie par un peintre royal, elle est élevée comme un garçon et elle s’applique à se faire passer pour cela, afin de pouvoir être peintre.

Un jour, elle fait le croquis d’une scène dans laquelle, sans qu’elle le sache, la grand-mère du Roi va voir son amant… Afin de trouver le responsable de cette peinture déshonorante parmi les élèves du ministère, on rappelle de l’exil Hong Do. Mais lorsqu’il se rend compte du don de Yun Bok, il décide la prendre comme élève, sans se douter qu’elle est une femme, et en plus la fille de son meilleur ami qu’il recherche depuis des années…

 

Drama historique oblige, il fallait que je le vois, d’autant que j’en avais entendu beaucoup de bien. Et je ne suis pas déçue. Sans pour autant être mon drama préféré du genre, je l’ai beaucoup apprécié et ce pour plusieurs raisons.

Ce drama nous parle de beaucoup de choses, en toile de fond ou au premier plan. En toile de fond, ce bras de fer entre le roi et la grand-mère, qui après tout est aussi à l’origine de l’histoire. Cela aurait pu être secondaire, mais en fait c’est assez bien fichu et ce d’autant plus qu’au fur et à mesure du drama, le roi révèle une vraie histoire bien à lui, indépendamment du reste. En effet ce roi est meurtri par la mort de son père et il souhaite que l’on reconnaisse ce dernier comme un roi, même s’il n’est plus de ce monde. Plus on va vers la fin, plus le personnage se révèle touchant dans cet amour qu’il porte à son père qui n’est plus, ce qui est une bonne surprise car je n’en attendais pas nécessairement quelque chose au départ.

 

 

Deux relations sont au cœur de l’histoire : celle entre Yun Bok et la courtisane, et celle entre Yun Bok et Hong Do. Les deux sont remarquablement bien gérées, chacune à leur façon, et elles font la majeure partie de l’intérêt du drama, à n’en pas douter. Entre Yun Bok et Jeong Hyang, se noue quelque chose que l’on peut appeler de l’amour. La courtisane prend ce peintre pour un homme évidemment et elle en tombe amoureuse, cela se voit sans qu’elle doive le dire. Yun Bok, c’est plus délicat car évidemment le spectateur sait qu’elle est une femme en réalité. Pourtant elle dit que cette personne lui est chère, elle emploie même le verbe « aimer » à son sujet. Il est facile de voir tout ce que représente Jeong Hyang pour Yun Bok, mais plus encore, je pense qu’elle est surtout sa muse, son inspiration. Elle prend vie dans ses peintures et c’est une manière assez belle de nous expliquer pourquoi cette femme est si importante pour ce peintre travesti. C’est une relation déchirante puisqu’elles sont un moment séparées, que la condition de la courtisane n’est pas enviable et qu’on sait que si elle apprend que Yun Bok est une femme, elle sera dévastée à coup sûr. Entre elles, il y a donc de fort belles scènes transcendées par la peinture, au cœur du drama, et des scènes poignantes, que les prestations des actrices subliment.

 

 

Entre Yun Bok et Hong Do, je crois que tout est dit par ce dernier quand le drama commence : « elle était mon amie, mon élève, mon maître… mon amour ». C’est cela. Au cours des 20 épisodes, ils se rencontrent, apprennent à se connaître, s’apprécient et plus que tout on a cette relation entre un peintre reconnu et son apprenti. Cela donne lieu à quantité de scènes superbes impossibles à lister ici car elles sont trop nombreuses. Ne serait-ce que vers le début, cette scène où ils peignent tous les deux, les mains sur un unique pinceau et côte à côte, ils créent cette peinture… Toutes les scènes où ils créent une œuvre ensemble sont de toutes façon exceptionnelles de beauté et de douceur, et cela est dû bien sûr au talent des acteurs, mais aussi au soin apporté à la forme et à la place de la peinture dans le drama, mais j’y reviendrai dans un instant. C’est une magnifique relation qui mêle plein de choses, qui évolue sous nos yeux durant 20 épisodes et qui devient si intense qu’on ne peut pas concevoir l’un sans l’autre. Ils sont partenaires, amis, amoureux… Ils sont tout cela, ils le sont devenus avec la peinture et ils étaient déjà liés de toute façon par le passé, sans le savoir.

Notre couple principal est joué par deux personnes de talent. Je ne connaissais pas du tout Park Shin Yang, le maître, mais il m’a convaincue dès les premiers instants. Cet homme hanté par la mort de son meilleur ami, qui a toujours cherché la fille de celui-ci… Cet homme profondément bon et courageux, prêt à tout pour sauver Yun Bok à chaque fois, plein d’humanité et de chaleur, assez drôle aussi par moments, m’a conquise dans son interprétation…

Quant à Moon Geun Young, je l’aimais déjà beaucoup depuis Mary stayed out all night et surtout Cindirella’s sister, où j’adorais sa façon de jouer, mais alors là… Formidable, elle est formidable. Elle était tellement dans son personnage, tellement masculine qu’à un moment donné quand le drama fait allusion à son statut de femme, j’ai presque été surprise. J’ai oublié un instant qu’elle était en fait une femme, je ne sais pas si vous vous rendez compte ! Tous les personnages travestis, de Park Shin Hye dans You’re beautiful à Horikita Maki dans Hani Kimi, cela se voyait bien qu’elles étaient des femmes, forcément… Là sérieusement, Moon Geun Young se font tant dans le personnage, dans les manières et la personnalité, qu’on n’est même pas choqué quand la courtisane tombe amoureuse d’elle en la prenant pour un homme. L’actrice est donc parfaitement crédible et naturelle, et sublime dans les scènes tragiques, apportant énormément d’épaisseur à son personnage. Moi qui ne jurait que par Cindirella’s Sister, je dois dire qu’elle m’a laissée bouchée bée avec ce rôle.

 

 

La peinture est au cœur du drama puisque nombreuses sont les scènes, assez longues, où on les voit peindre. Et de toute façon on en parle, le reste du temps. Et c’est intéressant car on voit dans quel contexte (évidemment fictif) les célèbres peintures ont été créées… Le rapport que les personnages ont à cet art est vraiment bien fait et honnêtement je n’aurais pas cru que cela soit intéressant à ce point, en commençant le drama.

Il y a un réel effort au niveau de la forme et de la mise en scène, qu’on peut saluer car c’est là aussi très bien fichu. Ce sont ces scènes où ils créent une peinture et qu’on nous montre le pinceau sur la toile, le regard du peintre concentré… Le tout sur cette musique superbe qu’on entend à chaque fois. Enfin c’est dur à décrire, mais vraiment c’est très bien mis en scène, et cela contribue à rendre le moment captivant, la performance des acteurs aidant. Il est somme toute, assez rare qu’on drama soit aussi chouette sur la forme, et c’est bien de le souligner.

 

C’est vraiment un très joli drama et si je ne devais donner qu’une seule bonne raison de le voir (mais il y en a plusieurs, ainsi que je l’ai dit), ce serait vraiment la performance de Moon Geun Young !

Tag(s) : #K-dramas-K-movies
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