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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 00:05

Lagardère est le titre de ce téléfilm en deux parties de Henri Helman, qui est passé en 2006 il me semble à la télévision, avec :
Bruno Wolkowitch < Henri Lagardère
Frédéric Van Den Driessche < Philippe de Nevers
Florence Pernel < Inès de Nevers
Yvon Back < Philippe de Gonzague

 

 

Bien que rebaptisée « Lagardère », l'histoire est la même que « le Bossu »,célèbre  roman maintes fois adapté, excepté pour la fin.
L'histoire met donc en scène Henri Lagardère, fougueux jeune homme passionné par l'escrime, qui apprend avec ses deux maîtres d'armes (Cocardasse et Passepoil) qui l'ont élevé. Fervent admirateur du Duc de Nevers, il cherche à le rencontrer et veut percer le secret de sa célèbre botte, qui le rend imbattable. Philippe de Nevers lui ayant dit de revenir quand il saura se battre, Lagardère ne chôme donc pas et apprend avec ardeur à manier l'épée. Il va trouver une nouvelle fois le Duc, qui, amusé par sa fougue et son audace, le prend à son service.

Mais Philippe va connaître un funeste destin. Amoureux de la belle Inès de Caylus, il ne peut s'unir à elle, car son père s'y oppose. Ils se marient donc en secret et ont une fille, Aurore. Le cousin de Philippe, Gonzague, dévoré par la jalousie, décide de le tuer. Une nuit, alors que Philippe part mettre sa fille à l'abri, il tombe dans un guet-apens. Il combat courageusement, aidé par Lagardère qui l'a rejoint, mais il finit par mourir. Lagardère réussit à blesser le chef de la bande à la main avant qu'il en s'enfuit et jure de le retrouver un jour, de venger le Duc de Nevers. Ce dernier, alors qu'il agonise, lui transmet le secret de sa botte et lui fait promettre de protéger sa fille, Aurore. Accusé du meurtre du Duc de Nevers, Lagardère fuit la France avec Aurore et une nourrice, et les années passent...

 

 

« Le Bossu » est une histoire connue qui a fait l'objet d'adaptations diverses, notamment avec Jean Marais (ma préférée !) ou encore plus récemment, Daniel Auteuil. Les éléments qui composent cette histoire sont célèbres : la botte de Nevers, le stratagème de Lagardère pour approcher Gonzague (le bossu), sans oublier LA fameuse réplique qui restera toujours, je pense, une de mes préférées du cinéma (ou de la littérature, c'est selon).

Cette histoire est un classique, une référence dans les films de cape et d'épée. Aussi, quand j'ai appris la diffusion de ce téléfilm avec Bruno Wolkowitch, j'ai eu envie de voir ce que ça pouvait donner. Et j'ai été agréablement surprise. Reprendre une histoire aussi connue pour en faire une création aussi personnelle était un sacré pari, qui je trouve, a été remporté. Mise à part la toute fin, l'histoire est la même, mais ce qui est bien, c'est que les acteurs ont donné leur propre interprétation, leur vision du personnage, sans chercher à imiter les versions précédentes. Bruno Wolkowitch n'est pas Jean Marais, alors il n'a pas cherché à en être une pâle copie (ça aurait été raté de toute façon), il a donné son interprétation de Lagardère, et je l'ai trouvé excellent. Cet acteur connu surtout pour être la vedette de la série PJ m'a vraiment épaté. Il est très charismatique et donne beaucoup de corps à son personnage.

Il est d'ailleurs intéressant de suivre l'évolution de Lagardère. Au début, c'est est un jeune homme impétueux et un peu irrationnel, et petit à petit, il se transforme en un combattant hors pair, devenu un homme bafoué et déterminé à protéger sa fille adoptive, Aurore. Pour se faire, il l'élève loin de Paris, sous le nom de Maître Louis, et s'absente souvent pour « affaires ». En réalité, il traque un à un tous ceux qui ont participé à l'assassinat du duc de Nevers et les élimine avec la botte de ce dernier. Seul le chef lui manque, il n'a d'autre information que cette blessure à la main qu'il lui a infligé cette fameuse nuit. Wolkowitch ainsi que Frédéric Van den Driessche (vu dans la série Louis Page) sont excellents et ajoutent du sang neuf à cette histoire, sans chercher à innover, mais sans copier non plus, tout est juste.

 

Je les attendais tous au tournant pour les quelques scènes cruciales, cultes et je priais pour qu'ils fassent ça bien, et comme je l'ai dit, c'est réussi. La nuit de l'assassinat de Nevers, dans le fossé de Cailus, là où la fameuse réplique retentit, j'attendais Wolkowitch au tournant :D, guettant le célébrissime « si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! » (réplique qui me colle des frissons, c'est rien de le dire). Pour ce genre de scènes pivot du film, il avait intérêt à assurer. L'acteur joue beaucoup avec son regard aussi. La scène où il apparaît pour la première fois en Bossu devant Gonzague, qu'il joue aux cartes et que tout à coup, il repère la cicatrice sur sa main est vraiment chouette. Le rythme est lent, Gonzague ne se doute de rien et Lagardère comprend en une fraction de seconde qu'il a devant lui celui qu'il recherche depuis 17 ans. Il ne doit rien laisser paraître, mais il se contente de le regarder, lui et la cicatrice.

Autre scène que j'aime beaucoup, celle du dénouement, la scène de la potence, où Lagardère confond l'assassin et rétablit la vérité (ce qu'on appelle un coup de théâtre), et puis comme il se doit, il y a l'affrontement final qui suit (« souviens-toi de ce que je t'avais dit dans les fossés de Caylus : si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi... »).
Au final, il n'y a pas de trahison à proprement parler (bon bien sûr changer la fin n'était pas nécessaire honnêtement...), seulement un nouvel apport, une nouvelle version de cette histoire excellente, qui montre avec justesse le thème de la vengeance. Qu'on adhère ou pas à cette idée en soi, la vengeance est un sentiment indubitablement fort et qui donne lieu à de grandes histoires, surtout dans les films de cape et d'épée.

 

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commentaires

Skaya 20/07/2012 11:36

J'oubliais de te demander ... petite commande personnelle... si tu l'as, je veux bien le revoir.

Marluuna 21/07/2012 01:15



Ca marche :)



Skaya 20/07/2012 11:35

En effet, il reprend l'histoire du Bossu. Même si les scènes clefs sont là, ce film s'éloigne un peu trop du livre de Féval (qui est quand même un chef d'oeuvre du roman de cape et d'épée). Et je
n'ai pas aimé la fin, car au lieu d'épouser la fille (comme c'est toujours le cas au regard de l'époque), on lui fait épouser la mère au vu du contexte actuel. C'est quand même un film
historique!!!!

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