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Une série créée par Matt et Ross Duffer, avec :

Winona Ryder : Joyce Byers

David Harbour : Jim Hopper

Finn Wolfhard : Michael « Mike » Wheeler

Millie Bobby Brown : Eleven/Jane

Gaten Matarazzo : Dustin Henderson

Caleb McLaughlin : Lucas Sinclair

Natalia Dyer : Nancy Wheeler

Charlie Heaton : Jonathan Byers

Noah Schnapp : William « Will » Byers

Sadie Sink : Maxine « Max » Mayfield

Joe Keery : Steve Harrington

Maya Hawke : Robin Buckley

Brett Gelman : Murray Bauman

 

Série en cours, 4 saisons. Renouvelée pour une 5ème saison.

 

Début des années 1980, dans la ville d'Hawkins.

Will, Mike, Dustin et Lucas sont 4 amis inséparables fans de jeux de rôle. Un jour, Will disparaît mystérieusement. Le shérif local, Jim Hopper, cherche à savoir ce qui lui est arrivé, mais il n'est pas le seul : Joyce, la mère de Will, ne supporte pas d'être inactive, et les 3 amis de Will vont aussi mener l'enquête de leur côté.

C'est en le cherchant qu'ils tombent sur une fillette de leur âge, Eleven, qui semble dotée de pouvoirs psychiques...

 

J'avais évidemment entendu parler de cette série, mais elle ne m'intéressait pas vraiment à vrai dire. Et puis à force d'en entendre parler, j'ai fini par me lancer, un peu dubitative, et bon... J'ai rejoint automatiquement les rangs de ceux qui sont très élogieux à l'égard de cette série :). Ça a été un vrai coup de cœur, quasiment instantané, et pour tout : l'univers, l'histoire, les personnages... Tout me plaît, tout est très addictif je trouve, c'est un univers qu'on n'a jamais envie de quitter et au contraire, on a plutôt envie d'enchaîner les épisodes.

Déjà, la série prend place dans les années 80 (1983 très exactement, pour la première saison). Il y a donc un côté nostalgique vraiment sympa (pas de téléphone portable, par exemple, les 4 garçons communiquent avec leurs talkie walkies) et divertissant comme pouvaient l'être les films de cette époque, je trouve. Et de fait, la bande son est particulièrement sympa aussi, puisqu'elle est truffée de sons plus ou moins connus de l'époque : Scorpions, The Clash, Duran Duran, Madonna, et j'en passe ! Les musiques originales sont également très bien, notamment le générique caractéristique, mais c'est vrai que c'est vraiment chouette d'avoir ce son pop-rock des années 80 bien connu, qui nous accompagne tout du long.

Outre la musique, il y a bien sûr les références de l'époque, notamment cinématographiques. Les jeunes héros ont par exemple découvert Ghostbusters et sont fans, ils découvriront aussi Retour vers le futur au cinéma (les chanceux !)... On a tout un tas de références comme cela, qui font sourire lorsqu'on les a.

Strangers things a pour point de départ la disparition d'un enfant (les héros ont environ 12 ans au début de la série), Will Byers. On retrouve seulement son vélo abandonné, et plus aucune trace de lui. Nos détectives en herbe, ses amis Mike, Lucas et Dustin, vont tout tenter pour le retrouver, et c'est là qu'ils vont tomber sur Eleven, une fille en fuite dotée de capacités hors du commun que Mike va cacher chez lui, à l'insu de sa famille. Dans le même temps, des événements étranges se passent dans leur petite ville et tout semble lié à un laboratoire secret aux abords de la ville. Le flic Jim Hopper, tout en cherchant Will, va se heurter à ces secrets qui le dépassent, alors qu'il voit la mère de Will, Joyce, s'écrouler petit à petit. Joyce, (incarnée par Winona Ryder qui livre dans cette première saison, une performance incroyable), devient folle car pour elle, son fils lui envoie des signes (mais d'où ?) et semble coincé quelque part. Et aux yeux de Hopper et de son autre fils Jonathan, il semble qu'elle soit en train de perdre la raison à cause du chagrin...

Voilà comment commence Stranger Things, en gros, mais bien entendu, les autres saisons iront bien au-delà de ce postulat, étendant toujours un peu plus l'univers qui est dépeint (et notamment le fameux « monde à l'envers »). Entre fantastique et genre horrifique, Stranger things créé une ambiance inquiétante, poisseuse, et un sentiment d'urgence bien souvent. Elle sait nous donner le minimum dont on a besoin pour créer l'addiction, et distribuer les rebondissements et révélations à bon escient, avant de finir immanquablement ses saisons dans un final retentissant.

Elle n'hésite pas non plus à blesser ses personnages, voire pire, et finalement on a ce sentiment que personne n'est à l'abri et que la série pourrait bien faire disparaître l'un de ses personnages pour servir le scénario, donc il y a de vrais enjeux pour le coup. Et en même temps, il y a un certain humour aussi, via certaines répliques ou certaines situations, et l'équilibre entre tout cela est bien dosé. Au sein d'un même épisode, on peut aussi bien être angoissée, sursauter, se marrer et être émue. Et c'est plutôt chouette, je trouve.

J'arrive à l'un des aspects de la série qui me plaît le plus : les personnages. Je l'ai souvent dit : je peux lâcher sur une histoire toute simple tant que j'aime les personnages, mais pas l'inverse. Et ici, il y a beaucoup de personnages pour le coup, et je les aime tous (enfin presque tous, j'ai du mal avec Erica car les gosses qui parlent comme des adultes et sont plus intelligents qu'eux m’insupportent dans les séries, et Mike est quand même bien relou souvent).

Franchement, je ne sais pas qui je préfère, entre Hopper, qui sous des dehors de flic bourru de campagne, cache pas mal de fêlures et est très attachant (notamment dans sa relation avec Eleven) ; Joyce, la mère courage au fort caractère qui m'a tellement émue lors de la première saison, lorsque la disparition de son plus jeune fils l'a brisée ; Dustin, le gosse hyper intelligent mais pas énervant, plus geek que les autres, fidèle en amitié jusqu'au bout ; Steve, le beau gosse du lycée que l'on prend pour un naze absolu jusqu'à ce qu'il se révèle être bien plus que cela... Voilà peut-être mon quatuor de tête mais j'en aime plein d'autres, notamment parce que dans Stranger Things, les choses ne sont jamais ce qu'elles semblent être, et il en va de même pour les personnages. Hopper et Steve, pour ne citer qu'eux, auraient pu être des clichés sur pattes vu leur profil, mais la série les transforme en bien plus que cela, et c'est ça qui les rend attachants. C'est ça aussi qui fait qu'on tremble pour eux bien sûr : parce qu'on les aime, ces personnages.

D'ailleurs, Stranger Things n'est, à mon sens, jamais plus efficace que lorsqu'elle réunit ses personnages et que l'on suit la progression de la bande. C'est un peu ce qui m'a manquée d'ailleurs lors de la dernière saison : les personnages étaient dispersés géographiquement et il y avait bien des groupes qui agissaient chacun de leur côté, mais par moments j'attendais que tout le monde se retrouve ^^.

Ceci étant, la série ne joue pas que sur l'effet de groupe, et propose aussi des duos inattendus mais parfaits, je pense à l'improbable amitié entre Dustin et Steve, au duo Steve/Robin aussi, et bien sûr à la très jolie relation entre Eleven et Hopper... En plus, certains personnages arrivés en cours de route s'intègrent parfaitement, on a l'impression qu'ils ont toujours été là, comme Max bien sûr, mais aussi Robin ou encore Eddie.

Bref, vous l'aurez compris : coup de cœur pour cette série, et j'attends avec impatience la 5ème et dernière saison, qui je l'espère, sera à la hauteur !

Tag(s) : #Séries occidentales
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