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Un film réalisé par Craig Gillespie, avec :

Emma Stone : Estella Miller / Cruella d'Enfer

Emma Thompson : la baronne von Hellman

Joel Fry : Jasper

Paul Walter Hauser : Horace

Kirby Howell-Baptiste : Anita Darling

Mark Strong : John

John McCrea : Artie

Kayvan Novak : Roger Dearly

(2021)

 

Le film explore la jeunesse et le parcours de Cruella d'Enfer, celle qui dérobera les dalmatiens de Roger et Anita bien plus tard...

Estella Miller, jeune orpheline aux cheveux noir et blanc, devient une escroc talentueuse avec ses comparses Jasper et Horace. Déterminée à percer dans le milieu de la mode, elle se fait remarquer par la baronne von Hellman, figure iconique du monde de la mode.

A son contact, Estella exprime son talent, mais elle va aussi découvrir des choses sur son passé qui l'amèneront sur la voie de la vengeance, devenant ainsi l'impitoyable Cruella...

 

Très bonne surprise que ce film qui ne m'attirait pas spécialement au départ ! J'ai vraiment passé un bon moment et je ne me suis pas ennuyée un instant.

En effet, le personnage de Cruella spontanément, ne m'intéresse pas plus que cela je dois dire. Disons que parmi les méchants de Disney, il y en a pas mal avant elle, que je trouve plus intéressants ou dont l'histoire m'intéresserait. Et contre toute attente, le film propose une histoire cohérente, intéressante, qui explique d'où est partie Estella/Cruella et comment elle va devenir le personnage que l'on connaît via notamment le dessin animé de Disney.

Estella est une petite fille « bizarre » avec ses cheveux noir et blanc et son côté sombre qui tout de suite, font d'elle une enfant à part. Quand elle perd sa mère aimante, son monde s'écroule et la voilà livrée à elle-même... Enfin pas tout à fait puisque c'est là qu'elle rencontre Jasper et Horace, deux orphelins comme elle avec qui elle va se lier et commettre avec eux toutes sortes de larcins qui vont leur permettre de survivre. Ces deux-là seront toujours derrière elle, même lorsqu'elle commencera à changer et à les traiter durement... Dotée d'un talent indéniable pour la mode, elle se fait remarquer par la pointure du milieu, la baronne... Et assez rapidement, elle se rend compte du lien existant entre la mort tragique de sa mère et sa patronne, ce qui va la faire basculer dans la vengeance...

D'un côté il y a Estella, la fille discrète et de l'autre Cruella, exubérante à souhait qui va défier publiquement la baronne. Comme attendu, à la fin elles ne font plus qu'une, Estella assumant à part entière qui elle est vraiment.

Le personnage est intéressant, bien plus en vérité, que la Cruella que l'on connaissait jusqu'ici. Sa passion pour la mode, la confection de vêtements innovants et son sens du spectacle, font d'elle un personnage fascinant à tous points de vue. La seule chose qui semble la rattacher à une part d'humanité, c'est Jasper et Horace finalement, qui sont avec elle depuis le début et qui feraient à peu près n'importe quoi pour l'aider. Petit à petit à mesure qu'elle bascule, elle commence à mal les traiter, mal leur parler, et c'est assez triste finalement, car eux lui sont totalement dévoués. On aperçoit aussi Roger et Anita, qui sont en retrait car ce n'est pas leur histoire pour le moment, mais cela fait aussi le lien avec l'histoire des 101 dalmatiens...

L'esthétique du film est un gros point fort. Le sens du spectacle et de la mise en scène de Cruella donne lieu à des séquences aussi délirantes que superbes visuellement, c'est un régal. Les costumes sont incroyables et lors des séquences où Cruella débarque dans des tenues improbables pour défier la baronne lors de ses apparitions publiques, on en prend plein les yeux ! Autre réussite, la bande son. Les musiques de Nicholas Britell sont vraiment bonnes, et l'on a droit en prime à des classiques des Bee Gees, de Supertramp, Queen, Blondie et bien d'autres encore, qui donnent une ambiance rock qui convient parfaitement au film. C'est vraiment une OST qui m'a bien plu.

Les performances d'Emma Stone et Emma Thompson, dans les rôles respectifs de Cruella et de la baronne, sont magistrales. Les deux actrices sont étonnantes et crèvent l'écran.

Avec un scénario assez simple (on justifie le fait que Cruella soit méchante par une enfance tragique, pour le coup on a déjà vu cela), c'est bien le sens du rythme et l'enchaînement de scènes extravagantes, portées encore une fois par l'impeccable performances des deux actrices principales, qui font toute la réussite de ce film haut en couleurs. Un vrai bon moment, pour ma part.

Tag(s) : #Films et dessins animés
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