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Un film réalisé par Albert Dupontel, avec :

Virginie Efira : Suze Trappet

Albert Dupontel : Jean-Baptiste « JB » Cuchas

Nicolas Marié : Serge Blin

Jackie Berroyer : Dr Lint

Bastien Ughetto : Adrien

Marilou Aussilloux : Clara

Catherine Davenier : Mme Lint

(2020)

 

Suze Trappet apprend qu'une grave maladie la ronge et qu'elle n'a plus beaucoup de temps... Elle décide alors de retrouver l'enfant qu'elle a dû abandonner lorsqu'elle avait 15 ans...

Sa route croise celle de JB, employé en plein burn-out qui a tenté de mettre fin à ses jours, et de M. Blin, un archiviste aveugle... Tous trois se lancent alors dans une improbable quête...

 

Le dernier film de Dupontel est sorti en salles il y a environ 1 an de cela, et il a eu le droit d'y revenir à la réouverture des cinémas, en mai dernier. Un parcours chaotique qui ne l'a pas empêché de fonctionner, ce qui m'a fait plaisir. Dupontel a un univers particulier et ma foi, il représente malgré tout un cinéma français actuel qui me convient bien mieux que certaines productions multipliant les mêmes acteurs...

Adieu les cons, c'est l'histoire de 3 personnages abîmés (physiquement et/ou psychologiquement d'ailleurs), qui vont se rencontrer par un concours de circonstances, et faire un curieux bout de chemin ensemble. Ce qui les lie, c'est Suze, la petite quarantaine, coiffeuse, qui apprend qu'une maladie ne lui laisse plus guère de temps à vivre. Désemparée, elle va chercher son fils, qu'elle a dû abandonner à l'âge de 15 ans. Suze avait déjà essayé de le retrouver par le passé, mais sans succès, son dossier n'étant pas numérisé et personne n'ayant bien envie de se coller à la spéléo dans des kilomètres d'archives... Maintenant que Suze n'a plus de temps devant elle, il y a une urgence. C'est ce qui la pousse à forcer JB à l'aider en le faisant chanter, JB étant un génial informaticien qui travaille en lien avec les services qui s'occupent du dossier de Suze.

Mais JB est au bout du rouleau. Il a travaillé très dur sur un projet et sa hiérarchie lui fait sans détours comprendre qu'il en est dessaisi au profit de collègues plus jeunes que lui. En voulant se suicider au bureau, un quiproquo éclate et JB est accusé d'avoir voulu tuer l'un de ses collègues.

En cavale, recherché par une police qui l'a déjà désigné coupable, JB veut prouver son innocence, mais en cours de route, il va se laisser attendrit par Suze et va l'aider. Au début parce qu'elle le menace, et ensuite parce qu'il le veut. Le tandem est complété par M. Blin, archiviste rendu aveugle en raison d'une intervention un peu trop musclée des forces de l'ordre, mais qui n'a rien perdu de son enthousiasme.

Dans un rythme effréné, on suit la course de ces 3 personnes alors que l'état de Suze ne semble pas aller en s'arrangeant... Le film enchaîne les scènes, fait progresser l'action au gré des découvertes des détectives en herbe, et ne nous laisse que rarement le temps de respirer. Alors bien sûr, tout ce que fait JB avec son petit ordinateur est un peu gros, mais enfin, ce n'est pas ce qui nous intéresse ici. Au milieu de scènes amères, pour ne pas dire franchement noires, Albert Dupontel livre d'autres scènes franchement émouvantes par leur sobriété. Il y en a plusieurs mais une que j'ai vraiment adoré, c'est lorsque le Dr Lint, atteint d'Alzheimer, revient chez lui et se présente devant son épouse que malheureusement, il ne reconnaissait plus jusque là...

On s'amuse parce que malgré le propos, le film a de bonnes répliques qui font mouche, et les situations dans lesquelles les personnages se retrouvent nous font oublier, un instant, que rien de tout cela n'est drôle en fait. Et on finit le film sur ce sentiment très amère finalement, surtout vu la dernière scène.

Le duo Dupontel-Efira est des plus réussis. Ils sont excellents, l'un comme l'autre (elle m'a vraiment touché lors de certaines scènes, par sa justesse). Alors c'est sûr que l'on pourra reprocher une certaine facilité sur certaines thématiques (la police prend cher, c'est vrai) ou encore un côté quelque peu mièvre, notamment dans la seconde moitié du film. Mais honnêtement je suis passée au-dessus de tout cela parce que l'histoire m'a emportée, je voulais absolument savoir comment tout cela allait se terminer pour les personnages et j'ai été charmée. Parce que le ton d'Adieu les cons est particulier, parce que la magie opère sans que l'on sache expliquer vraiment pourquoi. Mais ça marche. Encore à mes yeux, une réussite pour Dupontel.

Tag(s) : #Films et dessins animés
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