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Une série de Greg Berlanti et Sera Gamble, avec :

Penn Badgley : Joe Goldberg

Elizabeth Lail : Guinevere Beck

Luca Padovan : Paco

Zach Cherry : Ethan

Shay Mitchell : Peach

Kathryn Gallagher : Annika

Nicole Kang : Lynn

 

Série en cours, une saison. Renouvelée pour une saison 2.

 

D'après le roman de Caroline Kepnes.

 

Amoureux des livres, Joe Goldberg tient une petite librairie. Un jour, il y rencontre une cliente, Beck. Séduit par elle au premier regard, Joe ne pense plus qu'à Beck, qui devient une véritable obsession. Il la retrouve sur internet, car elle est très présente sur les réseaux sociaux.

Convaincu qu'ils sont destinés à être ensemble, il élimine chaque obstacle qui se dresse entre eux et cherche à se faire connaître d'elle...

 

Cette première saison comporte 10 épisodes, et pour le coup c'est le nombre parfait je trouve. Pas de longueurs, et pas non plus d'avancées trop rapides il me semble. À quelques minutes de la fin de la saison, je ne voyais pas trop le pourquoi d'une seconde saison, mais la dernière scène lance le propos à venir, aussi je suis curieuse de retrouver You (la seconde saison sera d'ailleurs adaptée du deuxième volume de Caroline Kepnes) en 2019.

Si les histoires malsaines, les personnages flippants (pas au sens de gore, mais vraiment le psychopathe tranquille, quoi) ne vous conviennent pas, passez votre chemin. Parce que franchement, là il y a la dose quoi ^^.

Ce qu'il y a, c'est que Joe est monsieur-tout-le-monde, en apparence. Il est mignon, cultivé, passionné de littérature et serviable. Sympathique, quoi. Rien, absolument rien ne pourrait laisser penser qui il est en réalité. C'est le genre de types dont, quand ils se font enfin prendre, les voisins disent : « on n'aurait jamais cru ça de lui, il était tellement gentil », voyez... Et c'est ça, qui est réellement flippant. Parce qu'on ne le voit pas venir. Parce que au pire, même s'il se fait prendre en train d'avoir une réaction un peu bizarre ou quoi, on finit par laisser passer, parce qu'il est tellement parfait.

Joe, est en réalité un grand (grand) malade. On voit les choses par son prisme, avec en voix-off, sa « voix intérieure » en quelque sorte. on sait tout ce qu'il pense, et le gars est convaincu de ce qu'il fait et du bien-fondé de ses actions. Dès le départ lorsqu'il aperçoit Beck dans la librairie, ses pensées mettent déjà un peu mal à l'aise (et ce n'est pourtant que le début...). Beck est très jolie, elle a de l'esprit et c'est un écrivain en herbe qui malheureusement a une vie un peu dissolue et se laisse facilement distraire de l'écriture (par un petit-ami, des amies...). Pour achever le tout, sa meilleure amie Peach, pleine aux as, a l'ascendant sur elle et Beck rapplique au moindre de ses caprices. Bref, elle est un peu au point-mort dans sa vie. Du coup, dans son obsession pour elle, Joe part littéralement en croisade. Non seulement il va se faire aimer d'elle, mais en plus il veut rendre sa vie meilleure et qu'elle se consacre à l'écriture, sans être sans arrêt distraite par ses amies, dont il n'a pas une haute opinion.

Il commence donc par la suivre sur les réseaux sociaux sur lesquels elle passe beaucoup de temps (au passage à l'heure actuelle, cette partie là donne forcément à réfléchir...). Par une pirouette savamment orchestrée, il récupère son portable, ce qui lui permet de suivre chaque conversation privée qu'elle peut avoir. Il trouve son domicile et va même s'introduire chez elle. Il s'arrange pour tomber « par hasard » sur Beck. Et quand vous pensez que c'est déjà bien flippant tout cela, et bien ce n'est en fait que le début. Je ne vais pas aller plus loin sur ce sujet là pour ne pas trop en dire, mais croyez-moi, Joe va très TRES loin, pour éliminer purement et simplement chaque obstacle qui se dresse entre lui et sa dulcinée, quel qu'il soit. Tout ça, sans pour autant se considérer comme quelqu'un de mauvais puisque quand il se parle à lui-même, on voit bien qu'il se dit « je n'ai pas le choix », « je fais ça pour toi Beck, pour nous », etc...

Sur la fin de la saison, on apprend quelques petites choses sur l'adolescence, le passé de Joe et celui qui l'a recueilli et « éduqué » (ce qui explique bien des choses...). Néanmoins j'espère fortement que la seconde saison nous en montrera davantage sur ce point, afin que l'on comprenne mieux Joe. En tout cas, Penn Badgley est très bon dans ce rôle.

Je dois bien avouer ne pas avoir eu de sympathie particulière pour Beck. Et même, plusieurs fois, je me suis demandée ce que Joe lui trouvait, pour être honnête. Lui je comprends, en apparence il est l'homme idéal, celui qui pousse Beck à donner le meilleur d'elle-même. Mais elle, honnêtement... Elle est tellement girouette, influençable... Elle traîne avec des filles superficielles, elle se laisse bouffer par Peach (Shay Mitchell tient bien son rôle de garce au passage, et cela fait plaisir de la revoir après Pretty little liars)... Elle ne semble pas avoir de volonté propre, en fait, elle est juste ce qu'on attend qu'elle soit. You m'a plu en dépit de cela, et je n'ai pas détesté Beck non plus, mais voilà, le personnage n'est pas passionnant, je trouve. Cela dit bien sûr, je voulais qu'elle s'éloigne à toutes jambes de Joe car je ne lui souhaitais pas non plus de se faire hacher menue, mais je comprends pourquoi elle s'est laissée avoir (comme tout le monde en fait).

Là où la série ne permet pas de penser en noir et blanc (ce qui est forcément plus intéressant), c'est que Joe a une jolie relation avec Paco, le fils de sa voisine qui est maquée avec un type pas franchement fréquentable. Paco attend souvent dans les escaliers que les choses se calment chez lui, et Joe lui tient compagnie et lui prête des bouquins. C'est assez chouette je trouve, et forcément déroutant car on sent qu'il tient réellement à Paco et quand on voit ce qu'il est capable de faire par ailleurs, c'est perturbant...

You est une série intense mais plutôt bien construite, et qui, je dois bien l'avouer, fait son petit effet. Ce genre de choses fait toujours froid dans le dos (en tout cas pour moi). Et le dernier épisode, je ne vous raconte même pas combien j'étais en stress ^^'... C'est sûr, ce n'est pas le genre de séries que l'on regarde pour se détendre ou que je reverrai, par contre, une fois est bien assez ^^.

Tag(s) : #Séries occidentales
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