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Une série créée par Bruce Miller, avec :

Elisabeth Moss : Defred/June

Joseph Fiennes : le Commandant Fred Waterford

Yvonne Strahovski : Serena Waterford

Alexis Bledel : Deglen/Desteven/Emily

Madeline Brewer : Janine

Max Minghella : Nick

Samira Wiley : Moira

Ann Dowd : Tante Lydia

O. T. Fagbenle : Luke

 

Série en cours, une saison. Renouvelée pour une saison 2.

 

Dans un futur assez proche, la fécondité a fortement baissé, au point que donner la vie est devenu pour ainsi dire, un miracle. Une secte a profité du désordre ambiant pour fomenter un coup d'état et mettre en place un système totalitaire régit par des règles très strictes. Déchues de tous leurs droits, les femmes occupent désormais trois postes : les Epouses (femmes des dirigeants), les Martha (qui s'occupent de la maison) et les Servantes (dédiées à la reproduction).

June est une Servante, placée dans la maison d'un commandant afin de lui donner un enfant.

 

D'après le roman « La Servante écarlate », de Margaret Atwood.

 

J'ai laissé traîner mon article sur la petite perle que fut The Handmaid's tale l'an dernier, et la saison 2 approchant, je me suis dit que quand même, il était temps de le finaliser ^^'.

La saison 1 a enchanté pas mal de monde, d'après ce que j'ai pu constater, et cela se comprend aisément. De l'écriture ciselée aux acteurs très justes, en passant par un jeu des couleurs (le rouge et le gris), la série avait plus d'un atout pour convaincre. Percutante, dérangeante même parfois, elle dépeint un monde que l'on n'a évidemment pas envie de connaître, mais qui à bien des égards, résonne, sur certains points. Bref, elle ne laisse pas indifférent.

Elle ne laisse pas indifférent parce que quand on parle comme cela, en 2-3 phrases, de ce monde et de ses codes, on trouve cela absurde. Cela semble aberrant que quelque chose comme cela se déroule dans le futur, alors qu'on a l'impression d'un retour en arrière, plutôt. Mais quand on regarde la série, tout cela semble tout à fait... crédible. Et c'est bien cela, qui fait peur. La façon dont tout est expliqué, et qu'une partie de la population trouve cela tout à fait normal.

Avec des flashbacks, on voit comment cela s'est fait. Comment la secte a tout renversé, méticuleusement, avec un plan bien préparé. Comment June, puisque c'est elle que l'on suit, a perdu son mari, son enfant, son travail, tous ses droits (comme toutes les autres femmes), au moment où tout a basculé... Ces flashbacks sont très intéressants et judicieusement placés, avec en parallèle la situation actuelle telle que June la vit au quotidien. Et ce n'est pas le simple fait d'une poignée de fous, sans cela cette nouvelle organisation ne perdurerait pas. Tout est pensé, organisé, les codes sont très stricts et de toute façon, ceux à qui cela ne plaît pas finissent pendus en place publique, donc autant dire que les choses sont assez claires... On voit très clairement qu'il n'y a aucun moyen (du moins, direct) de se rebeller : on est forcé d'assumer le nouveau rôle que l'on a (Servante, pour June). Ce qui n'est pas anodin d'ailleurs, c'est aussi qu'un nouveau nom est attribué : June devient ainsi Defred, et tout ce qu'elle aura été avant n'a plus lieu d'être.

June pour autant, se « réveille » petit à petit et décide de savoir ce qu'il est arrivé à son compagnon et à leur enfant, qu'elle n'a pas revu depuis qu'elle s'est faite attraper. Elle serre les dents, fait ce qu'on lui demande, mais à l'intérieur son esprit n'est pas annihilé et elle joue toutes les cartes dont elle dispose pour s'élever un peu. Par exemple, le commandant Waterford, chez qui elle vit, semble la traiter de façon un peu particulière pour certaines raisons, alors elle en profite intelligemment.

Elle doit aussi composer avec la femme du commandant, Serena, qui ne lui rend pas la tâche facile et lui rappelle constamment qu'elle est présente dans sa demeure uniquement pour donner un enfant à son époux, mais qu'elle ne s'imagine pas autre chose. Pour avoir cet enfant -qui donc sera retiré à June lorsqu'elle l'aura eu et sera élevé par le couple Waterford, car c'est ainsi que vont les choses-, elle est prête à tout.

Bénéficiant d'une réelle qualité d'écriture (il y a vraiment des scènes très fortes où les dialogues sont nickel), la série est de surcroît, servie par un casting des plus solides, avec en première ligne Elisabeth Moss (dans le rôle de June), qui est vraiment excellente. De plus, et bien que je n'y connaisse rien dans ce domaine, la réalisation est soignée, avec évidemment des jeux avec les tons rouges (qui est la couleur des Servantes), et à côté de cela, une ambiance assez grisâtre. Sur le fond et la forme, c'est une totale réussite. La saison 1 ne compte que 10 épisodes, mais c'est juste ce qu'il fallait à mon sens, pour nous montrer cet univers et les personnages qui en font partie et qui chacun, ont un rôle à jouer, que ce soit en haut ou au plus bas de l'échelle. Et qui chacun aussi, réagissent différemment (le personnage de Janine par exemple, est très bien pensé).

Au final, tout cela est plus nuancé que l'on serait tenté de le croire (Serena Waterford par exemple, semble avoir plusieurs failles et même si elle est détestable, il y a d'autres choses à explorer chez elle). Vu comment cela se termine, j'ai hâte de voir les prochaines actions de June dans la recherche de sa famille. En tout cas pour moi, le succès et les récompenses de The Handmaid's tale sont mérités largement ! Par contre clairement, ce n'est pas la série à regarder si on veut un peu de gaieté ou se détendre après une dure journée ^^'.

Tag(s) : #Séries occidentales
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