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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 00:05

Un film de Hattie Dalton, avec :

Benedict Cumberbatch : James

Tom Burke : Davy

JJ Feild : Miles

Adam Robertson : Bill

(2010)

James est atteint d'un cancer incurable. L'un de ses derniers souhaits est de revoir une fois encore son lieu préféré : Barafundle Bay, au Pays de Galles. Ses trois meilleurs amis, Davy, Bill et Miles organisent donc une virée là-bas.

Le voyage n'est pas facile, car James ne peut plus se déplacer aisément, mais chacun y met du sien pour faire de ce voyage un souvenir inoubliable...

Quand même... Sherlock Holmes, Athos et le Comte de Grantham réunis dans un même film. C'est beau. Ca en jette, même, disons-le *_*.

Sinon, commençons d'emblée par une petite mise en garde : si vous avez tendance à avoir la larme facile dès qu'un sujet est un peu triste , fuyez ! Sans quoi vous allez vous retrouver dans le même état que moi, et ce n'était pas joli à voir... Enfin je dis ça, mais vu le sujet, je m'attendais à pire. Alors que je n'ai pleuré qu'à la fin. Pas mal, non ?

Oui parce que bon, tout est dans le synopsis, on ne nous vend pas du rêve. On sait que ça ne va pas fort, on peut imaginer l'issue (encore que...). On se demande limite pourquoi on s'inflige ça, quand on lance le film.... Et pourtant, aussi surprenant que ce soit, on rit énormément ! Je vous assure que je me suis bien marrée, durant 1h30 (bon pas tout le temps non plus hein, on l'imagine bien). Third Star ne provoque pas l'émotion inutilement, et ne joue pas à outrance de son sujet grave. Ce dernier n'est qu'un prétexte d'ailleurs : on ignore comment, ou même quand James est tombé malade et on s'en fiche, dans le fond. On sait juste ce qu'il nous dit dès le début car c'est lui qui raconte l'histoire : il a 29 ans et il n'atteindra pas son 30ème anniversaire. La maladie est présente, tout le temps, parce que James en ressent les effets, dès lors que les médicaments ne fonctionnent plus... Parce qu'il marche avec une canne. Mais malgré tout cela, Third Star est un film rempli de joie. J'ai eu pas mal d'éclats de rire à plus d'une reprise (la scène des feux d'artifice, pour ne citer que celle-là, a bien failli m'achever ^^). Et c'est sûr que je ne m'y attendais guère.

Third Star est tout simplement une ode à l'amitié. Le périple des 4 compères est prétexte à nous parler du lien qui unit ces quatre personnes qui, on l'imagine, se connaissent depuis l'enfance. Ils sont différents les uns des autres, ne sont pas exactement ce qu'ils rêvaient d'être (James leur reproche d'ailleurs la vie qu'ils mènent et qu'ils gaspillent, alors que lui n'a pas/plus de futur), mais ils s'adorent. Ils s'engueulent pas mal au cours du film, ils ne mâchent pas leurs mots même, mais comme le dit Miles, c'est tout le sujet : entre amis on peut « dire des conneries, se barrer et revenir 5 minutes après sans rien dire ». Pour moi qui adore les histoires d'amitié plus encore que celles d'amour, ce film est un petit bijou sur le sujet. Cette petite bande mal assortie est vraiment chouette.

Evidemment j'ai une tendresse particulière pour Davy, le meilleur ami de James. Davy, c'est le garde-malade. Celui qui a toutes les responsabilités, qui donne les médicaments, qui porte (à tous les niveaux d'ailleurs) James, qui lui est dévoué corps et âme, peu importe quand James se montre dur avec lui. Le meilleur ami par excellence, quoi. Celui qui n'attend rien, qui n'a pas de vie à lui et qui comme le dit James, ne saura pas quoi faire, quand lui ne sera plus là... C'est un personnage très émouvant en ce sens qu'il ne se plaint pas parce que ce n'est pas une corvée. Tous les quatre sont amis mais entre Davy et James, on perçoit que cela va bien plus loin...

Il y a Miles, que j'ai appris à aimer à mesure que le film avançait. Il ne m'inspirait pas grand chose au début à vrai dire, et je l'ai aimé petit à petit. Parce qu'il a perdu son père à 16 ans d'un cancer et que comme il finit par l'avouer, la maladie de James lui fait peur, le dégoûte même. C'est pour cela que personne ne l'attendait pour ce séjour : parce qu'il n'est pas présent pour son ami. Mais j'aime sa vision des choses et l'honnêteté qui est la sienne, au fond. Bill est le baroudeur du groupe. Celui qui s'enferme dans une vie et une relation qui ne sont pas pour lui, ce que James perçoit bien. Bill est l'élément comique du groupe, l'aventurier... C'est quelqu'un de bien, qui lui-aussi met du temps à avouer ce qu'il a sur le cœur et qui est plus profond que ce qu'il veut bien montrer durant les 3 quarts du film.

Et puis il y a James, l'élément central. Le malade, celui qui veut aller au bout de ce voyage pour voir une dernière fois avec ses meilleurs amis, l'endroit qu'il préfère sur cette Terre. Celui qui ne veut pas mourir et qui, n'ayant pas d'avenir et encore tellement de choses à faire, est malade de voir comment ses amis gâchent leur vie comme des consommateurs. Davy en n'ayant pas de boulot et pas de vie en-dehors de lui, Miles en n'ayant aucune relation stable ni but, et Bill en faisant un métier qu'il n'aime pas, enfermé dans une relation avec une femme qu'il n'aime pas davantage. James est celui qui s'autorise des caprices et des coups de gueule, comme seul peut le faire un homme qui n'a plus rien à perdre et qui aime ses amis plus que tout. Ses crises sont touchantes, sa candeur et son côté « grand gosse » sont émouvants également. On n'a pas pitié de lui parce que ce n'est pas ce que le film chercher à faire, mais on compatit.

Le casting est de choix. Je ne connaissais pas les acteurs qui incarnent Bill et Miles, mais j'ai bien aimé leurs prestations. J'ai eu le plaisir de retrouver Hugh Bonneville pour une courte scène assez absurde... Et Tom Burke me plaît décidément beaucoup. J'adore ce qu'il fait du rôle d'Athos dans l'actuelle série anglaise The Musketeers, et ici j'ai tout autant aimé sa composition du rôle de Davy. Et puis bien sûr, Benedict Cumberbatch est génial dans le rôle de James, avec son magnétisme et ses grands yeux bleus si enfantins parfois. Casting juste parfait.

Peu importe donc, la maladie de James, le « pourquoi » ou le « comment ». Tout est acté, décidé avant même que le film ne commence. On est là pour un dernier voyage qui va réveiller chacun des personnages, en leur faisant dire ou faire des choses qu'ils gardaient en eux. On est là pour voir cette bande de postes évoluer dans ce décor (sublimes paysages, en passant), passer aussi bien ensemble par des moments de vérité que de déconnade pure. Et une chose est sûre : quand le film s'achève, on reste un peu hébété, ayant l'impression d'avoir vu quelque chose de dur, et en même temps de très beau.

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