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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 00:05

Eita : Fukami Hiroki

Mitsushima Hikari : Toyama Futaba

Kazama Shunsuke : Mizaki Fumiya

Otake Shinobu : Nomoto Kyoko

Fubuki Jun : Toyama Akari

 

11 épisodes

2011

 

17/20

Hiroki et Fumiya étaient camarade, jusqu'à ce que le second tue la petite sœur du premier, Aki. C'était il y a 15 ans.

Depuis, la famille d'Hiroki n'arrive toujours pas à surmonter cette perte. Un jour, une jeune femme se présente à Hiroki : elle s'appelle Futaba, et elle est la sœur de Fumiya...

 

Ce drama et moi, c'est une longue histoire. À sa diffusion, je voulais le voir, et puis la team qui le traduisait n'a jamais sorti que les 2 premiers je crois, et j'ai attendu désespérément que la suite arrive, pour pouvoir le commencer... et elle n'est pas venue. De temps en temps je zieutais pour le trouver ici ou là, mais jusqu'à quelques semaines encore, pas moyen ><. Aussi, j'étais vraiment ravie quand au détour d'un forum, j'ai appris qu'enfin, le drama complet était traduit ! Alors évidemment avec tout le temps d'attente, j'aurais pu être déçue, mais il n'en a rien été. Soredemo, ikite yuku est un bon drama, et je suis bien contente d'enfin l'avoir vu.

Dès le départ, on sait qu'on ne va pas rigoler. Le héros, c'est Hiroki, un jeune homme dont la petite sœur a été tuée il y a 15 ans par un de ses camarades de classe, aujourd'hui derrière les barreaux. Évidemment, la famille de Hiroki a été brisée : ses parents se sont séparés et si lui vit avec son père, son frère vit avec sa mère et sa nouvelle famille, où la mort d'Aki (la petite fille, donc) est un vrai tabou. Avec ça, inutile de dire qu'on se prépare 11 épisodes pénibles et douloureux T_T. L'intérêt du drama, c'est de montrer aussi bien ce que vit la famille de la victime, que celle du meurtrier. Et comme Hiroki le dira à Futaba (la sœur du meurtrier) : ils sont pareils, tous les deux, au final. Car la vie de cette famille a été tout autant brisée par l'acte du fils : ils ont déménagé régulièrement, harcelés qu'ils étaient dès que les gens savaient (les filles perdant leurs petits amis, le père perdant son emploi...). Ils vivent une vie dure et ils n'y sont pour rien, dans ce qui s'est passé.

Quand Futaba (dont la famille finit par revenir dans leur ancienne maison) rencontre Hiroki, les deux familles ne sont pas vues depuis l'époque du drame et évidemment, la famille d'Hiroki -à commencer par sa mère- leur en veut. Elle refuse qu'ils soient heureux et vivent leur vie tranquillement (ce qui n'est de toute façon pas le cas). Par le biais de la relation de compréhension voire d'amitié que vivent les deux jeunes gens, leurs familles vont communiquer à nouveau. Ils vont pleurer, hurler, péter les plombs, mais chacun finira, tôt ou tard dans le drama, par dire ce qu'il ressent. Famille de la victime ou famille du coupable, ils ont du ressentiment et souffrent tout autant. La logique voudrait que l'on plaigne uniquement les victimes de la tragédie, mais sans cesse, le drama nous fait vivre les deux côtés, et avec brio.

Soredemo, ikite yuku est un drama poignant, en cela que même si en soi pas grand chose ne se passe, c'est l'évolution des personnages que l'on suit. Hiroki qui au début veut retrouver le meurtrier (dont on apprend qu'il est sorti de prison) pour le tuer. Sa mère qui refuse d'évoquer la mort de sa petite fille. Le frère d'Hiroki qui veut que sa mère avance, sans comprendre qu'elle a besoin de faire face. Les parents de Futaba qui font comme si leur fils n'existait pas. Et Futaba, qui elle veut comprendre -doutant même que son frère qu'elle adorait ait réellement pu tuer cette petite fille- et communiquer avec Hiroki. Chaque personnage va connaître nombre d'évolutions, douloureuses évidemment, mais c'est aussi l'occasion pour les acteurs de montrer combien ils sont doués. Et il y a des scènes réellement marquantes, pleines de cette tension où l'on sent que tout peut « péter » d'un instant à l'autre. Je pense à ce long monologue de la mère d'Hiroki face à son mari actuel, son autre fils et la femme de ce dernier, où elle leur avoue tout ce qu'elle a sur le cœur, comment elle se sent face à eux... C'était une dure scène, mais du genre à vous faire arrêter de respirer pour un temps ^^'.

Soredemo, ikite yuki nous parle de ces deux familles si différentes et pourtant si semblables, par le biais de Futaba et Hiroki. Eux qui ne pourront jamais être ensemble. Comment pourraient-ils se fréquenter, alors qu'il est déjà surprenant qu'ils soient amis ? Comment le frère de la victime pourrait-il être avec la sœur du tueur, qui lui rappelle sans cesse ce qui est arrivé ? C'est impensable, et pourtant chacun comprend l'autre mieux que quiconque, parce qu'ils sont pareils. La chaleur et la compréhension de Hiroki est parfois une douleur, pour la culpabilité de Futaba (même si elle n'a rien à voir avec les actes commis par son frère). L'un estime que la famille du coupable a assez payé, l'autre estime que ce n'est pas encore assez. Hiroki est chaleureux, lumineux (quoiqu'il peut être effrayant parfois, quand Futaba le ramène à penser à sa petite sœur). Et si l'on doutait encore des talents d'acteur de Eita, je pense qu'il a éradiqué tout doute avec ce rôle. Il est aussi bien effrayant que chaleureux, touchant... Chaque scène sonne juste, comme toujours avec ce très bon acteur.

Je découvre par contre Mitsushima Hikari, dans le rôle de Futaba, qui n'a rien à lui envier. Elle est excellente ses larmes étaient un crève-cœur à chaque fois. Elle a tant souffert et pourtant elle veut encore faire face, comprendre, s'excuser pour un crime auquel elle ne pouvait rien...

J'ai été moins emballée par le jeu de l'acteur qui jouait Fumiya, que j'ai trouvé un peu mono-expressif. Mais pour sûr, le personnage est essentiel. Pas forcément pour son développement à lui, qui pour le coup m'a laissée perplexe, mais pour ce qu'il fait avancer dans l'histoire, et chez les autres personnages.

Avec un tel sujet, le piège était de tomber dans le « trop ». Dans la surcharge d'émotions, de scènes dramatiques etc. Et le drama justement, fait tout cela avec une réelle finesse. Autant via le jeu des acteurs, que par l'écriture des scènes en elle-même. C'est « juste » poignant. Avec pudeur, avec justesse, le drama nous raconte comment, comme le titre l'indique, il faut aller de l'avant malgré tout. Et en quelque sorte, en plus d'être un très bon drama, c'est une belle leçon.

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Published by Marluuna - dans J-Dramas-J-movies
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commentaires

Gabrielle Chupau 24/02/2016 09:15

Jadoreavoirdenouvellesserie'raumence'merci

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