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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:07

Un film d'Yves Robert, avec :

Pierre Richard : François Perrin

Jean Rochefort : Toulouse

Bernard Blier : Milan

Paul Le Person : Perrache

Mireille Darc : Christine

Jean Carmet : Maurice

(1972)

 

Louis Toulouse est le chef des services secrets français. Son second, Milan, cherche à lui nuire, sans savoir que Toulouse n'ignore rien de ses machinations. Toulouse décide alors de lui tendre un piège pour le démasquer au grand jour : il confie à son homme de main, Perrache, le soin de dénicher à Orly un homme, n'importe lequel, et de faire croire qu'il s'agit d'un espion.

Milan mord à l'hameçon et se met à surveiller cet homme qui ignore tout de cette affaire, le prenant pour un redoutable espion alors qu'il n'est qu'un homme banal -mais très gaffeur-. Cet homme n'est autre que François Perrin, violoniste de renom qui vient de rentrer de Berlin... Et là où Milan et ses hommes ne voient qu'un homme aux nerfs d'acier, Perrin est avant tout un grand rêveur complètement à côté de la plaque...

 

A noter que deux ans plus tard, ce film a eu droit à une suite, intitulée à juste titre « Le Retour du grand blond ».

Cela fait partie de ces films que j'ai pas mal vu durant mon enfance, quand il repassait à la télé. D'ailleurs je l'ai revu aussi pendant mes congés de Noël, donc c'est tout frais. Je l'aime bien ce film, et c'est un incontournable des années 70, c'est clair. Quand j'étais petite, je ne voyais bien sûr que les gags et le côté loufoque de l'histoire, les pitreries de Pierre Richard et les tronches pas possibles de Blier et Carmet. Mais en grandissant -même si je vois toujours cela et que ça m'amuse autant- je vois aussi que le film est bien construit. C'est une parodie de l'espionnage plutôt réussie -les mensonges, les coups fourrés, l'opportunisme et compagnie-, avec un côté absurde très plaisant en prime.

Evidemment la bonne idée du film, c'est ce quiproquo complètement fou, qui fait qu'un homme est pris pour un espion et est surveillé en conséquence. De là, le scénario n'hésite pas à étirer l'idée à la moindre occasion. Ainsi n'importe quel geste de Perrin, si futile soit-il, est-il perçu par Milan et ses hommes comme une preuve de plus de sa qualité d'espion redoutable (quoi qu'il fasse, il est « très fort », disent-ils sans relâche). Il a une carie mais refuse d'aller chez le dentiste : Milan ne cesse de se demander pourquoi, mais pourquoi ne va-t-il pas chez le dentiste ?! C'est tout bonnement hilarant parce que ça semble complètement dingue. Le spectateur voit bien que Perrin est inoffensif et que chacune de ses actions n'a absolument aucun sens caché, et voir Milan se prendre la tête sans cesse pour déchiffrer tout cela, c'est vraiment trop drôle. Surtout que dans le rôle du grand blond (choisit par Perrache à l'aéroport parce qu'il portait une chaussure noire et une autre marron), on a l'inégalable Pierre Richard, qui s'est spécialisé dans les rôles de distraits, rêveurs, maladroits au possible, mais charmeurs quand même. Pierre Richard excelle dans ces rôles là, et c'est toujours un plaisir de l'y voir. Il a une tête tellement innocente et en même temps ahurie, ignorant complètement que ses faits et gestes sont passés au crible... C'est un pur régal. A lui seul, il assure le spectacle, c'est certain.

Qui plus est en seconds couteaux, on est bien servis aussi ! Casting assez sympa, hein. Jean Rochefort, pour commencer, au flegme quasi britannique et au phrasé génial, qui excelle en chef des services secrets machiavélique, qui torture son second avec ce piège grossier... Lequel second est joué par Bernard Blier, avec sa voix également reconnaissable et sa façon si naturelle de sortir une réplique comme personne (le célèbre « on tourne en rond, merde, on tourne en rond, merde, on tourne en rond ! » est quand même impayable). Le pauvre Milan s'enlise complètement, jusqu'au bout, en n'ayant pas vu la supercherie (d'ailleurs la toute dernière réplique qui lui est adressée dans le film par Perrache, résume bien tout le film), et c'est vrai que ses scènes face à Rochefort sont savoureuses... D'ailleurs Le Person, en Perrache, est vraiment bon aussi, stoïque au possible face à tous ces événements !

On retiendra enfin Maurice, joué par Jean Carmet, qui est le meilleur ami de François et qui est un petit bonhomme assez rigolo, qui croit devenir fou à lier parce qu'il voit des choses qui ne sont pas censées être là (comme des cadavres et des espions plein l'appartement de François, par exemple).

Du côté féminin, on retiendra évidemment Mirelle Darc, inoubliable Christine. Christine, c'est une jeune femme au service de Milan, qui a pour mission de séduire François Perrin afin d'apprendre ce qu'il sait, mais elle va tomber sous son charme... On n'oublie pas, une fois qu'on l'a vu, la cultissime robe fendue dans le dos, que porte Mireille Darc lors d'une scène...

Le film trouve du début à la fin le juste équilibre entre la parodie des films d'espionnage et le burlesque, et cela fonctionne. Cela fonctionne même si bien que le film n'a pas pris la moindre ride et qu'on se marre toujours autant la dixième fois que la première. Qui plus est la musique de Vladimir Cosma, est restée dans les mémoires elle-aussi.

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commentaires

alex 23/02/2014 12:06

ça m'a fait plaisir de le revoir récemment! Culte ce film !!!
Le mec qui a tellement pas de bol , que ça en devient improbable, quiproquo sur quiproquo c'est juste ultime.
Des répliques qui restent dans les esprits!
A revoir encore et encore :)

Marluuna 23/02/2014 14:38

La suite est pas mal aussi, même si je préfère le premier ^^

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