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Un film de Tim Burton, avec :

Jack Nicholson : James Dale/Art Land

Glenn Close : Marsha Dale

Pierce Brosnan : Donald Kessler

Sarah Jessica Parker : Nathalie Lake

Martin Short : Jerry Ross

Michael J. Fox : Jason Stone

Natalie Portman : Taffy Dale

Jim Brown : Byron

(1996)

Un jour, des soucoupes volantes en provenance de Mars arrivent sur la Terre. La nouvelle retentit dans tout le pays, certains se méfiant, d'autres pensant que les martiens viennent les aider... Le Président des Etats-Unis, James Dale, établit le contact et prépare leur accueil, pensant qu'ils sont venus en paix.

Mais à peine débarqués, les martiens déciment les humains présents à la rencontre, montrant ainsi leurs réelles intentions... Et ce n'est que le début !

 

Je crois que la première chose qu'on constate en voulant parler de ce film, c'est qu'il est totalement et irrémédiablement barré ! De fait, cela ne pourra pas plaire à tout le monde, c'est certain. On dirait que visuellement comme scénaristiquement, le film repoussa sans cesse les limites. Il en devient donc très drôle et surprenant, enfin du moins cela a été mon ressenti.

Je pense aussi qu'on ne peut pas passer à côté du casting. Il est bien connu que celui-ci ne fait pas tout, et un navet reste un navet, même si de très bons acteurs sont dedans. Mais avouons-le, rien que sur le papier, ça en jette quand même, quand on lit les quelques lignes ci-dessus ! Certains ne font qu'une brève apparition, mais c'est tout de même sympa. Je ne vais pas tous les citer, mais tout de même, je ne peux que saluer la prestation de Jack Nicholson, en Président des Etats-Unis véritablement génial (comme d'habitude, suis-je tentée de dire), dont l'attitude et le discours final sont habilement joués. Mais encore une fois, il n'est que le premier d'une longue liste d'acteurs tous à leur place, que ce soit Pierce Brosnan ou Glenn Close (parfaits dans leurs rôles très caricaturaux de scientifique très british ou de première dame), pour ne citer que ceux-là.

Du côté de la bande son, on retrouve comme souvent Danny Elfman, un habitué de l'univers de Tim Burton. Le générique donne le ton et nous permet de retrouver Elfman en bonne forme, même si ce n'est pas ma bande son préférée.

Mars Attacks est un film assez cynique et absurde. On nous parle quand même d'extraterrestres à l'apparence pour le moins atypique, venus dans le but d'exterminer les humains. Et en prime, c'est aux Etats-Unis qu'ils atterrissent, avec un Président et des gens qui l'entourent, persuadés que l'Amérique va faire avancer le monde, puis le sauver, dans un second temps. Au final ils passent tous pour des pantins et comble de l'ironie, c'est un jeune homme et sa grand-mère qui arrangeront tout ! Tout cela flirte -volontairement, bien sûr- avec le ridicule et il y a une chose que je n'explique pas totalement, c'est comment le film peut être drôle ? Il l'est grâce à des effets visuels et son cynisme, mais comment peut-il faire rire alors que si l'on regarde les faits uniquement, c'est quand même tout sauf drôle ! Ces martiens désintègrent les gens sans se poser de questions, et il y a un sacré nombre de morts, si l'on fait le bilan ! Pas de quoi se marrer franchement, en principe... Et pourtant, si. Et Burton s'en donne à cœur joie dans ce film, pour passer à la moulinette les USA, le patriotisme, les valeurs, la puissance militaire, le côté « on sauve le monde », et j'en passe et des meilleures ! Même les personnages ont des réactions et des préoccupations tellement basiques que c'en est hallucinant. Parodie des films de science-fiction et comportant tous les éléments du genre, Mars Attacks ne se prive de rien, pour ainsi dire. Burton s'amuse, c'est net, et le public suit ou ne suit pas, mais à mon sens c'est typiquement un film où on ne peut pas être entre les deux. Personnellement j'ai adhéré, j'ai trouvé cela fun et bien pensé, et j'ai suivi le délire dans tous ses tournants. Probablement que tout ceci explique le fait que Mars Attacks ait été un échec total à sa sortie.

Visuellement aussi, ça tape fort. On n'est pas dans le noir comme Burton a pu le faire dans d'autres de ses films (type Beetlejuice, par exemple), on est plutôt dans le très coloré, le criard à outrance. Mais cela ajoute à la dimension comique du film, et exagéré. Ce n'est pas dans cet univers que je préfère Burton (de toute façon pour moi, il n'y a rien au-dessus d'Edward aux mains d'argent, là-dessus je suis incorrigible ^^'), mais j'aime l'esprit malgré tout. Ici Burton oublie sa poésie habituelle pour aller dans l'humour potache et la critique, dans l'univers flamboyant, mais quel sacré divertissement !

Tag(s) : #Films et dessins animés
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