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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 00:15

Sakurai Sho : Yoshimoto Koya

Uragami Seishuu : Numata Shigeyuki

Kamiki Ryunosuke : Numata Shinichi

Itao Itsuji : Numata Kazushige

Suzuki Hinami : Numata Kayoko

Kutsuna Shiori : Asami Maika/Tachibana Maki

 

10 épisodes

2013

 

15/20

 

Numata Shigeyuki est un jeune garçon qui, victime du harcèlement de ses camarades, ne va plus en classe. Ses parents font appel à un professeur particulier, Yoshimoto Koya, qui dit avoir d'excellents résultats, pour le faire revenir à l'école et remonter ses notes.

Mais Yoshimoto Koya est un drôle de professeur aux méthodes plutôt... radicales et qui dépassent de loin l'enseignement classique telle qu'on l'entend. Qui est-il vraiment, que veut-il à cette famille que petit à petit, il va s'acharner à détruire en s'attaquant un à un à ses membres ?...

 

Sakurai Sho est un acteur que j'apprécie (comme tous les membres du groupe Arashi -qui interprète le chouette générique de fin, "Endless game"-, en fin de compte), et c'est essentiellement pour lui que j'ai voulu voir Kazoku Game. Car sur le papier en effet, son scénario ne m'emballait pas trop. De la même façon, le premier épisode m'a laissée sceptique, je m'en souviens. J'étais intéressée mais en même temps pas nettement convaincue, pas follement enthousiaste. Je ne m'en rends plus trop compte maintenant que j'ai fini le drama mais il me semble que le côté décalé et très extrême m'avait rebutée. En effet le personnage de Sho, Koya, est dans l'exagération la plupart du temps, et ce qu'il accomplit pour aider (enfin c'est à se demander s'il veut l'aider) Shigeyuki va loin (et ça ne fera qu'empirer au long du drama), et c'est dur de se mettre là-dedans au départ.

Pourtant, le drama a fini par me séduire, lentement mais sûrement. J'ai adhéré à ce propos qui m'avait laissée dubitative en premier lieu, j'ai aimé l'idée, et j'ai compris petit à petit où on voulait en venir. Ce n'est que sur la fin que l'on a toutes les clefs pour comprendre le tout. Comprendre qui est vraiment Yoshimoto Koya, son but, son passé... Et le mystère m'a intéressée.

La famille Numata fait appel au début à ce professeur particulier non seulement pour remonter les notes du cadet, Shigeyuki, mais avant tout pour qu'il revienne à l'école, déjà. Victime de harcèlement, Shigeyuki n'y a plus mis les pieds depuis. Évidemment Koya va devoir faire plus que lui enseigner les matières de base, et d'ailleurs finalement, le temps d'antenne consacré aux cours en tant que tels, est limité. Koya va surtout lui apprendre à changer, à arrêter de se laisser taper dessus sans broncher. Et cela passe par différentes étapes qu'on ne va cerner qu'à la fin car pour arriver à ce résultat, Koya doit faire pas mal de choses avant.

De la même façon, et là aussi c'est en dernier qu'on le sait, le véritable problème de cette famille n'est pas Shigeyuki. Le père ment et triche, la mère ne comprend plus ses enfants et se détache de tout, le fils aîné Shinichi, un vrai modèle sur le papier (excellent étudiant, poli, et tout...), vole et vandalise... Yoshimoto Koya va détruire cette famille, la faire littéralement imploser. Évidemment pendant une bonne partie du drama, on ne sait pas quel est son but, alors on le croit fou. On ne comprend pas ce que cela peut lui apporter, de faire chanter Shinichi avec des photos de lui en plein vol ou acte de vandalisme, de révéler à la mère la liaison du père avec une femme plus jeune, de pousser la mère à jouer en bourse tout son argent... On le croit sadique, d'autant que son comportement est très étrange, volontairement malveillant (il manipule, il violente...). Pourtant, alors même que pendant les trois quarts du drama on ne comprend pas la raison de tout ceci, quelque chose opère. On est pris dedans et on veut voir la suite, à tous les coups. Parce que c'est presque fascinant, de voir cette famille tomber en ruines par le fait d'un seul homme. Enfin pas entièrement, car les choses n'allaient déjà plus bien avant qu'il n'arrive de toute façon. Et je trouve que c'est l'aspect le mieux géré du drama. La description de la famille Numata et sa chute, c'est du grand art. Chez eux tout n'est qu'apparence (la mère raconte n'importe quoi aux voisines, de vraies commères, pour sauver la face, par exemple), d'où pourquoi on a au début l'impression que Shigeyuki est le vilain petit canard. Petit à petit les masques vont tomber, sur chacun d'eux, et amener à une rupture qui s'achève à l'avant-dernier épisode dans un bouleversement complet, une scène de destruction au sens propre du terme, assez violente. J'ai trouvé cela vraiment bien fait.

Derrière, et Koya ne s'en cache pas dans ses propos, il y a toute une critique du système actuel au Japon. De cette société qui pousse à paraître pour ce qu'on n'est pas. De cette éducation laxiste dont les parents se détachent, préférant tout remettre entre les mains des professeurs. Du harcèlement à l'école bien sûr, que chacun voit mais que personne ne tente d'arrêter. De la pression que subissent les gens, et même les enfants, pour être les meilleurs. Et de l'apprentissage en tant que tel, qui n'insiste plus sur les grandes périodes ou les grands événements qui ont fait le Japon, par exemple. C'est édifiant. Et cela sert le propos parfaitement.

Dans le rôle de Yoshimoto Koya, ce prof complètement dingue, Sakurai Sho est très bon. Très bon acteur, il a pour moi livré sa meilleure performance dans The Quiz Show, où il était génial. D'ailleurs par certains aspects, on retrouve un peu de son jeu dans Kazoku Game. Un jeu parfois forcé (quelques rares scènes où il en fait trop je trouve), mais dans l'ensemble, nickel. Il est inquiétant (car lors des flashbacks ou de certaines scènes, son personnage cesse de vociférer et de s'agiter, et semble tellement sombre...), fantasque, plein d'énergie... Koya est un mystère à lui tout seul de toute façon, et à chaque fois qu'on croit saisir ce qui l'anime, on n'a pas encore toutes les cartes en main pour le comprendre. Un personnage phare, qui pourtant parfois s'efface devant la famille Numata, qui acquiert vite une vraie importance.

Dans cette famille, tous les membres ont leurs points noirs et finalement, Shigeyuki est le seul à valoir le coup. Entre le père qui trompe sa femme et pique de l'argent dans la caisse au boulot, la mère qui semble totalement vide et absente et le frère aîné qui semble être un monstre en puissance... Cette famille idéale dans l'idée est pétrie de défauts et comme le dit Koya, ils se sont laissés tomber. Ils ne s'intéressent pas les uns aux autres ni ne se parlent. Ils ne se connaissent pas vraiment et n'ont aucun lien, si ce n'est le fait que par la force des choses, ils vivent sous le même toit. Tout cela est très dut dans l'idée, mais important. J'ai eu un peu de mal avec Shinichi, le frère aîné, car j'ai trouvé que l'acteur n'arrivait pas à bien jouer que le personnage devait être à bout. Ça semblait trop forcé. Mais il s'améliorait d'épisode en épisode jusqu'à être bon, à la fin, donc tant mieux. Le personnage était très intéressant en tout cas, notamment dans ce rappel qu'il fait au passé de Koya et à tout ce qu'il incarne, comme on l'apprendra.

Le drama est surprenant. Je croyais qu'il partirait dans le gentil, et il est noir. Je pensais que Koya sera le centre, et la famille Numata lui vole la vedette plus souvent qu'à son tour. Je croyais que la révélation du passé de Koya ferait un flop, et cela expliquait tout. Kazoku Game partait d'une idée a priori extrême et farfelue, et a livré un rama à la fois de société, mais aussi de suspens, de mystère, avec des axes intéressants. Une vraie surprise, et je ne suis pas mécontente de m'être laissée tenter.

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Published by Marluuna - dans J-Dramas-J-movies
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